Dupieux n'est pas le dernier à proposer des canevas scénaristiques rocambolesques, alignant des personnages toujours un peu fêlés pour une morale restant souvent obscure. Dans ce film très court, on ne perd pas de temps en fioritures et on concentre un maximum d'effets avec le minimum de temps mort, autour de ce spectateur soudain rebelle auquel Raphaël Quenard apporte une dimension humaine en évitant le surjeu. Si la fin est, comme souvent, un peu abrupte, le film s'avère amusant à venir égratigner la condescendance parisianiste.
J’ai été agréablement surpris par Yannick, un film aussi court qu’efficace, qui prouve une fois de plus que Quentin Dupieux sait jouer avec les codes du cinéma de manière imprévisible. Dès les premières minutes, j’ai été embarqué dans cette situation absurde qui bascule progressivement vers quelque chose de plus dérangeant, presque hypnotique. Le concept est simple, mais redoutablement bien exploité. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la manière dont le film installe une tension constante sans jamais perdre son humour. On oscille entre malaise et rire, sans trop savoir sur quel pied danser. C’est précisément ce qui fait le sel du film : cette capacité à nous mettre face à une situation improbable tout en nous poussant à réfléchir sur le rapport entre public et création artistique. Les performances des acteurs sont également à souligner. Il y a un vrai travail sur le rythme et l’intonation, qui donne l’impression d’assister à une pièce de théâtre qui dérape. Tout sonne juste, même dans l’exagération. On sent que Dupieux maîtrise parfaitement son casting et sait exactement où il veut nous emmener. Si je ne mets pas une meilleure note, c’est peut-être parce que le film reste assez minimaliste et ne plaira pas à tout le monde. Son côté expérimental peut laisser certains sur le bord de la route. Mais pour ma part, j’ai passé un très bon moment, à la fois divertissant et intrigant. Un film court, original, et qui mérite largement ce 4/5.
L'intérêt, c'est court, Dupieux réussit à avoir avance sur recette, une honte, une daube, et des bonnes critiques de presse??? Un mec Zarbi qui prend en otage des acteurs et la salle, en les humiliant. Il crache sur tout le monde, et nous aussi comme l'acteur on a perdu notre temps
Je vois ce film un samedi soir à la télévision et je reste ébahi en lisant toutes les critiques favorables à ce film bancal, décevant, déstabilisant, absolument pas crédible...sympa Raphaël Quenard mais son style " spécial " finira par vite lasser...d ailleurs le rôle de Johnny vient de lui échapper depuis peu... bravo pio Marmaï tout de même...avec ce sujet, on pouvait faire beaucoup plus fort...au départ, vu l esprit et le lieu de tournage, j espérais éprouver le même plaisir intense qu en découvrant " la venus à la fourrure "...Raté! Fred
Une belle découverte. Un film diffusé sur France 4, après Okoo-Koo, une chaine d'animation. Mais le film reste diffusé le samedi soir à 21 heures certes. Dommage qu'il soit de courte durée, 65 minutes. Dommage que ce film ne puisse pas devenir une pièce de théâtre. L'acteur principal, Raphael Quenard sauve le film à lui tout seul, grandiose. Le réalisateur Quentin Dupieux reste un très bon scénariste. Parfait pour écrire des pièces de théâtre. Un film tourné au théâtre Déjazet en une semaine. Avec un box office mondiale de 3 millions de dollars, il reste très rentable, pour un petit budget.
C’est une comédie ?!? Et ce n’est pas censé faire rire une comédie ? C’est glauque, lugubre, malsain... Un type clairement déséquilibré et simple d’esprit tient des gens en otage en leur faisant peur. Une comédie, vous êtes sur ?
Un film assez loufoque digne de quentin dupieux, le film est assez drôle même si je pense que cet humour ne plaisera pas a tout le monde. J’ai bien aimé le fait que le réalisateur laisse imaginer comment cela va se finir dès le départ. Le textes est déjà très vien écrit mais le jeu des acteurs viens le sublimé. Malgré tout même si je reconnais son originalité le film ne m'a pas mis une claque, je suis ressorti en me disant que c’étais bien mais sans plus
Avec Yannick, Quentin Dupieux prouve une nouvelle fois qu’il est capable de surprendre en faisant beaucoup avec peu. Le film est court, presque un « petit long-métrage » dans sa durée, mais il compense largement par une inventivité et une maîtrise qui en font une œuvre marquante.
Le huis clos, d’une simplicité apparente, devient tour à tour drôle, tendu et absurde. On rit, on est mal à l’aise, puis on rit à nouveau : un véritable ascenseur émotionnel où le spectateur n’a jamais le temps de souffler.
Raphaël Quenard y est tout simplement exceptionnel. Il insuffle une énergie folle à son personnage, impose son rythme et tire les autres comédiens vers le haut. Sa performance donne au film son intensité et sa singularité, faisant de Yannick une expérience cinématographique rare.
En somme, un film court mais percutant, à la fois marrant et stressant, qui démontre que Dupieux maîtrise l’art du décalage et du rythme comme peu de cinéastes français. Une véritable pépite.
Un Dupieux un peu moins foufou qu'à l'accoutumé. Il y a toujours cette touche d'absurdité mais noyé dans plus de réalisme. Le concept de "Yannick" est d'ailleurs plutôt fun mais celui-ci ne tient pas la distance (pourtant courte). Un intérêt en dents de scie lié à une écriture de dialogues peu surprenante et travaillée. Dommage, les acteurs sont bons et le huis clos fonctionne bien.
Un scénario troublant (pour être gentil) fidèle à l'esprit obscur et transgressif de Quentin Dupieux. L'idée de départ est intéressante, mais ne tiens pas sa promesse. La réalisation de ce moyen métrage d'une heure est trop longue et décevante. Avec en prime un final inabouti, ce récit a du mal à se tenir sur la durée. A noter tout de même un belle prestation d'acteur de Raphaël Quenard.
Yannick réussit à mêler humour et critique sociale avec énergie. Le ton est direct, les situations souvent cocasses, même si certains passages manquent de subtilité. Un film divertissant qui fait réfléchir.