Avec Yannick, Quentin Dupieux prouve une nouvelle fois qu’il est capable de surprendre en faisant beaucoup avec peu. Le film est court, presque un « petit long-métrage » dans sa durée, mais il compense largement par une inventivité et une maîtrise qui en font une œuvre marquante.
Le huis clos, d’une simplicité apparente, devient tour à tour drôle, tendu et absurde. On rit, on est mal à l’aise, puis on rit à nouveau : un véritable ascenseur émotionnel où le spectateur n’a jamais le temps de souffler.
Raphaël Quenard y est tout simplement exceptionnel. Il insuffle une énergie folle à son personnage, impose son rythme et tire les autres comédiens vers le haut. Sa performance donne au film son intensité et sa singularité, faisant de Yannick une expérience cinématographique rare.
En somme, un film court mais percutant, à la fois marrant et stressant, qui démontre que Dupieux maîtrise l’art du décalage et du rythme comme peu de cinéastes français. Une véritable pépite.
Un Dupieux un peu moins foufou qu'à l'accoutumé. Il y a toujours cette touche d'absurdité mais noyé dans plus de réalisme. Le concept de "Yannick" est d'ailleurs plutôt fun mais celui-ci ne tient pas la distance (pourtant courte). Un intérêt en dents de scie lié à une écriture de dialogues peu surprenante et travaillée. Dommage, les acteurs sont bons et le huis clos fonctionne bien.
Un scénario troublant (pour être gentil) fidèle à l'esprit obscur et transgressif de Quentin Dupieux. L'idée de départ est intéressante, mais ne tiens pas sa promesse. La réalisation de ce moyen métrage d'une heure est trop longue et décevante. Avec en prime un final inabouti, ce récit a du mal à se tenir sur la durée. A noter tout de même un belle prestation d'acteur de Raphaël Quenard.
Yannick réussit à mêler humour et critique sociale avec énergie. Le ton est direct, les situations souvent cocasses, même si certains passages manquent de subtilité. Un film divertissant qui fait réfléchir.
Un ovni porté quasi essentiellement par Raphaël Quenard excellent et toujours juste. Un scénario un peu fainéant parfois malgré la courte durée du film.
On sort de ce film totalement décontenancé, on passe par l'absurde, le drôle souvent, l'incompréhension parfois, et surtout époustouflé par un Raphaël Quenard parfait dans son rôle. La patte Dupieux tour simplement.
C’est un film qui je trouve se démarque pas mal du reste avec son scénario et l’idée du 8 clos que j’aime beaucoup. Quenard est vraiment bon tout comme les autres acteurs. La fin est prévisible mais tout de mème surprenante. J’ai bien aimé et Quentin Dupieux reste un superbe réalisateur.
Film atypique et assez divertissant, et on a presque envie de dire : pièce de théâtre filmée, ou mise en abyme du théâtre. En effet, une pièce de théâtre médiocre est interrompue par un spectateur dans la salle, et s'ensuit une conversation spéciale entre les acteurs, le public et "Yannick", un excentrique gardien de prison, loufoque mais attachant. C'est assez drôle même si on n'est pas plié de rire tout le temps. C'est surtout humain, et l'intervention du GIGN à la fin du film ou d'une police surarmée, met en contraste intelligemment une réalité de terrain avec un personnage drôle et attachant avec la dureté d'un répression inadaptée.
J’ai regardé le film parcequ’il y a Raphaël Quenard. Pas déçus ni par le film, ni par l’acteur. Une histoire prenante, courte, intense, qu’on espère ne pas devoir vivre. C’est étrange, "décalé" et apporté des pistes de réflexion. Ca n’est pas un film divertissant, c’est un film intéressant.
Un huis clos pas comme les autres. Une pièce qui s’effondre, un spectacle qui déraille, et au milieu : un homme, imprévu, inarrêtable.
Raphaël Quenard irradie. Animal scénique, regard fou, débit mitraillette. Chaque mot est une agression, chaque silence une tension. Il vampirise la scène, la plie, la déchire. Plus que jouer, il infiltre.
Le film est court, mais il percute. Une comédie, peut-être. Un drame, sûrement. Une expérience, sans aucun doute. L’équilibre est précaire, l’inconfort permanent, et c’est précisément ce qui fait tenir l’ensemble : ce malaise lucide, ce rire qui gratte.
C’est mordant, insolent, viscéral. Et ça laisse une marque.
Un film sur le phenomene « incel », qui prend la curieux parti de glamouriser leurs actions violentes, et reprend une partie de leurs discours notamment spoiler: dans la scène ou un personnage féminin s’offre sexuellement à l’homme dominant . Alors aue je mets pensais ouvert d’esprit, je dois reconnaître que la thématique est bien trop à droite pour moi.
Je mets une étoile tout de même pour le principal point positif de cette réalisation : ce n’est pas trop long.
Merci pour ce moment à part, Quentin Dupieux. Puissent cette indépendance d’esprit et cette précieuse irrévérence qui vous animent, nous réserver encore bien des surprises cinématographiques du même acabit. Pio Marmai exceptionnel méritait le César !