Note moyenne
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C'était un film amusant sur une personne qui ne s'amusait pas durant une pièce de théâtre.
Il a une vie qu'il n'apprécie guère. Il a voulu aller au théâtre pour se changer les idées mais ce fut pas le cas.
Il reprend la pièce pour la recommencer à zéro. Au dépens des acteurs et du public.
Il a une vie qu'il n'apprécie guère. Il a voulu aller au théâtre pour se changer les idées mais ce fut pas le cas.
Il reprend la pièce pour la recommencer à zéro. Au dépens des acteurs et du public.
La pédale douce sur le grotesque et l'irrationnel. Et le résultat est étonnamment très touchant. Je ne m'y attendais absolument pas. Et ça fait du bien. J'imagine que c'est ce qu'on appelle une œuvre de la maturité. Tout le monde est très bon de A à Z. Mais les derniers regards de Raphaël Quenard sont juste magique. De la pure poésie sur quelques notes de piano, qui m'ont directement pris aux tripes.
Que l'on aime ou pas Quentin Dupieux, force est de reconnaitre qu'il est sincèrement à part. Il a toujours fait un cinéma qui ne laisse pas indifférent, tout en affirmant bien haut sa différence. Un cinéma perturbant, sans concession personnelle et qui se fout des modes, des tendances et des conventions. Avec Yannick, il vient de réaliser l'exploit de concilier toutes ses exigences, en faisant enfin un vrai film accessible à tous. Un film rêveur et fantaisiste, certes. Mais aussi un film chargé de grandes émotions, de noblesse élégante et de profondeur signifiante, comme n'importe quel film nominé d'auteur français avec un grand "A".
Sauf que lui, espiègle, insaisissable et confidentiel dans l'âme, il reste ce vieux gamin discret, mystérieusement issu de la French Touch, qui voulait autant nous faire marrer que lui-même, avec ses histoires de pneu usagé tueur en série. Et j'ai l'intime conviction que, quelque soit l'envergure que prenne sa carrière, ou pas, ça ne changera jamais son art si singulier. Et ça c'est beau.
Et si vous n'avez jamais vu un seul film de Quentin Dupieux, et que vous souhaitez enfin vous y mettre, c'est pour tout ça qu'il vous faut commencer par Yannick.
Que l'on aime ou pas Quentin Dupieux, force est de reconnaitre qu'il est sincèrement à part. Il a toujours fait un cinéma qui ne laisse pas indifférent, tout en affirmant bien haut sa différence. Un cinéma perturbant, sans concession personnelle et qui se fout des modes, des tendances et des conventions. Avec Yannick, il vient de réaliser l'exploit de concilier toutes ses exigences, en faisant enfin un vrai film accessible à tous. Un film rêveur et fantaisiste, certes. Mais aussi un film chargé de grandes émotions, de noblesse élégante et de profondeur signifiante, comme n'importe quel film nominé d'auteur français avec un grand "A".
Sauf que lui, espiègle, insaisissable et confidentiel dans l'âme, il reste ce vieux gamin discret, mystérieusement issu de la French Touch, qui voulait autant nous faire marrer que lui-même, avec ses histoires de pneu usagé tueur en série. Et j'ai l'intime conviction que, quelque soit l'envergure que prenne sa carrière, ou pas, ça ne changera jamais son art si singulier. Et ça c'est beau.
Et si vous n'avez jamais vu un seul film de Quentin Dupieux, et que vous souhaitez enfin vous y mettre, c'est pour tout ça qu'il vous faut commencer par Yannick.
Un grand cru pour Quentin Dupieux qui nous revient une nouvelle fois avec un essai concis, efficace et précis malgré toutes ses bifurcations et errances habituelles.
Du pur concentré de tout ce qui fait l'essence du cinéaste, avec en première ligne, la palabre toujours aiguisée et joueuse. L'absurde trouve ici un nouveau terrain de jeu dans ce huis clos théâtral inattendu.
Ce qui finalement frappe et saute aux yeux plus encore qu'avec ses précédents métrages, c'est que derrière toute la surenchère d'actes désarticulés, Dupieux arrive à soulever au tombé de rideau, tout en finesse, de façon chirurgicale et surtout jamais tapageuse, une lecture sociale, qui en sourdine, en dit tellement, sans jamais excuser, sur la détresse qui motive parfois les comportements les plus désespérés.
Du pur concentré de tout ce qui fait l'essence du cinéaste, avec en première ligne, la palabre toujours aiguisée et joueuse. L'absurde trouve ici un nouveau terrain de jeu dans ce huis clos théâtral inattendu.
Ce qui finalement frappe et saute aux yeux plus encore qu'avec ses précédents métrages, c'est que derrière toute la surenchère d'actes désarticulés, Dupieux arrive à soulever au tombé de rideau, tout en finesse, de façon chirurgicale et surtout jamais tapageuse, une lecture sociale, qui en sourdine, en dit tellement, sans jamais excuser, sur la détresse qui motive parfois les comportements les plus désespérés.
L’idée du film est intéressante : lors d’une représentation au théâtre d’une pièce de boulevard (avec Pio Marmai et Blanche Gardin, entre autres), un spectateur prend la parole (Yannick, interprété par Raphaël Quenard) pour se plaindre de ne pas être diverti par le spectacle auquel il assiste.
Le film est très court, on a pourtant l’impression de vivre toute la soirée au même titre que les spectateurs avec une pièce dans la pièce. En effet, tout le film se déroule dans cette salle de théâtre. C’est l’occasion de s’interroger sur l’art, le devoir qu’ont (ou non) les artistes à divertir le public, à être accessibles à un public pas forcément averti, avec peut-être des codes culturels différents. Les acteurs sont parfaits (Pio Marmai et Blanche Gardin doivent interpréter des acteurs de moyenne gamme, puis basculer ensuite sur la réalité qui reprend le dessus, Raphaël Quenard est très crédible aussi), les dialogues sont très bien également.
Le film est très court, on a pourtant l’impression de vivre toute la soirée au même titre que les spectateurs avec une pièce dans la pièce. En effet, tout le film se déroule dans cette salle de théâtre. C’est l’occasion de s’interroger sur l’art, le devoir qu’ont (ou non) les artistes à divertir le public, à être accessibles à un public pas forcément averti, avec peut-être des codes culturels différents. Les acteurs sont parfaits (Pio Marmai et Blanche Gardin doivent interpréter des acteurs de moyenne gamme, puis basculer ensuite sur la réalité qui reprend le dessus, Raphaël Quenard est très crédible aussi), les dialogues sont très bien également.
Tres bon film, court et dejante comme tous les films de Dupieux. Raphael Quennard impressionnant de naturel, une vraie revelation!
Je n’ai rien lu à propos de ce film avant de le regarder et j’ai bien fait.
L’effet de surprise est donc entier où l’entrée en matière est de façon surprenante une pièce de théâtre très vite sabotée par Yannick, le cheveu dans la soupe ou le caillou dans la chaussure de toute cette histoire. Quelques échanges verbaux, et puis ça prend des tournures inattendues pour corser l’histoire.
Yannick est un personnage complexe et il y aurait beaucoup à dire sur sa grande sensibilité ou tout à l’opposé, sa capacité à engendrer la violence. C’est un personnage à découvrir dans le film jusqu’à la fin qui laisse, elle aussi, imaginer une conclusion dramatique ou conciliante.
1h04 est parfait pour ne pas sombrer dans d’inévitables longueurs. C’est un OVNI dans le monde du cinéma français. Je recommande vivement de tester cette expérience qui ne devrait pas décevoir.
L’effet de surprise est donc entier où l’entrée en matière est de façon surprenante une pièce de théâtre très vite sabotée par Yannick, le cheveu dans la soupe ou le caillou dans la chaussure de toute cette histoire. Quelques échanges verbaux, et puis ça prend des tournures inattendues pour corser l’histoire.
Yannick est un personnage complexe et il y aurait beaucoup à dire sur sa grande sensibilité ou tout à l’opposé, sa capacité à engendrer la violence. C’est un personnage à découvrir dans le film jusqu’à la fin qui laisse, elle aussi, imaginer une conclusion dramatique ou conciliante.
1h04 est parfait pour ne pas sombrer dans d’inévitables longueurs. C’est un OVNI dans le monde du cinéma français. Je recommande vivement de tester cette expérience qui ne devrait pas décevoir.
En quelque sorte une réussite : le film parvient à être aussi moche que la pièce de boulevard interrompue. Bel effort de Pio Marmai pour essayer de sauver quelque chose de cette épreuve.
En 2023 et pour la première fois, Quentin Dupieux abandonne son non-sens habituel pour livrer une comédie amère sur la perception de l’art. Comme souvent avec le réalisateur, on a le droit à une mise en place courte et savoureuse avant de sauter à pieds joints dans le délire absolu. Ici, c’est un spectateur mécontent qui vient chambouler le déroulement d’une pièce de théâtre au mépris des conventions habituelles. L’impressionnante prestation de Raphaël Quenard, avec son phrasé très singulier, garantit un rythme soutenu. Bref, à la fois drôle et touchant, ce huis clos au ton résolument provocateur reste terriblement efficace.
Le film se passe dans un lieu unique, une salle de théâtre où se joue une pièce de boulevard très médiocre devant une salle à moitié vide. Tout à coup, un spectateur, intervient pour dire que la pièce est vraiment nulle, au grand désarroi des comédiens. Je ne vous raconte pas la suite pour ne pas vous priver de la surprise et de la cascade des événements qui vont suivre.
On peut encore faire du cinéma avec peu d’argent et beaucoup d’idées. C’est vraiment original et jubilatoire. Quentin Dupieux a un vrai talent. Même s’il ne se joue plus dans beaucoup de salles, trouvez le moyen d’aller voir ce petit bijou !
On peut encore faire du cinéma avec peu d’argent et beaucoup d’idées. C’est vraiment original et jubilatoire. Quentin Dupieux a un vrai talent. Même s’il ne se joue plus dans beaucoup de salles, trouvez le moyen d’aller voir ce petit bijou !
C'est grâce à Yannick que je découvre Quentin Dupieux mais également Raphaël Quenard, 2 génies du cinéma. L'humour est maîtrisé à la perfection, chaque moment sonne juste. Le personnage de Pio Marmai, même si on s'arrête logiquement moins sur lui, est également très intéressant et démontre l'intelligence de Dupieux de ne pas tout miser sur un seul et unique personnage.
N'avions nous pas compris que le mec était en manque d'amour lors des premiers 10 minutes du film ? Marmai et Quenard apportent de la qualité mais leurs prestations ne suffisent pas à sauver le film. Quid de la mise en scène et de la réalisation, surtout dans les réaction du public aux événements et je comprends le choix des figurants à la place des acteurs pour limiter les coûts, mais le résultat est regrettable. Il faut faire mieux.
Très décevant ! L'idée de départ est amusante mais ensuite l’intérêt baisse jusqu’à s’évanouir. Dommage!
Je crois que j'aurais encore préféré voir la ridicule pièce de boulevard qui était tant vilipendée que de subir les radotages prétentieux du film.
J'ai regardé ce film par curiosité, mais j'ai été assez déçu. Original, certes, et bien joué, mai pour moi c'était une très bonne pièce de théâtre filmé, pas un movie.
Un huis clos original entre comédie et thriller. Une belle performance d’acteur pour Raphael Quenart.
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