Freud, la dernière confession
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Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Un vieux corps qui ne croit plus au sien. Freud respire mal, tout grince autour, la guerre approche — Londres n’est qu’un silence gris sur fond de radio, et l’ombre d’un Dieu refuse de disparaître. Alors il s’assoit, il attend. Non pas la mort, mais un visiteur. Et c’est Lewis qui entre, une sorte de clarté trop droite, une foi pas encore résignée. L’un râcle ses pensées depuis la gorge, l’autre les tient sous verre. Ils vont parler.


Ce n’est pas un film, pas vraiment. Plutôt un tremblement tenu entre deux chaises, avec des rideaux qui pèsent, un bureau qui veille, et deux voix qui s’affrontent sans violence mais sans refuge non plus. Il ne se passe rien, mais ça parle, et dans ce rien il y a quelque chose qui serre : la rage de penser encore, malgré le corps qui flanche. Hopkins ne joue pas, il dissout. Chaque mot traverse la chair comme une écharde lente. Goode, lui, se tient droit, mais les fissures suintent à travers le calme. On croirait parfois à une pièce qu’on n’a pas voulu voir monter, ou à une confession jamais formulée.

Le film est fermé. Pas froid, mais verrouillé. Peu de plans, peu de gestes, tout se tait sauf la pensée — et même elle semble sujette au doute. La caméra est modeste, presque absente. Elle laisse faire les rides, les silences, les regards en biais. Aucun crescendo. Pas de musique pour tricher. Juste deux consciences qui frottent, mal. Ce que dit Lewis ne convertit pas. Ce que dit Freud n’abat rien. Et pourtant, ça remue. Là où l’image ne montre pas, l’absence pèse. Là où l’argument claque, la fatigue le contredit.

Il faut aimer ça — les films qui doutent d’eux-mêmes, qui se posent sur les lèvres et ne les quittent plus. Il faut accepter la lenteur comme une forme de tension. Certains diront que rien ne commence. Mais ce qui se dit là n’est pas fait pour finir. On ne tranche pas l’existence avec une punchline, on ne réduit pas un traumatisme au monologue bien écrit. Freud et Lewis ne s’écoutent pas vraiment. Ils s’utilisent. Se provoquent. Se percent, sans le dire.

Peut-être que ce n’est pas un grand film. Mais c’est un lieu. Un endroit mental où le doute, la douleur, le refus et l’envie de croire s’écrasent tous ensemble, sans vainqueur. Et parfois, dans l’immobilité d’une pièce bien trop rangée, quelque chose grince — comme si même le plancher n’y croyait plus.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
Encore un grand personnage pour Antony Hopkins qui le sert si bien. Une galerie de partenaires internationaux à la hauteur. C’est un peu lent, mais on y apprend des choses oubliées de nos cours de philo. Intéressant.
Luciennemickey
Luciennemickey

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2025
Après le génial Une Vie, Anthony Hopkins est, une nouvelle fois, éblouissant dans Freud : la dernière confession, incarnant avec une sobriété poignante un Freud à la fois vulnérable et inébranlable.
Clod_Racc
Clod_Racc

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2025
Dans un monde où les débats s’enflamment plus qu’ils ne s’écoutent, Freud : la dernière confession offre une leçon de dialogue. Face à face, Freud et CS Lewis s’opposent radicalement (athéisme contre foi, psychanalyse contre spiritualité) mais sans jamais sombrer dans l’invective. Porté par un Anthony Hopkins bouleversant, le film rappelle avec force que la confrontation d’idées peut encore être un acte d’écoute, d’intelligence et d’humanité. Une œuvre sobre, mais salutaire.
Willz
Willz

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2025
Dans Freud, la dernière confession, un Anthony Hopkins magistral incarne un homme en bout de course, dont le corps affaibli devient le théâtre d’un dernier combat d’idées. Vu en salles. Je recommande.
Bringoss
Bringoss

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2025
Dans ce huis clos élégamment écrit, Freud : la dernière confession met en scène une rencontre fictive entre le père de la psychanalyse, Sigmund Freud, et l’écrivain . Lewis. Porté par la performance magistrale d’Anthony Hopkins, imposant en Freud vieillissant et rongé par la douleur, le film interroge avec intelligence la foi, la mort et le pouvoir de l’inconscient. Minimaliste dans sa mise en scène, presque théâtral, ce drame psychologique séduit par la densité de ses dialogues et la tension qui émane de chaque échange. Une méditation poignante sur l'esprit humain, servie par un acteur au sommet de son art !
Mrdupont
Mrdupont

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2025
Anthony Hopkins toujours aussi éblouissant. Et Matthew Goode impérial face à ce monstre du cinéma. Vu en avant-première en VF. A noter l'excellent doublage FR de Féodor Atkine dans le rôle de Freud/Hopkins.
Valentin Potié
Valentin Potié

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2025
Film vu dans le cadre d’une avant-première, le récit est bien mené. Les théories de Freud et de Lewis se confrontent sans parti pris, laissant le spectateur maître de ses conclusions. Je recommande ce film. Il est peut-être préférable d’avoir des notions basiques sur Freud avant de le regarder pour ne pas être perdu, et en tirer un maximum. 
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2025
Un film encore plus ennuyant que son sujet, faute à des bavardages incessants, entre science et religion, filiation et psychanalyse, et faute à un montage qui complexifie le propos. Anthony Hopkins est bon comme à son habitude mais son personnage en bout de chemin ne captive pas. Le visionnage s'est avéré long et difficile à suivre...
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2025
Classique mais bien exécuté, le long métrage de BROWN sonne comme une adaptation de théâtre manquant d'audace quand à la forme de son récit, offrant quelques visuels inspirés, malgré une écriture assez hésitante
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Ce film adapté d’une pièce de théatre est une sorte de huis clos psychologique entre le père de la psychanalyse et un écrivain anglais. Ce face à face vaut surtout le détour pour la prestation artistique accomplie d’Anthony HOPKINS. La réalisation très soignée de ce film se manifeste par la grande qualité et le traitement des images. Les dialogues entre ces deux hommes, bien que parfois complexes s ardus sont également très riches et intéressants sur des sujets pointus comme la croyance religieuse, la vie et la mort.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 24/03/3035 au Club Marbeuf à PARIS)
Arn0-
Arn0-

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2025
intéressant mais pas indispensable. Anthony Hopkins toujours aussi bon dans ce genre de rôle qu'il incarne a merveille
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2025
Qui d'autre mieux que Anthony Hopkins pouvait incarner Sigmund Freud, en bout de course, dans sa maison londonienne, alors que la deuxième guerre mondiale venait de débuter ? L'acteur est à son affaire mais écrase, comme souvent, le reste de la distribution, pas à sa hauteur et, de toutes manières, peu valorisé par le film. Celui-ci est l'adaptation d'une pièce de théâtre et cela se voit, hélas, les courts flashbacks et les quelques moments passés avec Anna, la fille de l'illustre psychanalyste, ne servant qu'à aérer un récit, principalement dévolu au dialogue, sous forme d'un jeu d'échecs psychologique, de Freud avec un auteur oxfordien croyant. Dieu n'étant pas la tasse d'athée de Sigmund, les échanges ne se font pas à fleurets mouchetés mais n'empêchent pas une certaine langueur de s'installer, dans ce quasi huis-clos, d'autant que la mise en scène reste sans éclat, comme fascinée par le charisme d'Hopkins. Le film n'est cependant pas totalement inerte, eu égard à la personnalité complexe du praticien viennois, dont on aurait aimé voir évoquées plus avant les relations ambiguës avec sa chère Anna. Finalement, après Professeur Freud, qui ne laissera guère de traces, pourquoi ne pas faire suivre une nouvelle vision de Freud, passions secrètes, de John Huston, avec un Montgomery Clift aussi torturé qu'il l'était dans sa propre vie ?
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2025
Film basé sur un roman et une pièce de théatre comparant les vues de Lewis et Freud sur l'existence de Dieu. Cette rencontre est imaginaire. Les choses dites et événements sont par contre basées sur des faits connus des personnages. J'ai trouvé le film instructif pour comprendre ces gens. Lewis a écrit Les chroniques de Narnia.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2024
Freud à la fin de sa vie rencontre à Londres CS Lewis pour parler de Dieu. La rencontre n'a pas eu lieu, mais le dialogue entre l'athée et le nouveau croyant est intéressante. C'est aussi l'occasion de creuser les rapports de Freud avec sa fille Anna. Plus original on voit aussi CS Lewis, qui a lu tout Freud, en quelque sorte psychanalyser le maitre. Tiré visiblement d'une pièce de théatre. A conseiller.
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