Freud, la dernière confession
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Relonnor
Relonnor

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2026
En dépit de sa conclusion, on peut regretter que le film (et peut-être la pièce de théâtre qui l’a inspiré) se montre bien indulgent avec Clive Lewis et plutôt réducteur envers Freud, par certains stéréotypes appuyés. Cela effleure dangereusement le film à charge, qu’il évite un peu hâtivement de justesse dans les dernières scènes.

En outre, cette rencontre fictive était très prometteuse mais les deux protagonistes n’y font que semblant d’aller au fond des choses (le film s’égare -ou s’ evite- dans des intrigues annexes, au lieu de mieux traiter ce débat) et y finissent par se faire mutuellement et impitoyablement la leçon en campant fermement sur leurs positions, sans réellement s’écouter l’un l’autre.
Il reste ainsi le sentiment que le film tourne à vide, dans un duel très binaire, avec deux personnes que l’on a du mal à reconnaître ici. L’exercice ne me semble pas réussi.
Dommage, car la distribution était bien choisie.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2026
Un film bavard, à la mise en scène austère, qui se déroule presque exclusivement dans une pièce sombre et dont l'unique intérêt est l'incarnation exceptionnelle de l'immense Anthony Hopkins et say joute verbale (à laquelle on ne comprend pas tout) avec Matthew Goode.
Anna_
Anna_

30 abonnés 827 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2026
N'allez pas voir ce film si vous voulez de l'action ou même une histoire. Il ne s'agit pas non plus d'un biopic sur Freud.

Il est question des derniers jours de Freud sur fond de début de seconde guerre mondiale, une rencontre fictive et un dialogue entre lui et CS Lewis.

Deux visions s'opposent sur la religion notamment entre un athée et un croyant. D'autres sujets vont être abordés comme l'enfance, la guerre, la psychanalyse, le sexe, la spiritualité, .....

J'aurais personnellement aimé des discours plus approfondis mais le film aurait perdu encore d'avantage de monde.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2026
Quand on a besoin de quelqu’un pour se fondre dans une figure historique, on sait qu’on peut toujours faire appel à Anthony Hopkins, qui passe sans problème de Richard Nixon à Alfred Hitchcock avec un détour par Benoît XVI grâce à un don inné pour le cabotinage Actor’s studio. Cette fois, il s’agit de Sigmund Freud : un Freud âgé et malade, dont Hopkins s’approprie l’accent germanique, l’oeil matois et le sarcasme en bandoulière. Basé sur une pièce de théâtre, le film imagine un échange dialectique, très probablement fictif, entre Freud l’athée et le professeur . Lewis, futur auteur du “Monde de Narnia” et fervent chrétien born-again. Les deux hommes, que tout sépare, vont débattre de l’existence de Dieu, de la guerre qui vient, de leurs traumas et des différentes formes de sexualité. On découvre à cette occasion un théoricien très loin de mettre en pratique ce qu’il professait, notamment dans sa relation patriarcale et autoritaire avec sa fille Anna, brillante psychanalyste elle-même mais soumise aux besoins et aux caprices paternels. Des pistes de réflexion intéressantes cohabitent avec des phrases toutes faites : au final, ce débat au sommet reste un peu bordélique puisque, principe même d’une discussion à bâtons rompus, les duellistes passent du coq à l’âne sans vraiment mener l’argumentation à son terme. Il semble que l’intention du réalisateur ét scénariste n’était pas d’offrir un panorama exhaustif des théories freudiennes mais de livrer, en ces temps troublés, un plaidoyer pour la tolérance, avec ses deux figures intellectuelles opposées sur presque tout mais qui débattent courtoisement en respectant le principe (très freudien d’ailleurs) du “rien sur les mamans”.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 196 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2026
Malgré les mauvaises critiques, j'ai fini par avoir envie de le regarder, avec l'envie de me passionner pour les échanges entre un Freud en fin de vie et un universitaire qui croit en Dieu. Bien motivé, j'ai effectivement pris plaisir à certaines de ces échanges, mais force est de constater que le film se disperse trop, part dans d'inutiles flash-backs, et semble vouloir traiter, en un temps-record, de toute l'oeuvre de Freud. Le tout avec un Anthony Hopkins touchant, mais qui en fait un peu trop. Au final, donc, un film moyen, mais qui se laisse quand même regarder.
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2025
Freud est un film analytique, où l'action brille par son absence au profit d'un long dialogue, une confrontation de croyance, à coup d'anecdote de vie. Anthony Hopkins et Matthew Goode sont tel Platon et Socrate, tranquillement posé dans un bain public, confrontant leurs idées pour passer le temps. Faut forcément aimer les débats pour apprécier le film ! Mais si cela vous plaît, vous devriez adhérer complètement, les jeux des acteurs est convaincant, la réalisation maîtrisée, finalement, peu de temps mort. Bon, comme tout débat philosophique, ce n'est pas là pour apporter des réponses mais juste ouvrir la réflexion aux choses humaines. On en apprend aussi un peu sur la vie du psychanalyste et de l'écrivain, même si ce film reste fictif car leur rencontre reste hypothétique. Bref, sans être incroyable, cette pause intellectuelle est plaisante et conseillé aux adeptes de la rhétorique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2025
La vieillesse d’Anthony Hopkins semble à l’origine d’un petit univers cinématographique : après The Father (Florian Zeller, 2020) et One Life (James Hawes, 2023), le voici déguisé en psychanalyste yoyotant contraint, par la force des choses, spoiler: d’affronter ses propres traumatismes par le truchement d’un tiers, universitaire britannique.
Dès les premiers plans, notre Sigmund Freud so british apparaît parmi les livres, les gravures, les squelettes habillant les murs, remplissant les bibliothèques, recouvrant les bureaux de sa nouvelle maison, transposition de sa demeure viennoise à laquelle répondent quelques phrases très courtes prononcées en allemand, ainsi que les silences respectueux gardés lors d’une cérémonie autrichienne… La joute verbale, sentencieuse et ronflante, manque cruellement de naturel, desservie par une mise en scène figée au montage maladroit – nous regretterons des recadrages grossiers et l’application de mouvements à la mode, comme le travelling sur le quai de la gare. Ce musée Grévin artificiellement dynamisé par des analepses – les sempiternels flashbacks ! – ne vaut, en somme, que pour la malice d’Anthony Hopkins qui parvient à distiller, çà et là, au détour d’une conversation avec un prêtre, une humanité teintée d’une remise en question de ses certitudes, gage de sa jeunesse éternelle.
NablaJones
NablaJones

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2025
Hopkins et Freud ... on clique direct. Résultat décevant où beaucoup d'éléments extérieurs (guerre, fille, maladie ...etc) viennent parasiter les échanges intéressants de ce huis clos sur la religion. J'aurai aimé que ces échanges soient plus variés, plus profonds encore et plus soutenus dans leur narration.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
« Freud, la dernière confession » reste une fiction, dans la mesure ou cet entretien entre le célèbre psychanalyste et Lewis (jeune professeur à Harvard et créateur du « Monde de Narnia ») n'a probablement jamais eu lieu. Pourtant, on y croit dès les premières minutes et on se laisse guider par ces deux grands esprits qui confrontent leur vision opposée du monde et (surtout) de la religion. Tous les grands thèmes sociétaux sont passés à la moulinette, dans une joute verbale de haut vol qui invite forcément à la réflexion. Ainsi on ne peut que revoir nos positions sur la guerre (on est en 1939, au moment de l'invasion de la Pologne par les armées nazies), la famille, la maladie, la mort, le sexe, le Christianisme etc... Les dialogues sont évidemment tirés au cordeau et les deux acteurs, formidables de réalisme, prennent un plaisir visible à tenter de se convaincre mutuellement. C'est l'occasion pour Anthony Hopkins de nous surprendre une nouvelle fois, tant il est convaincant en père de la psychanalyse moderne. Son interlocuteur n'est d'ailleurs pas en reste et Matthew Goode lui donne la réplique sans le moindre complexe. Le résultat peut sans doute paraître trop classique, tant sur le fond que sur la forme... Mais le débat est tellement passionnant qu'on pardonne tout, j'ai adoré !
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2025
Dixit Freud (incarné par HOPKINS) : « La sexualité est au fondement de tout bonheur ». Dixit Lewis (incarné par GOODE) : « Dieu a offert de nombreux autres plaisirs à l’humanité ». Et pour couronner le tout, Anna sa fille a rédigé la thèse suivante : Les fantasmes sado-masochistes !
Le ton est donné et les joutes verbales tourneront autour du thème « Avoir la foi  n’est-ce pas une névrose obsessionnelle ». HOPKINS est magistral comme d’habitude et GOODE très british hésite entre l’empathie de ce vieux cacochyme en fin de vie et l’affrontement. La musique est belle et raffinée. Le huis clos manque d’aération et sent malheureusement un peu trop la naphtaline. Pas mal mais trop sérieux !
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2025
FREUD, LA DERNIERE CONFESSION (2025): 1939, l'armée allemande vient d'envahir la Pologne. Face aux menaces du régime nazi, le Viennois Sigmund Freud et sa fille se réfugieront à Londres. Quelles étaient les pensées de ce célèbre psychanalyse? Un film tout en dialogue (peut-être pénible pour certains), un huis clos où le Docteur Freud apportera ses propres analyses sur divers sujets de l'existence mais surtout sur la religion: Dieu existe-t-il vraiment? Lui, le rationnel pensera que non, mais l'écrivain Lewis, bientôt célèbre pour "Chroniques de Narnia (adaptées en films)", pensera autrement. Deux personnages qui s'opposeront avec des convictions intéressantes à écouter, toujours avec un grand respect des connaissances de chacun. Anthony Hopkins dans le rôle du Dr Freud, une personne âgée rongée par la maladie, l'acteur encore une fois éblouira par sa performance (jamais déçu avec lui), le comédien Matthew Goode, l'écrivain Lewis ami de Tolkien, la sagesse d'une répartie toujours maîtrisée devant un vieille homme aigri par l'âge et la douleur. " Freud, la dernière confession", le portrait d'un homme… un film qui s'écoutera et se regardera comme une pièce de théâtre.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2025
100 % psy

Un long cheminement avant le drame signé par Matt Brown. D’abord adaptées de la pièce de théâtre Freud’s last session, de Mark St. Germain, - par ailleurs co-scénariste du film -, elle-même inspirée du livre The Question of God, - qui aurait d’ailleurs fait un bien meilleur titre -, d’un docteur en psychiatrie et professeur à Harvard, ces 110 minutes de joute verbale relève de la gageure. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Sigmund Freud s'est réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna. Sous l'effet de l'âge et de la maladie, la star mondiale de la psychanalyse s'est changée en un vieillard aigri et capricieux. Mais la curiosité du professeur est piquée au vif lorsqu'un certain Lewis, romancier et chrétien revendiqué, le mentionne dans l'une de ses publications. Leur rencontre autour de la question de Dieu va tourner au duel...Un affrontement de haute volée portée par deux acteurs prodigieux. Exigeant mais très haut de gamme. Un film rare.
Il s’agissait de montrer un pan de l’existence d’un homme au crépuscule de sa vie et qui fait face à ses erreurs passées. Il n’existe même aucune trace de la réelle confrontation entre les deux hommes qui s’entretiennent d’athéisme et de christianisme. Grâce à un humour très distingué, une mise en scène très léchée, - le long-métrage a été tourné dans la reproduction exacte de la véritable maison londonienne de Sigmund Freud – et une interprétation très inspirée, on ne s’ennuie pas un instant. Le cinéaste n’a d’ailleurs pas hésité à inclure des éléments oniriques, fantaisistes et même des flashbacks. Il met ainsi en scène celui qui a écrit L’Interprétation des rêves, en utilisant cette dimension dans son film. Tout cela permettant de sortir du piège du théâtre filmé. Certes, que l’on soit croyant ou athée, la thématique du film est plus qu’ardue. Un résultat aussi brillant qu’austère qui invite à sortir de nos habitudes cinéphiliques.
L’immense Anthony Hopkins, - 87 ans -, est habitué à camper des personnages célèbres. Il a déjà à son palmarès Nixon, Pablo Picasso, Alfred Hitchcock ou Benoit XVI. Encore une fois il est prodigieux. Mais, sa prestation doit beaucoup à la réplique subtile que lui donne Matthew Goode, qui trouve ici son 1er grand rôle au cinéma. Côté féminin, c’est pas mal non plus avec Liv Lisa Fries et Jodi Balfour. Une sorte de match de boxe dialectique entre deux poids lourds de la parole et de l'engagement.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2025
L’ÉNIGME

Dialogue imaginaire entre Freud le psychanalyste agnostique, au crépuscule de sa vie, et un écrivain chrétien, sensé être CS Lewis (l’auteur du « Monde de Narnia ») dans le film. Je m’attendais à un échange soutenu d’arguments philosophiques sur l’existence ou la non-existence de Dieu, à la manière d’une « disputatio » entre deux maîtres d’une université médiévale…

En fait, les deux thèmes les plus traités dans ce film noir et onirique (Freud était maître dans l’interprétation des rêves) sont d’une part, l’emprise du fondateur de la psychanalyse sur la vie et la carrière de sa fille Anna, et d’autre part, la douleur extrême qu'il subit dans son refuge londonien, retraduite avec beaucoup de réalisme. Pourquoi Dieu permet-il une telle souffrance ?

Interprété en anglais par le génial comédien Anthony Hopkins (il faut voir ce film en VO pour percevoir toute la détresse du savant), cette « Dernière confession » pose aussi la grande question sur le droit ou non de choisir sa fin de vie.

Pour son réalisateur Matt Brown, cité par la journaliste d’Allociné, Laëtitia Forhan, ce film traite « du fait d’accepter que certains ne partagent pas les mêmes croyances que nous, et de considérer que c’est normal ».
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
Freud, dernière psychanalyse avant le cimetière ... Il fallait toute l'énergie et le métier d'Antony Hopkins pour tenir le rôle d'un monstre sacré du XXème siècle souffrant d'un cancer au stade terminal (on souvient de sa prestation magistrale dans "le père") et frustré par la poussive émancipation de sa fille Anna.
Las, le support de cette sorte de remake psychanalytique de "dialogues avec un vampire" est une hypothétique rencontre avec l'écrivain . Lewis (auteur des chroniques de Narnia) qui tourne à la joute oratoire autour de la mort et de l'existence de Dieu. Les dialogues sont parfois abscons et la dialectique entre le chrétien et l'athée tourne un peu à vide. On aurait souhaité davantage de flash-back sur les derniers temps de Freud à Vienne avant sa fuite à Londres pour échapper aux nazis.
Reste la performance d'Antony Hopkins, toujours aussi juste dans les remords, le cabotinage et la déchéance physique.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2025
Voir Hopkins encore une fois dans la peau d'un personnage célèbre cela donne envie ("Hitchcock") car c'est un sacré acteur. Le débat d'idée sur l'existence de Dieu est donc le fond de l'histoire et chacun se renvoi l'idée avec diverses exemples qui, quand tu es simple spectateur, fait que tu peux croire l'un puis l'autre ...c'est une guerre des mots intéressant. Mais cela peu paraître aussi longuet sur la toute la longueur...voir un peu barbant si tu n'as pas un chouia d'intérêt pour ce sujet. Le duo fonctionne à merveille en tous cas sur ce point.
NOTE : 6/10
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