Je fus assez surpris de ce long-métrage en sortant de la salle de ne pas avoir découvert un récit autour de la psychanalyse ou encore sur un fragment de la vie du neurologue autrichien. En effet, Matthew Brown fait plutôt le choix de mettre en avant un long dialogue entre deux hommes, Freud et Lewis, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale sur la croyance envers Dieu. L’athéisme face au christianisme. Deux grands hommes qui ont défendu leur vision chacun de leur côté, sans jamais véritablement se rencontrer. Nous assistons donc durant deux heures à un vaste débat théologique et philosophique. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les dialogues sont captivants, bien écrits et nous offre un regard différent sur la religion. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir, tout particulièrement pour ceux qui ne trouvent pas le sujet intéressant.
Une après-midi cinéma bienvenue, à l’abri de la chaleur estivale, en solitaire.
Un film choisi pour Antony Hopkins dans le rôle-titre, campant avec un immense talent et une vraie présence un homme vieillissant, malade, égocentré, aigri, capricieux, aux antipodes de l’idée que l’on peut se faire du père de la psychanalyse… Un scénario qui m’intriguait à cause de la présence de l’auteur du Monde de Narnia…
En effet, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Sigmund Freud s'était réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna. Ce presque huis-clos, dans le logement occupé par Freud, rempli d’objets et de livres, un décor surchargé accentuant toute l’ambiance mortifère des derniers jours de Freud, sur fond de menace de déclaration de guerre, met en scène la visite de C. S Lewis, un auteur de roman pour la jeunesse, venu débattre de l’existence de Dieu…
Ce film est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Mark Saint-Germain, jouée pour la 1ère fois en 2009. Le dramaturge a participé à l’écriture de scénario. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié cette joute oratoire, duel évoluant en véritable échange et confidences croisées sur l’enfance des deux protagonistes. Freud, à l’approche de la mort, fragilisé par la maladie, prend, dans ce film une dimension très humaine, loin des dogmes psychanalitiques.
En marge du débat religieux, les personnages féminins, la fille de Freud et sa compagne, la nourrice de Freud, les mères absentes… servent d’écrin à la conversation des deux hommes
Les deux interprètes sont parfaits et portent ce film par leur qualité. Le scénario un peu moins, par faute de dialogues aboutis. On nous expose là des passes d'armes à fleuret moucheté, avec des sauts du coq à l'âne, sans réel fil conducteur qui semble parfois redondant et dénué de réelle profondeur philosophique. Aucune idée novatrice, rien qui n'ait déjà été lu ou entendu. Par contre, formidable idée de montrer deux individus aux opinions opposées mais qui se parlent et s'écoutent. Une nécessité aujourd'hui comme alors.
Film intelligent sur un duel d'idées, de pensées, un dialogue entre un athée et un fidéle à sa foi, entre le père de la psychanalyse et un chrétien pour qui la spiritualité régle la vie. Dialogue très vif mais sans jamais tomber dans l'affrontement, dans l'invective. Face à un éblouissant; Matthew Goode réalise une belle performance. Un point négatif: les flash-back multiples un peu pesants.
Face-à-face très intéressant, drôle et dense de réflexions. Un peu niche comme sujet, mais on peut tout à fait apprécier le sublime jeu d'acteur des deux personnages et la profondeur des discours
Ce film historique retrace principalement une joute oratoire sur des sujets existentiels entre Freud qui souffre d'un cancer de la machoire et de son exil à Londres et un universitaire d'Oxford chŕétien convaincu. J'y suis allée pour Anthony Hopkins. C'est très bien filmé de manière classique avec pas mal de flashbacks sur la guerre de 14-18 . Mais bon forcément c'est un peu plombant, verbeux, lent et malgré tout le talent des deux acteurs et du réalisateur, je n'en pouvais plus de voir la fin du film..
Un film moyen, avec des longueurs, et plutôt en huis clos, même s’il y a des évocations de souvenirs. Il aborde de nombreux thèmes comme la guerre, la religion, le sexe, l’enfance, la psychanalyse. Quelques passages sont intéressants et Anthony Hopkins joue bien ; cependant, l’ensemble manque de tension et peine à véritablement captiver sur la durée.
Très beau film, très interessant et intense. Freud vit ses dernières semaines, il souffre atrocement de son cancer de la machoire, mais son esprit est encore vif et puissant. Un jeune professeur d'Oxford, , récemment converti au christianisme, et ayant le zèle des néophytes, tient à le rencontrer pour lui manifester ses critiques sur son oeuvre. Le vieux lion est piqué au vif, et devant les flèches bien décochées de Lewis, n'a parfois d'autre argument que la colère et la négation. Sa plus grosse faille est la relation incestueuse qu'il a installée avec sa fille Anna, devenue elle aussi psychanaliste... Bref, les échanges sont musclés, denses et impitoyables, mais heureusement sont intercalées, en aération, des scènes de Londres sous les bombes ou de la 1ère guerre mondiale, où Lewis a été gravement traumatisé. 2 grands acteurs, un sujet passionnant et traité sans concessions, un très beau film.
Huis clos accueillant un ballet verbal entre les deux protagonistes. Ça ressemblerait presque à une pièce de théâtre adaptée au cinéma. Ça parle de Dieu, de maladie, de guerre, des hommes, de l’amour, de la vie, de la mort … c’est humain ! À éviter si vous n’aimez pas les films où ça ne fait que parler. Mais c’était bien !
Dommage. L'idée de départ était alléchante et Hopkins en Freud malade et désabusé et vraiment impressionnant. Le reste de la distribution est également à noté. Mais malheureusement je m'attendais à un huis clos complet mais hélas Les sorties de la maison de Freud nous frustre. Les images sont magnifiques en revanche et certaines transition sont bien trouvé. Mais la confrontation aurait mérité d'être plus intense avec des enjeux précis à défendre. On survole un peu la confrontation et c'est dommage.
Pas terrible! de long dialogues sens grand interêt alourdissant le film et parfois ennuyeux. Dommage Anthony Hopkins est excelent comme d'habitude mais sa ne suffit pas à faire un bon film! on dirait par moment une interview youtube sous forme de dialogue. J'aurais préferé nettement un biopic ou alors une parti de la vie de Freud bien plus interessente avec avec des scènes retentissentes qui nous emportes. L'histoire est mal ficelé, j'ai aimé les scènes se passant pendant la guerre hormi sa peut d'interêt à ce film très moyen. pour les grands admirateurs de Freud peut-être?
Le film se pose en débat entre science et religion. Bien que sujet assez intéressant, même en ramenant quelques intrigues dans le scénario, cela m'a paru bien léger. Le jeu des acteurs est assez bons, mais la faiblesse du scénario rend cela à la limite du barbant.
Septembre 1939. Sigmund Freud a fui l’Autriche annexée par les nazis et s’est réfugié avec sa fille Anna en Angleterre. Il mourra d’ici la fin du mois d’un cancer du maxillaire qui le fait terriblement souffrir. L’octogénaire accepte de recevoir à son domicile londonien l’écrivain catholique . Lewis qui vient de brosser de lui un portrait peu amène dans son dernier livre.
La psychanalyse a si profondément marqué le vingtième siècle que son « inventeur », Sigmund Freud, est lui-même devenu une figure emblématique dont le cinéma s’est emparé. Montgomery Clift lui a prêté ses traits pour l’imaginer, encore jeune, poser les bases de la psychanalyse après sa rencontre à Paris avec Charcot (John Huston, "Freud passions secrètes"). Viggo Mortensen imagine quelques années plus tard sa rencontre avec Carl Jung (David Cronenberg, "A Dangerous Method").
"Freud’s Last Session" est inspiré d’une pièce de théâtre montée en 2009, elle-même tirée d’un livre écrit en 2002 par un psychiatre américain, Armand Nicholi, "The Question of God". Nicholi avait donné pendant trente-cinq ans un cours à Harvard sur Freud et sur Lewis. Il inventa de toutes pièces une rencontre apocryphe entre les deux hommes et rassembla ses notes dans un livre au sous-titre explicite : ". Lewis and Sigmund Freud Debate God, Love, Sex, and the Meaning of Life".
Le film pâtit de sa filiation théâtrale. C’est du (mauvais) théâtre filmé où la danse de Saint-Guy dont semblent être affligés les deux protagonistes, qui n’arrêtent pas de se déplacer d’une pièce à l’autre, essaie de compenser le statisme du scénario. En quoi consiste-t-il ? En une interminable logomachie entre deux hommes. L’un croyait au Ciel, l’autre n’y croyait pas. Freud se moque du sentiment religieux dans lequel il voit une consolation illusoire aux souffrances du monde terrestre. Lewis reproche à Freud d’avoir plongé dans les remugles du subconscient et d’avoir banni toute idée de transcendance.
Ce face-à-face n’avance pas et devient vite ennuyeux. L’interrompent quelques flashbacks pour évoquer la vie de Freud à Vienne et les traumatismes de Lewis dans les tranchées de la Première Guerre mondiale et quelques plans consacrés à la fille de Freud, Anna, qui ne réussit pas à s’affranchir de la figure envahissante de son père et à assumer sa liaison avec son amie de cœur Dorothy Burlingham.
Sorti dans un circuit limité de salles aux Etats-Unis en 2023 et au Royaume Uni en 2024, "Freud’s Last Session" ne vaut guère que par son interprétation, si l’on goûte le jeu d’Anthony Hopkins, que je trouve personnellement trop insistant, le charme so british de Matthew Goode ("Downton Abbey", "The Crown") et l’incandescence de Liv Lisa Friers découverte dans "Berlin Été 42".
J’ai été très déçu par ce film, qui, à mon sens, peine à trouver son public. Peut-être pourra-t-il intéresser quelques étudiants en psychanalyse, mais même pour des psychologues, il reste très limité. Malgré la présence d’acteurs aussi talentueux qu’Anthony Hopkins et Matthew Goode, le film apparaît très faible et manque cruellement de profondeur.
Le principal problème réside dans le rythme extrêmement lent et une mise en scène presque statique, où l’on assiste essentiellement à un débat interminable, entrecoupé de dialogues redondants et superficiels. Les échanges, qui auraient pu être passionnants, n’explorent jamais vraiment la complexité des thèmes abordés, ce qui rend l’ensemble assez ennuyeux et peu stimulant.
Par ailleurs, les personnages sont réduits à des caricatures figées : Freud, un homme aigri et narcissique, et Lewis, un puritain rigide, sans réelle évolution ni nuance. Cette absence de développement dramatique nuit à l’engagement du spectateur, qui reste spectateur d’un dialogue souvent stérile.
Enfin, certaines scènes, au lieu d’enrichir le récit, paraissent maladroites et gâchent le peu de dynamique que le film parvient à installer. Au final, malgré un sujet prometteur et des performances respectables, Freud, la dernière confession ne parvient ni à captiver ni à émouvoir, et se révèle une expérience plutôt décevante.