A lire certaines critiques, je me demande si certains spectateurs n’imaginaient pas aborder ce scénario comme une comédie familiale, sur un ton badin. Une erreur d'appréciation que la bande annonce aura pu favoriser. Le spectateur n’est pas informé tout de go de ce qui ne va pas bien dans la vie de Juliette. Les éléments du puzzle ne lui seront dévoilés que peu à peu. Un drame familial, un traumatisme oublié, enfoui dans le passé, mais qui se manifeste par un mal être. Fort contenu psychanalytique dans le fil conducteur.
J ai beaucoup aimé ! On rit , on pleure , on se retrouve dans certains personnages . Chronique de famille .. Les acteurs sont excellents , j y suis allée sans trop de motivation mais quelle bonne surprise !!
Ce n'était pas mon premier choix mais j'ai accepté de le voir et il se regarde sans déplaisir (bien joué, facile d'accès, par instants drôle et quelquefois touchant). Mais il reste sans surprise comme une recette appliquée avec habilité mais sans passion. Tout est convenu (typologies des personnages, rythme de l'histoire, sujets abordés). Tout est bordé comme on dit, du secret familial jusqu'à l'histoire sentimentale. On saisit tout de suite le sens générale, quelques petites notations "politiques" de bon aloi (les corps libérés par exemple, le feminisme) font mouche mais l'inconscient d'un auteur c'est sa forme et ici elle est clairement de "droite" tant elle ne fait pas confiance ni à son outil (le cinéma) ni à ses spectateurs-ices (pré-mâcher rend tout digeste mais insipide). Tout vise le rendement immédiat comme un bon produit formaté. Rien ne vient faire dévier le film de son gentil petit programme et si c'est sympathique (comme un soir de fatigue devant un téléfilm) ça vaut pas le coup d'une place de cinéma.
globalement déçu, il n'y a pas de scénario sauf dans les 20 dernières minutes spoiler: où l'on apprend la disparition d'un petit frère. Pour le reste je me suis ennuyé, j'ai regardé ma montre, devant des dialogues sans intérêts " allo, ça va, moi ça va, comment tu vas" et l'inexistence donc de scénario, Jean Pierre Darroussin a perdu de mon estime dans ce petit film...Il nous a habitué à mieux.....les scènes de nudité sont sans intérêt ( Sophie Guillemin n'est pas Marylin, on le constate devant l'écran), et puis courir à poil à deux, dans le jardin n'a pas d'agrément visuellement pour des gens "ordinaires" ..Je passe la scène d'amour...On dira que c'est la vie, mais au fond tout le film est dans cette tonalité, au fond c'est assez mal joué, forcément, quand il ne se passe pas grand chose...rendez nous Manuel Poirier ? Que devient il ? c'est à peu près la conclusion pour ce film, qui a fait rire une spectatrice à de nombreuses reprises...Moi j'essayais de penser à autre chose...à vous de voir
Le film tient une vraisemblance troublante dans la justesse et la gêne de ses dialogues, ainsi que dans l'écriture des personnages. La pochette de vie qui nous est dépeinte nous prend à témoins d'un ensemble de scènes laborieuses vécues par une famille désunie, où la communication passive-agressive fait loi. Personne ne s'y retrouve, et pourtant, personne ne fait le nécessaire pour s'extraire de ce bourbier familial. spoiler: C'est seulement lorsque l'adultère est découvert que l’abcès se crève .
Dans tout cela, Juliette vivote, traverse des phases dépressives, et trouve peu de réconfort à revoir ses proches. Seule sa relation avec Pollux lui redonne du baume au cœur. On a le droit à plusieurs scènes fleurs bleues et à la candeur des dialogues amoureux.
une comédie dramatique douce amère a la fois drôle et émouvante, peut être un peu convenue mais toujours juste, portée par d épatants comédiens, izia higelin en tête.
Une comedie bien "fraiche" avec un casting sympathique et des acteurs très bons et attachants. Ambiance très calme, drôle et factuelle.. une belle histoire de vie!
Ce film, gentillet, hésite entre comédie et drame et perd le spectateur dans des circonvolutions interminables sur le thème des dysfonctionnements d'une famille de Français moyens. Quelques bons mots, une poignée de jolies répliques ne suffisent pas à bâtir un scénario susceptible de tenir la distance, et la succession des saynètes confine parfois au remplissage tant on s'interroge sur la pertinence de certaines situations. Tout ça est filmé sur un mode téléfilm entrecoupé de placements produits .... Ne surnageront dans notre mémoire que les interprétations remarquables de quelques personnages attachants, on pense au toujours excellent Jean-Pierre Darroussin et à la lumineuse Izïa Higelin.
Très joli film où tous les acteurs sont mis en valeur pour une jolie partition. Mention spéciale aux scènes nues de la magnifique et pulpeuse Sophie Guillemin et de son amant déguisé
J'ai été très touchée par ce film qui fait vibrer en moi bien des points sensibles : la famille, le secret, la dépression, etc. J'ai beaucoup aimé les acteurs, et je remercie Blandine Lenoir d'avoir montré à l'écran, avec tendresse, beauté et délicatesse, des corps nus bien en chair. Rien n'est vulgaire ni gratuit ici; on rit, on s'émeut, on tremble avec simplicité et sincérité.
Le film s'inscrit dans la grande et galvaudée tradition des films choraux et de la comédie dramatique à la française légèrement occultée par un titre personnalisé. En effet, loin d'être focalisé sur Juliette/Higelin, l'histoire du film est celle d'une famille où les personnages sont tous aussi importants que Juliette, autant par le traitement des personnages que par leur présence à l'écran. Le premier bémol vient de la réalisation, sur deux points. D'abord on ressent trop le travail très storyboardé, et donc nous rappelle le matériau d'origine tandis que la mise en scène se repose beaucoup trop sur un cadre très et trop figé. Ensuite, l'héroïne (comme sa mère) est artiste et si le dessin est important dans le film on imagine que le film aurait pu être plus original, plus vivant si les dessins avaient été encore plus centraux, voir même plus animés au sein du récit. Mais la réalisatrice nous conte une chronique familiale touchante, sans omettre nos amis les animaux dont un chat "tempête" comme running gag qu'on s'étonne par contre de voir disparaître brusquement. En conclusion, un film qui reste dans le sillon à la française ni plus ni moins, mais c'est bien fait, entre sourire et larmichette pour un joli moment à défaut de réinventer le genre. Site : Selenie.fr
On prend des ingrédients qui fonctionnent : secrets de famille, personnages sympas et bien typés, on ajoute quelques ingrédients rigolos, un poil d érotisme à contre courant des standards corporels du jour, on place ici ou là quelques vannes et on tourne. Cela donne un petit film qui ne mange pas de pain, qui se laisse voir avec des acteurs de qualité ( la palme revient à la magnifique Mari Lou) le début est bigrement lent mais enfin cahin-caha cela s’installe. Bon si on compare à Sautet c’est de la toute petite bière mais on n’a pas l’équivalent en magasin.
Depuis 2014 et "Zouzou", moment qui la vit abandonner sa carrière de comédienne pour embrasser celle de réalisatrice, Blandine Lenoir alterne le très bon et le moins bon : après "Zouzou", très bien, "Aurore", plutôt raté par manque de choix clair entre comédie déjantée et comédie romantique "normale", "Annie colère", très réussi, voici donc "Juliette au printemps", adapté de "Juliette, les fantômes reviennent au printemps", un roman graphique de Camille Jourdy. Un film qui a tout pour plaire sauf qu'on ressent trop son origine BD, sauf que la réalisation manque de souffle, sauf qu'on a le regret de perdre en route des personnages. Juliette est illustratrice de livres pour enfant, elle a "fait une petite dépression, mais ça va mieux maintenant" et elle a décidé de venir passer quelques jours chez Léonard, son père, un homme que Noémie, sa femme, a quitté depuis longtemps, un homme à la fois inconsolable et aimant jouer avec les mots. Ce petit séjour va permettre à Juliette de renouer le contact avec Marylou, sa sœur aînée, une femme mariée avec Stéphane, la maman de 2 filles, une femme qui trompe son mari avec Adrien parce qu'elle trouve que "ce n'est pas sexy de coucher avec un membre de sa famille", en l'occurrence son mari. Juliette va aussi retrouver sa mère, une peintre très fantasque, ainsi que Simone, sa grand-mère. Juliette va faire connaissance avec Pollux, avec qui elle va adopter un caneton. Et puis, elle va apprendre des choses importantes relatives à sa petite enfance et que sa famille lui avait toujours cachées. Dans ce film sur la dépression et qui a donc tout pour plaire, la distribution est excellente avec Izïa Higelin, Jean-Pierre Darroussin, Sophie Guillemin, Noémie Lvovsky (oui, même elle que j'ai le plus souvent beaucoup de mal à supporter), Eric Caravaca, le jazzman Thomas de Pourquery, Liliane Rovère qui porte très bien ses 91 ans et l'excellent Salif Cissé qu'on avait déjà beaucoup apprécié dans "La vie de ma mère". Un film qui a tout pour plaire sauf qu'il y a trop de scènes qui sont acceptables dans le cadre d'une BD mais qui le sont beaucoup moins au cinéma; Sauf que la réalisation, trop paresseuse, aurait pu, aurait dû être beaucoup plus pétillante. Sauf qu'on perd en route 2 personnages importants : le chat qui, au début du film, tombe sans arrêt du toit et puis, d'un seul coup, on ne le voit plus ; et puis Pollux, le personnage très attachant joué par Salif Cissé, dont on aimerait savoir ce qu'il est devenu. Et puis, on regrette de voir Blandine Lenoir tomber dans 2 des regrettables modes du moment : la séance de trémoussage et la chanson plus ou moins scénarisée qu'on entend du début jusqu'à la fin.
Il se dégage de ce film une vraie tendresse et beaucoup d’humour Palpable, l’amour est présent dans cette famille attachante qui donne envie de retrouver la sienne . Film choral sous la direction de Blandine Lenoir qui confirme sa capacité à réaliser des films d'une grand humanité Interprété avec beaucoup de justesse par des comédiens de grand talent Juliette au Printemps oscille entre le grave et le léger (on ri beaucoup) dans une ambiance burlesque et poétique Un bijou à ne pas rater !