"Les fantômes reviennent toujours hanter les âmes solitaires. Juliette au printemps en étudie les causes dans un film solaire qui réunit à la fois le drame et la comédie. Blandine Lenoir y convoque des personnages tourmentés au sein d’une famille imparfaite. De même, on y dessine ce qui nous manque par-dessus tout : une étreinte revigorante. [...] En co-écriture avec Maud Ameline, Lenoir adapte donc la bande dessinée Juliette, les fantômes reviennent au printemps, de Camille Jourdy."
"Une trentenaire déréglée et en perte de repères ouvre cette intrigue. C’est Izïa Higelin que l’on découvre dans cet état mental qui ne ressemble pas au sien. Dans une retenue qui la maintient au bord de l’implosion, nous découvrons la Juliette dépressive qu’elle incarne. La jeune illustratrice, célibataire et sans enfants, se rend à Châtillon-sur-Chalaronne, une commune de l’Ain qui se situe bien loin de la gare la plus proche. Elle a besoin de se ressourcer, autant pour retrouver l’inspiration dans le métier qu’elle aime que pour conjurer le mauvais sort d’une enfance traumatisante. Pourtant, malgré de tels enjeux, le film ne cache pas ses envies de faire rire."
"Tous les ingrédients sont réunis pour agir dans un sens, afin de gonfler la bulle d’air frais que constitue le film. C’est là que le cinéma de Lenoir se marie parfaitement avec les planches de Camille Jourdy. Ils partagent la même fantaisie en confrontant des individus contrariés par leur résilience personnelle. Juliette au printemps constitue donc une lettre d’amour qui s’adresse à celles et ceux qui doutent de leur place au sein de leur famille ou d’un autre groupe. Cette brève escapade nous apprend à retrouver le souffle qu’on a perdu, avec tendresse et bienveillance."
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Voici une chronique familiale bien réussie et réalisée .
Notons une interprétation magistralement incarnée par Izïa Higelin qui magnifie la complexité de ce personnage énigmatique et un tantinet mélancolique.
Cette famille gravite dans le non- dit et le faste étriqué de la vie quotidienne.
Beau film méditatif et contemplatif, entre la lucidité cérébrale et l' émotionnel convenu, la réalisatrice, Blandine Lenoir, nous fait amplement la démonstration des affres familiaux, voire de nous suggérer les secrets de l ' enfance de Juliette ..........
Et vous ........... Comment allez-vous au sortir de ce film qui émeut avec pudeur ?
très agréable moment passé au cinéma. je l'avais raté a sa sortie en juin et mon cinéma le repassait aujourd'hui. cela aurait été dommage de le rater. les acteurs sont magnifiques, Izia toujours lumineuse comme souvent. j'ai ri et pleurer mes deux piliers des salles obscures.
Que d'émotions à la vision de ce film ! La famille, les non dits et les rapports difficiles entre tous ses membres sont autant de thèmes abordés avec délicatesse et surtout beaucoup d'humour. Une œuvre touchante et juste servie par une distribution impeccable, Izia Higelin en tête, mais qui laisse la part belle à Sophie Guillemin et Jean Pierre Darroussin, tout simplement parfaits dans leurs rôles.
Le cinéma français adore traiter de la noirceur psychologique et des tracas de l'âme humaine, en particulier la dépression. Alors un film de plus sur le sujet ! Mais ne partez pas car c'est une belle histoire qui est ici contée ; une douce dépression, celle d'Izia Higelin, qui vient se réfugier au sein d'une famille de doux dingues interprétés par Sophie Guillemin, la truculente Noémie Lovsky et un Jean-Pierre Darroussin très drôle. C'est un film original et plaisant, plus près du printemps que de l'hiver, effectivement. Simple mais réussi.
Film beau et délicat. Je l'ai lu avant tout comme un film sur l'inévitable imperfection de chaque parent et sur son amour pour ses enfants. Jean-Pierre Darroussin est très efficace.
Un grand bravo à Blandine Lenoir et à tous les acteurs pour ce film à la fois frais et poétique. Avec beaucoup de finesse y sont abordés des sujets sensibles comme celui des secrets de famille, mais les moments d'humour sont vraiment excellents ! Avec les magnifiques illustrations de Camille Jourdy, sur la musique de Bertrand Belin, une pépite à ne pas rater !
film très touchant, Tous les acteurs sont épatants et plus particulièrement Sophie Guillemin très émouvante. pas simple la famille mais tellement nécessaire.
Juliette, retourne chez sa famille pour quelques jours. Elle fait également la connaissance de Pollux, un personnage aussi attachant qu'elle. Chacun des membres de la famille semble souffrir d'un mal dont un lourd secret est à l'origine et qui va refaire surface dans la mémoire de Juliette
Juliette retourne chez son père le temps des vacances. Elle retrouve son père, seul depuis son divorce, et installé dans sa routine et sa pudeur. Sa sœur, elle est en crise conjugale. Elle va durant ce séjour se replonger dans un monde qui lui paraît éloigné et qui pourtant marque profondément sa personnalité. C’est bouleversant, drôle et humain.
En adaptant l’album « les fantômes reviennent au printemps », Blandine Lenoir aborde avec sensibilité le sujet de la dépression, dans un film qui embrasse aussi toutes sortes de questions comme la filiation, la sexualité, le désir, le deuil, l’attachement familial (où chacun a sa place difficile à quitter même une fois adulte). Tous ces thèmes s’entrecroisent avec crudité, poésie, humour et burlesque (l’amant déguisé, le chat qui tombe du toit) en convoquant le dessin en référence à l’album de Camille Jourdy. Porté par une belle brochette de personnages tous très bien incarnés (Izïa Higelin, Jean-Pierre Darroussin, Sophie Guillemin), des dialogues bien écrits, la belle b.o de Bertrand Belin, Blandine Lenoir explore la nature humaine loin des stéréotypes dans une mise en scène ludique et sensible qui oscille savamment entre humour et tragique.