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Baspeyrat Roger
1 critique
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5,0
Publiée le 8 juillet 2024
Humour, émotions, tout ce que j'aime dans un film. Acteurs au top, Jean Pierre Daroussin en père sensible et réservé fait bien passer la pudeur qu'ont les pères en face de leurs enfants.
Blandine Lenoir nous offre ici une comédie sur la famille qui réussit à la fois à faire beaucoup rire et à émouvoir.
Elle s'appuie pour cela sur un casting haut de gamme. Izia Higelin rayonne d'une noire lumière, Jean Pierre Darroussin est désarmant d'amère bonhomie, Sophie Guillemin explose dans un rôle de sensuelle mère de famille éprise de liberté, et tout le reste du casting est absolument parfait (Noémie Lovsky, Eric Caravaca, Liliane Rovère...).
Juliette au printemps parvient à nous offrir des moments de réel burlesque (le chat maladroit, l'amant costumé) comme des moments d'émotion qui nous arrachent des larmes (la photo offerte à la fin du film).
L'attention est constamment entretenue par une intrigue liée au passé, qui se révèle petit à petit, et s'avère à la fois assez classique et émouvante. Le montage alerte et la mise en scène délicate contribuent à rendre le film aimable.
Une vraie réussite, encore plus agréable qu'un bon Podalydès.
Joli petit film sur la famille et la vie, qui n’est pas un long fleuve tranquille. Composer avec sa sœur débordée, son père très pudique, sa mère survoltée et peu dispo, et ses propres angoisses n’est pas simple. Izïa Higelin campe une Juliette touchante et angoissée, tous les acteurs sont bien. On passe un bon moment cool. En ces temps tourmentés et compliqués je recommande vivement.
J'avais beaucoup aimé le précédent long métrage de Blandine Lenoir "Annie colère", je suis donc allé voir "Juliette au printemps" dont la bande annonce me mettait l'eau à la bouche avec de la tendresse et de la douceur au menu avec un casting de comédiens que j'apprécie bien généralement comme Izia Higelin, Jean-Pierre Darroussin, Sophie Guillemin, Éric Caravaca, Noemie Lvovsky entre autres, bah resultat, j'ai été déçus. Les acteurs font le nécessaire pour faire exister et amener de l'humanité à leurs personnages, mais malheureusement, la mise en scène de Blandine Lenoir , qui adapte une bande dessinée, me paraît trop scolaire, voir élémentaire, il y a des choses qui ne collent pas avec l'histoire dans la réalisation à mon goût. Je voulais voir un film qui devait me mettre du baume au cœur, de la fraîcheur, c'est une œuvre artificiel qu'on nous propose, c'est bien dommage.
C'est lumineux, joyeux et emprunt de nostalgie tant au niveau de l'histoire que sur la réalisation. On s'attache réellement à ces personnages très proches de soi, à cette famille un peu dysfonctionnelle mais si commune.
Ce film est plutôt agréable à regarder bien qu'on s'y ennuie un peu. Heureusement quelques belles répliques, des situations rocambolesques et surtout quelques belles trouvailles animalières, le chat qui tombe régulièrement de la gouttière avec la grâce d'un éléphant et le petit canard très attachant et drôle. Les acteurs font ce qu'ils peuvent sur un scénario qui "casse pas 3 pattes à un canard" !!!
Un petit film sympathique. On passe un bon moment. Le film aurait put être bien plus fort si il était plus en profondeur et moins en surface. Quelques rires , et de l’empathie dans certains moments .
Une très bonne surprise ! Comédie douce-amère bien écrite et bien filmée, avec des acteurs que l'on aime retrouver et d'autres découvrir. Les scènes de groupes un peu chaotiques et les '"engueulades" sont réjouissantes, les situations et les personnages juste ce qu'il faut de décalé sans tomber dans l'absurde. Chacune et chacun se débat pour vivre sa vie, en se protégeant à sa façon, pour parvenir à trouver un équilibre et surtout une liberté. Blandine Lenoir ne déçoit pas après le très réussi "Annie Colère".
Izia interprète avec brio cette jeune femme perturbée qui ne sait pas pourquoi son corps la lâche.. Ce film met en évidence l'impact des non-dits, des secrets et des révélations partielles. M Darroussin campe un père taiseux mais plein de tendresse
Cette histoire de famille, un peu bancale mais soudée malgré tout, est agréable à suivre
comedie dramatique jouée par Izia Higelin Sophie Guillemin et jean Pierre darroussin. une histoire de non dit familial autour d'un jeune frère décès dans sa première aînée ou comment l'amour familial est plus fort que tout . découverte d'une bien belle actrice Sophie Guillemin. un bon moment
Trentenaire, dépressive, Juliette (Izïa Higelin), illustratrice de livres pour enfants, retourne se resourcer en famille dans l’Ain. Elle y retrouve ses parents séparés, son père un peu lunaire (Jean-Pierre Darroussin), sa mère fantasque qui se pique de peindre et passe d’amant en amant (Noémie Lvovsky), sa sœur hyperactive (Sophie Guillemin) qui étouffe auprès d’un mari trop planplan (Eric Caravaca), sa grand-mère qui vient d’être placée en EHPAD et dont Juliette se charge de vider la maison (Liliane Rovère).
La réalisatrice Blandine Lenoir avait déjà signé deux films remarquables : "Aurore" sur la crise existentielle d’une Agnès Jaoui en pleine ménopause, "Annie colère" sur le combat pour la décriminalisation de l’avortement au début des années 70. Son troisième est au moins aussi réussi. Pourtant son pitch tellement banal n’augure rien de bon. Il nous promet, tout au mieux, l’histoire convenue d’un retour au pays natal, d’une escapade en province d’une Parisienne dépressive, dont on sait par avance qu’elle sortira régénérée de ces quelques jours auprès des siens.
Avec un motif insignifiant, "Juliette au printemps" réussit pourtant le miracle de nous intéresser et de nous émouvoir. Il le doit d’abord à une panoplie d’acteurs qui comptent parmi les tout meilleurs du moment. Chacun dans son registre, Jean-Pierre Darroussin et Noémie Lvovsky font ce qu’ils savent si bien faire : lui incarne le lait de la tendresse humaine, elle la folie douce. Leur interprétation en deviendrait presque lassante si elle n’était pas à chaque fois si précisément juste. Celle qui crève l’écran, c’est Sophie Guillemin. La jeune révélation de "L’Ennui" de Cédric Kahn à la fin des années 90 a pris de longs chemins de traverse. Elle s’est convertie à l’Islam, a porté le voile, avant de revenir, Dieu merci, au cinéma. Depuis quelques années, la quarantaine épanouie, on la revoit enfin. Ici, elle tient un rôle étonnant de mère au foyer control freak et d’amante dionysiaque (on n’oubliera pas de sitôt ses galipettes dénudées avec son fantomatique amant). La seule qui détonne dans ce casting plaqué or, c’est Izïa Higelin, peut-être trop radieuse, trop souriante, trop solaire, pour interpréter une héroïne frappée par la neurasthénie (Nina Meurisse ou Suzanne Jouannet auraient été des choix plus judicieux).
Sa réussite, "Juliette au printemps" la doit aussi à un scénario qui nous ménage dans sa seconde partie une révélation déchirante. L’évoquer est déjà trop en dire. Chaque famille cache des secrets. Celui-ci n’en est pas tout à fait un. Il n’en est que d’autant plus émouvant. Il arracherait des larmes à une pierre.