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Chris58640
259 abonnés
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3,0
Publiée le 17 juin 2024
Sur le papier, le film de Blandine Lenoir ressemble à beaucoup d’autres films français de même genre : une famille (tout le monde en a une ou presque), une famille dysfonctionnelle (itou), des rancœurs entre ex-époux qui se chamaillent (pas très original), des petites jalousies de fratrie (banal), rien de très nouveau. On place le tout dans une toute petite ville de province pour faire « France périphérique » et le tour est joué. Réalisé de façon honnête mais très académique (si on excepte une charmante petite scène en animation au milieu), pas trop long, agréable à suivre, « Juliette au Printemps » tient la route et réussit à nous charmer par son humour et l’implication de ses comédiens. C’est réellement du côté de casting qu’il faut chercher le véritable atout de cette comédie dramatique. Que ce soit Izia Higelin, Sophie Guillemin, Jean-Pierre Darroussin ou encore Noémie Lvovsky, tous ont des rôles assez écrits pour pouvoir donner pleine mesure à leur talent. Izia Higelin a peut-être la partition la plus simple à incarner, en jeune femme déboussolée et dépressive. Jean-Pierre Darroussin, lui, est un père divorcé qui manie l’humour comme une carapace pour contrer la solitude spoiler: et un chagrin très ancien qui se trouve être la clef du scénario . Darroussin est impeccable, comme il l’est toujours. Noémie Lvovsky est son opposée, elle est aussi volubile qu’il est taiseux, aussi excentrique qu’il est mesuré. Il s’avère qu’ils dissimulent une souffrance identique sous deux masques très différents. Et puis la grande sœur, sous les traits de Sophie Guillemin, est sans doute le personnage le plus intéressant du film tant elle doit jouer sur toute la palette : mère de famille surbookée, elle a les deux pieds dans le quotidien et pourtant, elle rêve de s’accomplir, de surtout faire des choses pour elle-même, pas en tant qu’épouse ou de mère. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a pris un amant. Sophie Guillemin est la clef de voute du scénario de « Juliette au Printemps », à défaut d’en être le personnage principal. Si on s’arrête à la bande annonce, on pense qu’on a à faire à une comédie. Et d’ailleurs, quelques gags récurrents (le chat) et quelques scènes cocasses jouent franchement le jeu de la comédie. Mais c’est trompeur, « Juliette au Printemps » est en réalité une comédie dramatique plus tragique que comique. Si Juliette ne va pas bien (elle sort d’un épisode dépressif qui n’est clairement pas terminé), c’est que quelque chose se bloque en elle, l’empêche d’avancer, d’être heureuse, d’être épanouie. Ce quelque chose, elle vient inconsciemment le chercher en famille, car elle sent peut-être que c’est là que se trouve la clef. Ce n’est pas le divorce de ses parents qui est l’élément déclencheur, spoiler: c’est un autre évènement antérieur que sa mémoire à soigneusement effacé. C’est à partir du moment où elle apprend ce « secret » (qui est plus un non-dit qu’un secret d’ailleurs) et qu’elle le digère, qu’elle commence à aller mieux. Le scénario pose le principe que quelque chose qu’on ne sait pas, ou qu’on a oublié dans l’histoire familiale peut influencer sa propre vie. C’est un postulat très crédible. Dans toutes les familles des choses comme cela se dissimulent : des choses dont on ne parle jamais mais qui conditionnent clandestinement toute une famille, toute une fratrie. Le film insiste aussi sur la difficulté d’être une ou un ainé dans une fratrie. Juliette est la cadette, elle est partie de la région. Son ainée est restée, elle a fondé une famille, elle s’occupe des parents, des grands parents, elle encaisse les chocs que l’on épargne à la cadette. Sophie Guillemin, sans en faire des tonnes, donne assez bien corps à cette ainée fatiguée d’être celle « sur qui on compte ». Cela aussi, cela peut parler à beaucoup de gens. Le film est sympathique, la forme est légère, drôle et tendre mais le fond est grave. Cela donne au final une comédie dramatique équilibrée, qui ne souffre que de quelques petites scories,spoiler: comme une ébauche d’histoire d’amour (entre Juliette et Pollux) qui se termine en queue de poisson et qui n’était peut-être pas indispensable .
Très jolie histoire familiale, tendre, drôle et parfois émouvante. Salif Cissé est une jolie découverte. JP Daroussin y est excellent, comme d’habitude. C Jacquemin est totalement décomplexée et naturelle .Noémie Lvosky est parfaite et Izïa Higelin confirme qu’elle a sa place ici. Un très bon moment.
Super moment. C'est un film avec beaucoup de sensibilité, drôle et poignafilm nt à la fois. Les acteurs sont tous formidables chacun dans des genres bien différents.
J’ai passé un moment très agréable, et en ce moment c’est plutôt ce qu’il me fallait. Vu la situation du pays c’est léger. C’est tendre et les interprètes sont très bien. Il y a est parfaite mais les autres aussi
Pas le chef d'œuvre de l'année, mais film reposant et plein de tendresse. Très bon casting, tous les acteurs jouent très juste. Sophie Guillemin est particulièrement remarquable.
Impression mitigée a la fin du film. Pas mal d'acteurs connu parfois bien mais c'est parfois un peu surjoué , de petits moments amusant , un peu d’émotion , pas déprimant. Correct mais pas abouti.
Très beau film, sensible, drôle, original. J'ai passé un bon moment, j'ai parfois été bousculée, poussée à la réflexion, ce que j'apprécie beaucoup au cinéma.
Un film aux thématiques sérieuses (dépression, deuil, adultère, …) abordées avec sensibilité et quelques notes d’humour. Les personnages sont attachant et le film parsemé de petits bonbons subtils qui mériteraient sans doute un 2ème visionnage pour tous les saisir. Au chapitre des bémols : le film prend son temps. Un peu trop parfois.
Beaucoup d'émotions, sensibilité et d'humour fin et rafraîchissant. Les acteurs sont remarquables, ils jouent juste. Ravie de retrouver Jean-Pierre DARROUSSIN, Eliane ROVER, Izia IGELIN et enfin la realisatrice Blandine LENOIR (Annie Colère,.. )
Super film, j'ai rigolé et j'ai pleuré et j'ai rigolé.. Je me suis très vite senti en empathie avec tous les personnages, comme immergé dans cette famille. Les dialogues sont très justes comme les situations. Merci j'ai passé un super moment !
Un film tout en délicatesses, subtile qui continue à faire du bien après la projection. Des personnages beaux et généreux. Des femmes fortes, déterminées à vivre leur vie comme elles l’entendent. Je vous conseille vivement d’y aller !
Ils sont rares ces films où les personnages ressemblent plus à des amis qu'à des êtres de fiction. C'est la prouesse de ce film délicat. Où chaque nouvelle scène est une bonne nouvelle. Parce que la promesse de retrouver ces gens qu'on a l'impression de connaître intimement alors qu'on les a rencontrés il y a quatre minutes. Sourire ému que l'on ne peut retenir... Et coeur qui crève quand on les voit partir. On les aime. Avec leurs joies, leurs secrets, leurs fantômes. Un état de grâce.
Le récit d'un séjour dans une ville provinciale, peut-être Vierzon ou Châteauroux, où il ne se passe pas grand chose. Juliette retrouve son père pour une pause de quelques jours, l'occasion également de croiser ses deux soeurs et sa mère, le nouveau compagnon de sa mère, puis Pollux, un homme sans activité ainsi que son canard d'adoption. Toutes ces rencontres forment un tour d'horizon du quotidien provincial, où chaque personnage occupe une place à part, finement décrite. L'itinéraire des personnages est plutôt chaotique, mais surtout nous attachent si bien qu'on ressort du cinéma en ayant l'impression d'avoir quitté sa famille d'une certaine manière ! Il faut dire que l'absence de parti pris dans chaque personnage est parfaitement menée, à la manière de Juliette, l'héroïne principale, qui est dépressive "mais cela va mieux", protégée par toute sa famille et sans boulot stable, sans enfants, donc sans raison apparente d'éprouver un quelconque spleen...Je retiens le père de Juliette aussi, Jean-Pierre Darroussin, qui aime le bruit de la nuit, inconsolable de son échec familiale mais d'un humour léger et puis le mari de Sophie Guillemin qui m'a bouleversé. Ce film est un petit bijou du cinéma cette année, les acteurs sont incroyables. Bouleversant, léger, profond en trois mots.
Adaptée d’un roman graphique de Camille Jourdy c'est là une très belle réalisation de Blandine Lenoir pleine de charme, d'humour et de fantaisie . C'est le portrait loufoque et émouvant d'une trentenaire en crise existentielle , superbement interprétée par Izïa Higelin , réfugiée chez les siens . La part belle n'en est pas moins fait à des seconds rôles aussi tendres qu'hilarants dont notamment l'exquise Sophie Guillemin ! :)