Only the River Flows exhibe tous les signes du polar ambitieux, du patin travaillé de l'image à l'enquête mystérieuse, en passant par le détective à la psychologie borderline et les paysages invariablement pluvieux. On pense en particulier à Memories of Murder, modèle du genre dû au réalisateur coréen Bong Joon Ho, que Shujun Wei a certainement aimé. Cela fait illusion pendant une bonne partie du film, avant qu'il ne devienne évident que celui-ci pêche par excès de sérieux et étire l'enquête par des procédés artificiels et peu convaincants - les hallucinations, les problèmes conjugaux, etc. On croit déceler au milieu de ces péripéties une réflexion inaboutie sur le handicap et sa transmission, mais c'est fait de façon hésitante, ce qui rend d'autant plus évidentes les limites du film de Shujun, malgré un savoir-faire évident pour instaurer une atmosphère.
Bon polar chinois à l’ambiance grisâtre comme on les aime. J’ai bien aimé cette forme légèrement à l’ancienne dans ce film de Wei Shujun, qui effectue un très bon travail sur le cadrage et la direction de ses comédiens. Il ne tente globalement pas grand chose mais reste efficace. J’aime beaucoup le fait que l’enquête soit pas mal délaissée dans l’œuvre pour se concentrer plus sur la psychologie professionnelle et parentale. C’est d’ailleurs peut-être un peu trop appuyé. Je n’en avais presque plus rien à faire de ce protagoniste enquêteur dont je n’ai jamais vraiment cerné la personnalité. Un métrage basique donc, et conclut d’une très jolie manière. 14,5/20
Ce film m’a ennuyée à un point rare. Pas une scène, pas un dialogue n’a réussi à m’accrocher – pire, j’en suis sortie en me demandant si j’avais vraiment saisi l’histoire. Le scénario, flou et laborieux, n’aide pas : ce policier en déroute nous entraîne dans ses délires sans jamais nous donner de prise. Dommage, car la mise en scène a du mérite : l’ambiance de cette campagne chinoise, grise et trempée, est presque palpable. Mais même avec ce décor évocateur, l’ensemble reste froid. La mayonnaise n’a pas pris… et de loin.
Un film qui semble sorti de l époque qu il décrit: les années 90 en Chine. Filmé en pellicule, il montre un grain d image qui semble surgir d un passé récent. Sinon on est face à un polar sombre, une enquête lente et artisanal dans un milieu démuni.
On peut qualifier "Only the rivers flow" de polar, mais, ce faisant, on se montrera très réducteur. Oui, une des facettes de ce film est bien d’être un film noir, et même un film noir. Toutefois, l’enquête en tant que tel n’est pas l’élément le plus important de ce polar. Ce qui fait avant tout le sel de ce film, ce sont toutes les métaphores qui sont distillées avec finesse tout au long du film et la peinture qui est faite de Ma Zhe et de son environnement.spoiler: On se demande où est la frontière entre le réel et le fantasmé, à la limite de la folie.spoiler: . Tourné en pellicule, le film est particulièrement beau esthétiquement, avec une vraie atmosphère de polar, « comme un cauchemar absurde et silencieux dont on ne se réveille jamais », explique le réalisateur.
Une beauté formelle, un polar noir, une ambiance sombre mais un rythme lancinant un peu pesant et cette sensation que tout est un peu trop "propre", qu'il manque un grain de folie.
Un assez bon polar à l'ambiance singulière, l'enquete reste captivante mais très floue. Les acteurs sonnent juste, belle mise en scène et photographie. Mais j'ai l'impression d'avoir raté des choses pour bien comprendre, peut etre qu'un second visionnage est nécessaire.
Je m’attendais à un « j’ai rencontré le diable « mais non malheureusement rien de tout ça,le scénario est aussi trouble (et non troublant) que l’histoire n’a de sens et c’est très lent voir ennuyeux.Dommage
« Ce n’est pas la rivière qui coule. C’est la raison. »
Impression générale Un film troublant, déroutant, fascinant. Only the River Flows est moins une enquête policière qu’une immersion lente dans les méandres d’un esprit qui se fissure. On en ressort désorienté, frustré peut-être, mais aussi profondément marqué par l’ambiance, la mise en scène et la perte de repères progressive du héros.
Personnages & Interprétation Ma Zhe est un personnage qui glisse lentement vers la confusion mentale. D’abord flic méthodique, il devient peu à peu l’ombre de lui-même, obsédé par un “Fou” insaisissable, victime d’hallucinations et d’un monde qui se dérobe. L’acteur incarne avec justesse cette tension interne constante, sans jamais forcer les effets. Les personnages secondaires ne sont jamais de simples rouages narratifs : ils contribuent à flouter la frontière entre réel et délire. Mais aucun ne sert de repère stable, ce qui accentue le malaise.
Scénario & Intrigue Le scénario s’affranchit volontairement des codes classiques du polar. L’enquête devient un prétexte à l’exploration mentale. spoiler: L’obsession pour la médaille jamais remise, la scène du temple où Ma Zhe croit tirer mais rien ne se passe, les suicides en chaîne… tout concourt à faire douter de la réalité des faits. Le film multiplie les fausses pistes, les ellipses, les symboles ambigus – à tel point qu’il ne cherche pas à “résoudre” mais à “désorienter”.
Réalisation & Esthétique L’esthétique est magistrale : plans fixes, ruelles étroites, lumière blafarde, omniprésence des reflets et de l’eau. La caméra reste souvent distante, presque clinique, accentuant l’impression de cauchemar éveillé. Le grain d’image rétro et la colorimétrie délavée donnent au film une texture de souvenir ou de rêve. C’est visuellement hypnotique.
Musique & Ambiance Très peu de musique, mais un travail remarquable sur les ambiances sonores : bruits d’eau, silences pesants, cris lointains… Le film utilise le silence comme un outil dramatique à part entière. Il n’impose pas une émotion, il la suggère, il l’attend.
Émotions & Message Ce n’est pas un film qui émeut au sens classique. Il inquiète, il obsède, il hante. On ressent la perte de repères, l’effritement de l’identité. spoiler: Le regard du bébé caméra à la fin laisse une impression de vertige. Un film qui ne cherche pas à plaire, mais à troubler. Il y réussit.
Conclusion : Only the River Flows est une œuvre sensorielle, mentale, radicale. Elle ne se livre pas, elle s’infiltre. Un polar sans solution, une tragédie floue, un labyrinthe dans la tête d’un homme. Exigeant, frustrant, mais profondément marquant.
Note : 7/10 Une expérience de cinéma rare, qui désarçonne et enrichit à la fois.
Je dois reconnaitre que je n'ai pas tout saisi, notamment vers le dénouement. Alors est ce moi qui a un moment donné a décroché, ou est ce que c'était réellement confus? Pas trop de réponse. Ca partait cela dit assez bien.
Un joli casse tête chinois que voici pour un film en faite classique. Atmosphère limite étouffant, ultra grisâtre et pourtant y a un certain côté poétique malgré un scénario plutôt malaisant,. Les images sont belles, très soignées. Un bon petit polar chinois.
Je n'ai pas compris grand chose à ce film. Un inspecteur qui fume H24, des scènes de pluie pendant 1h30, des airs de piano sur des ruelles sombres et insalubres... Bref une intrigue beaucoup trop alambiquée qui tourne en rond, c'est long, interminable, et c'est bien dommage car la photo et la mise en scène sont bonnes.