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Michael R
138 abonnés
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2,5
Publiée le 16 octobre 2024
Présenté comme un polar dans la veine des chefs d'œuvres coréens, ce film chinois (loin du cinéma pêchu de Hong Kong), au titre anglais flirte avec le cinéma d'auteur français. Si quelques scènes semant le doute sur la psychologie de l'enquêteur (une médaille jamais obtenue, un puzzle terminé alors que des pièces ont été jetées, un mort criblé de balles alors que le chargeur est plein,...) et amène une certaine aura au film, son rythme lent, son grain daté, sa bande son (où résonne plusieurs fois "Sonate au clair de Lune"), sa pluie inlassable et son enquête nébuleuse au goût d'inachevé mettent à rude épreuve l'attention du spectateur.
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3,0
Publiée le 15 octobre 2024
"He bian de cuo wu" prend place dans une petite ville de Chine en 1995 où le capitaine Ma Zhe doit enquêter sur la mort d'une vieille dame. Alors que l'affaire semble simple avec spoiler: un coupable désigné en la personne du "fou" , Ma Zhe pense que l'affaire est plus complexe que cela... Plus qu'une enquête policière, le film de Wei Shujun est une plongée dans la noirceur de l'âme d'un individu, dont les deux aspects de sa vie privée et professionnelle commencent à se confondre dans son esprit au même titre que la réalité et l'imaginaire avec des doutes et des peurs accentués par une atmosphère lugubre et un environnement sombre et délétère. L'esthétique et l'ambiance sont au point, mais l'histoire perd en intérêt au bout d'un certain moment. Au final, "Only the River Flows" est pas mal pour un film noir, mais il n'y a rien de mémorable.
N'est pas "Memories of Murder" qui veut... Reprenant tous les codes du chef d'œuvre coréen, Only the River Flows est un film noir, dans lequel un enquêteur au passé sombre enquête sur un tueur en série dans une petite ville. Le film se veut être une plongée dans la psyché humainre et dans toute sa noirceur. Mais le résultat est peu lisible, voire incompréhensible, à trop vouloir jouer d'effets d'écriture et de mis en scène. On en ressort perplexe, pour peu qu'on ne se soit pas endormi en cours de route.
Un petit polar chinois qui en découvrant le scénario est assez intéressant mais à la fin j ai été déçu. Une enquête difficile, dans une chine des années 90, bien reconstitué, ou un inspecteur est à la poursuite d un tueur en série qui abandonne les cadavres dans la rivière. Le point faible c est un scénario alambiqué dont j ai perdu le fil au fur et à mesure, dont je n ai pas du tout compris la fin . Quel dommage
Only the River flows est un thriller policier chinois plutôt sympa à suivre, mais qui manque de panache, trop sage et qui n'arrive pas à la cheville de thriller coup de poing sud coréen par exemple. Néanmoins les acteurs sont convaincants. Aussi je n'ai pas du tout aimé le filtre utilisé sur la caméra durant toute la durée du métrage. Mais ça n'engage que moi.
Une vieille femme est sauvagement assassinée au bord d’un lac. L’inspecteur Ma Zhe mène l’enquête.
Avec son titre américain, son affiche noctambule, son beau flic ténébreux, "Only the River Flows" nous promet un polar chinois pur jus. Un genre qui décidément commence à se constituer ("Le Lac aux oies sauvages", "Un été à Changsha", "Les Éternels", "Une pluie sans fin", "Black Coal"…). Certains contiendraient dit-on une critique rampante du régime communiste sinon des évolutions de la société chinoise. Je n’en suis pas absolument convaincu, le fait qu’ils bénéficient de toutes les autorisations de la censure chinoise laissant plutôt penser que leur message est inoffensif.
L’action de "Only the River Flows" se déroule dans une petite ville chinoise au milieu des années 90. L’énigme policière est riche et rebondissante. Les crimes se succèdent et avec eux défilent plusieurs accusés aux alibis plus ou moins solides : un aliéné, un coiffeur qui cache un lourd secret, un poète qui entretient une relation secrète avec une jeune fille…. Pour mener l’enquête, Ma Zhe est secondé par un jeune acolyte plein de ressources. Son chef, pongiste émérite, exerce sur lui une pression de chaque instant. Pendant ce temps, l’épouse de Ma Zhe traverse une grossesse à risques et hésite à y mettre un terme après les résultats d’une amniocentèse non concluante.
On se dit qu’on est en train de voir un excellent polar et on est impatient d’en découvrir le dénouement quand (attention spoiler) le scénario capote. Au lieu d’aller au bout de sa logique, au lieu d’élucider le mystère qu’il avait construit avec une ingéniosité sadique, le scénario change de pied, passe à autre chose – l’obsession maladive du flic pour son enquête façon "La Nuit du 12" – au risque de nous frustrer.
Bien sûr, il y a un suspense qui nous tient jusqu'au bout. Mais on soupçonne un excès de pluie qui semble devenir une marque de fabrique asiatique comme si les précipitations opportunes pouvaient garantir la noirceur d'un scénario et un climat psychologique anxiogène.
Que ce film est sombre... Esthétiquement de grande qualité, avec son grain, ses images sombres. L'idée de retourner à la pellicule permet de remonter dans le temps et d'être dans l'époque voulue (fin XXIe siècle). Malheureusement, ce n'est pas la même histoire au niveau du scénario, de la mise en scène et du jeu d'acteur (mauvais). La mise en abîme du mal est une bonne idée, mais elle est mal amenée donc on ne plonge pas dedans : le spectateur garde un regard externe dans un film qui veut le toucher, c'est perdu.
Que cherche à nous expliquer ce film? Que les policiers chinois jouent aux policiers? D'où la scène initiale et celle du policier très zélé précipité dans le vide?Peu importe qui sera arrêté, l'essentiel est de boucler l'affaire et les "fous", surtout les fous qui ne parlent pas, c'est bien pratique. Mais c'est pas facile de jouer ce genre de rôle et le héro principal a tendance lui-même a dérivé vers une folie exprimée par des scènes oniriques. Sa vie familiale.entre autre la naissance de son fils, le remettra sur les rails. Seule la rivière coule. Non, on n'arrête pas le flot des générations qui se succèdent les unes après les autres? Au jour d'aujourd'hui, je n'en suis plus si sûre.
De mystérieux assassinats au bord d’une rivière, une ville où il pleut tout le temps, des flics qui jouent au ping-pong, les locaux de la police installés dans un cinéma, une enquête qui piétine... Voici le cadre d’un thriller chinois bien singulier, qui se déroule en 1995. l'ccasion pour le réalisateur Wei Shujun de dresser le portrait d’un pays pas encore à la pointe de la technologie comme c’est le cas aujourd’hui.
Adapté de la nouvelle écrite par l’écrivain chinois Yu Hu, Only the River Flow a été tournée en pellicule 16 mm. Un film donc pas très accueillant, voir assez rugueux par moment, racontant le parcours d’un flic quelque peu paumé dans son enquête, pressé par sa hiérarchie, pour faire toute la lumière sur des meurtres mystérieux.
Si l’enquête policière est quelque peu classique, avec un scénario bien nébuleux, on s’attache ici plus particulièrement à la forme, avec un cinéma, qui pourras rappeler par certains aspects, celui de David Lynch, dans une version ici Lo-Fi, pourra t-on dire.
Un film devenant de plus en plus mystérieux et abstrait et fil des minutes, ce qui pourra dérouter le spectateur, mais qui recèle pas mal de jolies idées de cinéma... Avec à la clé quelques belles séquences, comme celle du cauchemar, ou encore cette idée formidable d’avoir installé un commissariat dans un cinéma. https://www.hop-blog.fr/only-the-river-flows-wei-shujun-un-polar-etrange-et-singulier/
Dans la société chinoise un jeune inspecteur doit enquêter sur des crimes qui s'enchainent un inspecteur est en charge de l'enquête et se trouve mis sous pression de sa hiérarchie pour obtenir la résolution rapide de l'enquête alors qu'il a sous la main un coupable idéal. L'inspecteur est amené a s'interroger sur lui même, son travail et en se torturant quelque peu les neurones dans une a^^roche introspective sur lui même. Et je me suis perdu...
Je sors de la salle à l’instant et je n’ai rien compris à ce film qui au vu de la BA m’avait bien séduit. L’enquête tourne en rond et mène à rien , une vraie banane
Dans le paysage du cinéma chinois contemporain, le polar se taille une belle place, symbolisée par la réussite du cinéaste Diao Yinan (Le lac aux oies sauvages).
Ajoutant sa pierre à ce mouvement, Shujun Wei nous offre ici une version noire et parfois lynchienne de la traditionnelle traque du tueur en série.
Si le début du film brille par sa maîtrise et sa noirceur poisseuse, on est ensuite assez rapidement perdu dans un labyrinthe mental dont on ne comprendra que tardivement qu'il reflète (au moins en partie) les hallucinations de son personnage principal, à l'évidence souffrant de troubles psychologiques.
Je trouve que cette option nuit un peu au plaisir que l'on éprouve à suivre une enquête qui s'annonçait passionnante, mais il faut reconnaître qu'elle donne à Only the river flows une aura particulière, qui flirte avec le fantastique.
Un polar d'une rare sophistication, réservé aux aventuriers de l'esprit.
Je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’en ressors frustré. La réalisation sombre est bonne avec des séquences réussies et soignées. Mais c’est le genre de film onirique, que j’ai du mal à apprécié. En effet on ne sait pas quand on est dans le réel ou dans un rêve du point de vue de l’inspecteur. Du coup il règne un flou total, ou même des scènes se contredisent, au final on n’as pas vraiment d’explications. Après ça reste un film politico-policier intéressant, encore faut-il avoir toutes les références sur l’histoire politique de la Chine.
Derrière un polar très ordinaire se cache une fidèle reconstitution de la vie en République populaire de Chine du temps (1991 dans le film) où les camarades policiers jouaient au ping pong et où le chef du centre de police local peignait dans son bureau.... l'acteur principal est brillant....un retour vers le passé convaincant....