À Marseille, en pleine canicule, dans un appartement, 3 femmes font face à leur mystérieux voisin, objet de tous les fantasmes…
Deux ans après son premier long-métrage (Mi iubita mon amour - 2022), Noémie Merlant délaisse la comédie romantique pour celui de la satire misandre oscillant entre plusieurs genres cinématographiques (la comédie, l'horreur et le fantastique), le tout, sur fond de violences sexistes et sexuelles.
Dénoncer les travers de la société machiste et patriarcale peut être une bonne ou une mauvaise idée (difficile de ne pas repenser au désastreux Kung-Fu Zohra - 2022). Sauf qu’ici, la réalisatrice se plante en beauté du début à la fin. Sa comédie burlesque et grand-guignolesque façon Almodóvar devient rapidement indigeste (on jurerait avoir passé toute la durée du film dans une basse-cour, elles ne cessent de hurler, s'engueuler, crier, pleurer, …).
La caractérisation des personnages est bizarrement fichu, entre Élise (grimée en une Marilyn Monroe pétomane, pourquoi ?¿), Ruby (une cam-girl toxique) et Nicole (dont le personnage reste superflu) et l’écriture complètement désordonnée et maladroite, pour ne pas dire bordélique. Noémie Merlant insiste lourdement pour dézinguer toute la gent masculine
(en d’autre terme, ce sont des beaufs et des porcs, entre le gros plan sur le type qui se gratte les burnes et l’autre ventripotent qui reluque les nanas topless sur leur balcon), ajouter à cela que les trois seuls mecs du film sont loin d’avoir un éventail de choix devant eux, puisqu’ils violent ou battent les femmes).
Sans parler des scènes à poil totalement gratuites (l’insistance de Noémie Merlant pour apparaître topless plus que de raison ou lorsqu’elle se retrouve les cuisses écartées face à son gynéco avec les spectateurs aux premières loges), sans oublier les scènes gores ou osées parfaitement inutiles
(les séquences avec le gland sectionné n’apportent strictement rien à l’intrigue principale, sans parler de la scène de l’éjac’ faciale pour surligner avec lourdeur et insistance la scène du viol conjugal).
En bref, la réalisatrice n’est jamais dans la demi-mesure et toujours dans la lourdeur de son propos, ça devient vite lassant et harassant.
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