Comédie horrifique et fantastique, coécrite et réalisée par Noémie Merlant, Les Femmes Au Balcon est un film tout juste moyen. L'histoire se déroule à Marseille pendant un été caniculaire, et nous fait suivre trois jeunes femmes vivant en colocation dans un appartement avec un vaste balcon, qui contemplent leur mystérieux voisin d'en face visible à ses fenêtres. Après un petit accident de voiture impliquant l'une des trois filles et l'homme, elles sont invitées par ce dernier à venir passer la soirée chez-lui. Après avoir bien bu, Elise et Nicole rentrent, laissant Ruby seule avec Magnani qui veut faire une séance photo. C'est alors qu'un drame se produit. Ce scénario n'est malheureusement pas une grande réussite à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Si l'intrigue débute de façon prometteuse, plus les minutes passent, et plus celle-ci devient confuse et brouillonne. On se demande ce que veut raconter le métrage qui semble avoir déjà tout dit au bout de trente minutes. Hélas, on comprend vite que ce script bâclé n'est qu'un prétexte pour nous cracher au visage un discours ultra féministe à vomir. Car oui, celui-ci ne fait preuve d'aucune nuance, se contentant seulement de faire passer tous les hommes pour des bourreaux et toutes les femmes pour des victimes, avec une réflexion digne d'un enfant en bas âge. Résultat, tout est entaché par cette idéologie nauséabonde cherchant la division malgré quelques scènes de bonne facture. Féminisme oblige, on a le droit à une importante dose de nudité et de sexe non consenti, car oui, il semblerait que leur discours ne se limite qu'à l'aspect sexuel. Etre féministe c'est montrer ses seins. C'est vrai que cet argument de poids donne une belle image de la femme. Cautionner cela est vraiment néfaste et fait plus de mal à la cause que de bien. Le ton se veut lui gentiment violent et cyniquement amusant. L'humour sanglant parvient à tirer quelques sourires mais est très loin d'être drôle. L'ensemble est porté par des personnages clichés, interprétés par Souheila Yacoub, Sanda Codreanu et Noémie Merlant en personne pour le trio de femmes. Elles sont entourées par Lucas Bravo, Nadège Beausson-Diagne ou encore Christophe Montenez. Tous ces individus entretiennent des rapports uniquement basés sur la chair. Des échanges soutenus par des dialogues sans profondeur et beaucoup de cris d'hystérie. Sur la forme, la réalisation de la cinéaste française s'avère plutôt bonne. Sa mise en scène très en mouvement fait constamment tourner sa caméra, au point de finir par fatiguer tant elle ne prend jamais le temps de se poser. Elle évolue dans une citée phocéenne plongée sous une chaleur écrasante peu mise en avant. Ce visuel paradoxalement aussi lumineux que sombre est accompagné par une très bonne b.o. signée par Uèle Lamore. Ses compositions aux sonorités éclectiques sont appréciables et ont un véritable impact sur les images. Reste une fin moralisatrice tout aussi peu intéressante que le reste du message, venant ainsi mettre un terme à ce brûlot anti-mâles. En conclusion, Les Femmes Au Balcon est un film ne méritant pas le coup d'œil, même pour se le rincer.