278 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
47 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
25 critiques
3
15 critiques
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Paula Colo
5 abonnés
26 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 décembre 2023
J'ai beaucoup aimé. Un film touchant et une histoire recherchée qui donne de l'espoir dans l'évolution de la condition des femmes dans les pays orientaux. De nombreux thèmes sont abordés et le films fait traverser plusieurs émotions : admiration, tristesse, colère... Bravo également aux actrices principales que je découvre et qui tiennent parfaitement leur rôle!
Présenté à "un certain regard" (Cannes 2023), ce premier film d'un cinéaste Soudanais, revient en pointillé sur les années qui précèdent l'indépendance du Sud Soudan en 2011.
Au travers d'un scénario qui repose sur la rencontre tragique entre une soudanaise arabo musulmane et une de ses compatriotes noire et chrétienne ( leurs deux communautés sont en conflit ouvert) " Goodbye Julia" propose une réflexion sur le racisme, la société patriarcale et la place réservée aux femmes, les classes sociales, l'émancipation et la liberté comme valeur fondamentale pour naître à soi-même.
Réalisé avec un budget restreint ( la plupart des scènes se concentrent dans des intérieurs et ne montrent malheureusement pas grand chose des paysages du pays), on ne peut dénier à cette réalisation une qualité de propos.
Toutefois, la mise en image, certes pas inintéressante, ne permet toutefois pas de hisser ( selon moi) ce long métrage à un niveau exceptionnel, malgré son charme et l'intérêt qu'il suscite.
Le regard porté par le cinéaste au conflit lui même ( il durait depuis plusieurs décennies, fut particulièrement meurtrier et reprendra même par la suite au sein du sud Soudan indépendant) est tout de même victime de son trop grand manque de didactisme pour un regard hexagonal.
C'est toutefois l'occasion pour le spectateur motivé de porter un regard plus attentif sur ce conflit peu traité et médiatisé sous nos latitudes. Mais ce sera alors avant ou après la projection.
Très beau film ! Rare déjà d'avoir la chance de voir un film soudanais. Le contexte politique est présenté sans appuyer dessus, et l'histoire est traitée avec suffisamment de suspense pour que l'on soit tenu pendant toute la projection (et au-delà). Les acteurs sont très crédibles ainsi que le développement des relations entre Mona et Julia, toutes les deux victimes d'une culture machiste ancestrale, dont on sent quelques fissures apparaître. Et d'ailleurs est-ce qu'on ne ressort pas de ce film avec un peu d'espoir, la paix ne pouvant venir de toutes façons que des femmes ?
Superbe film, à voir absolument... Une histoire très émouvante sur la capacité à cohabiter entre communautés. Une mise en scène soignée très fluide et 2 actrices très justes...
Très belle mise en images et en situation d'une de ces inextricables guerres ethniques et religieuses plus que jamais d'actualité. Les acteurs et les situations sont, malheureusement, hyper crédibles. Magnifique photo et lumière qui, malgré un sujet lourd, nous permet de prendre du plaisir à suivre ce drame antique et pourtant si actuel.
Un film soudanais, c'est rare... mais en plus on ne s'attend pas à un tel film au suspens et aux ressorts psychologiques à la Hitchcock qui nous tiennent en haleine du début à la fin. Il ne faut rien dire - le démarrage est un coup de poing dans le ventre. Le récit va de 2005, l'accord de paix, à 2010, l'indépendance du Sud-Soudan et le contexte politique national est étroitement imbriqué à l'intimité des protagonistes. Aucun n'est caricatural. Le mensonge et la manipulation règnent en maîtres et rien n'est aussi simple qu'il n'en a l'air. Une réussite impeccable.
Julia vit avec son mari et leur fils Daniel dans un Soudan frappé par les violences urbaines entre sudistes et nordistes. Un jour, cette dernière perd son mari assassiné par un nordiste. Mona, a l’origine de ce drame va alors opérer un rapprochement avec Julia et se lier d’amitié avec elle. Le début d’une histoire bouleversante. C’est très bien filmé, l’histoire est puissante et sublime. Un très beau film.
Le réalisateur soudanais Mohamed Kordofani a situé l'intrigue de son film en 2005, année où les Soudanais du sud, victimes de racisme et de discriminations, décident de faire sécession avec les Soudanais du nord. C'est à travers l'amitié solide et singulière qui unit deux femmes que le propos va prendre forme. Le scénario est rempli de nuances et de niveaux de lecture, articulé autour d'une quête de réconciliation. De nombreux sentiments tissent cette histoire qui donne à voir deux superbes portraits de femmes, magistralement interprétés par Siran Riak et Eiman Yousif. Un film fort qui s'inscrit dans un contexte souvent négligé et rarement abordé sur nos écrans de cinéma.
Goodbye Julia est un film bouleversant, qui brille par sa justesse et pas la qualité de sa réalisation. La mise en scène et la photographie sont à couper le souffle et mettent parfaitement en valeur un duo d'actrices brillantes. Bien que prévisible, le scénario parvient à aborder un grand nombre de problématiques spécifiques à la société soudanaise, mais qui revêtent une universalité troublantes sur les rapports de dominations entre classes, entre religions, et entre ethnies. Un véritable bijou de cinéma qui ne laissera personne indifférent.
Deux femmes dans un soudan en pleine mutation qui n 'auraient jamais dû se rencontrer. Une aisée et musulmane . l autre pauvre et chrétienne. la seconde devenant "bonne " chez la première. Mensonge . culpabilité . malgré tout une complicité se créé entre ses 2 femmes. véritable ou pas ? Qui sait quoi de cette rencontre ? Interprétation des comédien-e-s au top.
John Garang est investi vice-président du Soudan le 9 juillet 2005 mais meurt le 30 juillet 2005, avec 13 autres personnes, dans un accident d'hélicoptère, quelques mois après la signature d’un accord de paix, en revenant d'une rencontre à Kampala avec le président ougandais Yoweri Museveni. Ce dernier n’exclut pas la possibilité d'un assassinat …La rue de Khartoum est alors embrasée par des émeutes liées aux antagonismes entre les populations majoritairement noires et chrétiennes du sud du pays et les populations principalement arabes et musulmanes du nord. Ce contexte politique est présent tout au long du film de Mohamed Kordofani « Goodbye Julia » ... Mona, ex-chanteuse est marié à Akram ou, plutôt, remariée, car, se montrant jaloux d’un membre de l’orchestre dont Mona était la chanteuse, Akram avait divorcé de Mona et n’avait accepté de l’épouser à nouveau qu’à deux conditions : qu’elle promette de ne plus chanter et qu’elle promette de ne plus mentir. Mona et Akram sont des soudanais du nord, ils sont musulmans et ils font partie de la bourgeoisie du pays. ...En rentrant en voiture, Mona renverse l’enfant d’une famille de réfugiés sudistes, et prend la fuite…Son mari, sans savoir ce qui s’est passé, tue le père de l’enfant qui la poursuivait à moto. Comme Akram est un notable il s’arrange avec des proches à dissimuler le meurtre et le corps… Rongé par le remords, Mona retrouve la jeune veuve, Julia, la recrute comme domestique, la loge avec l’enfant sans jamais rien révéler ni à elle, ni à son mari… C’est cette relation entre deux femmes que tout, a priori, séparait que Mohamed Korfani a choisi de traiter pour exposer le drame, ou, plutôt, les drames du Soudan qui ont fini par aboutir à la sécession du Soudan du Sud à la suite du référendum de janvier 2011, sans pour autant arriver à pacifier cette région du monde. C’est un beau et subtil film que ce « Goodbye Julia » où petit à petit se noue entre deux femmes que tout sépare, une complicité qui fait fi des hommes, du racisme, de la religion… Envers et contre tout manichéisme, c’est l’histoire d’une complicité qui naît sous le sceau d’un secret pesant dont la possible révélation créé le suspense. C’est le récit d’une émancipation féminine où Eiman Yousif (Mona) et Siran Riak (Julia) brillent dans les deux rôle principaux…Ce film a reçu le prix de la liberté dans la section Un certain regard à Cannes, et représentera le Soudans aux Oscars…Un seul reproche, le film est un peu long…