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Si seulement je pouvais hiberner
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Helene Tourbine
25 critiques
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4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Un ado et ses petit·e·s frère et sœur doivent se débrouiller seul·e·s, sans leur père mort prématurément ni leur mère alcoolique. L’aîné néglige sa scolarité pour subvenir à leurs besoins. Ainsi résumé, Si seulement je pouvais hiberner pourrait faire passer un film des Dardenne pour une comédie romantique, mais l’énergie de ce film est bien plus positive que son fil narratif et repose en grande partie sur le jeune comédien Battsooj Uurtsaikh, dont c’est le premier rôle. La caméra ne le lâche jamais, tel une Rosetta des faubourgs d’Ulan Bator, dont apparait nettement la ségrégation spatiale entre immeubles modernes aux allures de métropole internationale, et quartiers de yourtes à perte de vue, chauffées au charbon et qui font de la capitale mongole l’une des villes les plus polluées du monde. Le talent du gamin pour la physique lui permet de rêver à un horizon plus dégagé, le concours national ouvrant la voie d’une école à l’étranger. Aidé par des voisins attentifs, soutenu par un enseignant encourageant, il est tiraillé par entre son envie de sortir de la misère et la trahison familiale d’un tel départ. Un beau portrait dans un contexte assez peu filmé, les films Mongols se faisant rares sur nos écrans.
Portrait émouvant et chaleureux (malgré un scénar très balisé) d’un ado courageux des quartiers pauvres d’Oulan-Bator qui tente de combiner la lutte pour la survie de sa fratrie et la poursuite de ses études dans l’espoir d’une vie meilleure. 3,25
Un film qui trace un horizon à travers les rêves, ambitions et désillusion d'un adolescent (et sa famille) dans un bidonville de Mongolie. Rien de plombant mais un ton juste et l'espoir, enfin, au bout... A voir!
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3,5
Publiée le 12 juin 2024
"If Only I Could Hibernate" est un film mongol, mais son histoire est universelle. On suit Ulzii, un adolescent surdoué, qui est tiraillé entre l'avenir qui s'offre à lui et les difficultés du présent. Il vient d'un milieu très pauvre avec une mère alcoolique envers laquelle il se montre odieux, mais il n'hésite pas à assumer une sorte de figure parentale et des responsabilités familiales pour le bien-être de ses frères et sœur. Un drame sur le passage à l'âge adulte classique sur le papier, mais raconté avec une grande authenticité. De plus, le fait que l'histoire se situe en Mongolie est un vrai plus, car cela permet d'évoquer la situation du pays avec les conditions rudes de l'hiver et une partie de la jeunesse sans véritable perspective d'avenir. Ulzii n'est pas toujours le plus aimable, mais je l'ai trouvé très attachant. Un garçon très fier, mature et généreux qui refuse d'être vu comme un mendiant et qui est prêt à risquer son avenir pour subvenir aux besoins de sa famille. Au final, ce premier long-métrage de Zoljargal Purevdash est un beau drame familial sur les sacrifices, l'importance de l'éducation, la transmission et l'entraide qui est dépaysant et porté par des acteurs naturels.
Univers bienveillant qui dégage de l'empathie pour cet ado, charge de famille dans cette yourte non chauffée en plein hiver en Mongolie. Une fratrie d'un autre père, une mère illettrée alcoolique qui les abandonne, pas d'argent pour se nourrir, se soigner et se chauffer : la charge est effectivement lourde pour notre héros. Heureusement il y a ce professeur de physique, et ce couple de voisins charitable! Mais que tout ceci est triste et engourdi!
Tout droit sorti de Mongolie, "Si seulement je pouvais hiberner" suit le quotidien ardu d'un adolescent résidant dans un quartier défavorisé. Le film illustre son engagement sans faille à assurer les besoins essentiels de sa famille tout en se préparant pour un concours de sciences afin d'obtenir une bourse d'études. Le jeune comédien Battsooj Uurtsaikh captive l'attention du public par son interprétation empreinte de positivisme, malgré les défis complexes auxquels son personnage est confronté. Présenté à Cannes en 2023, ce premier film séduit par sa capacité à susciter l'empathie.
J’ai beaucoup aimé. On découvre une autre face de la vie des Mongols sans le folklore réservé aux touristes. La fin est pleine d’espoir car il en faut.
La pauvreté est un des états universels indépendants du pays et se la culture. Tout en subtilité sans essayer de tirer les larmes du spectateurs un film à voir
en étant moi même mongole,j'ai beaucoup aimée,ce fil reflètent la partie pauvre de oulan-bator et ce film fais réfléchir,moi qui habite en France de la chance que nous avons.
Ce film nous emmène en voyage au pays de la misère. Il se trouve que l’histoire se déroule en Mongolie, mais cela pourrait être partout ailleurs dans le monde. En effet, comme partout, la richesse est là, juste à côté, mais elle n’est pas équitablement partagée. Et nos jeunes héros ne sont pas nés de parents qui la possède. Les auteurs du film vont donc s’attacher à faire se dérouler sous nos yeux toutes les difficultés que l’on doit surmonter lorsque, aussi intellectuellement brillant que l’on soit, on veut mener une vie semblable à celle qui s’offre aux individus de l’autre milieu quand on n’en fait pas partie. C’est filmé, mis en scène, interprété avec une extrême finesse. Un film à voir sans modération !
Loin de la Mongolie pour touristes, ce film relate la vie d'une famille dans les "ghettos" d'Oulan Bator, la capitale. Quelle force, quel courage et quelle résilience chez ces trois enfants dont l'aîné se bat au quotidien pour sauver sa famille, Face à une mère désespérée qui a sombré dans l'alcoolisme, l'aîné lutte au quotidien, aidé dans la mesure de leurs moyens par sa sœur et son frère. Son intelligence, son don pour la physique, l'aide d'un professeur tenace et d'un couple de vieillards vont sortir cette famille bouleversante de la misère. Ce n'est pas un conte de" fées" mais la réalité d'un pays dont les habitants quittent leur mode de vie ancestrale, attirés par les promesses vite déçues de la ville. Quelques plans de très beaux paysages opposés à la pollution effrayante de la capitale où les pauvres chauffent leur yourte avec les moyens du bord. A voir absolument.
Ulzii, adolescent mongol tente de pallier l’absence d’un père et la défaillance d’une mère pour permettre à ses frères et soeurs de survivre, tout en rêvant d’un futur en phase avec ses facultés. Coup de coeur pour cette fiction qui nous emporte entre la ville et la campagne mongoles, au travers du combat quotidien de ce jeune personnage très incarné qui fait tout pour apporter le minimum vital à sa fratrie. Un jeune réalisateur, une première sélection officielle pour un film mongol, des images sublimes et une histoire sociale dépeignant avec force la condition de ces enfants livrés à eux-mêmes.