Si seulement je pouvais hiberner
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2024
Dans la banlieue d’Oulan-Bator, les ruraux ont quitté leur campagne pour venir chercher une vie meilleure en ville. Ils y trouvent surtout la misère, la précarité et l’isolement dans des bidonvilles. Hallucinant toutes ces yourtes autour de la ville ; c’est le Rio mongole, elles sont le dernier témoignage culturel de ce peuple nomades ; les yacks en moins. Et c’est une donnée hyper importante, pas de bouses pour se chauffer ; les yacks produisent du lait et des bouses ; sans yack, se chauffer et manger coute cher. Ce film nous montre bien toute l’absurdité de l’exode rural. Le seul point positif serait l’éducation et l’ascension sociale que permettrait la scolarisation des jeunes. Mais quand ton souci est la survie dans un pays au climat hivernal hostile ; même les enfants à haut potentiels peuvent ne pas saisir cette opportunité. Ce film, au travers de l’histoire d’un ado doué pour les sciences qui doit aussi participer à la survie de sa famille, nous raconte ce difficile conflit intérieur chez ces néo citadins à la marge de la société. On comprend très vite le titre du film ; s’ils pouvaient hiberner quelques mois, çà résoudrait leur problème de nourriture et de chauffage.
La Mongolie fait beaucoup moins rêver vu sous l’angle du désastre de l’exode rural ; on est loin des paysages magiques des grandes plaines désertiques vu dans « Le chien jaune de Mongolie ».
Très académique et au scénario bien sage ; la jeune réalisatrice déroule son film sans surprise ; il a le mérite de montrer la standardisation de notre monde jusque dans la misère.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Kiki Etu
Kiki Etu

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2024
Il y a des films, comme ça, peut-être imparfaits, mais auxquels nous n’avons aucune envie de chercher des poux dans la tête. Comme celui-ci. Un premier long-métrage en plus !

Le film est à la fois un récit d’initiation, l’apprentissage de l’adolescent Ulzi. Et un tableau social, qui nous dévoile une Mongolie d’aujourd’hui, sans ses steppes. Celle où essaiment, autour de sa capitale Oulan-Bator, de nouvelles banlieues peuplées de familles en exode, qui ont renoncé au nomadisme. Celle aussi où on donne la priorité à l’éducation des jeunes.

Ulzi fait face à un double défi. Il doit prendre en charge son frère et sa sœur, après le départ de leur mère illettrée et souvent alcoolisée depuis la mort de son époux, qui est repartie vivre à la campagne pour trouver du travail. Cela signifie, pour lui et sa fratrie, se démener pour survivre, trouver jour après jour de quoi chauffer le yourte et se nourrir.

Mais Ulzi doit aussi se préparer pour un concours national de physique, très prisé en Mongolie, qui lui permettrait de décrocher une bourse d’études universitaires.

Contrairement au titre du film, « Si seulement je pouvais hiberner », phrase prononcée par son petit frère, Ulzi et ses cadets ne renoncent jamais. On ne dévoilera rien des petites combines délinquantes d’Ulzi ni de ses rencontres salvatrices qui apaiseront sa colère envers sa maman et le remettront sur les rails de l'école.

Ce film m’a passionné par sa narration et l’équilibre que la réalisatrice mongole, Zoljargal Purevdash, a dessiné entre portrait intimiste et fresque sociale. Il m’a profondément touché par son humanisme et sa justesse, la fragilité autant que l’énergie et le courage de ses personnages, le jeu sans jeu des acteurs, la beauté des plans à leur hauteur ou en légère contre-plongée. Sa leçon de vie. Sans misérabilisme. Avec de la joie même. Et en prime, du rap mongol et des shots de vodka...

On écoutera-lira avec intérêt l’interview de Zoljargal sur RFI. Elle nous parle des multiples enjeux de l’éducation en Mongolie, en particulier pour les garçons, bien moins scolarisés et instruits que les filles. L’éducation comme seule voie sûre pour échapper au « cycle de la pauvreté ».
Chanblo
Chanblo

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2024
Dans un pays hard un jeune va se battre pour réaliser ses rêves !
Ce peuple n'exprime pas ses sentiments d'une manière très spontanée , on est en Mongolie et comme les paysages froids le peuple est à son 8mage
Mais ce jeune homme fait preuve de beaucoup de courage .....
Marie-Christine Julien
Marie-Christine Julien

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2024
L'hiver, en banlieue de la capitale de Mongolie, une belle yourte temoin d'une prospérité passée , la mère veuve survit avec ses 4 enfants dans le froid. Très beau, confrontation avec la ville moderne, absurdité des services sociaux qui apportent un filtre à gaz électrique alors qu'ils n'ont plus ni courant ni charbon pour se chauffer.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2024
un film au sujet plutôt banal, dans un pays qui lui ne l'est pas. Cependant peu de différence entre ils aspirations de ces jeunes mongols et ceux d'ici.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2024
Ulzii vit dans un quartier populaire avec sa mère et ses frères et sœurs. Il va à l’école et souhaite faire des études malgré l’injonction de sa mère à travailler. Lorsque cette dernière doit s’absenter, c’est donc lui qui doit prendre le relais, tout en continuant à étudiant pour obtenir une bourse. C’est très beau, les images sont magnifiques.
monCinemajm07
monCinemajm07

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2024
Bel hommage à cet enfant de mère veuve et alcoolique, brillant élève, obligé de s'occuper de son frère et sœur cadette, seul à la ville quand da mère reste dans la cabane familiale en campagne avec le plus jeune fils.Tirallé par la volonté de s'en sortir en gagnant un concours de physique permettant une bourse puis une scolarité dans les grandes écoles étrangères.Difficld'etre bonne quand on manque de tout.
C'est une très bonne analyse, l'etudiant joue naturellement et très bien comme tous les personnages
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2024
La Mongolie n'est pas particulièrement réputée pour être un pays de cinéma. Grand état de quelques 1,5 millions de kilomètres carrés pour 3 millions d'habitants, c'est un pays enclavé entre la Russie et la Chine qui est principalement (pour ne pas dire quasi-exclusivement) connu pour son histoire riche ; avec, notamment, la constitution du plus grand empire de tous les temps (Exception faite de l'Empire Britannique) sous Gengis Khan et ses successeurs. Bien. Mais passé le récit historique, que sait-on au fond de ce pays steppique, composé d'une population historiquement nomade ? Pas grand chose. Et c'est pour cette raison que le film de Zoljargal Purevdash est d'un grand intérêt. L'histoire d'Ulzii n'est pas seulement celle d'un miséreux qui doit s'occuper de son frère et de sa sœur ; c'est celle d'un enfant qui cherche à s'en sortir, avec l'espoir de pouvoir un jour aider sa famille. Probablement le destin de beaucoup d'enfants mongoles, dans un pays ou une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ainsi, c'est en saisissant cette misère humaine sous ses traits les plus marquants (Privations, mendicité, l'orgueil ou la fierté c'est selon, qui pousse à s'isoler des autres, à ne pas demander d'aide pour rester "fort" ou, surtout en fait, pour ne pas paraître faible) que la réalisatrice parvient à émouvoir. spoiler: J'ai, personnellement, été très touché par la scène ou la mère rentre dans la Yourte en état d'ébriété. La réaction des enfants est criante de vérité : La chaleur qui se dégageait de leurs rires un instant auparavant, s'estompe immédiatement pour ne plus laisser place qu'à un climat de tristesse.
Le grand "réalisme" qui se dégage effectivement de l'ensemble de l'œuvre, que ce soit dans le caractère ou les agissements des personnages, est la marque du caractère universel de l'histoire qui est racontée.

De façon plus générale, Si seulement je pouvais hiberner donne un certain regard sur la Mongolie contemporaine. Riche en ressources, le pays compte sur la croissance du secteur primaire de l'extraction minière pour assurer son développement. S'il n'entre pas dans le propos de Zoljargal Purevdash d'en montrer les effets autrement que par la brève vision d'immeubles en construction, elle n'oublie pas pour autant de rappeler que la Mongolie est un pays en plein développement, aux besoins gigantesques. Comment comprendre, autrement, le concours de physique auquel Ulzii participe ? Passant furtivement, le discours d'ouverture du concours semble confirmer cette idée.
Outre les paysages, outre la musique, cette misère qui s'étend aux pieds de la partie la plus privilégiée de la population mongole fournit à la réalisatrice l'occasion de jouer des contrastes d'Oulan-Bator. L'histoire d'Ulzii et de ses frères et sœurs se situe surtout en marge du centre de la capitale, dans ces quartiers de yourtes ou s'entassent des milliers de gens venus chercher une meilleure vie dans cette capitale polluée. Ainsi, quand les immeubles communistes apparaissent, on saisit immédiatement un peu du cœur de ce pays. Car du cœur, ce pays en a, c'est un certitude. Et là est l'une des dernières grandes qualités du film : Il nous partage un peu de sa chaleur. Humaine, j'entends. Entre deux plans du monde glacé qui s'étend au dehors, il ne cesse de nous réchauffer avec le professeur d'Ulzii, qui fait de son mieux pour accompagner son élève, ou encore les bienveillants voisins de la famille.

Alors, évidemment, Si seulement je pouvais hiberner est surtout l'histoire d'un gamin tiraillé entre le souhait d'aider son frère et sa sœur sans faire de vagues, et l'envie de s'en sortir. Mais c'est aussi une vision sans concessions de la Mongolie, qui invite à se plonger plus profondément dans le cinéma mongole, en commençant peut-être par l'œuvre de Byambasuren Davaa. C'est, en somme, un film poignant qui ne peut laisser indifférent.
Anne-Laure P.
Anne-Laure P.

36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Un joli film touchant porté par des acteurs justes. Pas de misérabilisme. Le parcours ardu d'un jeune garçon intelligent , courageux et fier qui subvient aux besoins de sa famille. Il résiste aux épreuves et s'empêche de demander de l'aide.
Sylvie F.
Sylvie F.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2024
C’est un film touchant avec des images magnifiques. Le personnage central a une pudeur remarquable, il se veut fort, il ne veut pas avouer sa pauvreté et son impuissance et ses larmes ne sortent que devant le vieil homme qui peut l’aider après la mort de son chien. C’est remarquable !
Sylvain Lamotte
Sylvain Lamotte

10 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2024
La langue mongole est incroyablement surprenante á écouter...
Un touchant récit au sein d'un pays aux conditions météorologiques presqu'hostiles...
On revient aux essentiels : se battre pour vivre, pour se réchauffer..
En tout cas ce film a très bien su trouver la chaleur pour réchauffer nos petits cœurs...

(Un beau conte sur la réussite scolaire au passage, n'allez pas couper du bois illégalement les enfants....travaillez à l'école !!!)
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2024
Voilà un bon conseil pour voyager sans dépenser de CO2.
Nous avons hiberné une après-midi à Oulan bator avec plaisir. La photographie de la capitale parait grise et imparfaite, mais en fait la ville est très polluée par le chauffage à charbon comme le Londres des années 50! Les personnages sont attachants, mais qu'il est difficile de leur arracher un sourire. Un premier film , dans le genre néoréalisme italien (le voleur de bicyclette) mâtiné de Ken Loach (hilarante visite des services sociaux, apparemment avec les mêmes travers quelque soient les pays....).
La fin est convenue, et on en sent que les moyens sont certainement limités, mais les personnages sont tellement sincères, en particulier le tête à tête du jeune lycéen avec son vieux voisin dégage une solidarité bien rare dans nos sociétés dites développées.
Cinéma -janvier 2024
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2024
ZOLA EN MONGOLIE !

Une belle histoire d’un garçon brillant aux belles valeurs challengées par sa situation. Voler pour la survie de sa famille ou préparer le concours national et choisir l’avenir? beaucoup de jolis moments et on se dit qu'on n'a pas à se plaindre...

Mon débrief sur ma chaîne YouTube "BLS Moviedebrief"
https://www.youtube.com/watch?v=RuUTqtkjp3g&t=3s
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2024
C'est une fiction à caractère documentaire. Elle nous fait découvrir la vie d'habitants modestes de la périphérie d'Oulan-Bator, en particulier une famille composée de la mère et de ses quatre enfants, dont un en bas âge. Le père est décédé et la mère parvient de moins en moins à joindre les deux bouts, malgré les contributions occasionnelles du fils aîné.

Celui-ci est face à un dilemme : soit il se lance franchement dans la vie active (pour subvenir aux besoins de ses frères et sœur), soit il met l'accent sur ses études, qui peuvent lui ouvrir de belles perspectives, puisqu'il est très doué en sciences.

La réalisation est soignée, avec de beaux plans paysagers (en extérieur) et une habile utilisation de l'espace, à l'intérieur des yourtes.

La tension dramatique est un peu trop appuyée à mon goût, mais l'on passe un bon moment, à la fois instructif et divertissant.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2024
Ulzii est un brillant élève que son professeur de physique encourage à se présenter aux Olympiades scientifiques. S’il l’emporte, il pourra décrocher une bourse pour une meilleure école et, qui sait, pour une université à l’étranger. Mais Ulzii est d’un milieu modeste. Sa famille a quitté la campagne pour s’installer en périphérie de la ville, dans une yourte que, depuis la mort de son père, sa mère, qui a sombré dans l’alcoolisme, peine à chauffer. Face à cette mère démissionnaire, c’est à Ulzii qu’incombe la responsabilité de trouver l’argent pour nourrir ses trois cadets.

La Mongolie et ses steppes intimidantes battues par un vent glacial n’ont fait qu’une entrée récente sur la scène cinématographique mondiale. Je me souviens de mon étonnement et de mon émerveillement en 2004 à la sortie de "L’Histoire du chameau qui pleure". Et puis il y a eu "Le Chien jaune de Mongolie" en 2006. "Le Mariage de Tuya" en 2007, filmé par un réalisateur chinois, avait été tourné en Mongolie intérieure, côté chinois. Ce même réalisateur, Wang Quan’an, a franchi en 2020 la frontière pour s’affranchir de la censure chinoise, et réalisé en Mongolie "La Femme des steppes, le Flic et l’Œuf".

"Si seulement je pouvais hiberner" (dans son titre original "Баавгай болохсон", "Baavgai Bolohson", signifiant littéralement « Si seulement j’étais un ours ») inaugure un sous-genre dans le cinéma mongol dont les quelques précédents reproduisaient, au risque de la répétition, le même schéma : l’histoire d’une famille nucléaire vivant sous sa yourte, au cœur de la plaine déserte, soudainement percutée par l’irruption de la modernité – le cinéma de Pema Tseden ("Tharlo, le berger tibétain" en 2018, "Jinpa, un conte tibétain" en 2020, "Balloon" en 2021) en constituant le pendant tibétain. Ici, la famille nucléaire campagnarde a migré en ville. Une ville filmée en mode documentaire dans un brouillard givrant dont l’opacité trouve sa cause dans la pollution qui y règne. La famille de Ulzii vit misérablement à sa périphérie, sur un terrain où elle a posé sa yourte, comme si son installation précaire n’avait pas vocation à durer. Sa pauvreté contraste avec les immeubles du centre-ville où la tante d’Ulzii, qui, elle, a fait des études et un beau mariage, est désormais installée.

"Si seulement je pouvais hiberner" pâtit de la naïveté de son scénario écrit d’avance. Il suit une ligne prévisible : celle du parcours dickensien en diable d’un adolescent méritant qui devra trancher quelques dilemmes douloureux (sécher ses cours au risque de compromettre ses chances de succès au concours pour gagner l’argent nécessaire à soigner son frère poitrinaire) avant de voir ses sacrifices récompensés. Pour autant, on se laissera attendrir par ce gamin sympathique – qui a connu, dans son enfance, les mêmes conditions de vie que le personnage qu’il incarne – et par ce feel-good movie dépaysant, présenté à Cannes le printemps dernier dans la section Un certain regard.
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