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Simon Bernard
206 abonnés
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4,0
Publiée le 24 mai 2023
Dans l'Iran contemporain, il n'est pas aisé de naviguer entre les nombreuses règles religieuses, politiques, et les abus qui en découlent. Une série de personnages vont se confronter à la lourdeur administrative du pays dans une suite de petites saynètes représentant la vie de tous les jours. En salle le.
spoiler: Terrestrial Verses est une réalisation courte et impactante qui ne tourne pas autour de son sujet mais l'affronte de face. Les mises en situation présentées sont brutes et nous mettent nous spectateurs occidentaux face à des démarches faciles qui là-bas deviennent complexes voire dangereuses. J'aurais apprécié un lien final entre les différents personnages montrés dans le film.
L’écriture est aussi ciselée que la réalisation est pauvre. Certes le message passe avec un humour cynique et dénonciateur mais un peu de liant entre les chroniques aurait donné plus d’homogénéité à ce qui reste finalement une succession de sketchs qui pourrait se contenter du petit écran.
Un témoignage concis, en une dizaine de portraits mis en scène avec un humour sec et une précision impitoyable, sur la monstruosité du système Iran. Les bureaucrates des Ayatollas exercent un pouvoir absolu sur les citoyens, que ce soient des hommes ou des femmes, et poussent leur vice à l'extrême, on dirait que c'est la seule forme de libido qui est autorisée dans ce pays, à l'avantage de qui est en haut de la hiérarchie.
La premiere scene donne le ton. Deux minutes sur une vue de teheran , cela va être long , et toutes ces petites histoires filmés en plan sequence rend le film inintéressant. Pourtant la dénonciation de travers de la société iranienne est présente mais cette forme de cinema ne la sert pas.
Le fond est intéressant, mais je n’ai pas du tout adhéré a la forme vraiment très particulière de la mise en scène. On a droit à 9 histoires différentes avec une manière de filmer très spéciale où à chaque fois quasiment un seul personnage est visible, ce qui rend le visionnage du film assez vite pénible et ennuyeux…
Moyen c est juste ce que j en pense. Des scènes de vie à Téhéran certes mais non liées entre elles donc une succession de scènes sur une durée d 1h15 chrono.scènes malheureuses qui se ressemblent puisque relatives à l omniprésence d’une religion. On n y voit que des personnes en butte à l administration, un recruteur, un commerce ou ne sont evoquees que des choses qu on savait déjà depuis des années: l intégrisme religieux en Iran est toujours présent et les habitants continuent à s’y heurter.
Voilà sans doute un des meilleurs films de ce début d'année, avec INCHALLAH MON FILS. Le cinéma Iranien nous donne encore une grande leçon de mise en abîme de ce qu'il se passe dans le pays, à ces 9 courtes histoires. À voir absolument !
9 courtes scènes de la vie quotidienne à téhéran, où des individus affrontent les absurdités et difficultés de l'administration et des moeurs de la société islamique iranienne, en bref font face au régime actuel (le choix des plans fixes et des interlocuteurs invisibles renforcent d'ailleurs cette oppression) certaines prêtent à sourire, d'autres beaucoup mais alors beaucoup moins... le film est court (à peine plus d'une heure) mais on en ressort amer et un peu lessivé... à noter que les scènes d'introduction et de conclusion rappellent les versets coraniques cités dans le film et dans le titre original (pour ceux à qui ça avait échappé)
9 courts-métrages, comme subterfuge pour échapper à la censure iranienne.
9 scènes dialoguées sur des situations de vie assez ordinaires (entretien d'embauche, enregistrement à l'état civil, visite au commissariat, shopping et essayage dans un magasin d vêtements, convocation chez la Directrice d'un lycée...).
9 plans fixes sur le citoyen qui subit l'ordre établi, face à l'autorité qui reste toujours hors champ. Une forme assez radicale mais en parfaite adéquation avec le propos : le plan fixe pour souligner la difficulté à faire bouger les choses et l'absence de contrechamp pour illustrer l'impossibilité du dialogue. Un dispositif qui de par son côté répétitif peut petit à petit faire perdre de la force au film.
9 situations venant illustrer la difficulté à vivre au quotidien sous la censure Iranienne.
9 personnages confrontés à la pression administrative, religieuse, policière ou patriarcale en Iran.
9 occasions de se sentir révolté face à l'oppression vécue par ces citoyens et face aux atteintes à leurs libertés.
9 saynètes à l'intérêt at aux qualités variables. On retiendra surtout cet entretien d'embauche qui fait froid dans le dos et plus généralement les forces et l'énergie déployées par l'ensemble des personnages pour lutter contre cette mécanique froide. Des citoyens éclairés, qui frappent par leur lucidité, et leur humour parfois, lorsqu'ils qui mettent en lumière l'absence de sens des lois qui les régissent.
9 occasions qui nous rappellent à quel point le cinéma est nécessaire pour témoigner et alerter.
Pendant la projection de ce film, une bande dessinée m'est revenue en mémoire : SOS bonheur de Griffo et Van Ham. Où quand le système devient absurde, bureaucratique et liberticide, la population finit par se révolter. Si dans la BD c'était un choix volontaire des gouvernants pour mieux contrôler le peuple via la révolution. Ici, c'est malheureusement la réalité d'un peuple iranien, soumis aux diktats d'un régime islamiste. Et les fonctionnaires et autres affidés font du zèle jusqu'à la caricature. En 9 séquences, on voit toute l'absurdité d'une telle dictature. Le tout a pour point commun, des personnes qui sont en dehors de ce système ou du moins qui n'y adhérent pas. La dernière scène nous montre que tout cela est bien fragile. Et qui sait, pourrait s'écrouler. En tout cas, on ne mesure pas suffisamment la chance que nous avons de vivre dans un pays comme la France. Malgré un système qui est parfois defaillant, nous conservons notre liberté. De parole, vestimentaire, de choix du prénom de nos enfants, de nous faire tatouer, etc. Un cinéma engagé qui nous fait réfléchir et qui pourrait éventuellement changer les choses. Les Iraniens et surtout Iraniennes méritent au moins cela. 16/20
Film-concept autour de neuf personnages, hommes et femmes, d'âges et de situations sociales différentes, habitantes et habitants de Téhéran. Toutes et tous sont confrontés à un pouvoir invisible, tout-puissant, dont les règles absurdes et/ou injustes s’immiscent dans les moindres détails de leur vie. Encore une fois, le cinéma iranien se révèle inventif, orignal, passionnant.
"Chroniques de Téhéran" bien noté par la critique, en compétition l'an dernier au festival de Cannes (Sélection un Certain Regard) est un drame social iranien assez pertinent. En effet les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami livre aux spectateurs à travers les portraits de 9 personnes une peinture de la société iranienne réaliste qui est décrite comme autoritaire, profondément radicalisé, patricialiste, sexiste, tyrannique et "malade" dans un film certes classique mais intéressant à visionné.
« Chroniques de Téhéran » (2024) co-réalisé par Ali Asgari et Alireza Khatami montre – si besoin en était- que l’Iran est un pays islamo-macho-policier et islamo-irano-culturel. Après une longue introduction sur Téhéran qui s’éveille, l’astuce est de montrer toute la perversion du système au travers de 9 petites saynètes avec des sujets d’âge croissant : un homme qui veut déclarer à l’état-civil la naissance de son fils David ; Selena une jeune fille en tenue européenne et casque audio aux oreilles mais dont la mère doit acheter une tenue pour la fête du collège marquant sa maturité religieuse ; Aram une lycéenne convoquée par sa cheffe d’établissement car elle a été vue arriver en moto conduite par un garçon ; Sadaf une jeune femme chauffeur de taxi convoquée pour une infraction routière … La grande astuce de ce film est de filmer toutes ces injustices en plan fixe, la caméra ayant toujours la place de l’autorité ! Les dialogues sont forts bien écrits avec une déformation des propos et des débordements d’autorité assez surprenants (cf. la demande par un DRH de mimer comment un vieux demandeur d’emploi fait ses ablutions) … A la fin la caméra nous ramènera au plan d’ouverture avec un grand décideur très âgé … mais je vous laisse découvrir cette fin inattendue ! Un film de 77 minutes qui ne manque pas d’humour malgré toute la gravité de son st. Un film percutant et sublime à la fois. Une seule question : comment a-t-il passer au travers de la censure ?
Jolies chroniques sur les déclinaisons et modalités de l’absurdité dans l’Iran contemporaine. Il n’est pas impossible que le message soit plus universel que cela.
Un choc. Ce film n'est pas un spectacle, c'est la mise en scène brutale et froide de la société iranienne. Pas une mais neuf histoires. Neuf histoires très simples, celles de femmes, d'hommes et même d'enfants dont on voit, à l'occasion d'une courte scène, comment la vie privée est surveillée et contrôlée par le régime théocratique des mollahs. Ce sont neuf plans-séquences, caméra fixe, un(e) acteur/actrice face caméra répondant à une voix. On ne peut faire plus austère en terme de mise-en-scène mais le procédé est diablement efficace. La voix d'en face, cet homme ou cette femme qu'on ne voit pas, est pareil(le) a un mur, avec lequel le protagoniste cherche en vain à négocier sa liberté. Telle est la réalité de l'oppression religieuse et politique : ici, pas d'histoire de prison ou de pendaison mais le récit de la violence quotidienne : interdiction de choisir le prénom de son enfant, d'écrire un scénario ou de se tatouer le bras. Ce sujet dépasse le cadre de l'Iran chiite. Cela montre le danger d'abandonner le pouvoir à des illuminés (qu'ils soient religieux ou politiques) à l'instar de la première scène qui rappelle étrangement la suggestion d'un ancien candidat à l'élection présidentielle française qui voulait établir une liste de prénoms autorisés. Un film fort.