Chroniques de Téhéran
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 février 2025
Dès le départ, quand j’ai lu dans le premier segment, « David », je me suis posé spontanément la question suivante : « Tiens, David est un prénom employé en Iran ? » spoiler: Mauvaise langue que je suis, le LFI pourrait me taxer d’islamophobe !
Ben non, je fus rapidement rassuré : mon interrogation était légitime ! « David » n’est pas un prénom autorisé par le pouvoir des Mollah. spoiler: Le père face caméra est invité par l’agent administratif hors champ à revoir sa position.


Ce premier plan fixe captivant teinté d’un humour grinçant donne déjà le ton du film et surtout de son dispositif artistique.
Une promesse tenue dans le second segment avec « Selena », petite fille entre 7 et 10 ans (je vois large !) ; elle danse face caméra avec aisance, porte des écouteurs et un sweat Mickey dans un magasin d’habillement. Là aussi, je suis étonné : Mickey, figure iconique de l’Amérique considérée comme Satan, est autorisé à s’afficher en Iran !? Pendant que sa danse ravit mes yeux, sa maman prépare la rentrée scolaire et demande conseil à la vendeuse. spoiler: Et petit à petit, la petite fille abandonne la danse pour revêtir des vêtements qui entravent sa danse
et par la même sa liberté de mouvement dans le futur.
Humour malaisant.

Bref, les plans suivants dévoileront une photographie sans concession de cette société iranienne. Un fonctionnement qui ne nous est pas vraiment étranger dans la mesure où nombre de films iraniens nous parviennent. Et force est d’avouer que tous ces films sont intéressants comme ces «Chroniques de Téhéran ».
Toutefois, je reconnais que la démarche artistique s’essouffle un peu vers la fin. On sourit jaune devant tant d’interdit, tant d’absurdité, tant d’hypocrisie.
La figure de Mickey n’est plus tolérée pour les adultes, la séquence de Farbod, le jeune tatoué m’a rassuré !
Enfin j’ai l’impression que le réalisateur Ali Asgari n’a pas connu la même mésaventure que spoiler: son personnage Ali lequel voit peu à peu son scénario censuré…
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
Des portraits de citoyens en but à l’administration iranienne inquisitoriale, tatillonne, ou de cette jeune et jolie femme à la recherche d’un emploi et qui ne cède pas à ce patron aux intentions plus que contestables. Ces hommes et ces femmes ont une dignité et un courage admirables. Ils nous touchent aussi par leur humour. J’ai aimé ce film où transparaît l’horreur de cette société répressive et injuste tout en laissant invisibles mais pas inaudibles ces petits tyrans omniprésents du quotidien.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Remarquables témoignages sur la vie quotidienne d'iraniens confrontés à une administration tatillonne et religieusement engagée.
Comment un régime, à travers les actes les plus banals d'un citoyen (naissance, permis de conduire, recherche d'emploi ...), matyrise et surveille son peuple.
Ce film (et non pas documentaire) est surtout une apologie de l'absurde, qui finit par détruire l'individu. Implacable.
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Neuf visages, une caméra fixe, une voix off expression de la brutalité, la cruauté et l’absurdité de ce régime. C’est tout, mais suffisant pour ressentir à travers ces neuf instants de vie les humiliations quotidiennes qui touchent tous les iraniens, partout, tout le temps. Œuvre essentielle.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2024
Le cinéma iranien n’en finit pas de nous offrir des films toujours plus passionnants dans leur diversité.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2024
Que ce cinéma iranien est puissant, d'autant plus ici avec une mise en scène minimaliste quasi documentaire. Durant ces neuf scénettes, on est abasourdi par la vie quotidienne marquée par une violence constante appuyé par des rapports de domination et un dogme éminemment puissant. Un procédé filmique simple mais redoutablement efficace nous fais ressentir une autorité invisible, sonore et omniprésente.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2024
c'est un peu court, mais cela reflète buen la difficulté df vivre pour les iraniens. comment faire face à cette machine kafkaïen qu'est le régime des mollahs?
Namasde
Namasde

19 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2024
Original et intéressant mais ce n’est PAS DU TOUT UNE COMÉDIE …je n’ai pas ri (et personne dans la salle non plus)…en revanche on ressent bien le caractère oppressant d’une société où les hommes dominent les femmes, les patrons dominent les ouvriers, ou la sexualité obsède tout le monde, et où l’absurdité des règlements et des comportements bureaucratiques empoisonnent la vie des citoyens Iraniens.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2024
Ce film commence et se termine par deux plans séquence qui pourraient s’apparenter à de la vidéo-art. Entre les deux neufs saynètes en plan fixe sans contre-champs impliquant neufs habitants de Téhéran en proie à l’administration ou au régime. Totalitaire et absurde. Des mollahs visiblement encore plus stupides qu’ils ne sont rigoristes puisque ce film ultra-politique a réussi à passer sous les radars de la censure. Du punk iranien.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2024
Si l'on excepte une dernière scène pas nécessairement compréhensible c'est là un très bon film qui utilise l'humour comme arme de dénonciation massive et terrassante ! C'est une vision éclairante de la société Iranienne à travers neuf saynètes qui pointent le totalitarisme ambiant et comme à aucun moment un "inquisiteur" n'est montré , il me semble que c'est bien l'Etat qui est dans le viseur ! Percutant et radical !
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2024
Terrible témoignage de l'impact d'une dictature sur la vie courante du peuple iranien. Subtil et intelligent.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
Le film démarre par un long plan fixe sur la ville de Téhéran qui se réveille pour une nouvelle journée comme les autres. Une ville au sein de laquelle la liberté est réduite à peau de chagrin, où tout est soumis à contrôle, à la censure, au jugement des hommes, des autorités, de l’administration.

C’est cette ville, et le contrôle qu'exerce le régime des Mollahs sur ses habitants, que nous racontent les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami à travers neuf plans-séquence de moins de 10 minutes. Neuf fragments de vie, mettant en scène des citoyens lambda face à un représentant de l’administration ou une personne qui leur est "moralement" supérieurz dans la hiérarchie iranienne. Tout est filmé en plan fixe, selon le point de vue du représentant pointilleux, Questionnaire pour ne pas dire inquisiteur.

Des instantanés de la vie quotidienne, pour montrer de manière très réaliste, les tracas auxquels sont confrontés, hommes et femmes de tout genre et de tout âge, enfants, comme adulte, devant se justifier de tout face à des représentant pointilleux, pour ne pas dire inquisiteur, toujours prêts à s’infiltre dans l'espace privé des gens.

Une société iranienne coincée dans un mode de fonctionnement Kafkaïen avec un état paranoïaque, à l’image cette avant dernières séquence mettant en scène un réalisateur, venu soumettre son scénario à la censure, et qui se voit contraint d’arracher la moitié des pages de son script pour qu’il soit accepté... une séquence qui m'a rappelé par certains aspects le « Journal d’un scénario » de Fabrice Caro.

un film à la forme radicale qui dresse le portrait d’un pays radical, et qui vient s’ajouter à la liste déjà conséquentes des œuvres dénonçant le pouvoir totalitaire qui s'exerce en Iran depuis trop longtemps.

https://www.hop-blog.fr/chroniques-de-teheran-9-instantane-de-la-vie-quotidienne-a-teheran/
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2024
Le film débute par un long plan panoramique sur les gratte-ciel de Téhéran qui sortent lentement de la nuit. Il se termine par l’immanence d’un séisme. Dans le cœur du film, une suite de neuf « chroniques » assez semblables : La caméra filme en gros plan une ou un habitant de Téhéran en bute avec une autorité administrative, policière ou économique : l’un veut donner un prénom à son nouveau-né, l’autre veut récupérer son chien perdu, une troisième passe un entretien d’embauche qui dérape, etc. Hors champ, la personne de pouvoir, fait part de ses exigences, absurdes ou abusives. Les dialogues sont très tendus, parfois comiques malgré eux. On voit l’effroi puis l’indignation monter sur le visage des citoyens abusés.
Sans grande surprise, le film nous alerte sur l’absurdité, l’intégrisme religieux, l’ingérence que les différents pouvoirs imposent aux citoyens en Iran. Ce qui étonne cependant, c’est la résistance qu’oppose les citoyens à ces règles absurdes et offensantes. Ils sont obligés de plier mais ils ne sont pas dupes et l’on sent que bientôt, ils n’accepteront plus de tels mauvais traitements.
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2024
Film d'une grande efficacité. En 9 sketches le cinéaste campe cette société iranienne entièrement sous la coupe de la dictature théocratique des mollahs. C'est glaçant et parfois drôle tant est absurde le fonctionnement de ce système. 9 êtres tentent vainement d'exister et de défendre leur dignité alors qu'ils sont soumis à la violence verbale d'un interlocuteur qu'on ne voit jamais et qui exerce sur eux un absolu contrôle.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2024
Huit de ces histoires nous confrontent à un univers kafkaïen qui conduit tous les petits détenteurs d'un petit pouvoir à en faire usage rigide, sans réel accommodement, souvent avec une malhonnêteté intellectuelle exemplaire, jusqu'à l'absurde. Parfois risible, toujours grinçante.
La caméra -donc le spectateur- est systématiquement placée, fixée, face au justiciable ou au client, selon les cas.
L'image de la petite fille que sa mère doit rhabiller pour la rentrée est en fait assez optimiste : sa gentille joie de vivre -un peu trop conformiste à mon humble goût- sera peut-être cachée par les tenues qu'on lui imposera, mais ne pourra jamais être étouffée...
L'entretien d'embauche est surprenant, semblant donner raison aux tenants du voile qui permet à la jeune femme de marquer une distance avec un candidat prédateur...
Le film surprend par la façon dont les "justiciables" y développent sans cesse des arguments mettant en cause les raisonnements, les règles et les contraintes qu'on leur impose. Aux dires de connaisseurs de la société iranienne, c'est là une attitude commune en Iran. Des telles arguties seraient certainement très mal reçues par l'administration de la patrie des Droits de l'homme...
La chute du film est impressionnante et ambiguë, mais très pessimiste pour la société iranienne, au moins dans son système actuel....
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