Chroniques de Téhéran
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lipfy
lipfy

8 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2024
Bof. La charge anti-gouvernementale (amplement justifiée) est ici beaucoup trop scolaire, à la limite du caricatural. D'autres films iraniens ont fait passer le même message plus subtilement. Par ailleurs, le parti pris "documentaire" (plans fixes, pas de musique, un seul acteur par séquence, etc.) exige une direction d'acteur et un niveau de jeu particulièrement élevés, ce qui n'est pas le cas dans ces "Chroniques". Dommage.
Alain Batcra
Alain Batcra

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2024
vu au Luxy le jeudi 21/03/2024. C'était bien. Film en sesuequences de plans fixes qui montre les conditions peu libérales de la vie à Téhéran
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2024
Le film débute par un long plan panoramique sur les gratte-ciel de Téhéran qui sortent lentement de la nuit. Il se termine par l’immanence d’un séisme. Dans le cœur du film, une suite de neuf « chroniques » assez semblables : La caméra filme en gros plan une ou un habitant de Téhéran en bute avec une autorité administrative, policière ou économique : l’un veut donner un prénom à son nouveau-né, l’autre veut récupérer son chien perdu, une troisième passe un entretien d’embauche qui dérape, etc. Hors champ, la personne de pouvoir, fait part de ses exigences, absurdes ou abusives. Les dialogues sont très tendus, parfois comiques malgré eux. On voit l’effroi puis l’indignation monter sur le visage des citoyens abusés.
Sans grande surprise, le film nous alerte sur l’absurdité, l’intégrisme religieux, l’ingérence que les différents pouvoirs imposent aux citoyens en Iran. Ce qui étonne cependant, c’est la résistance qu’oppose les citoyens à ces règles absurdes et offensantes. Ils sont obligés de plier mais ils ne sont pas dupes et l’on sent que bientôt, ils n’accepteront plus de tels mauvais traitements.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Remarquables témoignages sur la vie quotidienne d'iraniens confrontés à une administration tatillonne et religieusement engagée.
Comment un régime, à travers les actes les plus banals d'un citoyen (naissance, permis de conduire, recherche d'emploi ...), matyrise et surveille son peuple.
Ce film (et non pas documentaire) est surtout une apologie de l'absurde, qui finit par détruire l'individu. Implacable.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Asghar Farhadi, Negar Azarbayjani, Mohammad Rasoulof, Sepideh Farsi, Ali Soozandeh, … A partir des années 1990, les cinéphiles français ont déroulé le tapis rouge à ces réalisateurs iraniens plus ou moins critiques du pouvoir, dont les œuvres ouvraient une fenêtre sur un pays corseté. Stupéfiant cinéma iranien…des réalisateurs privés de la liberté de circuler et de travailler…Jafar Panahi, condamné à 6 ans de prison et à une interdiction de réaliser des films ou de quitter l’Iran pendant 20 ans…et qui tourne Taxi Téhéran à la barbe des ayatollahs …Ali Soozandeh, qui s’est auto-banni pour continuer à travailler, réalisateur de Téhéran Tabou qui décrit une société iranienne schizophrène où la drogue, le sexe, la corruption et la drogue coexistent avec les interdits religieux…Sepideh Farsi réalisateur du magnifique Red Rose, interdit, tout comme ses comédiens de retour en Iran…et Mohammad Rasoulof réalisateur de ce poignant Un homme intègre … lui aussi a vu son passeport confisqué à son retour à l’aéroport de Téhéran et reste sous la menace de six années de prison…je me flatte d’avoir vu une vingtaine de ces films durant ces dix dernières années. Je ne pouvais donc manquer ces « Chroniques de Téhéran » des réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami . Cinéaste iranien en exil depuis 2004, Alireza Khatami était revenu à Téhéran début 2022 dans l’espoir d’y réaliser un long métrage. Un projet mort-né après le refus des autorités de lui accorder l’indispensable permis de tournage. Les courts métrages n’étant pas soumis, eux, à autorisation préalable, le quadragénaire a décidé, avec son ami Ali Asgari, d’autofinancer dans l’urgence un autre projet : un film de fiction composé de neuf histoires, neuf plans-séquence, neufs dialogues entre deux acteurs ou actrices, l’un(e) cadré(e) en plan moyen, l’autre hors champ, avec, à chaque fois, des interprètes différents mais tous persuadés de tourner un court métrage autonome – leur cacher la vérité était le seul moyen de leur éviter des ennuis avec la police une fois que le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique (sic) aurait découvert le pot aux roses…Un homme venu à l’Etat civil pour déclarer la naissance de son fils, un cinéaste désireux de déposer une énième version de son scénario, une dame âgée cherchant son chien, une jeune femme postulant pour un emploi, une lycéenne dans le bureau de sa proviseure… Des anonymes comme autant de victimes des brimades inquisitrices et des multiples censures de la société iranienne. Et autant d’histoires courtes et cinglantes, amères ou anxieuses, écrites et filmées en plan-séquence et en un cadre unique. A chaque fois, l’incriminé(e) nous prend à témoin avec un regard face caméra, pendant que, tenus hors champ, les représentants d’un Etat liberticide cisèlent leurs coups bas…La forme est aussi forte que le fond, illustrant la peur et l’impasse des tentatives de liberté en Iran. ...Ce film sélectionné dans la section Un Certain Regard est l’un des seuls d’origine iranienne de l’ensemble du cru 2023. Alors qu’à Cannes, à Venise, à Berlin, d’édition en édition, le cinéma iranien a toujours écrit son histoire par le truchement des grands festivals internationaux, la solitude de ce film sur les écrans cannois s’explique par l’écroulement d’une économie à l’arrêt… « Chroniques de Téhéran » réussit l’exploit d’être un des films les plus subversifs dans l’histoire du cinéma iranien malgré (ou à cause de ?) une très grande simplicité dans sa mise en scène…Allez le voir !!!
Mcbmcb18
Mcbmcb18

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2024
Neuf petites scènes de la vie quotidienne à Téhéran qui décrivent la violence psychologique pratiquée au lendemain des manifestations de 2022.

Déprimant mais réaliste.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2024
Les chroniques de Téhéran, ce sont 9 courts métrages en plan fixe mettant en scène un citoyen confronté à l’absurdité des règles édictées par la République des Mollahs. Chaque séquence met face à face un citoyen et un décideur qui est souvent un représentant de l’état Iranien. La caméra ne lâche pas le citoyen victime des règles religieuses en vigueur ; çà pourrait manquer de cinéma un tel dispositif ; mais au contraire. On finit par se représenter l’interlocuteur qui à chaque fois restera hors champs ; c’est une belle leçon de maitrise du hors champ dans chacun de ces huis clos. Ces 9 vignettes posées bout à bout donnent une image terrifiante d’un régime religieux autoritaire ; même si les réalisateurs jouent souvent de cette absurdité pour apporter à chaque fois de la drôlerie dans les situations. En 77 minutes, mieux que de longs discours, tout est dit.
L’ouverture et la fermeture du film se rejoignent pour symboliquement démontrer la déliquescence d’un régime s’effondrant sur lui-même. Un régime symboliser par un grabataire trop loin d’un peuple qu’il ne comprend et ne représente plus. L’Iran est un pays avec un âge médian de 33 ans et une fertilité de 1.7 enfant/femme… et une population des villes éduquée et de classes moyennes ayant d’autres aspirations.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Mojim
Mojim

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2024
en tant qu'une iranienne, la dernière séquence me plaît énormément. un vieux homme assis, tout est en train de s'effondre, mais lui, il ne le même pas fait attention, c'est exactement le sketch de la scène politique en Iran.
Jean-Francois Erismann
Jean-Francois Erismann

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2024
Un peu décevant. Les saynètes présentées sont évidemment scenarisées ce qui permet un certain humour au second degré mais c'est bien comme cela que le profane imagine l'Iran actuel et le sujet est-il approprié pour ce traitement décalé ? On apprend rien et les adversaires pourraient, à juste titre, reprocher des situations inventées ...
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2024
Un beau témoignage sur la vie au quotidien à Téhéran, sorte de film à sketchs mais rempli d’onirisme et d’allégorie. A commencer par le plan fixe d’ouverture, de l’aurore sur Téhéran, nous passons de la nuit sombre illuminée par les éclairages nocturnes comme des lucioles, au lever du jour, puis au plein soleil, probablement en accéléré. C’est très symbolique. S’enchaine alors 9 scénettes démontrant l’absurdité du système théocratique des mollahs. L’astuce c’est d’attaquer le régime non pas en frontal, mais sur des situations ubuesques, transgressives, ridicules, qui montre l’administration s’arquebouter sur des principes archaïques. Cela commence par un citoyen lambda qui vient enregistrer le prénom de son garçon et fait face à l’impossibilité d’enregistrer le prénom qu’il veut, David, jugé non islamique, puis une jeune lycéenne piégée pour avoir embrassé son copain, mais qui renverra l’ascenseur à la proviseure du lycée (piégée à son tour) , ou aussi une ville dame qui a perdu son chien chihuahua, regardé et traité avec mépris par le policiers . Beaucoup d’humour, peu courant dans le cinéma iranien , habituellement plus philosophique , plus lent, plus contemplatif. Ici le rythme est soutenu. Très beau plan séquence final, traveling avant qui commence sur un très vieil homme à la peau parcheminée, tel une momie, puis passe au-dessus de lui pour dévoiler, par une large baie vitrée, la ville en pleine effondrement , sorte de cataclysme destructeur. Une belle allégorie sur ce régime des mollahs.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2024
Quel est mon temps ?

Deuxième film pour le couple Ali Asgari et Alireza Khatami après l’excellent Juste une nuit de 2022. Quand on sait les difficultés et les dangers que représentent un tournage en Iran, on ne peut que tirer son chapeau devant ces trop courtes 77 minutes. Un homme déclare la naissance de son fils. Une mère habille sa fille pour la rentrée. Une élève est convoquée par la directrice. Une jeune femme conteste une contravention. Une jeune fille se présente à un entretien d’embauche. Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Un homme au chômage répond à une annonce. Un réalisateur demande une autorisation de tournage. Une femme cherche à retrouver son chien. Neuf visages de la vie quotidienne à Téhéran. 9 sketchs encadrés par deux plans sur la Téhéran d’aujourd’hui, qui en disent plus que tous les discours. Ça tutoie le génie !
Jamais sans doute, la dictature iranienne n’avait été décrite avec autant de lucidité, de réalisme et drôlerie. Car, c’est ahurissant, mais les saynètes qui nous sont offertes – merveilleux cadeaux -, pourraient se révéler tragiques, mais, leur aspect kafkaïen ou ubuesque, parviennent à nous faire rire. Quand la bêtise est au pouvoir… Hélas, ce n’est pas du « cinéma », c’est la réalité quotidienne d’un peuple accablé sous le joug tragique d’un pouvoir religieux, brutal et autocratique qui humilie son peuple par une sorte de torture psychologique permanente. On ne sait rien sur les conditions de tournage de ce pur chef d’œuvre. Elles sont minimalistes et, ce faisant – aucun extérieur, une seule caméra en plans fixes, 9 acteurs pour 9 situations et des voix off comme interlocutrices, -, on imagine assez aisément, que ce pamphlet a été réalisé en secret. Ne ratez pas ce brûlot d’une imagination et d’une habileté inouïes.
Les noms des Bahman Ark, Arghavan Shabani, Servin Zabetiyan, Sadaf Asgari, et des autres n’ont ici que peu d’importance, quand l’humour devient une arme de dénonciation massive. Ce cauchemar tragicomique est aussi percutant qu’indispensable… entre autres pour tous ceux qui, chez nous, se plaignent des lourdeurs de l’administration. Voilà un terrible instantané d’une dictature qu’il faut absolument aller voir. Moins d’une semaine de tournage pour cette pépite à ne pas rater.
Morleychantal
Morleychantal

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2024
Film court et qui paradoxalement envoie un message d'espoir : la domination sur les esprits et les corps ne va pas de soi ça résiste... à voir
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2024
« Chroniques de Téhéran » (2024) co-réalisé par Ali Asgari et Alireza Khatami montre – si besoin en était- que l’Iran est un pays islamo-macho-policier et islamo-irano-culturel. Après une longue introduction sur Téhéran qui s’éveille, l’astuce est de montrer toute la perversion du système au travers de 9 petites saynètes avec des sujets d’âge croissant : un homme qui veut déclarer à l’état-civil la naissance de son fils David ; Selena une jeune fille en tenue européenne et casque audio aux oreilles mais dont la mère doit acheter une tenue pour la fête du collège marquant sa maturité religieuse ; Aram une lycéenne convoquée par sa cheffe d’établissement car elle a été vue arriver en moto conduite par un garçon ; Sadaf une jeune femme chauffeur de taxi convoquée pour une infraction routière … La grande astuce de ce film est de filmer toutes ces injustices en plan fixe, la caméra ayant toujours la place de l’autorité ! Les dialogues sont forts bien écrits avec une déformation des propos et des débordements d’autorité assez surprenants (cf. la demande par un DRH de mimer comment un vieux demandeur d’emploi fait ses ablutions) … A la fin la caméra nous ramènera au plan d’ouverture avec un grand décideur très âgé … mais je vous laisse découvrir cette fin inattendue !
Un film de 77 minutes qui ne manque pas d’humour malgré toute la gravité de son st. Un film percutant et sublime à la fois. Une seule question : comment a-t-il passer au travers de la censure ?
milou
milou

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2024
film implacable et tragique, qui devrait etre diffusé dans toutes les ecoles publiques de France pour leurs apprendre ce que l'on appelle une dictature....
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2024
Les Chroniques de Téhéran sont une suite de 9 séquences basées sur le même modèle. Un personnage est filmé seul et en plan fixe tandis qu'il dialogue avec quelqu'un hors champ, généralement une figure d'autorité (agent d'état civile, policière, directrice de lycée...). On assiste alors à l'absurdité et à l'arbitraire d'un régime et d'une société écrasée par son totalitarisme. Tout passe par l'écriture chirurgicale des dialogues et le jeu impeccable des actrices et acteurs. On rit parfois, on grince des dents souvent. Seul bémol, la répétitivité du dispositif séquence après séquence peur lasser, et plombe légèrement le rythme du film.
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