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Jpleilamylenediego
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4,0
Publiée le 23 mars 2024
Dans la veine du diable n'existe pas, aussi tranchant. Ce film nous rappelle notre chance d'être né dans une démocratie où l'on a encore le droit d'ouvrir sa "gueule" même si des fois, on devrait la fermer. Nous ne verrions probablement plus Macron et nos politiciens du même œil après un petit séjour à Téhéran … Une préférence pour la scène de Faezeh faisant face à une situation de harcèlement par son recruteur. Il faut saluer le courage des iranien(e)s qui chaque jour, peuvent jouer leur vie. A voir absolument.
Huit de ces histoires nous confrontent à un univers kafkaïen qui conduit tous les petits détenteurs d'un petit pouvoir à en faire usage rigide, sans réel accommodement, souvent avec une malhonnêteté intellectuelle exemplaire, jusqu'à l'absurde. Parfois risible, toujours grinçante. La caméra -donc le spectateur- est systématiquement placée, fixée, face au justiciable ou au client, selon les cas. L'image de la petite fille que sa mère doit rhabiller pour la rentrée est en fait assez optimiste : sa gentille joie de vivre -un peu trop conformiste à mon humble goût- sera peut-être cachée par les tenues qu'on lui imposera, mais ne pourra jamais être étouffée... L'entretien d'embauche est surprenant, semblant donner raison aux tenants du voile qui permet à la jeune femme de marquer une distance avec un candidat prédateur... Le film surprend par la façon dont les "justiciables" y développent sans cesse des arguments mettant en cause les raisonnements, les règles et les contraintes qu'on leur impose. Aux dires de connaisseurs de la société iranienne, c'est là une attitude commune en Iran. Des telles arguties seraient certainement très mal reçues par l'administration de la patrie des Droits de l'homme... La chute du film est impressionnante et ambiguë, mais très pessimiste pour la société iranienne, au moins dans son système actuel....
Implacable dénonciation : belle démonstration de l’absurdité d’une idéologie prétendant améliorer l’humain … un film qui montre combien chacun compose ou abuse au quotidien des règles de vie … édifiant pour les occidentaux qui ne savent plus apprécier l’état de droit des démocraties
c'est un peu court, mais cela reflète buen la difficulté df vivre pour les iraniens. comment faire face à cette machine kafkaïen qu'est le régime des mollahs?
On a bien la mesure d'un régime qui tourne à l'envers : qui fait avouer des innocents, qui censure à tout va alors que rien n'y prête, qui condamne sans loi sur un simple sentiment d'un individu. On voit des scènes qui peuvent paraitre absurdes mais qui ne le sont certainement pas là-bas Les acteurs sont très bons et courageux pour tourner ce genre de film . Les scènes sont bien dosées: ni trop longues, ni trop courtes. Bravo .
J'ai trouvé ce film très intéressant même si au début c'est un peu comme les films où on ne comprend pas tout, c'est à dire un fond avec de du bruit ou de la musique
Film d'une grande efficacité. En 9 sketches le cinéaste campe cette société iranienne entièrement sous la coupe de la dictature théocratique des mollahs. C'est glaçant et parfois drôle tant est absurde le fonctionnement de ce système. 9 êtres tentent vainement d'exister et de défendre leur dignité alors qu'ils sont soumis à la violence verbale d'un interlocuteur qu'on ne voit jamais et qui exerce sur eux un absolu contrôle.
Une heureuse chose que ce film ait pu, grâce à sa construction, contourner la censure du régime iranien ! Neuf scènes de vie, cruelles parfois, qui illustrent les formes diverses de la dictature en place, avec son lot d'absurdités en tout genre, d'humiliations subies... A voir absolument !
Bon comme je m'y attendais c'est bien mais j'aime le cinéma Iranien en général , Des petits courts métrages où comment montrer l'absurdité de l'administration Iranienne face au citoyen lambda ,comment prouver le pourquoi du comment face à des gens bornés qui ne veulent rien savoir On espère pour eux que cela s'arrange mais hélas rien n'est moins sur
Avant d d'émettre un avis sur ce film, je trouve que les metteurs en scène asgari ali et alireza khatami font preuve d un immense courage, dans la lignée de rassoulof ou panahi. Leur film est une charge virulente contre le pouvoir en place. Le film se découpe en 9 saynètes qui met en scène 9 personnage dans la vie d une société iranienne qui démontre l absurdite, la violence psychologique qui émane des lois en vigueur. Les scènes les plus marquantes sont la jeune fille qui danse dans un magasin d habit où bien l entretien d embauche qui est en fait un harcèlement sexuel. La mise en scène est très épurée seulement 2 personnes par saynètes, filmé en plan fixe ou la personne ayant un quelconque pouvoir sur l autre personne est hors champs, assez simple mais tellement réussi qu a la fin on est hébété devant tant d injustice. Un très bon film à voir absolument
Un série poignante de situations cocasses, mais toujours glaçantes, de personnages variés, dans ce pays où l’arbitraire et l’absurde régnent en maitre, sous couvert d’une religion totalitaire pour laquelle l’individu n’existe pas
"Chroniques de Téhéran" n’est pas un documentaire, même si son sujet s’en rapproche, mais un film de fiction. Il est composé de neuf saynètes toutes filmées selon un protocole identique. On y voit un seul personnage, en plan américain comme le montre son affiche. On comprend bientôt qu’il s’agit d’une panoplie d’Iraniens et d’Iraniennes filmés aux différents âges de leur vie. Ils sont confrontés à un interlocuteur invisible, un détenteur d’une autorité exercée sur eux avec violence et arbitraire : un père de famille se voit refuser d’enregistrer son enfant sous le prénom de David au motif qu’il véhiculerait une influence étrangère, une conductrice de taxi doit acquitter une amende pour avoir conduit sans hijab, un réalisateur est aculé à dénaturer son scénario s’il veut obtenir le visa de la censure, etc.
Le procédé pourrait devenir répétitif. "Chroniques de Téhéran" a l’intelligence de durer une heure et dix-sept minutes seulement et évite ainsi la lassitude qu’il aurait pu faire naître.
Il est diablement efficace. Chaque scène est étouffante sinon irrespirable – ainsi de celle d’une gamine ravissante obligée de cacher sa splendide chevelure rousse dans un hijab informe. La question du port obligatoire du voile revient régulièrement, comme celle de la norme ou de la normalité à laquelle chaque personnage est renvoyé. Chaque personnage aspire à une petite parcelle de liberté qui lui est refusée par une autorité arbitraire. Le seul moyen d’en échapper, comme le fait la lycéenne menacée par sa directrice d’être dénoncée à son père, est d’entrer dans son jeu et d’utiliser les mêmes armes qu’elle.
Tourné au nez et à la barbe (!) des mollahs, "Chroniques de Téhéran" ne se réduit toutefois pas à un procès à charge contre le régime iranien. La société totalitaire qu’il décrit, qui enserre chaque citoyen dans les limites indépassables de ce qui lui est autorisé et de ce qui lui est interdit pour chaque geste de la vie quotidienne, n’est d’aucun lieu ni d’aucun temps. L’entretien d’embauche que subit une jeune femme dont le futur employeur entend exercer sur elle son droit de cuissage, l’examen humiliant d’un homme obligé de se dénuder devant le fonctionnaire censé lui délivrer son permis de conduire sont deux situations qui pourraient survenir n’importe où.
neuf chroniques en plans fixes pour montrer le côté absurde de ce que l on ibflige ai peuple iranien. mais comment vraiment en rire tellement les situations évoquées devraient plutôt nous faire pleurer, ou mieux nous révolter. comme de nombreux cinéastes iraniens à l heure actuelle, le cinéaste à tourné dans l urgence et à su contourner la censure grâce à son format en forme de sketches. un film engagé et courageux qu il faut aller voir en symbole de résistance.
A vu le film iranien « Chroniques de Téhéran » d’Ali Asgari et Alireza Khatami. Le film s’ouvre sur un long plan où l’on voit la ville de Téhéran sortir de la nuit, la ville s’éveille à l’accéléré. 9 scènettes et un seul dispositif cinématographique mais imparable. Plan séquence, caméra fixe, seul le personnage principal est dans le cadre. Humiliations, pressions psychologiques, harcèlement sexuel, questionnements intrusifs, censure culturelle. Tous les personnages vivent sous la pression et avec l’oppression au quotidien. Une petite fille qui a un Sweat « Mickey Mouse » à qui on demande de mettre un voile et qu’on oblige à se regarder dans le miroir, une vieille femme à qui l’on a confisqué son chien (animal impur), une collégienne qui s’est teint les cheveux, un homme qui est tatoué, un metteur en scène à qui l’on demande de faire des coupes drastiques dans son scénario... tous sont brimés par un Etat totalitaire dont toutes les lois ne sont là que pour museler sa population. Les personnages sont résiliants et ne sortent pas du cadre. Chaque histoire s’ouvre sur un écran noir où s’affiche le prénom de celle où celui qui va subir un enchainement de brimades cérébrales. Au fur et à mesure des différentes scènes une tension s’installe qui devient de plus en plus étouffante. La forme cinématographique est diaboliquement efficace. La distribution est excellente et les 9 comédiens qui jouent face caméra ont tous une puissance de jeu uniquement avec leur regard, puisque la plupart du temps ils sont assis. Aucune musique, aucune fioriture. Le dernier plan métaphorique fait miroir à la scène d’ouverture. Le générique de fin défile au son d’une musique métale tonitruante qui permettrai de couvrir les cris de révolte et d’injustice que les personnages et les spectateurs pourraient pousser devant tant d’injustice et d’absurdité. Un film admirable.
Pour qui ne connaît pas Téhéran, le très long premier plan fixe du film de Ali Asgari et de Alireza Khatami peut surprendre. La ville, vue du haut de ses collines, a effectivement une allure assez voisine des métropoles occidentales et on pourrait y ajouter d'ailleurs ses inextricables embouteillages. Les 9 plans fixes qui suivent, comme autant de courtes nouvelles, montrent le quotidien de citoyens aux prises avec le système des mollahs, face à des interlocuteurs (invisibles) qui font appliquer la loi et les consignes religieuses, sans sourciller. Bienvenue en Humilistan, dans un pays où l'absurdité, la rigidité et l'inhumanité rythment la vie des iraniens. Le dispositif du long-métrage, lui-même, est volontairement répétitif, marqué du sceau de l'intangibilité de règles qui renvoient à celles du fonctionnement de l’État et de ses administrations. Évidemment, le film peut sembler peu dynamique mais les dialogues sont vifs et rappellent que l'esprit et l'ironie persans n'ont pas disparu malgré les contraintes et les injonctions liberticides des autorités. Tel quel, Chroniques de Téhéran, à l'image de Taxi Téhéran, adresse un réquisitoire implacable, avec un calme olympien, contre une dictature qui finira bien un jour par mordre la poussière, vaincue par un peuple qui ne renonce pas à la lutte, fût-ce par les biais de l'humour et de la persistance.