Avec ce film, A. B. Shawky voulait "rendre hommage à une époque révolue de l’Égypte, marquée par de nombreux bouleversements", et montrer comment une famille parvient à "survivre dans l’adversité" lorsqu'elle est confrontée à des circonstances qui la dépassent. Notre histoire - Chroniques du Caire revient aussi sur l'histoire de la rencontre de ses parents, et la manière dont celle-ci s'est transformée au fil des générations : "Comme toute légende, l’histoire commence par une vérité, qui est tellement répétée qu’il devient impossible de distinguer le réel du fantastique jusqu’à aboutir au film, où un soupçon de réalité se mêle à une large part de fiction."
Il y a dans le film un personnage de journaliste-commentateur qui s'adresse directement à la caméra. Le réalisateur explique ce choix : "Ce commentateur est une figure intemporelle. Je ne le juge pas, je le vois comme un survivant de chaque époque. Il se considère comme indispensable pour apporter réconfort et soutien à la nation dans les moments difficiles. À ses yeux, son message et ses paroles guident la nation dans la tourmente et offrent la sagesse face à l’incertitude."
Les événements du film se sont déroulés avant la naissance du réalisateur, en 1985. Même si Notre histoire - Chroniques du Caire s'inspire de son histoire familiale, il ne repose pas sur ses souvenirs mais sur "la façon dont j’ai interprété les récits qu’on m’a transmis. Une réalité passée qui peut paraître sans doute différente aux yeux de ceux qui l’ont vécue. Mais dans mon esprit, elle a pris la forme d’un mythe, d’une légende, d’un héros et d’une héroïne confrontés à l’impossible."