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Lil Sprite
67 abonnés
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5,0
Publiée le 4 avril 2024
Vu en AP au Festival de Gérardmer, Sleep est l'un des meilleurs films de cette 31eme edition. Jason Yu propose un 1er film original et intelligent ou le rationnel côtoie le surnaturel de très près, laissant libre d'interprétation le spectateur. Le Mari est-il seulement somnambule ou sa femme devient folle en le croyant possédé ? C'est précisément cette ambiguïté qui est présente durant toute la durée, qui nous tiens en haleine. On ajoute à cela un humour très bien dosé et un duo d'acteur vraiment au top et nous passons pas loin d'un chef d'oeuvre horrifique.
On imagine sans peine tous les jeux de mots à faire sur Sleep, le premier long-métrage de Jason Yu. Une histoire à dormir debout, littéralement, puisque axé exclusivement sur le somnambulisme d'un homme et l'inquiétude grandissante de son épouse, bientôt maman. Dûment découpé en 4 chapitres, le film s'applique à faire progresser une intrigue unique, sur un tempo allegro ma non troppo, et habilement partagé entre épouvante et comédie, avec un sens de l'absurde qui se conjugue avec quelques frissons. Pas de quoi séduire un amateur d'horreur pure, sans doute, surtout s'il attend quelques passages gore. Point de cela dans Sleep mais des moments très particuliers qui combinent l'effroyable et le rigolo, comme dans la scène où une marmite est portée à ébullition. Le long-métrage, au-delà des genres qu'il aborde, pourrait se définir finalement comme un film sur la vie conjugale, où les nuits sont plus épicées que les jours, qui se distingue notamment par sa mise en scène virtuose des petits espaces, puisque le récit est en très grande partie confiné à un appartement de dimension modeste. Modeste dans ses ambitions, Sleep l'est également, mais surtout malin, suffisamment en tous cas pour nous faire avaler l'évolution psychologique, assez improbable, de ses deux principaux personnages. Une analyse plus affinée montrerait aisément les lacunes de son scénario mais on s'en fiche un peu, cette fois, car l'intérêt est ailleurs, dans le suivi des tourments répétés de ce couple d'amoureux qui aurait préféré qu'on les laisse dormir tranquille.
"Pas le temps de bailler ou de ronfler avec Sleep, présenté à la Semaine de la Critique, où l’ancien assistant de Bong Joon-ho nous livre un premier long-métrage qui a de quoi donner des frissons, de jour comme de nuit."
"Un ronflement en appelle un autre. Le film s’ouvre ainsi, dans la pénombre d’une chambre, où le somnambulisme du mari (Sun-kyun Lee) devient inquiétant. Sa femme (Yu-mi Jung), qui n’est pas loin d’accoucher de leur enfant, devra alors gérer les tourments des nuits à venir, car son mariage ne tient qu’à un fil."
"Sleep se révèle être une bonne surprise, un huis clos bien rythmé, quand bien même Jason Yu ne sait pas comment exploiter ses ellipses, autrement que par un chapitrage en trois actes distincts. Cerise sur le gâteau, le dédale psychologique, dans lequel le spectateur se verra enfermé, sera l’endroit idéal pour méditer sur la charge mentale des protagonistes, qui s’aiment et qui se soutiennent aveuglément."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
sympathique que ce Sleep, premier film de Jason Yu (assistant-réalisateur de Bong Joon-ho), proposant un canevas de film de genre assez accrocheur : un couple voit sa vie perturbée par le sommeil du mari (Sun Kyun-lee), qui commence à avoir de violents accès de somnambulisme. Grattages jusqu'au sang, menaces dites en dormant, déplacements à caractère suicidaire, ingurgitations d'aliments crus...
La paranoïa s'installe pour sa conjointe (Yu Mi-jeong), qui va rapidement apprendre qu'un individu est décédé dans l'appartement juste en-dessous, et va rapidement suspecter que la nature de ce phénomène provient en réalité d'un fantôme.
Sleep est très solide pendant 30 min, parvenant à créer un vrai mystère, sublimé par une fabrication impeccable (en terme de photo on se croirait parfois dans Parasite), aidé par une mise en scène efficace, un humour qui fonctionne et un vrai bon duo d'acteurs.
Par la suite ça diminue en qualité, usant d'effets horrifiques plus attendus jusque dans sa conclusion, et préférant bazarder son affrontement entre foi et raison (un peu comme dans le dernier Shyamalan par exemple).
Heureusement le rythme est parfaitement géré via 3 actes distincts, et de bonne tenue globale.