Inchallah un fils
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PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2024
Les droits et la liberté des femmes sont au cœur du cinéma méditerranéen ces dernières années. Inchallah un fils s’inscrit dans ce mouvement, en dressant le portrait d’une société jordanienne dans laquelle les femmes en deuil sont assignées à résidence pendant 6 mois, voient leur autorité parentale menacée, et doivent partager l’héritage de leur mari avec leurs propres frères. Un drame social désespéré qui n’est pas sans faire penser à ceux de Ken Loach. La perversité du système résulte de son apparente cohérence : en contrepartie, les héritiers (frères de la veuve dans le film) doivent prendre soin d’elle. Devoir légal coupant à la racine toute prétention de justice et d'humanité.

Solitude de Nawal, interprétée par Mouna Hawa sobre et bouleversante : Elle ne pourra s’appuyer sur personne : le premier frère Rifqi, également très bien interprété par Haitham Omari, incarne la volonté d’appliquer le droit et la perversité qui en résulte, le second le respect de la tradition et la lâcheté qu’elle permet. Soutenue par l’amour de sa fille, Nawal tiendra bon cependant dans ce combat désespéré.

Son entêtement Nawal aura un symbole : ne pas vendre le pick-up de son défunt mari, alors qu’elle ne sait pas conduire. Nous-même nous laissons prendre au piège : mais pourquoi donc ne le vend-elle-pas ? Par dernière image de film, ce symbole deviendra l’espoir concret d’une liberté, donnant raison à l’entêtement de Nawal.

Remarquable pour un premier long métrage, pour un film issu d'un pays que l'on n'avait jamais vu à Cannes !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2024
Nawal, mère d’une jeune fille, fait face à la mort de son mari et à sa belle famille, qui tente de lui voler son héritage. Le film montre la dure condition féminine dans un pays où les traditions sont ancrées dans la société. C’est fort, puissant, bouleversant.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2024
Très belle histoire qui raconte comment sont traités les femmes en Jordanie dès qui perdent leurs maris ils dépendent de leur belles familles ou de leurs frères l'actrice joue très bien je conseille ce film car il mérite d'être connu.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2024
En regardant ce film, j'ai repensé à toutes ces femmes qui ont échappé au couperet de la guillotine grâce à leur grossesse pendant la révolution française. Certes ce n'est pas le cas de notre héroïne mais seule une grossesse pourrait la sauver d'une situation très douloureuse réservée aux veuves qui n'ont pas de fils dans cette société jordanienne dominée par le patriarcat.
D'un jeu magistral de tous les avis, l'actrice se bat seule contre tous, rongée par l'incertitude de la réalité de sa grossesse jusqu'à la dernière minute.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
A vu le film jordanien "Inchallah un fils" d'Amjad Al Rasheed dont c'est la première oeuvre. Film passionnant par bien des points. Tout d'abord politique et sociologique. Nawal a 30 ans, une fille et est infirmière à domicile chez une famille catholique. Quand elle devient veuve elle doit se battre contre sa belle-famille qui va hériter automatiquement de la moitié de ses peu de biens car elle n'a pas de fils. Nawal est seule avec sa force de caractère face à ses beaux-frères avides, son frère lâche, des juges masculins qui expédient les arrêts en 3 minutes, les femmes âgées qui par résilience adoptent le camps du patriarcat. La voiture de son défunt mari sera son seul espoir de liberté alors qu'elle ne sait pas conduire. La mise en scène est sobre parfois un peu trop discrète et aurai mérité d'être plus inventive (comme sait le faire le génial réalisateur iranien Saeed Roustaee) pour accompagner encore plus l'héroïne dans son périple ardu. Le scénario est un autre point fort de ce film qui sans être misérabiliste ni didactique aborde les sujets de l'avortement, harcèlement moral, le poids de la société pour rendre invisible une femme jeune et veuve... Et bien sûr il faut souligner la prestation remarquable de l'actrice palestinienne Mouna Hawa dont tout le film repose sur les épaules et qui par son jeu très sobre mais magnétique captive en permanence le spectateur.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2024
Très beau film qui nous vient de Jordanie et qui trouve un écho à certains films iraniens comme "juste une nuit".
A la mort de son mari, une femme est harcelée par sa belle famille qui veut mettre la main sur ses biens et ne ménage pas ses efforts car elle n'a qu'une fille.
La solution : spoiler: prétendre qu'elle attend un enfant.

Le film peut sembler sombre et désespérant mais il n'en est rien car l'héroïne au fur et à mesure du film prend de l'assurance pour une fin solaire.

C'est super bien filmé, scénarisé, monté et interprété.

Si vous n'êtes pas habitués au cinéma du monde, allez voir ce film en espérant que vous prendrez le virus comme moi !
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2024
Chapeau ! Un premier film totalement maitrisé, qui nous fait découvrir un cinéma jordanien engagé et combatif. Il y a dans Inch’allah un fils une forte parenté avec le cinéma iranien d’Asghar Farhadi : scénario au cordeau, ancrage dans la société, interprète féminine inspirante. On est plongé avec son héroïne dans la même tourmente , le même implacable mécanisme qui broie les victimes d une société patriarcale qui paraît immuable
Mais il y a plus cette fois, notamment dans cette très scène très audacieuse d’avortement, et dans cette manière d’aborder la sexualité féminine et l’adultère.
Palpitant, touchant, révoltant mais aussi porteur d espoir, un film à encourager avant qu’il ne disparaisse de vos écrans.
Maerema
Maerema

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2024
Très bon film, intéressant, révélateur de la vie d’une femme en Jordanie. Une partie du film est vraiment triste, mais avec quelques traits d’humour sur la fin. Fin d’ailleurs presque parfaite, même si mystérieuse.
maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2024
Un film servi par des comédiens admirables. Je pensais la société jordanienne plus moderne et moins dure avec les femmes. Il n'en est malheureusement rien. Sans être le film de l'année, j'ai trouvé ce film très émouvant et réussi
HGLyon
HGLyon

5 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2024
Vu le 15/03/2024 à Bron
un film sur la société jordanienne encore verrouillée. Après la mort soudaine de son mari, Nawal, 30 ans, doit se battre pour sa part d’héritage face à sa belle-famille, pour sauver sa fille, pour sauver sa maison, dans une société où avoir un fils aurait changé la donne. Une société patriarcale où les hommes sont lâches (le frère), où les hommes sont veules et vénaux (le beau-frère), où les tribunaux sont soumis à la loi islamique et où les femmes sont les gardiennes de la tradition., aussi bien chez les catholiques que chez les musulmans. Un film lent comme tous les films moyen-orientaux mais sans longueur, captivant. On ne voit pas le temps passé.....
Brigitte J.
Brigitte J.

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2024
On bout du début à presque la fin tellement le mode de vie de ce pays est injuste envers les femmes ... très bien joué j'ai bcp apprécié
grisbi
grisbi

5 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2024
Très bon film, scénario intelligent montrant de façon progressive le patriarcat étouffant (c'est un euphémisme) subsistant dans ce pays affichant pourtant en façade une certaine modernité. La fourberie du beau-frère et la lâcheté du frère ne sont pas contrebalancés par l 'ambiguïté de l'attitude de son collègue kiné. Les acteurs sont très justes, en particulier l'héroïne qui cherche désespérément à s'en sortir.
Marie-Christine Julien
Marie-Christine Julien

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2024
Dur d'être une jeune veuve en Jordanie ! Mais elle se défend, s'accroche à ce pick up à moitié payé alors qu'elle ne conduit pas... Et à sa fille que l'oncle qui revendique sa part d'héritage cherche à lui prendre. Un fils posthume la sauverait... Suspens...
Cervonichristian
Cervonichristian

4 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2024
Ce film dresse le portrait d'une femme rebelle qui se bat contre cette société patriarcale, magnifiquement interprétée par Mouna Hawa. Le rythme du film augmente en intensité au gré des événements qui jalonnent la vie de cette femme suite au décès de son mari dont l'objectif premier est la défense de sa fille. Le suspense est tenue jusqu'à la fin avec un espoir de délivrance, inchallah un fils.
aetius romanus
aetius romanus

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 avril 2025
Toute l'horreur de cette religion résumée dans le titre ! Un fils ? Pourquoi pas une fille ? Parce que cette engeance relégue la moitié de l'humanité dans une position méprisable et subalterne.
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