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Pascal
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2,5
Publiée le 14 février 2026
Premier opus de fiction du cinéaste anglais John Boorman ( " Délivrance ", " Zardoz ", " Excalibur"...) qui fera sa carrière aux Etats Unis, " Catch us if you can " (1965) sortira en France quatre ans après sa sortie.
Boorman a déjà derrière lui " Le point du non retour " et " Duel dans le Pacifique" et la critique recevra avec beaucoup de sympathie " Sauve qui peut ".
Film de commande , dont l'intention est de reprendre les recettes du succès du film de Richard Lester ( cinéaste américain qui lui fera une grande partie de sa carrière, un peu l'inverse du parcours de Boorman ) consacré au groupe les Beatles.
Boorman a lui devant sa caméra le groupe de Dave Clark ( oublié en France, il fera pourtant une carrière en Angleterre et aux Usa ) et construit son film en montrant déjà quelques thèmes qu'il exploitera par la suite.
Un des dialogues résume l'idée principale qui inspirera, me semble t il, le cinéaste tout au long de son oeuvre " les gens ne veulent pas voir la réalité ".
Rétrospectivement ce n'est pas inintéressant de jeter un oeil à ce titre qui n'était jusqu'à lors pas facilement visible. Mais de mon point de vue, les qualités qu'on lui trouve aujourd'hui me semblent un peu exagérées.
Véhicule pour le groupe britannique The Dave Clark Five, à la manière des films de Richard Lester avec les Beatles, c'est aussi le premier long-métrage de John Boorman, lequel, comme son confrère américain, saisit bien l'esprit des Swinging Sixties et de l'essor de la pop anglaise. Pas vraiment de scénario mais un dynamitage des codes visuels et une part belle à une excentricité créée de toute pièce afin de rivaliser avec le groupe de Liverpool. Le principal intérêt est peut-être la présence de Barbara Farris, touchante dans le rôle d'un mannequin pressé par ses producteurs.