Un petit film iranien assez atypique hors des sentiers battus, ou du « trend iranien » habituel, plus intellectuel, plus philo. Ici une histoire d’amour contrariée entre une jeune fille d’un bon milieu, classe moyenne, et un jeune homme sans job , un peu laxiste et nonchalant. Elle ne peut le présenter à sa famille tant qu’il n’a pas un travail. Celui-ci va alors se faire embaucher au port de pêche voisin, comme pêcheur. Le film se transforme presque en documentaire, on accompagne ce groupe de pêcheurs dans leur quotidien on assiste à la pêche régulière au filet en nocturne, puis ensuite à la pêche braconnage à l’esturgeon, pour en extraire le caviar revendu au marché noir. Filmé en conditions réelles assez dures, y compris la pêche puis découpe de l’esturgeon, le film possède un certain charme, le scénario est très original, et on s’attache à ces personnages
Une histoire d’amour poétique sur l’espoir des jeunes générations pour un avenir plus libre, les inégalités profondément ancrées et les mouvements de réfugiés qui menacent leur vie dans l’Iran contemporain.
Drame social remarquablement filmé et interprêté, qui nous éclaire sur l'aprêté de la vie quotidienne en Iran comme les films de ken Loach le font pour l'Angleterre.