Avis : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil - Page 4
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
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ATON2512
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3,5
Publiée le 21 décembre 2025
De Jean Yanne (1972) . Ah qu'il était bon ce temps où on pouvait presque tout dénoncer avec une certaine légèreté . Une comédie satirique sur le monde médiatique très en avance sur son temps au regard de la place prise par les médias aujourd'hui . C'est souvent excessif , délirant et assez potache . Avec des situations drôles et de descend degré . Servi par de bons dialogues et des acteurs en roue libre . Avec Michel Serrault, Jean Yanne, Bernard Blier .
Un journaliste revient de voyage et dénonce publiquement des confrères qui ont fait de faux reportages. Il est aussitôt licencié mais obtient bientôt le poste de rédacteur en chef. J'ai vu ce film à la filmothèque du quartier latin lors d'une rétrospective. J'ai beaucoup apprécié la bande-son. Les chansons ont été réalisées spécifiquement pour le film et retranscrivent parfaitement l'ambiance musicale des années 70. J'apprécie également le côté "film de copains" très agréable. C'est le témoin d'une époque et de l'apogée de Jean Yanne.
Critique des médias et de la société de consommation par Jean Yann « tout le monde il est beau… » est une comédie satirique acide et expéditive. Malheureusement elle peut paraître désuète aujourd’hui tant la réalité sur ce qu’il dénonce a largement depuis dépassé la fiction. Dommage aussi que les différents aspects techniques ne soient autant bâclés. Il reste quand même une bande d’acteurs qui s’amusent et une photographie du Paris du début des années 70.
Bon, j'ai bien conscience que je surcote ce film par rapport au cinéma standard. spoiler: Dans le cinéma standard, il y a un scénario construit, qui cherche à nous raconter une histoire. Ici, il s'agit plutôt d'étriller le monde de 1972, tout azimut. Tout le monde en prend pour son grade. Les politiques, les journalistes et les médias en général, le monde de la publicité, les industriels qui tentent de vendre leur production par toujours d'une qualité irréprochable, la religion et tout les gens qui écoutent ces médias sans se rendre compte des mensonges qu'on leur fait avaler. On a même droit à une reconstitution de la cène![ Jouissif! Donc, pour tout cela, et malgré un scénario assez léger, mais qui toutefois se tient, je note ce film à 4/5.
A voir par tous les amateurs de comédie briseuse de tabou, et les fans de Jean Yanne
Entre comédie satirique désinvolte et pamphlet, Jean Yanne s'en prend aux médias radiophoniques qu'il accuse d'hypocrisie, de mensonge et mercantilisme. A Radio Plus, où travaille l'intègre journaliste Gerber, l'ultime trouvaille pour doper l'audience est d'associer l'image de la station à celle de Dieu. Façon malicieuse et quelques peu anticléricale pour l'auteur d'assimiler, de comparer, la parole médiatique, nouvel opium du peuple, à la belle, gentille et berçante sainte Parole. Gerber prétend, lui, et tentera de l'appliquer dans la seconde parie du film, à une information honnête et sans concession. Contre la langue de bois, contre les reportages bidonnés, contre les campagnes publicitaires mensongères, Yanne-Gerber n'y va pas de main morte et met les pieds dans le plat, un plat que le réalisateur parait bien connaitre si on en juge par la manière juste, semble-t-il, avec laquelle il décrit les coulisses d'une station de radio. Toutefois, aussi sincères soient la colère et le mépris de Yanne, la satire ne fait pas dans la subtilité. C'est dans l'ADN du cinéaste Jean Yanne. Je ne dirai pas que celui-ci enfonce des portes ouvertes mais, quand même, sa critique des pratiques radiophoniques cumule l'évidence et un certain manichéisme. Par ailleurs, la mise en scène est pour le moins approximative, de sorte que le récit, qui s'apparente à une longue suite de sketchs avec tous les copains du réalisateur, n'est pas aussi efficace, d'un point de vue comique, qu'on le voudrait.
Ce premier Jean Yanne, qui a bien vieillit dénonce les mondes de la radio er de la publicité. Un bon casting, quelques scènes sympathiques mais un ensemble inégal et vieillot
J'ai revu ce film hier soir, à la télé; il fait partie de ceux que l'on revisionne toujours avec plaisir. 35 ans après sa sortie, on se dit qu'il y avait réellement un côté prophétique. Une chose importante à souligner : le sujet est en fait, une réaction face à l'engouement qu'avait suscité à l'époque la comédie musicale "Jesus Christ Superstar", suivie par une certaine mode utilisant cette image. Certes, le film a vieilli par certains aspects; (ce qui nous parait caricatural aujourd'hui n'était pas forcément perçu de cette manière à l'époque). c'est du reste ce qui fait son charme, avec cette esthétique propre au début des années 70, un peu désuète. Le générique de fin terminé, je me demandais ce que Jean Yanne pourrait penser aujourd'hui de sa réalisation, mise en perspective par l'avènement de la tele-trash et la prédominance des grands groupes financiers dans les médias. Aurait il davantage mis l'accent sur certaines choses, ou au contraire allégé le trait pour d'autres? Helas, nul ne le saura...
Licencié quelques années plus tôt par la radio pour son franc-parler, Jean Yanne se venge de manière outrageuse par la réalisation de ce film, qui va se voir récompenser dun million dentrées en salles lors sa première semaine. Un record. En reconstituant le plus fidèlement possible les studios de son ancienne station, le père spirituel de Coluche ne dénonce pas seulement les vices du milieu radiophonique, mais également ceux de la presse, de la publicité et de la politique. Et cela pique là où il faut ! Nous sommes toujours au cur de la révolution culturelle, on évoque à tout bout de champ les Lénine, Mao et autres Che, on divulgue ouvertement les secrets de lEtat et déjà, lactionnariat à outrance. Le film doit donc une part de son succès à cette ère révolutionnaire, à linstar de Laventure cest laventure, notamment, sorti la même année. Jean Yanne est alors une immense star qui vit ses plus belles années (Prix de la Meilleure Interprétation à Cannes en 72). Il parvient à réunir ici une pléiade dacteurs incontournables, à savoir Michel Serrault, Daniel Prévost, Bernard Blier en irrésistible ministre-, Jacques François ou Paul Préboist. Une fiction qui fit mal en haut lieu, ce qui explique probablement ses rares voire trop tardives rediffusions télévisées. A dire vrai, hormis le ton orangeâtre et les décors obsolètes de ce début des seventies, cette fiction dénonciatrice na pas pris une ride et lon se plaît à faire plusieurs parallèles avec notre époque. Et finalement, grâce à cette bonne humeur et cet humour provocateur, cela donne un résultat savoureux et marquant.
Il s'agit sans conteste d'un des films les moins convaincants de l'histoire du cinéma français. Jean Yanne présente un scénario censé dévoiler le milieu de la radio. Ainsi, nous avons le droit à tous les clichés possibles et imaginables, à toutes les grossièretés banalisées, à tous les rebondissements les plus abracadabrants et à un humour de boulevard détestable. Nous pouvons citer, à titre d'exemple, la caricature du patron psychorigide, de l'employé désinvolte, de la médiocre comédienne, de l'hypocrite éhonté et même du communiste cubain ! En ce qui concerne l'analyse de mœurs, il m'est arrivé de lire et de voir des œuvres plus instructives que ce déballage informe de stéréotypes. Quoiqu'il en soit, je félicite sincèrement les spectateurs qui voient dans un tel film une quelconque « critique », « diatribe » car ils sont doués du talent tout à fait particulier qui permet de voir une portée polémique sans tenir compte du fait qui l'aurait causé. En outre, personne ne peut nier que les chansons sont insupportables (et malheureusement fréquentes), que le scénario est perclus d'incohérences et que le tout est absolument dénué de rythme. Jean Yanne réalise donc une comédie vulgaire (oui, vulgaire et non pas grossière) pourvue d'une bande-son lamentable, dénuée d'humour, de beauté plastique, de réflexion et tout ça au profit d'un renforcement des traits caricaturaux des protagonistes.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil est une bonne satirique réalisée par Jean Yanne, coécrite par Gérard Sire sur le monde de la radio, la publicité et Dieu qui est partout dans le film (la preuve il coproduit le film).... Mais on trouve aussi Bernard Blier (excellent qui joue le président Louis-Marcel Thulle (de la Radio), Michel Serrault (excellent) qui joue Marcel Jolin un ex animateur de Radio devenu un réalisateur de spectacle sur Jésus Christ (Tilt for Jésus est une parodie directement inspirée de Jésus Christ Superstar), Marina Vlady (excellente) qui joue Millie Thulle (la femme du president) une bourgeoise en manque de sensation forte, Jacques François (excellent) qui joue Plantier (le directeur de la Radio, Daniel Prévost (excellent) qui joue Sylvestre Ringeard (un programmateur de Radio faux cul), Paul Préboist (excellent) qui joue le curé de campagne (qui est pour le mariage des curés) et Yvan Varco qui joue le curé moderne (qui est contre le Mariage des curés), Marco Perrin dans le role de Fidel Castro et la station Radio Plus... A noter que la superbe musique (très Pop) est de Michel Magne (BO a avoir absolument dans sa Discothèque) et que le film, visionnaire sur le devenir de la radio, repose largement sur la connaissance qu'avait de ce milieu le coscénariste Gérard Sire, par ailleurs producteur de multiples émissions pour RTL et Europe 1 avant de devenir animateur vedette de France Inter.... Jean Yanne n'est peut être pas un grand cinéaste, Mais un très grand satiriste visionnaire car mine de rien il créé en 1972, la premiere Radio libre (les premières ont été créée en 1978)... Enfin bref, une très bonne satire sur son époque qu'on ne pourrait plus faire aujourd'hui, car le public actuel est trop formater pour en faire un succès.... Vive les années 70.
Si on peut dire d'un film qui a mal vieilli alors celui-ci est le parangon. C'est très mauvais, l'humour est archi-dépassé. On assiste a des très longs moments de musique entrecoupé de pseudo sketchs avec les guest-stars de l'époque. Même le génial Serrault s'enlise dans un rôle de dramaturge. On assiste au spectacle théâtral sur Jésus, l'une scène les plus mauvaises du cinéma français. Les chansons sont horribles, le scénario n'est que prétexte à essayer de faire rire. On assiste au seul petit moment légèrement émouvant quand Jean Yann fait du Audiard et différencie le grossier et le vulgaire. Mais je le redis très très mauvais.
Farce jubilatoire sur les radios dites périphériques, bien connues de Jean Yanne pour y avoir officié,le film se regarde avec beaucoup d'amusement.On a plaisir à revoir une ribambelle d'acteurs et d' actrices hélas souvent disparus.Le film s'en prend aussi à l'instrumentalisation de la religion (ici catholique) avec verve et éclat.Un petit bémol toutefois:Jean Yanne joue un peu trop le rôle du Christ (son prénom est Christian dans le film) et tombe ainsi dans le travers qu'il prétend dénoncer.
Film "culte" des années 70,le film ,jubilatoire se revoit toujours avec plaisir à deux bémols près.Jean Yanne,omniprésent,omniscient et " omnicompétent",c'est sans doute un peu trop,même si le réalisateur acteur a voulu en quelque sorte en faire une sorte de Jésus moderne.Deuxième hic,à l'aune de la société moderne,les femmes du film sont réduites à des rôles subalternes et le comportement "macho"de leurs homologues masculins n'aurait plus droit de cité aujourd'hui.Ah, cette succession de mains aux fesses du héros à la gente féminine! Mis à part tout cela on regarde avec nostalgie cette critique acerbe de la société de consommation ,de l'univers des media notamment commerciaux(toujours d'actualité?)et où cheveux longs et mini jupes nous rajeunissent un peu. Cerises sur le gâteau: le graphisme talentueux de Tito Topin,les chansons irrévérencieuses sur la religion(chrétienne!), la musique de Michel Magne et enfin un casting 4 étoiles.