Ce film est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025.
Il s’agit de la quatrième collaboration entre Christian Petzold et l’actrice Paula Beer après Transit (2018), Ondine (2020) et Le Ciel Rouge (2023).
L’idée de Miroirs No.3 est venue à Christian Petzold sur le tournage de son dernier long-métrage, Le Ciel Rouge (2023), lors d’une scène dans laquelle le personnage qu’interprétait Paula Beer récitait un poème de Heinrich Heine. À la suite du tournage de cette séquence, le cinéaste a raconté à ses comédiens quelque chose autour de Heinrich Heine et Heinrich von Kleist. De ce récit autour de l’écrivain se sont peu à peu dessinées les prémices de Miroirs No.3.
Au moment de tourner la première scène du film dans laquelle son personnage regarde l’eau depuis un pont, Paula Beer s’est souvenue de l’héroïne qu’elle interprétait dans Ondine (2020), inspirée du célèbre mythe antique.
Pour signifier la manière dont son héroïne perçoit la mort dans la première scène du film, le réalisateur a filmé un homme sur un stand-up paddle. Cela rappelle le célèbre tableau de Böcklin, L’Île des morts, représentant un nautonier qui amène des morts sur une île.
Christian Petzold utilise de manière discrète et allégorique plusieurs éléments du conte dans son film (une femme avec un pinceau semblable à une sorcière, le personnage principal qui pourrait être une princesse, l’image du cabriolet rouge…).
Comme c’était déjà le cas dans ses films L’Ombre de l’enfant (2003) et Fantômes (2005), Christian Petzold aborde de nouveau ici le thème de la perte d’un enfant avec la disparition du personnage de Yelena.
Le titre du film fait référence à la pièce pour piano éponyme du compositeur français Maurice Ravel.
Pour les besoins de son rôle, celui d’une jeune pianiste talentueuse, Paula Beer a pu compter sur les conseils de la célèbre concertiste berlinoise Adriana von Franqué. Cette dernière a notamment enregistré, pour Miroirs No.3, le morceau de musique qui donne son titre son au film ainsi que le Prélude n°4 de Frédéric Chopin.
Christian Petzold tenait à ce que son film se déroule entre la fin de l’été et le début de l’automne et qu’il ne soit ni printanier, ni estival. Il a donc tourné de fin août à début octobre 2024 à Berlin ainsi que dans la région d’Uckermark, située dans le Brandebourg.
Comme c’est le cas depuis le début de sa carrière, Christian Petzold collabore de nouveau, sur Miroirs No.3 avec son fidèle directeur de la photographie, Hans Fromm.