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Camusduverseau
58 abonnés
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4,0
Publiée le 8 septembre 2007
Disons le d'avance, je n'aime pas l'univers de Tintin et la BD d'Hergé ne m'a jamais vraiment plu. J'ai toutefois regardé l'adaptation en dessin animé par curiosité. Je le trouve plus réussi que ceux fait en version life... Les aventures sont mieux retranscrits ! (c'est la même critique que pour les autres dessins animés, c'est normal... est se valent)
Un des premiers dessins animés de Tintin de 1969. Le temple du Soleil est une bonne histoire avec un voyage coloré et est assez bien rendue. C'est un peu plat et insipide mais respecte l'histoire, le dessin n'est pas trop fluide mais l'ensemble est rythmé. Avec indulgence je dirais que sans être terrible ce dessin animé est bien compte tenu de son contexte de création.
A part l'animation et les voix, c'est le livre, tout simplement. Fidèle, au mot près. Vu que l'animation et les voix enlèvent un peu à la BD d'origine, autant la lire plutôt que de voir ce film...
Ce dessin animé est excellent. Il vieillit bien et la bande son est magnifique pour dire qu'elle date de 1969. Je l'ai vu beaucoup de fois (y compris quand j'étais petit) et je ne m'en lasse pas du tout. A voir.
Une très bonne adaptation des aventures de Tintin, la première. Sous la houlette de Raymond Leblanc ("Tintin et le lac aux requins"), ce film d'animation est une adaptation scupuleuse de la BD d'Hergé. A voir, même si le graphisme et l'animation font date.
L'album LE TEMPLE DU SOLEIL est la suite de l'album LES SEPT BOULES DE CRISTAL. Effectivement, le film adapte les deux bien qu'il soit plus visé sur LE TEMPLE DU SOLEIL (d'où le titre). Cependant, quand on est fan de Tintin, on se rend compte que la partie LES SEPT BOULES DE CRISTAL est bâclée (20 minutes si je me souviens bien) et comporte beaucoup d'incohérences par rapport à la bande dessinée. Ca reste un bon divertissement, malgré un vieux graphisme, mais il vaut mieux voir la série TV de 1991 (diffusée sur la 3 dans les débuts).
Les aventures de Tintin chantent sous une pluie d'humour avec en autres les Dupondt et le capitaine Haddock. Des voyages splendides poussant le spectateur à l'émerveillement voire à déguster ce voyage avec les personnages principaux. Hergé fait du simplissime niveau faciès, mais il est le maître en tout genre. S'inspirant de ce bon vieux château de Cheverny pour Moulinsart, il nous fait visiter un monde imaginairement existant par la pensée. Dans chaque film ou chaque épisode, on retrouve la magie des lieux. Du grand art.
« Tintin et le temple du Soleil » est le second long métrage du célèbre reporter, après « Tintin et le Crabe aux Pinces d’or » réalisé en noir et blanc avec des marionnettes animées. L’animation est de bonne facture (même si elle n’égale pas celle de la série télévisée qui arrivera sur nos écrans quelques années plus tard) mais l’histoire est ennuyeuse (bizarrement elle l’est beaucoup moins dans la bande dessinée dont est tiré le film). Et que dire de la chanson au milieu du film, tout simplement insupportable, il semblerait qu’aucun effort n’ait été déployé pour la composer. Clairement, il est préférable de lire la BD.
Je souhaite rehausser la note de ce dessin animé, car beaucoup de critiques négatives proviennent de personnes qui ne comprennent pas les subtilités de l’animation d’autrefois. Ces œuvres appartiennent à une époque où il n’y avait ni Internet, ni streaming, ni réseaux sociaux. Les découvrir à la télévision avait alors quelque chose de magique : c’était spontané, simple, bon enfant, apprécié autant par les enfants que par les adultes. On les prenait tels qu’ils étaient, avec leurs qualités et leurs imperfections, qui n’étaient pas des défauts mais une véritable signature artistique, une manière traditionnelle de concevoir l’animation.
Aujourd’hui, beaucoup jugent ces dessins animés avec des critères modernes, comme si tout devait être calibré pour plaire au plus grand nombre, générer des vues ou satisfaire une élite de fans exigeants. À l’époque, on était loin de ces logiques. C’est précisément cet état d’esprit contemporain — obsédé par la perfection technique, la rentabilité et la conformité — qui a contribué à faire disparaître ce type d’animation candide, sincère et chaleureuse. Même si nous disposons désormais d’une technologie infiniment plus avancée, nous avons perdu une part de cette âme.
Je déplore la profusion actuelle de films d’animation, souvent impeccables visuellement mais terriblement insipides, sans personnalité, sans souffle. Leur perfection technique gomme les petites aspérités qui faisaient le charme des anciens dessins animés : une animation parfois irrégulière, une mise en scène simple mais efficace, des dialogues soignés, et surtout des voix inoubliables comme celles de jacques Balutin ou Roger Carel, et tant d’autres. Ces voix faisaient partie de notre quotidien, de notre imaginaire collectif. Elles apportaient une chaleur et une magie que l’on ne sait plus reproduire aujourd’hui, et que l’industrie a laissé disparaître au profit de productions standardisées, de remakes sans âme et de projets purement commerciaux.
Dans ce contexte, Tintin et le Temple du soleil est un véritable trésor. C’est un film plein de candeur, de magie enfantine, fidèle à l’esprit bon enfant de son époque. Il faut le regarder sans le comparer constamment aux productions modernes, sans chercher à le juger selon des critères actuels. Ce n’est ni “nul”, ni “vieillot”, ni dépassé : c’est un témoignage précieux d’une manière de créer, de raconter et d’animer qui mérite d’être préservée.
Ces œuvres dites “vintage” ont une beauté particulière : leurs traits imparfaits rappellent le dessin traditionnel, la bande dessinée, et transmettent une âme qui nous ramène en enfance. Regarder ce film, c’est retrouver des parfums, des sons, des ambiances, des sensations que seuls ces dessins animés savaient offrir. C’est comme rejouer avec de petites voitures ou taper dans un ballon en plastique : un retour à une innocence simple et sincère.
Tintin et le Temple du soleil est une réussite totale, et je ne me lasserai jamais de le revoir. Je préfère mille fois me réfugier dans ce genre de production plutôt que dans les œuvres modernes tant qu’elles ne changeront pas de direction pour retrouver un esprit plus authentique, moins bruyant, moins formaté, et plus humain. L’animation d’aujourd’hui gagnerait à renouer avec cette âme perdue, plutôt que de se concentrer uniquement sur la rentabilité ou le buzz.