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Arthur Guezou
215 abonnés
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3,5
Publiée le 11 juin 2025
“The Phoenician Scheme”, risque ? Non, Wes Anderson ? Oui
Il est possible de penser que Wes Anderson ne prend pas beaucoup de risques avec son style de mise en scène.
Cependant, le film reste bon avec une histoire très chouette et une fine écriture. Le tout emballé par sa réalisation qui lui correspond parfaitement.
En effet, Wes Anderson a l'air de se reposer sur son imagerie singulière et remarquable. Encore une fois, sa photographie est unique et symétrique. L'image est très satisfaisante à découvrir et regarder grâce aux décors minimalistes et épurés et son montage relativement calme. Les quelques mouvements sont cohérents avec l'ambiance générale décalée du film, entre comédie et rythme, chaque mouvement raconte son histoire. Concernant la musique, Alexandre Desplat crée une ambiance qui se marie parfaitement avec le montage et l'ambiance de Anderson.
Peut-être que Wes Anderson se repose sur ses lauriers sur le plan de la réalisation. Mais il fait ce qu'il sait faire et avec brio.
Quant au scénario, Wes Anderson introduit une situation presque absurde pour évoquer une problématique sociale ; ici, la richesse, l'héritage familial ainsi que les conflits qui peuvent en découler. Un récit auquel il est difficile de s'accrocher et même de comprendre. Par ailleurs, les saynètes sont très bien écrites et la narration est vraiment prenante avec des personnages très attachants bien que trop caricaturaux.
Concrètement, Wes Anderson reste dans son style d'écriture fine et intelligente. Le scénario est bon et il a la méthode pour bien la raconter.
Dans l'ensemble, le film est à conseiller car il est de qualité et illustre convenablement ce qu'est l'univers de Wes Anderson.
Décorum retrouvé, casting de qualité, nous sommes bien chez Wes Anderson. Un Scénario original, néanmoins les dialogues un peu trop ennuyeux casse l’ambiance même avec des acteurs investis, un résultat moyen au final.
Wes Anderson revient en 2025 pour son nouveau film " The Phoenician Scheme". En lançant un film de Wes Anderson, on sait à quoi s'attendre : mise en scène très cadré ; des couleurs marquantes et des acteurs/actrices exprimant une neutralité dingue. Pour ce film, on suit le personnage de Benoît del Toro en plein délire mégalomanie, qui essaie avant tout d'avoir un héritage auprès de sa fille. Son intrigue suit une ligne directrice très caricaturale et politiquement actuelle, dans un univers que seul Wes Anderson arrive à créer. Des parallèles aux délires de grands milliardaires au profit de leur égoïsme, oubliant tout ce qui les entoure notamment la famille. Le casting est toujours irréprochable chez Anderson : Casting exceptionnel et un temps de jeu remarquable. En dessous de ces précédents films mais toujours un plaisir créatif et visuel que Wes Anderson réussi à nous procurer
La mise en scène, les décors, les costumes sont époustouflants où les prises de vues sont incroyables. Les acteurs sont étonnants et décalés dans une histoire que l'on a parfois du mal à suivre, mais peu importe. L'univers de Wes Anderson est unique, barré, coloré, pour offrir aux spectateurs son imagination débordante de créativité. Une leçon de cadrages avec des symétries dans les plans plus que remarquables quand d'autres points de vues sont vertigineux en proposant une œuvre picturale sublime. A voir !
Le cinéma d'Anderson ne laisse pas indifférent. J'adore ce qu'il fait. Ce sont comme de petites pièces de théâtre fantasques où tout peut se passer en un instant. Comme d'habitude, la réalisation est réussie et le casting est à tomber par terre. C'est le genre de film que je pourrais voir deux ou trois fois d'affilé.
C’est la photographie plus que l’intrigue qui me pousse à aller voir les films de Wes Anderson désormais. Je crois que ça m’apaise de voir à l’écran les objets, les décors, les costumes placés à la perfection pour donner un super rendu. C’est un travail titanesque et j’aime cette idée que rien ne soit laissé au hasard. Mais ici, je dois dire que j’ai aussi été pris par l’histoire. Certes toujours un peu loufoque, avec cette pointe de sarcasme, rend l’intrigue captivante.
Comme à son habitude, chaque plan de Wes Anderson est minutieusement composé comme des tableaux (symétrie parfaite, palette des couleurs, placement précis des objets...). Le tout servi par un casting impressionnant. Une œuvre spéciale, unique, on s'interroge, on apprécie certains aspects, pas mal ! Mais à mes yeux, il est compréhensible que le film n'ait rien eu au Festival de Cannes.
The Phoenician Scheme de Wes Anderson était en compétition au 78e festival de Cannes (2025). L'homme d'affaire Zsa-Zsa Korda (Benicio Del Toro) enchaîne les tentatives d’assassinat avec flegme. Ses activités attisent les convoitises. La concurrence est rude. Pourtant, il se lance dans un ultime projet, couronnement de sa carrière. Il en profite pour prendre à l'essai Liesl (Mia Threapleton) sa seule fille sur 10 enfants, en tant qu'héritière unique, bien qu'elle soit nonne. On retrouve une pléthore d'actrices et acteurs Scarlett Johansson, Charlotte Gainsbourg, Tom Hanks, Mathieu Amalric, Benedict Cumberbatch et Bill Murray (entre autres). Cette comédie est dans l'esthétique propre à Wes Anderson. Toujours cet usage de la symétrie et du souci du détails. Cependant les couleurs sont plus pastelles et moins saturées que dans ses précédents films, ce qui apporte une tonalité plus morose. Le scénario est assez mécanique, il ouvre des boites où l'on découvre un nouvel associé. Bis repetita. L'impassibilité du père et de la fille rend l'ensemble morne. Les dialogues sont plats. Au bout d'un quart d'heure, la salle ne rit plus. On reste en attente d'un petit quelque-chose qui n'advient pas.
Aujourd'hui Wes Anderson est devenu un artiste incompris, je ne savais pas que ce genre d'évolution était possible. Les retours que j'ai entendu de ce film ont pour la majorité été négatifs. Mais franchement je ne suis pas d'accord. J'adore la trajectoire qu'il prend depuis ces derniers films à avoir plus une voix philosophique sur différents domaines. Ce film je pense peut être perçu de plusieurs manières différentes et c'est ça qui est intéressant. Passons par l'évident au début : c'est BEAU, ce film est tellement BEAU ! J'aime tellement l'humour pince sans rire (ça s'écrit bien comme ça ?) qui nous séduit directement. Mon interprétation de ce film est qu'il est une critique du capitalisme et à quel point un personnage (Zsa-Zsa) qui traverse des expériences de mort imminentes et son rapprochement à sa famille, il devient plus humain au fur et à mesure tout en gardant son cerveau de business man mais ces priorités changent car il perçoit la vie d'une différente manière par tous ces changements. spoiler: Jusqu'à finir par faire partie d'une classe relativement populaire en étant totalement satisfait de sa situation. C'est beau comme film et fait vraiment réfléchir de voir un personnage évoluer de cette manière.
Un réalisateu connu ne veut pas dire un bon film À part la photographie soignée et la bande sonore, je ne vois rien à retenir de ce film incompréhensible, ennuyeux, bavard ! A fuir absolument !
j y vais car c est wes anderson et il est unique. on le reconnait juste à une image. Mais je suis toujours nostalgique du grand budabest hotel ou de moorise kingdom .film quand je sortais emballée. Là c est uniquement la réalisation . la photographie et c est déjà pas mal mais cela ne m amuse plus.
On peut encore apprécié la mise en scène de Wes Anderson, mais, ici, on a droit à un scénario bavard que ne sauve pas le manque de rythme et le jeu mécanique des comédiens. Je me suis particulièrement ennuyé et n'ai pas réussi à trouver d'intérêt à l'histoire.
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3,0
Publiée le 14 juillet 2025
« J'ignore combien de fois je peux encore mourir. » En raison de l'empire qu'il a bâti et surtout de la manière dont il y est parvenu, Korda est devenu l'homme à abattre pour ses concurrents, mais aussi pour les différents gouvernements. En pleine crise, on le suit accompagné de son héritière Liesl partir à la rencontre de partenaires d'affaires excentriques dans des lieux exotiques afin de mettre de l'ordre dans ses affaires. Des rendez-vous qui se règlent de manière absurde à l'image de celui avec Bryan Cranston et Tom Hanks. Le casting, qui est une fois de plus très bon, apporte ce que l'histoire n'arrive jamais à transmettre à savoir de l'énergie, de la fraîcheur et de l'intérêt à ce qu'il se passe. Sans eux, les limites scénaristiques se feraient encore plus rapidement sentir. Il faut dire qu'on se moque un peu de ce "gap" et des pseudo-enjeux entourant l'avenir à court et à long terme de Korda. Tout n'est pas non plus à jeter, car la dynamique familiale est intéressante tandis que la partie espionnage est pas mal, même si elle méritait mieux. Au final, j'aurais aimé quelque chose de plus consistant et de moins suffisant, mais c'est quand même pas mal, amusant et toujours aussi beau et bien mis en scène.