The Phoenician Scheme
Note moyenne
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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2025
Les Wes Anderson se suivent et se ressemblent malheureusement un peu trop .

Nous avons donc ici les recettes qui sont généralement mises en oeuvre par l'Américain : cadrage corseté, jeu sans expression des acteurs, décors stylisés, postures hiératiques, fétichisation d'objets kitsch et colorés.

La relative bonne nouvelle est que dans cet opus la stylisation à outrance s'efface un petit peu au profit d'émotions plus humaines : amour filial, peur de la mort, croyance en Dieu, trahison et rédemption. L'image est aussi un peu moins remplie à ras-bord que dans les deux derniers films, ce qui permet une meilleure respiration dans la narration.

Certaines scènes parviennent même à retrouver la légèreté rieuse et caustique qui semblait avoir déserté le cinéma d'Anderson : la scène de basket-ball est ainsi très réussie. Une sorte de gore bon enfant et revigorant est aussi de retour, par exemple dans la scène du premier crash.

The phoenician scheme est donc une relative réussite dans le genre "maison de poupée pour adulte" qui semble être devenu le style durable du cinéaste, style qui n'est pas mon préféré, vous l'aurez compris.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2025
Wes Anderson semble engoncé dans son schéma "jolie photographie / scénario vide" qui le poursuit depuis quelques films (notamment French Dispatch et Asteroid City). Voici donc The Phoenician Scheme, qui met le paquet sur l'humour (parfois trop : on n'a pas le temps de se gausser du premier gag, que le suivant est déjà lancé), continue de faire la part belle au casting (même s'ils n'ont que cinq secondes de temps d'écran... Qui, mais QUI, se rappelle d'où se trouve Charlotte Gainsbourg dans le film ?), et s'offre comme d'habitude une photographie dont seul Wes Anderson a le secret (l'ouverture filmée du dessus est magnifique). Mais voilà, si Benicio Del Toro brille à l'écran (et un peu Michael Cera aussi), on se paume vite dans l'enjeu du scénario (pourquoi font-ils le tour des actionnaires, déjà ? Nos deux voisins de sièges n'étaient pas fichus de nous éclairer... Jusqu'au final qui nous le "rappelle", ou nous l'apprend, plutôt), on n'accroche pas franchement au délire des scènes divines avec Bill Murray barbu en noir et blanc qui voudraient reprendre quelques passages des textes religieux (ce qui alourdit le récit au possible). Bref, on n'a pas adhéré à ce Wes Anderson, et l'on est d'autant plus sévère avec lui (alors qu'il est du même niveau médiocre "sans être catastrophique" que les deux précédents, auxquels on a accordé des notes plus clémentes) qu'il répète les mêmes fainéantises de scénario et de rythme, mise encore tout sur son casting étoilé, et propose un des scénarios les moins intéressants qu'on a connu. Mention quand même à Benicio qui, lors de la Montée des Marches, a été le seul à s'arrêter pour gratter les carnets. Les Tapis Rouges d'Anderson ne sont plus aussi festifs qu'avant : ça se la pète à mort maintenant... Un peu comme ce nouveau Wes Anderson, qui se repose beaucoup sur les lauriers de son passé.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2025
Deux ans après son précédent «Asteroïd City», Wes Anderson nous revient avec ce «Phoenician Scheme», qu'il a une nouvelle fois présenté dans le cadre de la compétition Cannoise, dont il est désormais devenu un habitué.

Une nouvelle production qui vient me confirmer que le cinéaste américain s'est enfermé dans une sorte de "formule" dont il ne semble plus vouloir sortir.
Une formule qui avait atteint son apogée avec son très bon «Grand Budapest Hotel», et qu'il semble depuis vouloir répéter à chacun de ses projets, si bien que l'on a par moments l'impression de revoir le même type de film, alors que chaque histoire qu'il nous dépeint est différente de la précédente.

Et ce sentiment de déjà-vu, je le retrouve dans cette comédie d'espionnage haute en couleurs (forcément), entre négociations commerciales perchées et tentatives d'assassinat en tous genres, et mettant au centre de son récit la réconciliation progressive entre un riche homme d'affaires magouilleur (interprété par le toujours impeccable Benicio Del Toro et son humour pince-sans-rire) et sa fille (interprétée par Mia Threapleton, la fille de Kate Winslet) devenue nonne, et qu'il a nommé seule héritière de sa fortune.

Tourné cette fois-ci dans les Studios Babelsberg en Allemagne, un nouveau film possédant à nouveau un rythme soutenu, où la parole ne s'arrête quasiment jamais, ne laissant que peu de respirations au récit, qui s'avère un peu ronronnant sur la durée.
Un nouveau film faisant un peu plus mouche au niveau de son humour, que ce soit au niveau de certaines séquences (comme cette négociation autour d'une partie de basket) ou de quelques réparties bien senties.
Un nouveau film pouvant à nouveau compter sur un casting 8 étoiles (dont je ne déroulerai pas toute la liste ici), même si certains d'entre eux se retrouvent à faire un caméo plus qu'autre chose.

Et tout cela à l'intérieur d'une mise en scène à nouveau réglée au millimètre près, où rien ne doit dépasser (même si, oh surprise, Anderson laisse sa caméra s'aventurer à quelques rares moments hors de son habituel cadre fixe, notamment lors de son duel final, y apportant une autre dynamique), et aux décors inspirés et somptueux, nous démontrant comme toujours que le réalisateur perfectionniste sait particulièrement soigner la plastique de ses films.

Il est juste dommage, encore une fois, que tout ce que je vois se dérouler à l'écran ne me procure finalement que très peu d'émotions, ne m'emporte pas. Et pour se rappeler durablement d'une œuvre, il faut que l'on se sente connecté à elle, d'une manière ou d'une autre. Ce qui n'est, à nouveau, pas le cas ici. L'impression persistante d'être devant un beau tableau, mais de rester extérieur face à celui-ci.

Voilà le problème principal des derniers films de Wes Anderson : cette zone de confort dans laquelle il s'est installé, sorte de redondance obsessionnelle et picturale (accompagnée d'une composition transparente de l'habitué (lui aussi) Alexandre Desplat).
Une redondance qui risque bien de créer de la lassitude auprès du public, qui finira par résumer son cinéma par ces mots : "c'est beau, mais c'est à peu près tout."

Oui, ça reste vraiment plaisant à regarder (le contraire m'aurait étonné), le casting fait plaisir à voir et certaines touches d'humour marchent comme il faut.
Oui, ce film est bien fait, mais j'ai déjà vu ce film auparavant.

Peut-être que la prochaine fois, prendre le risque de briser sa plastique pour y laisser rentrer un peu plus de cœur et d'inattendu ne fera sans doute pas de mal.

Faites vivre vos personnages avant votre cadre et soyez là où on ne vous attend pas forcément Mr. Anderson. Cela ne pourra vous faire que du bien, à vous comme à nous.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2025
Un Wes Anderson toujours fetichiste mais avec des éclats de noirceur. D'ailleurs les couleurs sont assez délavés, et le portrait de l'être humain est sans concession. Complotiste, calculateur, cynique, le héros incarné par Benicio Del Toro ,après une énième tentative d'assassinat va pourtant tenter de se rapprocher de sa fille rentrée au couvert . Cela vaut une réflexion amusée et amusante sur le sens de la vie , la spiritualité si inaccessible au commun des mortels quand les grands de ce monde magouillent autant qu'ils peuvent. Le film ne sait pas trop comment finir son histoire et la relation pere-fille aurait pu être plus développé mais c'est un joli opus d'un cinéaste parfois un peu vain ,mais si singulier
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2025
C'est le deuxième film que je vois du cinéaste Wes Anderson, j'avais bien aimé "Asteroid City" , je ne connais pas bien son univers de cinéma de metteur en scène mais ici, avec "The Phoenician Scheme " , je pense qu'il a voulu injecté de la noirceur mélangé à la comédie mais je dois avouer que j'ai très peu accroché. Déjà, mettre Benicio Del Toro en vedette principal me paraît une mauvaise idée, il a l'air monolithique dans tout les plans du début à la fin et gâché tout le film. Puis mettre un grand casting auquel on voit des comédiens qu'on adore avec la plupart un plan de 10 secondes, je sais pas ce que donne l'industrie Hollywoodienne avec les projets soit disant ambitieux, mais la c'est gâché. Rendez vous dans deux ou trois ans pour peut être voir le prochain Wes Anderson mais la, pour ma part, c'est raté.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2025
Pas le meilleur des Wes Anderson, car l'histoire bien qu'originale traine un peu. Le jeu des acteurs est impeccable. On aime ou on deteste son meme style de réalisation. On passe cependant un bon moment avec ces personnages et ces situations très décalées.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2025
Wes Anderson ne se renouvelle pas et si the phoenician scheme est moins pénible que ses deux précédents films, on ressent une certaine lassitude face à la beauté maniériste de certains plans. Le scénario n'est prétexte qu'à une série de saynètes plus ou moins réussis même si Benicio Del Toro arrive, excellent, parfaitement à rentrer dans cet univers figé. Bref, on est loin des réussites de fantastic mr fox ou de la famille Tenenbaun. Anderson ne s'intéresse plus vraiment à ce qu'il raconte et cela est dommage. Très beau mais assez vain.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2025
Après The French Dispatch et Asteroid City, Wes Anderson est de retour, et même en compétition officielle à Cannes, avec un film dont le titre ne veut pas dire grand-chose. Ses deux scénarios précédents étaient assez foisonnants et tortueux, mais celui de son nouveau long-métrage s’avère être un poil trop complexe. En effet, les enjeux sont énoncés trop rapidement au début du récit et on ne parvient pas à saisir parfaitement les enjeux du film. Ce que cherche à nous raconter Wes Anderson n’est donc pas vraiment captivant. La fille du personnage principal, incarnée par Mia Threapleton, s’avère être particulièrement austère, alors que les autres protagonistes on tous une pointe de décalage qui leur donne ce petit ton comique bienvenu. Mais tout ce qui fait le cinéma de Wes Anderson est là et rattrape la pâle copie scénaristique. La drôlerie est dans la mise en scène, dans les décors et dans les plans de caméra. Comme toujours, on a plaisir à laisser trainer notre regard sur chaque plan qui forment de véritables petits tableaux colorés plein de fantaisie. Donc, même si les enjeux du film nous passent un peu au-dessus de la tête, la mise en image reste divertissante. Les seconds rôles sont d’ailleurs souvent plus intéressants que les premiers. C’est le cas pour ceux incarnés par Tom Hanks, Michael Cera ou Benedict Cumberbatch. À quand un grand scénariste au service de cet immense réalisateur qu’est Wes Anderson ?
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2025
Ça y est, voilà que je me remets à découvrir les nouveaux films de Wes Anderson en temps réel, au moment de leur première sortie en salle. J'ai un peu potassé mon sujet, en regardant au préalable ses dernières œuvres (The French Dispatch, Asteroid City et ses quatre courts métrages regroupés sous le titre de La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar), ce qui me permet d'appréhender The Phoenician Scheme en connaissance de cause.

Et je dois dire que Wes Anderson est dans une relative mauvaise passe. Il n'a peut-être jamais été aussi populaire – en témoigne l'exposition qui lui est consacrée en ce moment à la Cinémathèque Française – et en même temps il n'a peut-être jamais été autant critiqué, que ce soit par les professionnels ou le grand public. Car le temps de son âge d’or date un peu, on peut dire sans trop se tromper qu’il a culminé avec The Grand Budapest Hotel (2014) et L’Ile aux chiens (2017), soit il y a déjà près de dix ans.

Depuis, ses longs métrages, toujours plus sophistiqués, voient l’édifice andersonien se lézarder quelque peu ici et là. Dans The French Dispatch, les sketchs qui le composent étaient un peu inégaux, et dans Asteroid City, il y avait quelques longueurs et on ne comprenait pas toujours où Wes voulait nous emmener. Mais ces deux films comportaient beaucoup de belles qualités, et je fais partie de ceux qui les trouvent réussis. Au moins, Wes a su exploiter quasiment tout leur potentiel.

Alors que pour moi, le gros problème de The Phoenician Scheme est que Wes passe à côté de son film et de ce qu’il aurait pu (dû) être. Le pitch nous promettait un film d’aventure, et Wes aurait pu nous plonger dans des décors exotiques et luxuriants, comme il avait créé de toutes pièces certains passages de la ville d’Ennui-sur-Blasé dans The French Dispatch, ou la ville désertique d’Asteroid City et ses environs dans le long métrage éponyme.

Or The Phoenician Scheme est tout à fait andersonien : le héros concocte un plan machiavélique dont les idées sont réparties dans des tiroirs… pardon des boîtes à chaussures. Et ça s’arrête plus ou moins là. Chaque boîte, une fois ouverte et son contenu mis à profit, correspond à une sorte de mini quête de jeu vidéo ultra simplissime : convaincre quelqu’un de donner de l’argent pour co-financer le plan du héros. C’est juste une histoire de pourcentage par rapport à la somme totale à rassembler… Chaque boîte et donc chaque sous partie du plan est censée nous emmener à l’autre bout du monde, mais nous n’avons droit qu’à deux-trois plans exotiques, c’est tout… Le reste du temps n’est que palabres et discussions à n’en plus finir dans des intérieurs exigus.

Autre signe d’essoufflement de la machine andersonienne : ces dialogues qui se répètent à plusieurs moments du film, ou lors d’une même séquence, du genre « - Oui » « - Non » « - Oui » « - Non »… répétés ad nauseam par deux personnages qui se chamaillent…

On a l’impression que le Wes scénariste tourne en rond, et que le Wes metteur en scène a peur d’aller au bout de son scénario. Lui qui ose vraiment tout dans ses précédents films, fait de The Phoenician Scheme une sorte de huis clos assez vain et stérile. Il nous fait son Les Bijoux de la Castafiore, pour utiliser une métaphore tintinesque, un univers très proche de celui de Wes. Et un album de BD où l’on retrouve un Hergé à bout, en panne d’inspiration, tout comme on retrouve notre Wes tout penaud aujourd’hui avec son nouveau long métrage.

Pour autant, je n’irai pas jusqu’à dire que ce film est complètement raté. Il l’est en partie, compte tenu de son ambition initiale clairement pas accomplie. Mais ici et là, il y a toujours des choses très sympathiques, des idées de mise en scène brillantes, des acteurs attachants, des traits d’humour qui font mouche… Et puis, mine de rien, c’est peut-être l’un des films de Wes Anderson les plus graves et les plus politiques, l’un des plus violents aussi (même si c’est bien sûr relatif). Il dénonce vertement le capitalisme, représenté on ne peut mieux par un marchand d’armes et de toutes sortes d’autres choses, prêt à vendre son âme – et le monde – au plus offrant.

Et puis je ne peux pas oublier ces intermèdes oniriques, qui semblent se dérouler dans l’au-delà et le Paradis, des séquences absolument bluffantes et inédites dans l’œuvre de Wes Anderson. Voilà une fois de plus la preuve que Wes a encore (un peu) de quoi nous étonner en réserve.

Au total, je suis donc davantage mitigé que foncièrement déçu, même si comme beaucoup je m’alarme de cette baisse progressive de qualité des derniers essais de Wes. Toutefois, il sait se ressaisir. Après The French Dispatch qui manquait un peu d’émotion, il la retrouve dans Asteroid City et La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar, où il se paie même le luxe de créer quatre courts métrages aux ambiances et aux propos très différents, creusant de nouvelles veines dans sa filmographie déjà bien riche. Et on l’a vu : The Phoenician Scheme propose également de nouvelles choses, à certains moments (rares il est vrai). Mais je reste vigilant : Wes Anderson n’est pas loin de s’enfermer dans un système, et dans son propre piège de l’esthétisation pour l’esthétisation…
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Comédie d'espionnage écrite et réalisée par Wes Anderson, The Phoenician Scheme est un très bon cru de la part de l'artiste au style sans pareil. L'histoire nous fait suivre Zsa-Zsa Korda, un riche homme d'affaires qui, après avoir échappé à une énième tentative d'assassinat, convoque sa fille Liesl, une jeune novice prévoyant de bientôt prononcer ses vœux de religieuse, qu'il n'a pas vu depuis de longues années, afin de la former en tant que successeur pour qu'elle mène à bien un ambitieux projet dans un pays du Proche-Orient nommé Phénicie, s'il venait à mourir. Ce scénario s'avère plaisant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sympathique, nous faisant vivre de drôles de péripéties pour ce père et sa fille, qui vont, tour à tour, à la rencontre de diverses personnes dans le dessein de les convaincre de participer financièrement au projet. Mais les tractations sont compliquées à cause de leur relation naissante après ces retrouvailles et à cause des tueurs à gages qui ne cessent de vouloir nuire au patriarche. Tout cela donne lieu à des scènes décalées et absurdes, bien rythmées, faisant qu'on ne s'ennuie jamais. Le ton est léger et l'humour noir fonctionne bien, décrochant quelques rires et sourires de bout en bout, sans se montrer hilarant pour autant. L'ensemble est porté par des personnages agréables. Des rôles très bien interprétés par une belle distribution comprenant Benicio del Toro, Mia Threapleton, Michael Cera, Tom Hanks, Bryan Cranston, Riz Ahmed, Mathieu Amalric, Jeffrey Wright, Scarlett Johansson, Benedict Cumberbatch ou encore Bill Murray. Tous ces individus extravagants entretiennent des rapports amusants, soutenus par des dialogues qui le sont tout autant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère tout bonnement parfaite. Sa mise en scène obsessionnelle nous gratifie comme toujours de travellings, zooms sur les visages et de mouvements de caméras millimétrés. Sa maniaquerie pour la symétrie et l'esthétisme fait qu'absolument chaque plan parfaitement cadré est un tableau animé ne souffrant d'aucune ombre. La photographie est sublime, magnifiée par des décors splendides, agrémentés d'accessoires toujours placés avec réflexion, et par une palette de couleurs resplendissante. À cela s'ajoute quelques séquences en noir et blanc tout aussi somptueuses, jouant également avec le format de l'image. Ce visuel mirifique est accompagné par une bande originale signée Alexandre Desplat, dont les compositions mélodieuses collent très bien à l'ambiance, sans pour autant être impactantes ni marquantes. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à The Phoenician Scheme qui, en conclusion, est un long-métrage faisant passer un bon moment et une œuvre méritant grandement d'être admirée.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
Benicio del toro incarne encore à la perfection le personnage qu'on lui a demandé de jouer car l'homme est charismatique et un excellent comédien. Le film fait parti de ces très rares prestations dont la photographie surprend par sa singularité. Couleurs vives et décors épurés, plans caméras inhabituelles mais terriblement efficaces dans ses gros plans et travelling. Personnages atypiques voir délirants, je pense notamment à la fille de l'homme d'affaire délicieusement troublante. Et des dialogues percutants si particuliers. Tout ça dans une histoire bien ficelée mais pas forcement attrayante puisqu'il s'agit pour l'homme d'affaire d'emmener sa fille avec lui pour concrétiser des contrats de constructions, la dernière œuvre de sa vie. Peu de contexte au départ mais une mise en scenes incroyable..
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2025
 THE PHOENICIAN SCHEME - Wes Anderson | ⭐ 4/10

Le gros problème du nouveau film de Wes Anderson est double : il repose sur une intrigue totalement alambiquée qu'il est souvent bien difficile de suivre mais aussi et surtout, ce qu'il raconte ne m'intéresse juste pas du tout !

Aucune émotion, des scènes sans grand intérêt, qui se veulent burlesques et drôles mais qui ne le sont pas, et qui s'enchaînent à un rythme fou, comme pour compenser les lacunes du film. L'oeil et l'attention sont en permanence davantage attiré par les trouvailles visuelles, la beauté et l'originalité des décors, ainsi que par le casting foisonnant du film et l'on passe au final plus de temps à tenter de retrouver à chaque plan les acteurs que l'on reconnait qu'à suivre et à essayer de comprendre cette histoire aussi farfelue qu'inintéressante. Et même à ce jeu de "Où est Charlie ?", j'avoue avoir laissé passer pas mal de monde entre deux micro-siestes.

Je n'ai donc jamais ri, souri un peu, dormi beaucoup et, au final, ce nouveau long métrage m'aura permis de confirmer que le cinéma de Wes Anderson me laissait totalement de marbre et ne m'intéressait pas du tout.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2025
Wes Anderson en descente sur son inspiration retrouve le moral avec ce drame / comédie dans son style si particulier, il enchâine les frasques autours d'un benicio del Toro en feu. Un film visuel et maîtrisé.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
Visuellement, c’est une splendeur. Chaque plan semble taillé pour être encadré, comme si Anderson composait une galerie plus qu’un film. Mais à force de tout lisser, il oublie un peu de nous faire vibrer. L’intrigue s’enroule sur elle-même, trop savante pour être prenante, et les acteurs, impeccables mais figés, semblent réciter une partition sans surprise. Reste une belle coquille, mais un peu vide.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
L’histoire est compliquée : un businessman, Zsa-Za Korda (Benicio Del Toro), pense à sa succession pour ses activités commerciales très complexes.
Dès le début du film, tout va très vite niveau explications et présentation des personnages. C’est toujours très soigné esthétiquement, il y a de l’humour, les personnages ont des personnalités marquées. Mais on a l’impression que l’histoire est un peu un prétexte à montrer ces personnages et les acteurs (Mathieu Amalric, Tom Hanks, Benedict Cumberbatch…).
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