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Simoun
18 abonnés
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2,5
Publiée le 29 mai 2025
Moyen, comme toujours. Ça se regarde, surtout pour l'esthétique de l'image et l'humour décalé (qui est parfois drôle et parfois pas du tout). Après, l'histoire elle-même est totalement sans intérêt.
Le cinéma de Wes Andersen s’est essoufflé il y a trop longtemps. L’esthétisme de l’image et le talentsdes acteurs ne compense plus la faiblesse de l’histoire
Zsa-Zsa Korda est un homme d'affaires redouté de tous, connu pour ses magouilles. Les espions américains cherchent à l'empêcher de mettre au point un énorme projet qui implique plusieurs protagonistes nébuleux. En agissant sur le prix des matériaux de construction, ils créent un "gap" financier que Sza-Sza Korda tente de résorber avec sa fille.
spoiler: "The Phoenician Scheme" est clairement dans le prolongement des œuvres récentes de Wes Anderson. On sent que le réalisateur pousse les curseurs de la symétrie et des environnements très construits à son paroxysme. J'ai été moins hermétique à cet opus qu'aux deux précédents qui me semblaient dénués de tout scénario intelligible. Ici, on a plus de facilité à comprendre les enjeux et on prend plaisir à suivre les aventures de notre petite troupe, comme dans une bande dessinée où chaque case serait précisément bâtie.
Des scènes vraiment drôles mais un scénario un peu faible à mon goût. Benicio Del Torro et les autres acteurs sont tout de même convaincants. Mais le montage donnant au recit son caractère sans cesse précipité nuit au film. Je préférai vraiment l’époque de La Vie Aquatique ou du Darjeeling Limited.
Wes Anderson toujours bon réalisateur avec l'aide d'un français à la photo et d'un autre français à la musique. Hélas pas très comique, un peu répétitif et somme toute sans surprise. Bref, uniquement pour amateur de son genre inimitable de quasi bande dessinée
Rien de neuf à l’horizon : Wes Anderson fait son cinéma Wes Anderson continue à privilégier la forme au fond. Même si celle-ci reste d’une maîtrise remarquable, il s’enferme de plus en plus dans un style millimétré au niveau de la mise en scène, et théâtral — pour ne pas dire mécanique — dans le jeu des acteurs, toujours aussi loufoque. Beaucoup de réalisateurs, Tim Burton par exemple, ont été portés aux nues par la critique avant de devenir les caricatures d’eux-mêmes à force de recycler les mêmes codes film après film. Malheureusement, Wes Anderson semble aujourd’hui suivre cette voie. Son cinéma, autrefois rafraîchissant et singulier, donne désormais l’impression de tourner en rond
Juste un film de Wes Anderson finalement... des beaux plans, des belles couleurs, un beau casting, des histoires loufoques mais juste, actuel et cohérente (dans son style mdr) toujours un plaisir avec une bonne dose d'esthétique !
Comme toujours l'aspect visuel de ce fil est très réussit , travaillé ciselé.
En revanche je crois que le réalisateur s'est donné pour défis de faire un film perméable aux spectateurs. De ce coté là c'est très réussi aussi: il se passe des choses sur l'écran ,certes, mais a aucun moment on se sent emporter par le récit. Donc défis réussi .
Serait il possible maintenant de revenir à un cinema généreux ?
Dès ses premières minutes, The Phoenician scheme s’annonce comme un objet filmique soigneusement ouvragé, une boîte à musique baroque dans laquelle chaque figurine semble s'animer au son de la partition délicatement ciselée d’Alexandre Desplat. On reconnaît immédiatement la grammaire visuelle d’Anderson : les travellings latéraux compulsifs, les symétries obsessionnelles, les dialogues débités comme des aphorismes mal traduits, les décors qui semblent avoir été confectionnés par un marionnettiste sous psychotropes. C’est beau. C’est précis. C’est souvent brillant. Mais c’est aussi, parfois, d’une perplexité méthodique.
L’histoire de Zsa-Zsa Korda, sorte de Scrooge existentialiste reconfiguré en marchant d’armes au bord de la rédemption, pourrait être un chef-d’œuvre de mélancolie satirique. Et pourtant, entre les apartés méta-théologiques (Dieu, campé par un Bill Murray lunaire), les intrigues secondaires qui prolifèrent comme les insectes que collectionne le personnage de Michael Cera, et les monologues philosophiques récités dans des wagons désaffectés, on peine parfois à retrouver le battement du cœur du film.
Le casting est somptueux, foisonnant jusqu’au vertige : Benicio del Toro, impérial, parvient à humaniser ce titan du capitalisme déchu. Mia Threapleton, découverte bouleversante, incarne Liesl avec une intensité fragile qui laisse une empreinte durable – comme une ombre sur une vitre embuée. Mais à force de vouloir offrir un moment de gloire à chacun de ses acteurs, le film se disperse. Certaines scènes spoiler: – la transfusion sanguine sur fond de négociation financière, ou la partie de HORSE métaphysique – brillent d’une absurdité sublime. D'autres semblent prisonnières de leur propre concept, comme si la machine andersonienne, parfaitement huilée, tournait à vide.
Et pourtant, il serait injuste de considérer The Phoenician scheme comme une simple variation maniérée sur un thème déjà épuisé. Il y a ici de véritables fulgurances : spoiler: le dernier plan, silencieux et poignant, où Korda et Liesl referment leur bistrot pour s’installer devant un jeu de cartes, trouve une grâce inattendue, presque chaplinesque . C’est dans ces moments d’accalmie – lorsque le film cesse de parler pour signifier – que le projet touche au sublime. Mais pour chaque éclair de génie, il y a un détour inutile, une ligne de dialogue trop ciselée, une sous-intrigue trop confiante en son étrangeté. Anderson semble parfois hésiter entre opéra pop existentiel et farce kafkaïenne, entre ambition romanesque et solipsisme stylisé.
The Phoenician scheme est un film passionnant, irritant, somptueux, frustrant. Il réussit souvent ce qu’il tente, mais tente tant de choses à la fois qu’il en oublie parfois de nous faire ressentir ce qu’il raconte. C’est une œuvre de cinéma total… mais pas totalement aboutie. Il n’en demeure pas moins que même lorsque Wes Anderson ne transcende pas son propre dispositif, il demeure un cinéaste unique, capable de transformer une simple poignée de rivets cassables en symbole géopolitique, et une religieuse novice en héroïne tragique.
On sort de la salle à la fois étourdi et un peu orphelin, comme si l’on avait regardé une montre suisse aux rouages magnifiques, sans vraiment savoir l’heure qu’il était.
Plus audacieux et baroque, Wes Anderson tente de laisser de côté son style pictural pour aller vers un visuel plus neutre. Fan de ce réalisateur, on s’en lasse pourtant beaucoup ces dernieres années…
J'adore l'univers de Wes Anderson ! Très structuré et "timé" au millimètre près, lumineux et graphique : rien n'est laissé au hasard avec ce réalisateur.
Je crois que c'est l'un des seuls réalisateurs pour lesquels on reconnaît immédiatement son style et rien que pour ça c'est fort !
Et ici, j'ai retrouvé avec plaisir sa patte dès les premières instants. L'introduction est brutale surprenante et elle permet de plonger dans le bain avant que le générique commence.
Le récit est faussement léger, on retrouve son côté décalé et absurde qui permet de faire passer des messages forts et de dénoncer des pratiques horribles de façon humoristique.
Cet homme sans pitié, redouté de tous, qui survit à toutes les tentatives d'attentat conte lui et qui s'adoucit petit à petit au contact de sa fille est touchant.
Ma révélation est Mia Threapleton ! C'est le portrait craché de sa mère et elle est extraordinaire ! Voir Benicio Del Toro dans un rôle de bourru avec un coeur plus grand qu'il le croit est jubilatoire ! Le reste du casting est délectable et j'ai aimé les apercevoir au fil des chapitres comme des petits cailloux qui parsèment un chemin.
Avec Wes Anderson, ça passe ou ça casse et pour moi c'est une réussite !
The Phoenician est un film qui m’a vraiment marqué par son ambition et sa manière de raconter une histoire à la fois mystérieuse et intense. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la façon dont le réalisateur a su mêler des éléments historiques avec une atmosphère contemporaine, presque intemporelle, qui donne au récit une dimension presque mythique.
Le personnage principal incarne cette quête identitaire profonde, comme s’il portait en lui le poids d’un passé ancestral. On sent que ce n’est pas juste une aventure classique, mais plutôt un voyage intérieur qui résonne avec des thèmes universels : la mémoire, la perte, et la réconciliation avec soi-même. Ce que j’ai aimé, c’est que le film ne se contente pas de dérouler son histoire de manière linéaire. Il joue beaucoup avec le temps, avec des flashbacks et des symboles visuels puissants, ce qui oblige le spectateur à rester actif, à chercher le sens derrière chaque scène.
La photographie est un autre point fort du film. Les plans sont soignés, souvent chargés d’une beauté froide et presque énigmatique, qui colle parfaitement à l’ambiance du récit. La lumière joue un rôle clé, renforçant cette impression d’un monde à la fois réel et onirique. La bande-son accompagne parfaitement ce voyage, alternant moments calmes et tension sourde, ce qui maintient une forme de suspense psychologique.
Du côté du jeu d’acteur, j’ai trouvé que l’interprétation était juste, sans en faire trop. Le protagoniste exprime beaucoup par son regard et ses silences, ce qui renforce le côté introspectif du film. Le reste du casting apporte un équilibre intéressant, avec des personnages secondaires qui ne sont pas là juste pour faire avancer l’intrigue, mais qui incarnent eux aussi des aspects essentiels du thème central.
Parfois, le film peut sembler un peu lent, voire hermétique, surtout pour ceux qui cherchent une action ou une explication claire et rapide. Mais je pense que c’est volontaire : The Phoenician demande du temps et de l’attention, et il récompense ceux qui acceptent de plonger dans son univers avec patience.
En résumé, The Phoenician est un film qui sort des sentiers battus. Ce n’est pas un blockbuster, mais plutôt une œuvre contemplative qui explore des questions profondes à travers un prisme original.
Un pur bonheur de cinéma, jubilatoire. Un film qui s'apprécie via une certaine gymnastique mentale : être à la fois "focus" pour ne rien perdre de l'intrigue et en lâcher prise pour se laisser embarquer par l'absurde Et toujours un grand bonheur de retrouver l'univers de Wes Anderson, ses décors acidulés et incroyables (et même quelques scènes en noir et blanc ici), ses acteurs... Le plaisir d'une certaine familiarité et de nouvelles découvertes