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Pat Loro
2 critiques
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1,0
Publiée le 29 mai 2025
Un film ennuyeux, trop difficile à suivre, le réalisateur s'est fait plaisir sans penser que son film seraitfait pour etre vu sans doute. Le sous titrage (excusez moi je ne suis pas anglophone mais jaime les VO pour avoir le vrai jeu d'acteur) absolument immonde m'a empeché de suivre le scénario très abscon. L'esthétique superbe ne m'a pas empêché de m'assoupir. Le prix d'une entrée jeté par la fenêtre, mais c'est le jeu.
Un pur bonheur de cinéma, jubilatoire. Un film qui s'apprécie via une certaine gymnastique mentale : être à la fois "focus" pour ne rien perdre de l'intrigue et en lâcher prise pour se laisser embarquer par l'absurde Et toujours un grand bonheur de retrouver l'univers de Wes Anderson, ses décors acidulés et incroyables (et même quelques scènes en noir et blanc ici), ses acteurs... Le plaisir d'une certaine familiarité et de nouvelles découvertes
malgré une indéniable originalité, qui se répète tout de même de film eñ film, on se perd très vite dans ce scénario inutilement compliqué et totalement abscons. c est dommage, car certaines scènes sont franchement drôles et décalées, et au milieu d un casting de nouveau impressionnant, benicio del toro est irrésistible.
On retrouve EXACTEMENT l’univers de Wes Anderson: cadrage réglé au millimètre, richesse des décors et des accessoires, des formes et des lignes partout. Casting de dingue pour un scénario à tiroirs. Le seul bémol : il faut s’accrocher pour ne pas perdre de vue et comprendre le projet pharaonique de Korda, qui est en partie d’assurer un héritage à sa fille.
Faut-il attendre quelque chose de neuf chez Wes Anderson, disons une remise en cause radicale de son style, comme beaucoup de grands cinéastes ont pu le faire dans leur carrière ? Au vu de The Phoenician Scheme, la réponse est toujours non, le cinéaste reste un adepte du copier-décaler de son univers habituel, à la fois désuet et absurde. Anderson poursuit sa voie sans évoluer et Phénicie aussi, comme aurait pu le chanter Fernandel. Qu'on se rassure, tout de même un peu, la virtuosité du réalisateur est toujours au rendez-vous, ses dialogues mitraillette et ses décours dingues aussi. Mais tout cela, pourquoi faire ? Pour une intrigue insipide qui prétend clouer le capitalisme décomplexé (oui, on voit les références) au pilori, au travers de son héros, magouilleur de première et homme le plus assassiné du monde, en passant, incarné avec un plaisir évident par Benicio del Toro. Lui et l'excellente Mia Threapleton sont les fers de lance d'un casting qui, comme d'habitude, accumule les apparitions de stars, lesquelles n'ont que des miettes à jouer. Reste que l'émotion est tragiquement absente de ce train électrique pour adultes et, pire, le film ne donne jamais une seule occasion de sourire, dans ce qui est censé être une satire. Il semble que la poésie kitsch bien présente dans quelques œuvres précédentes se soit évaporée, à moins que ce soit nous, public fidèle des bizarreries de Wes Anderson, qui nous sommes finalement lassés.
Moyen, comme toujours. Ça se regarde, surtout pour l'esthétique de l'image et l'humour décalé (qui est parfois drôle et parfois pas du tout). Après, l'histoire elle-même est totalement sans intérêt.
Contrairement à ce que disent certains critiques, Wes Anderson paraît toujours sur la pente déclinante qu’il a commencé à prendre avec The French Dispatch, poursuivant avec Asteroid City, et désormais The Phoenician Scheme, n’offrant plus aux spectateurs qu’une caricature de son cinéma si singulier et si réjouissant auparavant. Bien sûr, en matière esthétique, c’est toujours aussi soigné, minutieux, fétichiste. Bien sûr, il y a toujours un bon sens du décalage et de l’absurde dans le scénario. Mais sur la forme comme sur le fond, l’effet de surprise est bien passé et aucun renouvellement ne semble à l’ordre du jour. Le cinéma de Wes Anderson est devenu un pur exercice de style. Le réalisateur donne l’impression de faire des films pour se faire plaisir, pour satisfaire ses petits délires maniéristes, sans avoir grand-chose à dire, ni grand-chose à faire des spectateurs. L’intrigue de The Phoenician Scheme, sorte de Tintin au pays du capitalisme, à la fois simpliste dans son propos critique et vaguement absconse, part tous les sens et s’avère pénible à force d’être sans consistance et sans intérêt. Les personnages, qui n’ont aucune épaisseur humaine, ressemblent à des marionnettes avec lesquelles l’auteur s’amuse dans un décor arty, qui a tout d’une maison de poupées. C’est assez consternant. Et le casting all stars n’y change rien, apparaissant aussi vain que le projet dans son ensemble.
Dès le début on ne peut que constater l'esthétisme propre à Wes Anderson, les couleurs, le visuel si singulier, la lumière constante pour des plans digne de tableaux de maîtres. Comme toujours chez Anderson donc, le visuel est essentiel et d'une beauté indéniable, avec des cadres à la symétrie méticuleuse. On savoure comme une friandise pour les yeux. Mais malgré la partie pré-générique qui met en place le personnage de Zsa Zsa Korda, nabab de la finance qui s'accroche à la vie autant qu'à son empire, on s'aperçoit (encore !) que le film est truffé de trouvailles et d'idées mais que l'intrigue est aussi inepte qu'ennuyeuse. Bon point tout de même pour Liesl/Threapleton. C'est légèrement loufoque mais jamais burlesque, c'est parfois amusant mais jamais drôle, pour une comédie à la fantaisie acidulée mais trop superficielle. Ve film est donc dans la droite lignée de "Asteroid City" (2023), et on ne peut que regretter que Wes Anderson ne sache plus faire autre chose que des variations autour de son style personnel dans des histoires artificielles sans émotion. La forme prime désormais toujours sur le fond et ne trouve plus son équilibre. Site :
Wes Anderson semble avoir tiré quelques leçons de son précédent film, Asteroid City. Ici, le rythme est plus rapide, les personnages plus profonds, le scénario sympathique. Les décors sont comme d'habitude remarquables par leur symétrie et leurs détails millimétrés, et les scènes toujours empreintes d'un humour pince-sans-rire qui saura être apprécié des amateurs. The phoenician scheme est un Wes Anderson typique, pas un chef d'oeuvre absolu, mais déjà un film d'une qualité bien supérieure à celle de la plupart des métrages sortis habituellement par l'industrie du cinéma !
Comme toujours l'aspect visuel de ce fil est très réussit , travaillé ciselé.
En revanche je crois que le réalisateur s'est donné pour défis de faire un film perméable aux spectateurs. De ce coté là c'est très réussi aussi: il se passe des choses sur l'écran ,certes, mais a aucun moment on se sent emporter par le récit. Donc défis réussi .
Serait il possible maintenant de revenir à un cinema généreux ?
Deux ans après son précédent «Asteroïd City», Wes Anderson nous revient avec ce «Phoenician Scheme», qu'il a une nouvelle fois présenté dans le cadre de la compétition Cannoise, dont il est désormais devenu un habitué.
Une nouvelle production qui vient me confirmer que le cinéaste américain s'est enfermé dans une sorte de "formule" dont il ne semble plus vouloir sortir. Une formule qui avait atteint son apogée avec son très bon «Grand Budapest Hotel», et qu'il semble depuis vouloir répéter à chacun de ses projets, si bien que l'on a par moments l'impression de revoir le même type de film, alors que chaque histoire qu'il nous dépeint est différente de la précédente.
Et ce sentiment de déjà-vu, je le retrouve dans cette comédie d'espionnage haute en couleurs (forcément), entre négociations commerciales perchées et tentatives d'assassinat en tous genres, et mettant au centre de son récit la réconciliation progressive entre un riche homme d'affaires magouilleur (interprété par le toujours impeccable Benicio Del Toro et son humour pince-sans-rire) et sa fille (interprétée par Mia Threapleton, la fille de Kate Winslet) devenue nonne, et qu'il a nommé seule héritière de sa fortune.
Tourné cette fois-ci dans les Studios Babelsberg en Allemagne, un nouveau film possédant à nouveau un rythme soutenu, où la parole ne s'arrête quasiment jamais, ne laissant que peu de respirations au récit, qui s'avère un peu ronronnant sur la durée. Un nouveau film faisant un peu plus mouche au niveau de son humour, que ce soit au niveau de certaines séquences (comme cette négociation autour d'une partie de basket) ou de quelques réparties bien senties. Un nouveau film pouvant à nouveau compter sur un casting 8 étoiles (dont je ne déroulerai pas toute la liste ici), même si certains d'entre eux se retrouvent à faire un caméo plus qu'autre chose.
Et tout cela à l'intérieur d'une mise en scène à nouveau réglée au millimètre près, où rien ne doit dépasser (même si, oh surprise, Anderson laisse sa caméra s'aventurer à quelques rares moments hors de son habituel cadre fixe, notamment lors de son duel final, y apportant une autre dynamique), et aux décors inspirés et somptueux, nous démontrant comme toujours que le réalisateur perfectionniste sait particulièrement soigner la plastique de ses films.
Il est juste dommage, encore une fois, que tout ce que je vois se dérouler à l'écran ne me procure finalement que très peu d'émotions, ne m'emporte pas. Et pour se rappeler durablement d'une œuvre, il faut que l'on se sente connecté à elle, d'une manière ou d'une autre. Ce qui n'est, à nouveau, pas le cas ici. L'impression persistante d'être devant un beau tableau, mais de rester extérieur face à celui-ci.
Voilà le problème principal des derniers films de Wes Anderson : cette zone de confort dans laquelle il s'est installé, sorte de redondance obsessionnelle et picturale (accompagnée d'une composition transparente de l'habitué (lui aussi) Alexandre Desplat). Une redondance qui risque bien de créer de la lassitude auprès du public, qui finira par résumer son cinéma par ces mots : "c'est beau, mais c'est à peu près tout."
Oui, ça reste vraiment plaisant à regarder (le contraire m'aurait étonné), le casting fait plaisir à voir et certaines touches d'humour marchent comme il faut. Oui, ce film est bien fait, mais j'ai déjà vu ce film auparavant.
Peut-être que la prochaine fois, prendre le risque de briser sa plastique pour y laisser rentrer un peu plus de cœur et d'inattendu ne fera sans doute pas de mal.
Faites vivre vos personnages avant votre cadre et soyez là où on ne vous attend pas forcément Mr. Anderson. Cela ne pourra vous faire que du bien, à vous comme à nous.
Moins pire que ce à quoi je m’attendais. Parfois très drôle souvent peu compréhensible, The Phoenician Scheme rappelle à bien des égards La famille Tenenbaum mais avec la signature et l’esthétique de ses derniers films. En fait, je suis vraiment frustré par ce réalisateur parce qu’il pourrait faire des chefs d’œuvre mais accumule plutôt les films mineurs
Une vraie catastrophe : affligeant et incohérent de bout en bout. On a du mal à suivre la logique du film, tellement tout est irréel et manque de cohérence. Les situations ainsi que les personnages sont grotesques, et le décor est en carton pâte. Heureusement que je me suis endormi les 30 premières minutes. À fuir !