Vu à CANNES (parceque j'y étais tenu ....) mais bon , j'ai eu l'impression d'être dans le jour de la marmotte et de ne pas avoir quitté la salle de l'an dernier avec "Astéroid City" ; il est un peu rayé le père Wes , c'est encore pareil !!!*Même image , même acteurs et même loufoquerie !! Scénario incompréhensible pour moi pauvre mortel sans aucune culture et ennui assuré si l'on est pas bobo critique mondain ...
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Le sable est trop propre. Les ombres sont millimétrées. La tristesse est teintée de lavande, et même la mort a un sens du cadre. Dans The Phoenician Scheme, Wes Anderson déracine encore ses marionnettes articulées pour les planter dans une fable qui sent la colle forte et les encres au plomb, mais cette fois, l’horloge suisse perd le nord. Il y a Benicio del Toro, en magnat philosophe qui vend des pipelines imaginaires dans un désert qui ressemble à une boîte à musique déshydratée. Il y a Mia Threapleton, fille de, mais ici fille de, aussi, tentant de comprendre ce que son père cache dans ses lunettes fêlées. Il y a Michael Cera qui collectionne les scarabées pour oublier sa guerre intérieure, Bryan Cranston qui commente les drames depuis une cabine radio en orbite, et Scarlett Johansson qui flotte, spectrale, comme une aquarelle diluée sur un mur trop sec. Tout est là : travellings latéraux, palettes sucrées, symétries chirurgicales, dialogues décalés, solennels comme des poèmes d’enfant malades. Tout est trop là.
Le film, dans sa mécanique horlogère, finit par suinter l’épuisement. L’humour pince-sans-rire devient spasme, l’émotion s’effiloche dans le formol. On n’y croit plus tout à fait, à cette fresque de conspirations géopolitiques et de névroses familiales cousues d’or et de carton. Il y a bien un éclat, un frisson, un plan qui nous suspend. Mais tout semble figé dans une perfection éteinte, comme si la mise en scène avait gagné contre le vivant. C’est beau, certes, mais comme un musée en apnée.
Alors on admire, mais on n’éprouve pas. On applaudit la forme et on oublie le cœur. Anderson signe ici son propre palimpseste : une lettre d’amour à lui-même, envoyée sans adresse, ni timbre, ni destinataire. Une odyssée pastel, où le fond se dissout sous le vernis. Note : 10 sur 20
(Vu à Cannes!) Les décors sont sympa, c'est du Wes Anderson tout craché. Mais ça serait quand même plus sympa si on avait un scénario compréhensible, avec une histoire et des personnages qui ne nous laissent pas indifférents... Malheureusement ce n'est pas le cas. Mention spéciale à Michael Cera qui porte le film!
Zsa-Zsa Korda est un homme d'affaires redouté de tous, connu pour ses magouilles. Les espions américains cherchent à l'empêcher de mettre au point un énorme projet qui implique plusieurs protagonistes nébuleux. En agissant sur le prix des matériaux de construction, ils créent un "gap" financier que Sza-Sza Korda tente de résorber avec sa fille.
spoiler: "The Phoenician Scheme" est clairement dans le prolongement des œuvres récentes de Wes Anderson. On sent que le réalisateur pousse les curseurs de la symétrie et des environnements très construits à son paroxysme. J'ai été moins hermétique à cet opus qu'aux deux précédents qui me semblaient dénués de tout scénario intelligible. Ici, on a plus de facilité à comprendre les enjeux et on prend plaisir à suivre les aventures de notre petite troupe, comme dans une bande dessinée où chaque case serait précisément bâtie.
Vu dans le cadre du festival de Cannes. C'est du Wes Anderson à 100%. On aime ou non. Pour ma part ce n'est pas le cas. Les decors sont magnifiques et précis mais l'histoire est totalement loufoque et on ne comprend rien.
L’histoire est compliquée : un businessman, Zsa-Za Korda (Benicio Del Toro), pense à sa succession pour ses activités commerciales très complexes. Dès le début du film, tout va très vite niveau explications et présentation des personnages. C’est toujours très soigné esthétiquement, il y a de l’humour, les personnages ont des personnalités marquées. Mais on a l’impression que l’histoire est un peu un prétexte à montrer ces personnages et les acteurs (Mathieu Amalric, Tom Hanks, Benedict Cumberbatch…).
Vu au Festival de Cannes, j'avais adoré The Grand Budapest Hôtel, et j'ai retrouvé cette folie visuelle qui est la patte de Wes Anderson, ces couleurs si particulières, et cette mise en scène baroque...Benecio Del Toro s'en donne à coeur joie, comme tous les acteurs qui jouent des rôles improbables comme Bill Murray ou Scarlett Johansson. Wes Anderson a un univers à lui, et je dirais que pour apprécier son œuvre, il faut vraiment adhérer à sa vision du cinéma, et comme Lynch, c'est un réalisateur à part...alors si vous êtes curieux et avoir ce que j'appelle une expérience cinématographique, allez voir the Phoenician schéme
The Phoenician Scheme marque le retour éclatant de Wes Anderson avec un film en noir et blanc tourné presque entièrement en studio à Babelsberg. À mi-chemin entre la fable politique et le drame familial, cette fresque visuellement soignée raconte l’odyssée de Zsa-zsa Korda – magnat européen cynique, incarné avec brio par Benicio del Toro – en quête d’une héritière qu’il retrouve en la personne de sa fille devenue nonne. On y retrouve l’influence de Pasolini, de la Nouvelle Vague, et du formalisme d’un Jacques Tati, mêlés à la touche graphique si reconnaissable du cinéaste.
Le film explore avec profondeur les thèmes de la transmission, du pardon, et de la rédemption, tout en dénonçant les absurdités d’un monde régi par le profit et les alliances opaques. En filigrane, c’est le lien père-fille qui guide l’émotion, enrichi par une galerie de personnages aussi fantasques qu’emblématiques : Scarlett Johansson, Michael Cera, Mia Threapleton, Bryan Cranston, Benedict Cumberbatch, et bien d’autres, tous réunis dans une aventure à la fois burlesque et profondément humaine.
Présenté en Compétition officielle au Festival de Cannes 2025, The Phoenician Scheme s’impose comme une œuvre-somme, où chaque détail – des lettrines aux maquettes, des costumes aux silences – participe à un art du récit unique, tendu entre les convictions sociales et les élans personnels. Un chef-d’œuvre maniériste, drôle et mélancolique.
Des scènes vraiment drôles mais un scénario un peu faible à mon goût. Benicio Del Torro et les autres acteurs sont tout de même convaincants. Mais le montage donnant au recit son caractère sans cesse précipité nuit au film. Je préférai vraiment l’époque de La Vie Aquatique ou du Darjeeling Limited.
Le film bénéficie d’un casting de haut vol. En revanche, le scénario peine à convaincre. Un peu brouillon et parfois difficile à suivre, il laisse une impression d’étrangeté qui, bien qu’intentionnelle, nuit par moments à la cohérence de l’ensemble. Dommage, car le potentiel était là.
Vu au festival de Cannes 2025. Je crois que je commence doucement à me lasser du cinéma de Wes Anderson à mon plus grand regret... J'avais déjà un avis mitigé sur Asteroid City, et ce Phoenician scheme ne me réconcilie pas vraiment avec l'écriture et la mise en scène de Wes Anderson dont j'aimais pourtant beaucoup certains de ses anciens films. L'esthétique est là, même si quasi identique à celle de Asteroid city, et il s'amuse avec un format un peu spécial, entre le 4/3 et le 16/9. Wes Anderson joue avec le cadre, dans chacun de ses plans, le 16/9 apparaît dans une fenêtre, un tableau, etc. mais cela ne suffit pas. Le scénario est bavard et les personnages semblent posés dans des décors fabriqués pour chaque scène sans qu'il y ait vraiment de corps à l'histoire. On ne s'attache pas aux personnages et le film semble long, voire gênant parfois dans son burlesque qui ne fait pas toujours mouche... Le casting est là aussi, mais pourquoi, la question se pose...