The Phoenician Scheme
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Paul_hze
Paul_hze

3 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2025
Economiquement de droite et socialement de gauche, aussi hypnotisant que superflu, une histoire au service de la mise en scène...

Tout est là pour me faire passer un excellent moment.

The Phoenician Scheme, suit l'histoire de Zsa-Zsa Korda, un riche homme d'affaire manipulateur à le morale plus que douteuse qui va devoir retourner voir ses anciens collaborateurs sous fond de tentatives d'assassinat et d'héritage.

C'est super.
Wes Anderson avec sa patte si reconnaissable, sa colorimétrie bien particulière, ses travelings ses zooms et ses compositions de plans millimétrés nous embarque dans une aventure aussi inattendue qu'envoûtante.

Le seul vrai défaut du film, c'est que la réalisation ne sert plus l'histoire. Wes pousse ses mimiques à son paroxysme pour le plaisir de nos yeux mais jamais pour raconter quelque chose.

Benicio Del Toro est une évidence pour du Wes Anderson, cette association est magnifique !
Wes Anderson et toujours dans sa période "sérieuse", le film s'assume comme tel, il y a du sang, avec un petit coté sarcastique qui fait plaisir, mais ce film permet surtout de revenir à son sujet de prédilection, la famille.

La famille avec cette question d'héritage devient le fond du film. Approfondir cette thématique de m'aurai pas déplu. Le film reste en surface mais c'est contrebalancé par les interactions et les répliques entre le père et la fille qui sont toujours ajustées parfaitement,avec le bon tempo, acérées et vraiment malignes. On pourra les trouver trop écrites, mais cela ne m'a absolument pas dérangé.

Niveau réalisation ça ne sert pas à grand chose de développer. C'est juste toujours plus parfaitement parfait. Rien ne dénote.

Alexandre Desplat x Wes Anderson, le combo est toujours aussi efficace pour la musique.

Regardez The Phoenician Scheme c'est super, peut-être même que cela vous permettra de renouer avec son cinéma après le discutable Astéroïd City...
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

11 abonnés 216 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2025
The Phoenician est un film qui m’a vraiment marqué par son ambition et sa manière de raconter une histoire à la fois mystérieuse et intense. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la façon dont le réalisateur a su mêler des éléments historiques avec une atmosphère contemporaine, presque intemporelle, qui donne au récit une dimension presque mythique.

Le personnage principal incarne cette quête identitaire profonde, comme s’il portait en lui le poids d’un passé ancestral. On sent que ce n’est pas juste une aventure classique, mais plutôt un voyage intérieur qui résonne avec des thèmes universels : la mémoire, la perte, et la réconciliation avec soi-même. Ce que j’ai aimé, c’est que le film ne se contente pas de dérouler son histoire de manière linéaire. Il joue beaucoup avec le temps, avec des flashbacks et des symboles visuels puissants, ce qui oblige le spectateur à rester actif, à chercher le sens derrière chaque scène.

La photographie est un autre point fort du film. Les plans sont soignés, souvent chargés d’une beauté froide et presque énigmatique, qui colle parfaitement à l’ambiance du récit. La lumière joue un rôle clé, renforçant cette impression d’un monde à la fois réel et onirique. La bande-son accompagne parfaitement ce voyage, alternant moments calmes et tension sourde, ce qui maintient une forme de suspense psychologique.

Du côté du jeu d’acteur, j’ai trouvé que l’interprétation était juste, sans en faire trop. Le protagoniste exprime beaucoup par son regard et ses silences, ce qui renforce le côté introspectif du film. Le reste du casting apporte un équilibre intéressant, avec des personnages secondaires qui ne sont pas là juste pour faire avancer l’intrigue, mais qui incarnent eux aussi des aspects essentiels du thème central.

Parfois, le film peut sembler un peu lent, voire hermétique, surtout pour ceux qui cherchent une action ou une explication claire et rapide. Mais je pense que c’est volontaire : The Phoenician demande du temps et de l’attention, et il récompense ceux qui acceptent de plonger dans son univers avec patience.

En résumé, The Phoenician est un film qui sort des sentiers battus. Ce n’est pas un blockbuster, mais plutôt une œuvre contemplative qui explore des questions profondes à travers un prisme original.
david thirugnanakumar
david thirugnanakumar

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2025
Je n'avais pas pris autant de plaisir à regarder un Wes Anderson depuis bien longtemps, au moins depuis The Grand Budapest Hotel. Avec Asteroid City, il avait poussé à l’extrême, presque à un niveau méta, son système formel radical, ce qui rendait impossible un simple retour à ce style aussi rigide. Ainsi, si le premier plan de The Phoenician Scheme ressemble à du Wes Anderson « fait par IA », il est immédiatement contredit par une explosion, métaphore puissante de l’implosion du systématisme de sa mise en scène — une gerbe de sang réintroduisant la vie, la famille, qui ont toujours été au cœur de son cinéma. On a le sentiment que Wes Anderson y prend à nouveau du plaisir, qu’il s’amuse à instaurer le chaos, notamment à travers son personnage principal, un homme qui semble immortel, un survivant éternel de multiples crashs d’avion, refusant la vie et ses enfants — comme s’il était déjà aussi « mort » que les maisons de poupées qu’Anderson avait autrefois mises en scène. Ce protagoniste va en vain tenter de remettre de l’ordre dans le chaos de sa machination, un schéma voué à l’échec, et finit par réapprendre à vivre avec sa famille.

Après deux films (The French Dispatch et Asteroid City) qui avaient divisé la critique et le public, notamment à Cannes où Anderson repartait bredouille, The Phoenician Scheme semble marquer un tournant. Son dernier film, présenté à Cannes 2025, au casting impressionnant — Benicio Del Toro, Michael Cera, Benedict Cumberbatch, Scarlett Johansson, Bryan Cranston, et la révélation Mia Threapleton — mélange comédie, espionnage, thriller, surréalisme et drame familial.

Ces deux derniers longs-métrages avaient certes innové en mêlant formes narratives complexes, comme le découpage en rubriques de The French Dispatch ou la méta-fiction d’Asteroid City, mais leur formalisme alourdi par des artifices esthétiques (alternance couleur/noir et blanc, récit très dense) étouffait parfois les personnages, trop nombreux et trop contraints. On craignait donc que Wes Anderson s’enferme à nouveau dans ce carcan avec The Phoenician Scheme, surtout lors de son introduction stylistiquement audacieuse : une scène d’expérience de mort imminente en noir et blanc avant de revenir à la couleur.

Mais au final, Anderson réussit à réparer ses erreurs passées. Le film suit Zsa-Zsa Korda, un capitaliste impitoyable et négociateur hors pair, qui survit à une sixième tentative d’assassinat avant de se lancer dans une longue négociation en Phénicie. Loin de rester un simple anti-héros solitaire, le récit s’oriente vers son évolution intérieure, notamment via sa relation renouée avec sa fille Liesl, une jeune femme pure, déterminée, et incarnée avec une justesse remarquable par Mia Threapleton, véritable révélation du film. Leur destin, d’abord opposé, va s’entrelacer, menant à une rédemption progressive et émouvante de Korda.

The Phoenician Scheme propose ainsi une réflexion éthique forte sur le pouvoir, la croyance et la famille. C’est un mélange réussi de film d’espionnage palpitant, d’aventure à l’ancienne (avec des clins d’œil à Indiana Jones), de comédie familiale et de drame existentiel. Malgré la densité du scénario et un rythme parfois imposant, la narration est fluide, l’intrigue linéaire, ce qui rend le film accessible, drôle, épique et moins prétentieux.

Sur le plan visuel, la direction artistique somptueuse plonge le spectateur dans les paysages phéniciens, mêlant effets pratiques et spéciaux, avec notamment une séquence spectaculaire en jungle mêlant crash d’avion, sables mouvants et guérilla. La bande originale d’Alexandre Desplat, plus sombre et intense, est sans doute l’une de ses meilleures compositions récentes.

Enfin, la distribution se démarque par des performances solides, en particulier Benicio Del Toro, merveilleux dans la peau de cet industriel véreux, et bien sûr Mia Threapleton, qui est vraiment excellente dans son rôle, apportant fraîcheur et profondeur à l’émotion du film. Ce film marque un retour en forme pour Wes Anderson, qui semble apaisé et prêt à raconter des histoires où l’humour, l’émotion et un style unique s’allient enfin à une vraie prise de risque et à une liberté retrouvée. La caméra bouge davantage, des gros plans viennent briser son formalisme habituel, et l’humour est omniprésent — j’ai littéralement ri tout au long du film. Même si ça tire un peu en longueur, j’en suis ressorti heureux, avec l’impression que ce film augure de belles choses pour l’avenir.

Franchement, j’aimerais tellement qu’Anderson se lance dans un vrai film d’aventures à l’ancienne, à la À la poursuite du diamant vert, Tintin ou L’Homme de Rio. Ce Phoenician Scheme me donne envie d’y croire.
pfloyd1
pfloyd1

180 abonnés 2 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
Benicio del toro incarne encore à la perfection le personnage qu'on lui a demandé de jouer car l'homme est charismatique et un excellent comédien. Le film fait parti de ces très rares prestations dont la photographie surprend par sa singularité. Couleurs vives et décors épurés, plans caméras inhabituelles mais terriblement efficaces dans ses gros plans et travelling. Personnages atypiques voir délirants, je pense notamment à la fille de l'homme d'affaire délicieusement troublante. Et des dialogues percutants si particuliers. Tout ça dans une histoire bien ficelée mais pas forcement attrayante puisqu'il s'agit pour l'homme d'affaire d'emmener sa fille avec lui pour concrétiser des contrats de constructions, la dernière œuvre de sa vie. Peu de contexte au départ mais une mise en scenes incroyable..
Frédéric M.
Frédéric M.

253 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2025
Pas le meilleur des Wes Anderson, car l'histoire bien qu'originale traine un peu. Le jeu des acteurs est impeccable. On aime ou on deteste son meme style de réalisation. On passe cependant un bon moment avec ces personnages et ces situations très décalées.
AZZZO

367 abonnés 1 026 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2025
Le monde change. Vite. De plus en plus vite. Heureusement, il reste une chose immuable sur la planète : les films de Wes Anderson.
L'histoire est nouvelle, certes, mais ce sont toujours les mêmes acteurs, toujours les mêmes plans, toujours les mêmes décors et le même univers.
C'est beau, c'est bien fait, ok. Mais pour ceux qui ont aimé le cinéma de Wes Anderson, c'est devenu lassant et plat. Comme un vieil amour usé par le temps. Ça sent le divorce.
Ennuyeux.
Titouan Le Chevalier
Titouan Le Chevalier

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
1 500éme film à mon actif et quel plaisir d'y arriver avec un Wes Anderson ! Comme toujours, le réalisateur nous emmène dans une aventure haut en couleur avec un palmarès d'acteur impressionnant ! L'humour y est fin et l'action prenantes ! Je conseil pour toi personne ayant envie de passer un bon moment.
rousseau ugo
rousseau ugo

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Les amateurs retrouveront la patte si particulière de Wes Anderson : tons pastels, scènes figées, narration en chapitres, bande-son toujours juste (mention spéciale ici), et bien sûr, l’éternelle cellule familiale. Le film est aussi porté par ses grands acteurs.

Mais derrière cette belle façade, le film sonne creux. Il faut presque relire le scénario pour en saisir le sens — et encore. À la fin, il ne reste pas grand-chose, si ce n’est l’impression d’un style qui tourne à vide.

Bref, Il serait temps que Wes se renouvelle !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2025
J’ai mis du temps à aller voir cette livraison de Wes Anderson car je n’ai pas aimé les deux précédentes. Et ni celle-ci. Si l’on peut apprécier l’idée de base : dénoncer l’ultra libéralisme il le fait d’une manière complexe. Pour rien. Un objet sans âme qui se regarde parler. En fait je crois que le réalisateur que j’ai aimé il y a longtemps maintenant n’existe plus.
Spider cineman
Spider cineman

223 abonnés 2 589 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2025
Décorum retrouvé, casting de qualité, nous sommes bien chez Wes Anderson. Un Scénario original, néanmoins les dialogues un peu trop ennuyeux casse l’ambiance même avec des acteurs investis, un résultat moyen au final.
Alolfer
Alolfer

193 abonnés 1 900 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2025
Wes Anderson revient en 2025 pour son nouveau film " The Phoenician Scheme". En lançant un film de Wes Anderson, on sait à quoi s'attendre : mise en scène très cadré ; des couleurs marquantes et des acteurs/actrices exprimant une neutralité dingue. Pour ce film, on suit le personnage de Benoît del Toro en plein délire mégalomanie, qui essaie avant tout d'avoir un héritage auprès de sa fille. Son intrigue suit une ligne directrice très caricaturale et politiquement actuelle, dans un univers que seul Wes Anderson arrive à créer. Des parallèles aux délires de grands milliardaires au profit de leur égoïsme, oubliant tout ce qui les entoure notamment la famille. Le casting est toujours irréprochable chez Anderson : Casting exceptionnel et un temps de jeu remarquable. En dessous de ces précédents films mais toujours un plaisir créatif et visuel que Wes Anderson réussi à nous procurer
Emma56
Emma56

2 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2025
Comme les précédents films de Wes Anderson que j'ai pu visionner, le film s'apparente plutôt à une succession de scènes, c'est moins l'intrigue qui compte, il faut s'attarder à chaque scène (décors, dialogues, place des personnages), qui compte à part entière dans l'ensemble du film, il y a un côté théâtral. L'esthétique est très soignée, dans les moindres détails, c'est un beau film. Les personnages sont originaux et notamment la religieuse (Mia Threapleton) qui questionne son père (Benicio Del Toro) sur le bienfondé de son entreprise, ce qui crée des dialogues assez décalés. Des acteurs de renom qui se trouvent dans des rôles secondaires complètement décalés, ce qui apporte pas mal d'humour à l'ensemble. Notamment une partie de basket impromptue dans une gare, plutôt amusante. L'intrigue, si on doit lui trouver un sens, ressemble à une parodie des grands enjeux géopolitiques mondiaux où les dossiers prennent la forme de boites à chaussures, les grands projets sont tous plus pharaoniques les uns que les autres. Cela ressemble à une satire de la frénésie des grands projets et du monde très viril des affaires internationales.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

189 abonnés 2 678 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2025
Une bonne cuvée ayant du rythme et qui réconcilie un tant soit peu avec le cinéma de Wes Anderson...
FaRem

10 654 abonnés 11 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2025
« J'ignore combien de fois je peux encore mourir. » En raison de l'empire qu'il a bâti et surtout de la manière dont il y est parvenu, Korda est devenu l'homme à abattre pour ses concurrents, mais aussi pour les différents gouvernements. En pleine crise, on le suit accompagné de son héritière Liesl partir à la rencontre de partenaires d'affaires excentriques dans des lieux exotiques afin de mettre de l'ordre dans ses affaires. Des rendez-vous qui se règlent de manière absurde à l'image de celui avec Bryan Cranston et Tom Hanks. Le casting, qui est une fois de plus très bon, apporte ce que l'histoire n'arrive jamais à transmettre à savoir de l'énergie, de la fraîcheur et de l'intérêt à ce qu'il se passe. Sans eux, les limites scénaristiques se feraient encore plus rapidement sentir. Il faut dire qu'on se moque un peu de ce "gap" et des pseudo-enjeux entourant l'avenir à court et à long terme de Korda. Tout n'est pas non plus à jeter, car la dynamique familiale est intéressante tandis que la partie espionnage est pas mal, même si elle méritait mieux. Au final, j'aurais aimé quelque chose de plus consistant et de moins suffisant, mais c'est quand même pas mal, amusant et toujours aussi beau et bien mis en scène.
Vinz1
Vinz1

280 abonnés 2 902 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juillet 2025
Comme pour « The French dispatch » et "Asteroid city", Wes Anderson nous propose un ensemble de scènes esthétiquement magnifiques avec des plans semblant parfois tout droit sortir de tableaux de maîtres qui défilent sans réelle âme devant nos yeux avec des acteurs de renom ne dégageant aucune once d'empathie cantonnés à jouer les seconds rôles dans des saynètes n'ayant que peu d'intérêt par rapport à l'histoire qui, elle-même, n'est pas très incroyable. Alors quand en plus on a pour toile de fond une critique qui ne fait qu'effleurer les méfaits de la société capitaliste exacerbée et le rôle de la religion dans tout cela, on se dit que l'ensemble mis bout à bout est bien vain. Le réalisateur Texan devrait donc soit ne plus écrire ses scénarios car il semble se plagier lui-même à l'envi, soit s'en tenir à des courts-métrages comme il l'a récemment fait pour Netflix car ses défauts s'y voient moins et son originalité mise au service de récits écrits par d'autres y fait merveille ! Encore une fois, je suis déçu par ce réalisateur que j'ai pourtant tant adoré et qui est, pour moi, sur la pente descendante !
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