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Adelme D.Otrante
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2,5
Publiée le 23 juillet 2025
J’ai mis du temps à aller voir cette livraison de Wes Anderson car je n’ai pas aimé les deux précédentes. Et ni celle-ci. Si l’on peut apprécier l’idée de base : dénoncer l’ultra libéralisme il le fait d’une manière complexe. Pour rien. Un objet sans âme qui se regarde parler. En fait je crois que le réalisateur que j’ai aimé il y a longtemps maintenant n’existe plus.
Décorum retrouvé, casting de qualité, nous sommes bien chez Wes Anderson. Un Scénario original, néanmoins les dialogues un peu trop ennuyeux casse l’ambiance même avec des acteurs investis, un résultat moyen au final.
Wes Anderson revient en 2025 pour son nouveau film " The Phoenician Scheme". En lançant un film de Wes Anderson, on sait à quoi s'attendre : mise en scène très cadré ; des couleurs marquantes et des acteurs/actrices exprimant une neutralité dingue. Pour ce film, on suit le personnage de Benoît del Toro en plein délire mégalomanie, qui essaie avant tout d'avoir un héritage auprès de sa fille. Son intrigue suit une ligne directrice très caricaturale et politiquement actuelle, dans un univers que seul Wes Anderson arrive à créer. Des parallèles aux délires de grands milliardaires au profit de leur égoïsme, oubliant tout ce qui les entoure notamment la famille. Le casting est toujours irréprochable chez Anderson : Casting exceptionnel et un temps de jeu remarquable. En dessous de ces précédents films mais toujours un plaisir créatif et visuel que Wes Anderson réussi à nous procurer
Comme les précédents films de Wes Anderson que j'ai pu visionner, le film s'apparente plutôt à une succession de scènes, c'est moins l'intrigue qui compte, il faut s'attarder à chaque scène (décors, dialogues, place des personnages), qui compte à part entière dans l'ensemble du film, il y a un côté théâtral. L'esthétique est très soignée, dans les moindres détails, c'est un beau film. Les personnages sont originaux et notamment la religieuse (Mia Threapleton) qui questionne son père (Benicio Del Toro) sur le bienfondé de son entreprise, ce qui crée des dialogues assez décalés. Des acteurs de renom qui se trouvent dans des rôles secondaires complètement décalés, ce qui apporte pas mal d'humour à l'ensemble. Notamment une partie de basket impromptue dans une gare, plutôt amusante. L'intrigue, si on doit lui trouver un sens, ressemble à une parodie des grands enjeux géopolitiques mondiaux où les dossiers prennent la forme de boites à chaussures, les grands projets sont tous plus pharaoniques les uns que les autres. Cela ressemble à une satire de la frénésie des grands projets et du monde très viril des affaires internationales.
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3,0
Publiée le 14 juillet 2025
« J'ignore combien de fois je peux encore mourir. » En raison de l'empire qu'il a bâti et surtout de la manière dont il y est parvenu, Korda est devenu l'homme à abattre pour ses concurrents, mais aussi pour les différents gouvernements. En pleine crise, on le suit accompagné de son héritière Liesl partir à la rencontre de partenaires d'affaires excentriques dans des lieux exotiques afin de mettre de l'ordre dans ses affaires. Des rendez-vous qui se règlent de manière absurde à l'image de celui avec Bryan Cranston et Tom Hanks. Le casting, qui est une fois de plus très bon, apporte ce que l'histoire n'arrive jamais à transmettre à savoir de l'énergie, de la fraîcheur et de l'intérêt à ce qu'il se passe. Sans eux, les limites scénaristiques se feraient encore plus rapidement sentir. Il faut dire qu'on se moque un peu de ce "gap" et des pseudo-enjeux entourant l'avenir à court et à long terme de Korda. Tout n'est pas non plus à jeter, car la dynamique familiale est intéressante tandis que la partie espionnage est pas mal, même si elle méritait mieux. Au final, j'aurais aimé quelque chose de plus consistant et de moins suffisant, mais c'est quand même pas mal, amusant et toujours aussi beau et bien mis en scène.
Comme pour « The French dispatch » et "Asteroid city", Wes Anderson nous propose un ensemble de scènes esthétiquement magnifiques avec des plans semblant parfois tout droit sortir de tableaux de maîtres qui défilent sans réelle âme devant nos yeux avec des acteurs de renom ne dégageant aucune once d'empathie cantonnés à jouer les seconds rôles dans des saynètes n'ayant que peu d'intérêt par rapport à l'histoire qui, elle-même, n'est pas très incroyable. Alors quand en plus on a pour toile de fond une critique qui ne fait qu'effleurer les méfaits de la société capitaliste exacerbée et le rôle de la religion dans tout cela, on se dit que l'ensemble mis bout à bout est bien vain. Le réalisateur Texan devrait donc soit ne plus écrire ses scénarios car il semble se plagier lui-même à l'envi, soit s'en tenir à des courts-métrages comme il l'a récemment fait pour Netflix car ses défauts s'y voient moins et son originalité mise au service de récits écrits par d'autres y fait merveille ! Encore une fois, je suis déçu par ce réalisateur que j'ai pourtant tant adoré et qui est, pour moi, sur la pente descendante !
The Phoenician Scheme n’est peut-être pas le sommet de la filmographie de Wes Anderson, mais il n’en reste pas moins une œuvre débordante d’idées, de charme et de fantaisie. Visuellement, c’est une claque : les décors pastel et la symétrie millimétrée signent une mise en scène toujours aussi singulière et créative.
L’intrigue, elle, manque d’enjeux clairs, et si certaines péripéties sont drôles et bien trouvées, le scénario reste assez plat dans l’ensemble. Heureusement, les dialogues sont ciselés, et le casting de haut vol compense largement. Guillermo del Toro crève l’écran dans un rôle inattendu, tandis que Mia Threapleton s’impose comme une révélation à suivre.
Anderson signe ici un film plus drôle, plus léger, sans renier sa patte d’auteur. Un peu brouillon par moments, mais toujours fascinant à regarder.
Le cinéma d'Anderson ne laisse pas indifférent. J'adore ce qu'il fait. Ce sont comme de petites pièces de théâtre fantasques où tout peut se passer en un instant. Comme d'habitude, la réalisation est réussie et le casting est à tomber par terre. C'est le genre de film que je pourrais voir deux ou trois fois d'affilé.
Encore de l'argent cinématographique jeté...... Strictement aucun intérêt malgré un casting qui doit regretter sa présence..... Ça part dans tous les sens.... unique.....On sourit au tout début pour se demander quelques minutes plus tard si il y a une substantifique moelle dans ce fatras ... A éviter
L'humour particulier de Wes Anderson ne convainc visiblement pas tout le monde. L'industriel Zsa-zsa Kouda (Benicio del Toro), ayant survécu de façon loufoque à une série d'accidents d'avions organisés par ses ennemis, choisit pour lui succéder sa fille de 21 ans (Mia Threapleton), poupée-nonne dans un couvent. Le cadre et les codes fétichistes plairont aux uns... mais pas à tous, malgré un casting renommé pour cette intrigue parfois difficile à suivre (ce qui, au demeurant, n'a pas une immense importance). On découvre au passage un Benedict Cumberbatch hallucinant, dont les rapports avec son frère sont détonants (ce qui était déjà le cas, d'une autre façon, lorsqu'il incarnait Sherlock). L'ensemble est ponctué d'incursions étranges dans un paradis en noir et blanc où l'industriel converse avec sa femme et sa fille. À voir si l'on a besoin de se rafraîchir en période de forte chaleur.
Si vous n'aimez pas le cinéma de Wes Anderson, passez votre chemin. Le film est concentré de ce que j'adore chez lui, des acteurs qui jouent, la photographie, les plans bref tout y est