Ernest Cole, photographe
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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2024
Quelque peu déçu par ce film dont j'attendais beaucoup. Il y a beaucoup à dire sur l'apartheid, sujet qui est tout juste effleuré N'est aucunement évoqué la situation après Mandela.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
Film éminement important. Cet homme a donné sa vie pour son pays et la liberté dont on l'a souvent privé. Ses milliers de photos nous décrivent tellement bien une époque pas si révolue. La sobriété des musiques et des commentaires en fait un documentaire à montrer aux jeunes générations.
Flocon
Flocon

15 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2025
Aussi émouvant qu'engagé, ce film résume l'engagement d'un homme contre un système dont il est victime, la dénonciation de la ségrégation sud-africaine, le désarroi face à la ségrégation américaine où la liberté n'est pas pour tous et un racisme européen, le dénuement de la migration, combiné à des réflexions sur l'état des choses. Le drame d'un destin qui par sa portée symbolise celui de milliers d'autres.
Yannick M.
Yannick M.

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2025
je ressors juste du cinéma pour le film "Ernest Cole" que je vous conseille grandement, film éloquent d'un terrible destin d'un photographe apatride ayant vécu jusqu'à ses 21 ans les lois ségrégationnistes d'Afrique du Sud pour ensuite migrer aux Etats Unis par obligation.
Il aura de profondes désillusions sur le monde occidental et se resignera à la fin en cessant son travail de photographe pour mourir dans presque l'anonymat .
cependant à ses obsèques il reçut de très nombreuses louanges dytirambiques reconnaissant la qualité de son travail sauf que personne n'avait imaginé qu'une grande partie de son travail méconnu était preservé dans un coffre en Suède !.
Les centaines de photos de Cole et les témoignages de ses ressentis sont bouleversants.
Le Montage, le récit , la musique sont au diapason
A voir expressément !
Alexander B.
Alexander B.

31 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2024
Avant-première à L'Arlequin, Paris - Salle 1

Ernest Cole : Lost and Found offre un regard fascinant sur un photographe courageux documentant les dures réalités de l'apartheid en Afrique du Sud dans les années 60 et 70. Son travail a révélé les atrocités du régime, mais le film perd de son impact lorsque Cole part pour l'Amérique, où il se désillusionne face aux injustices raciales, tombe dans l'oubli et meurt tragiquement sans abri. Bien que l'exploration initiale soit puissante, les réalisateurs semblent dériver avec Cole, laissant une fin incomplète à une œuvre pourtant prometteuse.
bernardet
bernardet

7 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2024
Témoignage exceptionnel, et unique : photos sur le vif de la vie des noirs pendant l’apartheid en Afrique du Sud puis à NY et le sud des États Unis. Récit d’une vie déracinée et misérable magnifiquement réalisé.
Kayo4
Kayo4

3 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2025
J'ai découvert l'histoire d'Ernest Cole, la beauté de ses photos et la réalité de l'apartheid en Afrique du Sud.
Mais il m'a été difficile de suivre la chronologie de cette biographie et même quelquefois de me situer entre New York et l'Afrique du sud
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Ernest Cole explique avoir été inspiré par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson, mais il aurait pu tout aussi bien l'être de celui de Vivian Maier ou de Joan Colom, de tous ceux dont le métier est photojournaliste plus que journaliste, pour restituer la vérité de ce que les mots ne traduiront jamais, pour restituer les regards et les attitudes avec le plus de réalisme et de sincérité possible, sur le vif. Des images en noir et blanc, brutes et sans concession, jamais posées, prises à ses risques et périls, en marchant, au débotté, à hauteur d'homme. "C'est une question de survie. Devoir voler chaque instant."

Comme Armin T. Wegner, qui a voyagé dans l'Empire ottoman pour saisir l'effroi du génocide des Arméniens en temps réel, Ernest Cole était conscient de restituer l'injustice et la barbarie de l'Apartheid telles que les Noirs les vivaient, aussi résignés que les Arméniens, sous la coupe des dominants avides de toujours plus de territoire à conquérir et de différence à éradiquer. Spoliés, marginalisés, ignorés, encampés, violentés, brutalisés, exterminés au seul motif que ces autres étaient ce qu'ils étaient: Arméniens, Noirs.

Ernest Cole avait une prescience aigüe des situations telle, qu'une fois ses témoignages photographiques réalisés, il ne pouvait que s'exiler. D'Afrique du Sud, son pays, au Sud des États-Unis où les Noirs ne vivaient pas une vie plus civilisée.

Ses clichés reflètent l'indifférence, sur les bancs réservés aux Blancs dans les parcs publics ; la cruauté des Noirs battus arbitrairement (83.000 coups de bâtons à 17.000 Noirs encellulés en camps de bannissement) ; l'indigence quotidienne que les passants nient, parfois par dégoût et parfois par impuissance, ou pour sauver leur peau et ne pas être associé à la misère discrétionnaire. Ses images reflètent aussi des sourires et des rires, lorsque les gouvernantes noires jouent et câlinent les enfants des Blancs qui une fois devenus adultes, reproduisent à leur égard ce même comportement répudiant que leur ont transmis leurs parents.

À l'âge de 27 ans en 1967, Ernest Cole, déterminé viscéral à combattre l'Apartheid, publie "House of bondage", la maison des servitudes. Un livre choc de son travail, qui le contraint à l'exil définitif, aux États-Unis, en Suède. Ailleurs, il ne retrouvera jamais l'élan de l'urgence à fixer pour dénoncer les situations inhumaines, celles de son peuple sur leurs terres historiques. Il restera en manque de l'Afrique du Sud sans jamais pouvoir y revenir, persuadé qu'un jour l'Apartheid sera aboli.

"Trois cents ans de suprématie blanche en Afrique du Sud nous ont réduits à la servitude, nous ont dépouillés de notre dignité, nous ont dépossédés de notre estime de nous-mêmes et nous ont enfermés dans la haine."

"Exposer la vérité à tout prix est une chose, mais passer sa vie entière à chroniques la misère, l'injustice et la cruauté en est une autre."

Nul ne peut être indifférent à ce travail et à ce jeune photographe qui a sacrifié sa vie et vécu en martyr, seul contre tous, tout au long de sa trop courte existence, au service d'une cause. Le film de Raoul Peek pourtant, ne m'a pas touchée ni convaincue. La monotonie de la voix off, grave, neutre et linéaire m'a lassée mais ce n'est pas là le problème. Même si cette voix off, censée être celle d'Ernest Cole, prend la parole sur son lit de mort et post-mortem ce qui créé une impression bizarre, de déloyauté. Ce qui permet aussi de savoir que sa mère a fait le déplacement d'Afrique du Sud aux États-Unis, où elle est restée jusqu'au dernier souffle de son fils. Elle a ramené ses cendres sur ses genoux, dans l'avion, jusqu'au cimetière de Mamelodi.

Ce qui m'a gênée, c'est l'absence d'intention, comme si Peck avait hésité. Peut-être que la raison principale réside dans le sujet, encore trop brûlant et prématuré (à la fois, il constitue une étape sérieuse et incontournable vers une résonance plus large).

De même qu'il semble encore impossible de rendre tout à fait audible le génocide des Arméniens, un peuple toujours en attente de reconnaissance et de réparation 110 ans après les faits, il semble impossible de reconstituer l'Apartheid et de la rendre intelligible aux yeux du monde entier. Est-ce parce que, dans les deux cas, le monde entier savait et a laissé faire ? La communauté internationale a laissé l'inhumanité s'enliser. La diplomatie a abandonné les Noirs comme elle a abandonné les Arméniens.

Cette impression qui s'est emparée de moi en visionnant le film, s'est renforcée en apprenant que 60.000 négatifs d'Ernest Cole, découverts en 2017, lui ont été volés et cachés dans le coffre d'une banque suédoise. Par qui, comment, pourquoi: autant de questions dont, pour l'heure, les réponses sont refusées. C'est peut-être cela, le vrai sujet. Cette spoliation, ce mensonge. Il me tarde aussi de savoir élucidé, tout comme il me tarde de prendre connaissance un jour ou l'autre, prochains si possible, de ce qui est fixé sur les 504 tirages vintage "d'une valeur inestimable" et les documents qui ont viennent d'être restitués à la famille d'Ernest Cole.

De l'Apartheid, que nous reste-t-il à découvrir ?

J'espère que le moment venu, Raoul Peck sera disponible pour nous dévoiler les dessous de ces dernières interrogations, les enjeux politiques et rendre publiques les responsabilités. Alors, il sera peut-être possible de réhabiliter le photographe et tout un peuple.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Retour sur les horreurs de l’apartheid, très belles photos noir et blanc de l’époque en Afrique du Sud et à New-york sur fond de jazz. Commentaire sobre… et désespéré. Comme est désespérant le sujet. Très beau documentaire.
Wabstory
Wabstory

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4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Le documentaire Ernest Cole, photographe de Raoul Peck est un regard bouleversant sur l'exil et l'activisme. A travers la présentation de photographies inédites d'Ernest Cole, le film suit son parcours. Ernest Cole est un photographe sud-africain qui fuit l'apartheid en 1968, pour trouver une autre forme de violence aux Etats-Unis. Tout le long du film est marqué par la douleur de l’exil. C'est un film dont le montage est très bien réalisé. Ce fut une belle mise en lumière du travail d'Ernest Cole, de la douleur de l'exil et de ce que cela engendre.

Le film a été vu lors d'une séance en avant-première "Raconter le réel" en Juin 2024. https://wabstory.com/2024/06/29/ernest-cole-photographe-de-raoul-peck-un-regard-bouleversant-sur-lexil-et-lactivisme-a-travers-lobjectif/
Pour_le_dire
Pour_le_dire

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2025
Raoul Peck dépeint cette vie d’exil à travers une série de photographies et d’images d’archives. Ernest Cole, qui a longtemps eu la sensation amère de “chroniquer la misère”, décrit son mal être perpétuel à travers des clichés de scènes quotidiennes. Car quoi de plus percutant que ces instants saisis où tout semble paisible, mais qui cachent l’horreur de la ségrégation ?

Ces vies restreintes; et la sienne en sera le témoignage par une maladie qui le saisit à l’âge de 49 ans; sont des pièces importantes dans le puzzle de notre histoire, comme un rappel à l'ordre de ne pas oublier que d’autres humains avant nous ont été capables des pires atrocités. Le documentaire de Raoul Peck est certes un peu lisse dans sa forme, mais le fond nous maintient éveillé par le sentiment de révolte qu’il attise.
Luckyluc
Luckyluc

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2024
1ère partie classique doc qui fait découvrir l’immense œuvre de ce photographe méconnu et 2eme partie plus intéressante sur le plan cinématographique… de toute façon À VOIR ABSOLUMENT !
Erwan P.
Erwan P.

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2025
Documentaire très prenant de Raoul Peck, comme à son habitude. En sus du contexte politique sud africain, la force du documentaire est d'appuyer sur la dépression de l'exilé dans un pays où la ségrégation et la misère sociale est toute aussi virulente. un bémol cependant, le procédé narratif avec la voix de Raoul Peck lui-même devient lancinant, et trop démonstratif.
Mende53
Mende53

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
Je ne connaissais pas l'histoire de Cole. Peck la raconte avec beaucoup de talent. Le film est très émouvant dans sa manière de raconter l'engagement. Le destin de Cole en rappelle bien d'autres. Un film fort et important.
Delphine-Cameron Chauvin
Delphine-Cameron Chauvin

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2024
Magnifique film documentaire, ancré dans un contexte de persécution des Noirs. Le travail inédit de ce photographe dévoilé
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