1er long-métrage pour un jeune réalisateur, Antoine Besse. Et ces 102 minutes constituent le tout premier film français consacré à l’univers du skateboard. Mais elles constituent aussi une belle surprise pour un film modeste défendu par un casting sans grands noms. À 13 ans, Pierre revient vivre à la ferme de son père après le décès brutal de sa mère. Harcelé à l'école, il se réfugie dans sa passion : le skate. Il rencontre Bertrand, un marginal qui cache un passé d'ancien skateur, et qui le prend sous son aile. Ensemble, ils vont tenter de se reconstruire. Un film généreux mélangeant habilement les codes du cinéma d’auteur et du cinéma populaire. Comme ses personnages, le réalisateur a lui-même pratiqué le skate lorsqu’il était plus jeune. Avec ce film il souhaitait rendre hommage à un groupe bien précis, celui des communautés en marge, en particulier celles de la ruralité. Ce sont les laissés-pour-compte qu’il met en avant à l’écran. Pour ma part, j’ai irrésistiblement pensé au formidable Mud de Jeff Nichols – 2013 -, où il est question d’un jeune garçon qui cherche une figure de réconfort auprès d’un grand frère ou père de substitution. Touchant, émouvant, drôle et même parfois violent, ce film est un joli reflet de la vraie vie puisque ce film traîte pêle-mêle, la quête d’identité d’un ado, le harcèlement scolaire, le deuil, la crise agricole… Pour les non-initiés, comme moi… et vous peut-être -, le ollie du titre, c'est la figure de base du skate, celle par qui tout commence : la sensation de quitter le sol, de voler, de ne plus appartenir à ce monde. C’est ce qui vous attend le temps de ce très joli film. Kristen Billon a 16 ans. On avait déjà découvert sa gueule d’ange dans Quand tu seras grand en 2023. Lui-même pratiquant de skate, il était tout désigné pour tenir le rôle central auprès de l’excellent Théo Christine, qu’on voit de plus en plus, soit dans la série BRI, soit dans des films comme Vermines, Magma ou Vivre Mourir Renaître. Emmanuelle Bercot, Cédric Kahn, Héloïse Janjaud, donnent la réplique à ce duo majeur. Précisons d’emblée qu'il n'est absolument pas nécessaire d'être fan de skate pour aimer ce film solaire et profond qui vaut vraiment d’être vu.
Un magnifique premier film. Une histoire touchante, dure mais contée avec une grande poésie. Le personnage à fleur de peau joué par Théo Christine nous entraîne à la découverte du skate, de l'amitié, des relations père fils avec juste ce qui faut de tendresse, de violence et de bonheur. À voir!
Vu en avant-première à Nantes, très bon film, je n'avais aucune attente et je n'ai clairement pas été déçue, de très bons acteurs, une histoire touchante et qui fonctionne bien ! spoiler: On a le plaisir d'avoir au second plan d'autres histoires comme celle du père fermier, l'addiction, le harcèlement scolaire sans trop en faire
Un film de skate pas comme les autres qui aide à faire découvrir la réalité d’une discipline pas seulement urbaine au détour d’une relation très touchante entre un jeune garçon passionné et un jeune homme considéré comme non fréquentable relatant des problèmes très contemporains
J’ai eu l’occasion de voir ce film en avant première un peu par hasard et c’est une très belle decouverte. Découverte du monde du skate, personnages attachants, tournage en Dordogne
J’ai eu la chance de voir le film en avant-première. Si cela n’avait pas été le cas, peut-être n’aurais-je pas été voir le film car le sujet ne m’intéressait pas trop. Cela aurait été une grave erreur et j’aurais manqué un très bon film. Que vous aimiez non le skate, je vous conseille vivement d’aller voir ce film.
un peu convenu... L'histoire est crédible mais la violence est toujours sous-jacente ce qui n'était pas forcément nécessaire Les personnages de ont un peu caricaturistes.
Le ollie, c'est la figure de base du skate, celle par qui tout commence : la sensation de quitter le sol, de voler, de ne plus appartenir à ce monde... On comprend mieux que le film Ollie s'inspire de ce sentiment de tout vouloir mettre en l'air (et risquer de chuter ensuite, mais essayer au moins, et profiter des quelques secondes où l'on oublie tout), quand on voit combien ses personnages perdus et ultra-attachants nous ont touché. Théo Christine, ce prodige français qui monte sans faire de bruit (Supremes, Vermines, Vivre Mourir Renaître : trois très bons films, et Ollie est encore un coup de maître de l'acteur), donne du cœur à ce rôle de ce "clochard paumé, qui adore les chiens car seuls ces derniers ne le jugent pas, et a énormément d'amitié à revendre", et Kristen Billon (le jeune skateur de Quand tu seras grand) est l'autre atout imparable de ce drame humain qui fait sourire, émeut, et emporte notre adhésion pour ses personnages (plusieurs murmures outrés - dont le nôtre - quand le petit spoiler: prend un coup de pied violent en plein visage, et que l'on doute même qu'il vive encore... Vraiment, on a vécu le film). Si vous êtes skateur, le film vous rincera l’œil avec des figures que le commun des mortels regarde avec envie et respect (sans se faire d'illusion sur le fait que cela se finirait par un gadin monstrueux pour eux-même), et si vous êtes un brin philosophe, vous aurez le "symbole du chien blanc" à décrypter (le réalisateur s'en amuse beaucoup, car c'est LA question qui revient à absolument tous les questions-réponses). On vous le donne en mille : ce chien blanc spoiler: est l'ange gardien, la conscience endeuillée de Bertrand quant à son petit frère décédé, qui le suit partout jusqu'à en crever le jour où ce dernier touche le fond, pour lui faire saisir qu'il est allé trop loin, et a maintenant besoin qu'on l'aide (l'enchainement avec la réconciliation de la mère de Bertrand nous a serré la gorge : le film est vraiment bien monté). La musique est quant à elle une astuce du réalisateur : si vous vous attendiez à du punk californien (un mouvement de musique fortement influencé - pour ne pas dire créé - pour la jeunesse à skate américaine qui voulait du rock plus rapide et agressif à la fois : The Offspring, Bad Religion, MxPx...), Antoine Besse a contourné soigneusement le cliché (évitant par là même de donner l'impression d'un clip MTV lors des scènes de skate), aussi vous pourrez profiter de musiques beaucoup plus populaires et calmes, qui collent très bien aux scènes. On ressort de Ollie avec une tendresse infinie pour le binôme de personnages principaux, excellemment joués par deux acteurs brillants, portés par une histoire positive (peu importe la chute, l'important est de se relever, et de ne pas hésiter à prendre les mains tendues pour cela), et dont on espère plus que franchement que le bouche-à-oreille lui accorde un petit succès. Un très beau film, qui passe comme sur des roulettes.
Un très beau film. Très émouvant ! Les divers sujets sont traités avec une grande justesse. Rien n'est jamais surfait. Le jeu d'acteurs est excellent !! Bravo !
vu en avant première, c'était génial. Le film ne tombe dans aucune facilité et est donc très juste. Il est émouvant, très bien joué par les deux acteurs principaux. Je ne suis pas de base un fan de skate mais j'ai trouvé que cela mettait vraiment bien à l'honneur le sport et la culture skate sans jamais rentrer dans des stéréotypes. On sent la passion du réalisateur et des acteurs. Et cerise sur le gâteau, le principe du Ollie tour avec compétition de skate devant le cinéma et soirée concert après, c'était une première pour moi et c'est vraiment une nouvelle expérience immersive du cinéma. Bravo.