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NardoBordo
17 abonnés
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4,0
Publiée le 3 octobre 2024
Rappel ou hommage du film réalisé par Cyril Collard, "Les Nuits Fauves", je crois bien, nécessaire et clair ! Année 90, les thérapies évoluent, mais à ce jour pas de vaccin, des traitements qui gavent les "Pharma". La sexualité, complexe ou épanouissante, en tout cas personnelle qui rend bonheur. Un beau film, du goût, de la finesse, de l'amour multiple dans le secret de nos Hypocampes... Et Victor Belmondo, Théo Christine... Kiff Performance.
Excellent film plein de sensibilité avec une analyse fine et juste. Victor Belmondo est magistral dans son rôle! un petit regret, le dernier quart d'heure( 5 ans plus tard)à mon avis n'apporte rien et déconstruit leur belle relation c'est dommage même si le film reste une belle réussite..)
Ai vu « Vivre Mourir Renaitre » de Gaël Morel. Une bande annonce peu vendeuse et réductrice, un titre qui n’est pas sans rappeler le magnifique film de Christophe Honoré «Plaire, Aimer et Courir vite » et une affiche qui frise le plagiat avec celle des « Nuits Fauves » de Cyril Collard… ça faisait beaucoup d’aprioris pour déclencher un intérêt pour ce film. Mais j’ai une affection particulière pour le réalisateur-acteur Gaël Morel. Après une première scène qui m’a fait craindre la raison de mes préjugés ci-dessus mentionnées, je me suis totalement laissé aspirer par ce très joli film plein de finesse, de retenue, de poésie. Gael Morel joue avec les possibilités nombreuses qu’offre le mythe de « Jules et Jim » avec la plus grande normalité. Emma, Sage femme et femme sage (Lou Lampros) et Sammy, conducteur de métro (Théo Christine) sont en couple spoiler: et ont un petit garçon, mais Sammy tombe amoureux de Cyril, artiste photographe (Victor Belmondo excellent de justesse) qui s’attache à cette jeune famillespoiler: . Paris, 1994 le Sida fait encore des ravages avant la découverte de la trithérapie. Le scénario ne tombe jamais dans le pathos, la caricature, la facilité, mais au contraire c’est avec beaucoup de tempérance et de maturité que Gaël Morel tient les rênes de son histoire. La reconstitution des années 90 est faite par toutes petites touches subtiles et c’est avec bonheur et une certaine émotion d’ailleurs qu’Amanda Lear et Ellie Medeiros, figures mythiques du Paris Gay parisien, traversent avec toute leur sensibilité le film. La photographie est très belle et la Bande Originale nous transporte au son du piano qui navigue sur des mélodies qui font penser à Satie et Delerue. Un mélodrame sur la tolérance, l’écoute, l’amour le vrai (celui de l’autre). L’apparition toute en discrétion de Stéphane Rideau est un joli clin d’oeil à un autre trio amoureux, celui qui a révélé Gael Morel et Elodie Bouchez dans « Les roseaux sauvages » d’André Téchiné, justement tourné en 1994. La boucle est joliment bouclée et le relais entre André Téchiné et Gaël Morel définitivement passé.
"Vivre, mourir, renaître" est un film triptyque qui, avec les films "120 battements par minutes" et "Les Nuits fauves" incarne à merveille le dramatique épisode SIDA des années 90. C'est brut et direct. C'est sexuel, c'est mortel et l'histoire est merveilleusement bien portée par le trio d'acteurs. Reste que la fin - à partir de "Renaître" - manque de rythme et s'enterre peu à peu dans une conclusion sans grand intérêt.
Film très beau, très doux et en même temps plein d'urgence de vivre. Le trio d'acteurices est parfait (présence troublante de Victor Belmondo, très juste et très beau -- comme les deux autres -- et qui donne l'impression de voir son grand-père époque À bout de souffle, impression renforcée par le fait que le film se déroule dans le passé). Très léger bémol dû à la musique maladroitement appuyée par moments. Ce film fait partie de ceux qui magnifient la vie et nous embarquent. Il faut un peu de temps pour émerger, après. Bravo.
Le point fort de ce film est le scénario, mais le point faible, qui gâche le tout, est l’interprétation. Les acteurs ne sont pas à la hauteur de l’histoire du film et c’est dommage … car les personnages et notamment Cyril (mais pas que) ne rendent pas crédible ce que laissait présager le scénario, du moins sur le papier. Du coup il y a des longueurs parfois et le résultat final “c’est la loose”…
Emma aime Sammy qui aime Cyril qui l’aime aussi...
Un trio de vaudeville l'homme, la femme et l'amant. La différence est que l'objet du désir commun est Sammy un homme donc un trio moins commun, et dans les "années sida". Années ou avoir le sida n'est pas "simplement" être malade mais le plus souvent une condamnation a mort. Une maladie qui comme d'autres change le rapport au temps on a plus une vie pour réaliser des choses on n'a qu'un temps plus ou moins long. Rapport au temps qui change les rapports aux autres, a la création, qui force a envisager le futur de ceux qui reste.
Un film traité un peu en mode mélo mais dans lequel on se laisse prendre, porter. Un film qui m'a pris.
Plongée au cœur des années Sida où des milliers de jeunes personnes ont subi la peur de mourir, la nécessité de vivre avec une épée de Damoclès, du temps où il n'y a pas de traitement efficace. Cette maladie se cache car elle frappe plus durement les hommes homosexuels. Le film traite le sujet avec beaucoup de délicatesse et d'émotion au travers d'un trio amoureux un peu improbable qui va devoir affronter la dure réalité et un décès qu'il faut dépasser. Les acteurs incarnent très bien cette jeunesse qui peine à renoncer à la jouissance et à l'insouciance. Victor Belmondo exprime un talent prometteur.
Depuis « 120 battements par minute » (2017), la référence et la mémoire cinématographique en la matière, les films ayant pour trame narrative le Sida réussissent à être ennuyeux. Celui-ci est en outre empreint de mièvrerie. La complexité potentielle de la relation de « couple »… à trois et bisexuelle est survolée. Le caractère dramatique de la maladie pour l’époque (le scénario se situe au début des années 1990) ne transparait pas beaucoup. En conséquence, la notion de combat non plus. Vivre puis mourir et renaitre semblent n’être que dans le titre et en manque de développements ici. Ou alors ça y est bien mais ça ne m'a pas atteint. Ça arrive.
Un film magnifique, touchant et d’une belle justesse ! Les 3 acteurs sont géniaux ! Les musiques ainsi que les décors et couleurs du film sont extraordinaires !
Film très émouvant,très bien joué,très épuré,très sobre..c est ce qui permet d éviter la pitié,la dramaturgie,le voyeurisme de ce fléau qu a été et est encore ..le sida.... Ce film est dramatique,mais tout en délicatesse... Les acteurs sont très justes.. A voir..
Avec un sujet si triste (le Sida), le film reste lumineux et plein d'espoir. On est loin du misérabilisme redouté. Gaël Morel a doucement acquis une réelle maturité, en tant qu'homme et en tant que cinéaste. Il aime ses personnages. Nous aussi. Ils sont solaires et nous émeuvent. Bravo.