très réussi ! Un humour débridé qui nous accroche tout le long du film, allié à un message de sensibilisation assez inattendu, mais finalement bienvenu qui n'apparait qu'à la fin. Les acteurs sont tous excellents.
Excellent film, jouissif, grave mais plein d'humour à la Kervern, des personnages atypiques formidablement interprétés : Yolande Moreau, Laure Calamy, Raphaël Quenard entre autres, mais tous seraient à citer.
Ce casting est de bonne qualité, mais cela ne suffit pas. Le film regorge de clichés dépassés : le machisme caricaturé des années 1980, le patron des années 1940, les hommes présentés comme des salauds alcooliques et débiles, les patrons comme des exploiteurs, et la famille réduite à un simple boulet. On a l’impression que le scénario a été exhumé des manifestes de Lutte Ouvrière par une femen de la première heure. Une succession de stéréotypes sociaux, typiques d’un milieu bobo, gauchiste et aigri. Les pauvres acteurs, d’ailleurs, ne parviennent même plus à dissimuler leur envie de quitter ce navet.
Le duo Yolande Moreau et Laure Calamy donne l'humour juste à ces sujets abordés du "bien vieillir" mélangés aux "souvenirs" avec l'envie de dénoncer et de ne pas effacer le passé comme si celui-ci n'avait pas existé. Chaque comé apporte sa légèreté et sa franchise sur la société
Yolande Moreau joue continuellement Yolande Moreau, et elle ne peut pas quitter le nord, et même si elle descend à Paris, elle risque d'attraper la tourista. C'est un bon film, mais sa première diffusion reste sur Arte. Il y a de très bons acteurs. D'où son succès. Alison Wheeler qui est rousse et irlandaise comme par hasard. Marie Gillain qui a bien vieillit. Pis il y a le couple Anna Mouglalis et Raphael Quenard, ils vont bien ensemble, malgré leurs différences d'âge. Enfin ils vont bien ensembe avec d'autres personnes, séparément évidement. Raphael Quenard peut jouer tous les rôles, il doit être quatre films par année. Après, harceler une personne en école primaire pour qu'elle revienne à l'âge de soixante ans pour se venger, c'est possible.
C'est pas mal, surtout la fin et heureusement qu'elle est bien cette fin parce que tout au long du film on s'ennuie quand même un peu avec ces personnages trop exubérants qui nous font sortir du réalisme. Réalisme, qui aurait été plus judicieux pour traiter des sujets aussi graves. Et quel dommage d'avoir besoin de politiser, de ringardiser, de stigmatiser comme "les proprios, les patrons c'est tous des ..."... Bref, tout cela manque énormément de philosophie, de neutralité et d'intelligence. Le sujet est si percutant, important, qu'il méritait mieux. spoiler: Et le titre du film aux couleurs LGBT à la fin n'a pas vraiment de lien direct avec le reste du film, c'est gratuit, c'est à la mode... mouais, c'est un peu pénible, j'aurais aimé voir ce film sans toutes ses allusions qui rappellent une classe politique. Le sujet si important, tel qu'il est traité, écarte une partie de la population. Quel dommage, je préfère la neutralité de Dallas Buyers Club par exemple! Sinon Laure Calamy est top, comme souvent, Yolande Moreau c'est Yolande Moreau, pour ma part, pas une très bonne actrice mais qui fait son effet par sa personnalité... voilà, c'est quand même un bon film, mais ça aurai pu être un chef d'œuvre s'il avait été réalisé avec intelligence.
Quelques bons moments avec de beaux numéros d’acteurs, mais cela ne suffit pas et le scénario est trop bancal pour tenir sur la longueur. La suite de scènes absurdes et l’accumulation de clichés bien politiquement corrects finit pas carrément lasser … Mais comme c’est bienpensant, cela explique sans doute les critiques démesurément élogieuses pour un petit téléfilm au final bien quelconque…
Une comédie grinçante, à l'humour déjanté, absurde dans certaine scènes, bien servie par une pléiade d'acteurs sympathiques. Un regret : le rythme aurait mérité d'être plus soutenu sans que cela ne bise au propos
Si au début le film fait plutôt penser à une succession de sketches inégaux, la faute à un parterre de stars interminable, on s'aperçoit au long du visionnage qu'il n'en sera rien et qu'on ira bien au-delà du catalogue de vedettes venues cachetonner. Rappelant le cinéma de Jean-Christophe Meurisse, ce métrage de Gustave Kerven aborde certains thèmes difficiles (l'addiction, la vieillesse, la précarité, la solitude, la pédophilie, le viol...) parfois de façon comique afin certainement d'en désamorcer la noirceur. Alors quand le tout est réhaussé par des acteurs impliqués (aussi bien chez les premiers que les seconds rôles, parmi ces derniers les plus avertis auront d'ailleurs pu reconnaître Gervais Martel, l'emblématique président du RC Lens !), certains dialogues croustillants et une BO éclectique qui brasse large (ça va du chant traditionnel italien ou espagnol à du Etienne Daho), on se dit qu'on tient-là une version alternative de "Thelma & Louise" du Nord cynique mais libératrice qui fait du bien !
dans la veine d'adieu les cons, un film délicat sur les blessures infligées par la bêtise, la lâcheté dont nous sommes toutes et tous capables. une interprétation toute en sensibilité.
Une comédie dramatique féroce, bien dans son époque (MeToo notamment, mais aussi la pédophilie, les licenciements abusifs, le scandale des EHPAD...), fidèle à l'esprit grolandais et des Deschiens, pas forcément ma marchandise, mais qui se laisse regarder sans ennui grâce à une galerie de personnages assez pittoresques.