Une comédie dramatique tendre et puissante dans laquelle on est embarqué par ce tandem d'actrices qui nous apporte réconfort et les seconds rôles qui nous offrent des situations comiques. Un bon film.
« Je ne me laisserai plus faire », premier long métrage de Gustave Kervern sans son complice Benoît Delépine, garde l’esprit punk, l’humour décalé et le goût pour les petites gens et les marginaux de leurs réalisations communes. A la mort de son fils, Emilie, septuagénaire sans moyens, risque d’être expulsée de sa maison de retraite. Elle se mue alors en justicière décidée à se venger de ceux qui toute sa vie lui ont fait subir des humiliations. Elle entraîne dans son périple Linda, gentille femme de ménage quadragénaire avec qui elle s’est liée à la maison de retraite. Les deux femmes sont bientôt vaguement prises en chasse par un homme et une femme flics au bord du gouffre.
Pour son film à la fois drôle et grave sur fond réaliste, Gustave Kervern réunit un casting prestigieux. Yolande Moreau, mélange de puissance et de douceur, et Laure Calamy sont fantastiques en héroïnes ordinaires, sortes de Thelma et Louise de la France périphérique, qui reprennent goût à la vie en unissant leurs destins jusqu’alors peu réjouissants et en punissant les malfaisants. En binôme de flics à qui les deux femmes donnent le courage d’affronter leurs secrets et leur culpabilité, Raphaël Quenard et Anna Mouglalis sont excellents. Encore une fois, le premier, drôle, pathétique ou touchant, crève l’écran en flic à la dérive, ancien enfant abusé. Dans les rôles secondaires parmi lesquels des fidèles, on retrouve Marie Gillain en belle-fille légère, Jonathan Cohen son compagnon beauf, Corinne Masiero, des acteurs des Deschiens et de Groland. Barré et inspirant, « Je ne me laisserai plus faire » est une réussite.
Très bon film avec des acteurs qui nous emporte dans leur histoire. Une belle histoire de vengeance et d'amitié. Mention spéciale à yolande moreau j'ai vraiment découvert son talent, c'est elle le moteur de ce film. J'ai adoré.
Mea culpa. J'ai revu ce (télé ?) film et j’avoue qu'il m’a procuré du plaisir, bien sûr Juste admettre une autre forme de production cinématographique. J’étais passé à côté ; je reconnais maintenant la qualité intrinsèque du travail, du propos. Et, mine de rien, du langage ’universel ’ véhiculé .
Une superbe surprise que ce telefilm co-produit par Arte. Sous ses allures parfois burlesques et un peu déjantées, cette histoire de vengeance est plus sérieuse et surtout plus engagée qu'elle n'y paraît a priori. Il s'agit de châtier tous les imbéciles qui abusent de leur pouvoir dans la société. Servie par une distribution au top (issue en partie des Deschiens et de Groland), cette oeuvre est rafraichissante et revigorante. On ne s'en privera donc pas par les temps qui courent.
D'abord une farce déjantée déjà très réussie. Des plans et répliques jubilatoires. Puis la gravité se joint au décalé. Toujours juste, subtil et intelligent de A à Z, jusqu'au dernier plan, tellement émouvant, assumant le parti pris du film jusqu'au bout. Interprétation au niveau du scenario. Bref, réussite totale.
Excellent film plein d'humour, tendre dans l'ensemble. Des acteurs parfaits qui déclenchent des rires variés (Jonathan Cohen/ Raphaël Quenard). Les héroïnes principales sont très bien. Quelques petites longueurs quand le souffle de l'histoire patine, mais l'ambiance est si chaleureuse.
L’idée est bonne, la réalisation un peu moins, malgré l’interprétation réussie de Yolande Moreau, Laure Calamy et Jonathan Cohen : des clichés basiques, des longueurs, du comique qui tombe à plat, pas assez de mordant, certaines scènes sont même pathétiques. On s’enlise et on s’ennuie.
Excellente surprise sur un film qui ne paye pas de mine au premier abord mais rédigé avec une grande intelligence dans les dialogues et une fin parfaite avec une morale Film feel good sans tomber dans le plan plan ! Vraiment je recommande
Ce long-métrage de Gustave Kervern, réalisé pour la télévision en 2024, constitue une belle réussite. Le trublion du cinéma français parvient une nouvelle fois à aborder des sujets délicats sur le ton de l’humour noir et de la dérision. L’histoire de cette femme (Yolande Moreau) qui décide de se venger de toutes les personnes lui ayant fait du mal dans sa vie offre une succession de rencontres décapantes. Bien rythmé et disposant d’une belle distribution (mention spéciale à Laure Calamy, Raphaël Quenard et Philippe Duquesne), ce film égratigne notamment la misogynie et le harcèlement sans jamais être moralisateur. Bref, une comédie qui fait mouche, à la fois touchante et grinçante.