Les Chambres rouges
Note moyenne
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170 critiques spectateurs

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2024
Les premières minutes laissent entrevoir qu'il s'agit là d'un nouveau film de procès maîtrisé, comme le cinéma francophone nous en a livrés en 2023 ("Anatomie d'une Chute" et "Le Procès Goldman", pour ne pas les citer). Mais non, rapidement le récit bifurque sur un sujet assez original.
Il est question d'un homme, accusé d'avoir mutilé et tué des jeunes filles pour diffuser des snuff movies sur le dark web, contre bitcoin sonnant et trébuchant. Sauf que celui-ci passe au second plan. "Les Chambres Rouges" se centrera en fait sur deux "groupies" présentes au procès.
Clémentine est clairement une femme tombée sous le charme de l'accusé, qui clame haut et fort son innocence, jusqu'à utiliser des raisonnements complotistes absurdes. Kelly-Anne sera l'objet d'un portrait trouble au centre du film.
Est-elle amoureuse de l'accusé ? Fascinée par l'affaire, ou l'homme ? En recherche d'interaction avec lui ? Tueuse en herbe ? Enquêtrice amateur ? Protectrice ?
Pascal Plante ne répondre pas totalement à ces questions, préférant nous livrer une peinture psychologique glaçante. Juliette Galépy est génialement flippante dans ce rôle. Une mannequin calée en poker et en informatique, fortunée, solitaire, très froide et sociopathe, qui laisse peu voir ses émotions et ses vrais dessins. Mais quand celles-ci explosent elles sont intenses.
Ceci donne lieu à plusieurs scènes marquantes. Il faut dire que Pascal Plante offre une mise en scène qui prend aux tripes. Je citerai l'introduction avec cette salle de procès immaculée et pourtant étouffante, grâce à des travelings chirurgicaux et des plans séquences bienvenus. Ou cette utilisation par le récit et la réalisation des snuff movies. Que l'on ne verra évidemment jamais, mais quelques idées malignes parviennent à en faire ressentir toute l'horreur.
Je n'en dirai par plus, mais "Les Chambres Rouges" contient son lot de moments qui vous hanteront quelques temps après le visionnage. Tandis que les éléments psychologiques qui ressortent de la protagonistes alimentent de nombreuses réflexions ouvertes, sur l'humain en général et le rapport général de la société aux assassins et aux affaires criminelles.
Une belle surprise, à ne pas mettre entre toutes les mains néanmoins.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2024
Un conseil d’abord, lisez le synopsis d’Allo ciné, il est utile pour comprendre l’enjeu du film….Un film à réserver à un public averti…C’est passionnant mais très dérangeant, voire angoissant…..Je concède que j’ai pleuré à un moment du film, en pensant à l’insupportable souffrance des jeunes victimes assassinées...le mot « chambres rouges » prend tout son sens...On est dans le malsain
Le pire sans doute est de penser que ce n’est pas tout à fait une œuvre de fiction .Il y a des esprits malades comme en témoigne ce film, précis, abouti, et dont le montage est une perfection. À noter une musique extraordinaire qui nous plonge dans un abime de perplexité et de crainte ;...Le film met en scène deux jeunes filles, qui assistent au procès d’un psychopathe...(Heureusement, je trouve, le film sort du tribunal très souvent)....L’une le croit coupable, l’autre innocent, cela joue sur le scénario.....Cela impacte surtout le spectateur qui se pose beaucoup de questions sur la folie humaine, et sa perversité..... Car c’est un film profond, mis en scène avec talent, J'ai pensé à un film de Cronenberg...un film rare, mais je répète pour public averti...Ne sombrons pas dans la folie, surtout celle-là.....
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2025
J’ai peu apprécié ce film québécois qui semble s’adresser à un public jeune féru de nouvelles technologies. De quoi s’agit-il ? Les chambres rouges sont des vidéos de tueurs qui se filment pour les vendre ensuite . Ici, sur les 3 meurtres de jeunes filles faisant l’objet d’un procès hyper médiatisé du présumé coupable, deux vidéos ont été retrouvées, mais manque la troisième qui pourrait innocenter l’accusé, car les deux premières amènent un (léger) doute sur sa culpabilité. Une jeune femme, férue de nouvelles technologies (internet, IA, bitcoins, réseaux sociaux;) et obsédée par cette affaire, assistant à toutes les séances du procès, se met en tête de retrouver la 3ème video. Voilà l’histoire. Le film est en fait un prétexte pour montrer ce que les nouvelles technologies peuvent apporter, ce qui intéresse en premier lieu les jeunes addicts. Pour les seniors dont je suis, c’est franchement barbant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2025
Deux jeunes femmes assistent au procès très médiatisé à Montréal d’un tueur en série qui les obsède au point de tout faire pour le confondre. Troublant, malsain « Les chambres rouges » joue avec le rapport à l’image et à la violence par la fascination que cela peut entrainer chez certains. Ce questionnement sur le pouvoir de l’image et des nouvelles technologies est au cœur d’un récit flirtant sur la zone grise de ses personnages féminins captifs d’une emprise alarmante.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2024
Sous ses airs de thriller le faisant ressembler à un « Millenium » canadien, « Les chambres rouges » est un film qui traite de beaucoup de sujets. Au premier rang de ceux-ci, on retrouve celui des snuff movies, abordé à travers le procès médiatisé d’un potentiel tueur de jeunes filles ayant filmé en direct ses atrocités. Ce qui est fort de la part du réalisateur c’est de ne jamais rien montrer à l’écran, tout se faisant par la suggestion, la description des avocats ou les quelques sons entendus çà et là, c’est vraiment très impressionnant ! En outre, le second thème abordé concerne celui des groupies de ces tueurs en série qui existent vraiment ! Ici, deux jeunes femmes viennent tous les jours au tribunal pour assister au procès du Démon de Rosemont. Si Clémentine s’identifie très tôt comme une fan absolue, Kelly-Anne, en revanche, démontre des motivations pas très claires, ce qui nous pousse à regarder jusqu’au bout pour savoir ! De plus, les méfaits des réseaux sociaux sont également abordés à travers l’existence du dark web et des I.A. qui finalement ne servent qu’à des gens isolés, seuls chez eux. Se passant tantôt au tribunal, tantôt dans la rue ou dans l’appartement de Kelly-Anne, ce métrage vaut surtout la peine d’être visionné pour son actrice principale, Juliette Gariépy, sorte d’Ana Girardot canadienne incarnant parfaitement une jeune femme froide et peu empathique telle une sociopathe qui se découvre. Immersif et malaisant, ce long-métrage pourra éprouver certaines âmes sensibles, néanmoins on pourrait y voir quelques longueurs et peut-être se dire qu’il lui manque un petit je-ne-sais-quoi pour en faire un chef d’œuvre dans son genre !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2024
Dans ce film au ton très singulier, d’une étrangeté de chaque instant et d’un mystère constant, le cinéaste québécois Pascal Plante raconte l’histoire de Kelly-Anne, une jeune femme fascinée par un tueur en série ayant commis des meurtres atroces, au point de quitter chaque nuit son appartement cossu pour s’assurer une place dans le tribunal où celui-ci est jugé. Porté par des actrices géniales – Juliette Gariépy est incroyable dans un rôle improbable sur le papier mais qui fonctionne très bien, et il faut saluer aussi la prestation en écho de Laurie Babin – Les chambres rouges est un modèle de film spoiler: dans lequel aucune goutte de sang n’est versée et qui est pourtant terrifiant.
Impossible de ne pas être éprouvé à l’issue du générique de fin. Une musique excellente, composée par Dominique Plante, frère du réalisateur.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2024
La fascination, à l'instar de "Chambres rouges" et son actrice principale, trouve son pouvoir dans l'inexpliqué et dans sa faculté d'éveiller une admiration intense. À travers des clés de compréhension dissimulées, le film crée une atmosphère inconfortable où le fantasme, le désir, l'admiration et la perdition convergent aux portes du théâtre de l'horreur, caché, nous laissant seulement avec notre voyeurisme troublant.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2024
Un film glaçant et dérangeant sur la noirceur de l’âme humaine, qui a travers le procès d’un monstrueux tueur en série, parle de sujets rarement évoqués, a savoir plus particulièrement les femmes qui sont fascinées par ce genre de criminel et le sinistre dark web qui permet a des gens passablement dérangés, de visionner ,des horreurs épouvantables en video.
La mise en scène est efficace et malgré le côté assez glauque du film on est pris par l’histoire, assez originale , d’autant plus que l’héroïne principale joue très bien son role.
Le problème c’est que la fin est très décevante, et que finalement, on peine a comprendre qui était vraiment le personnage principal et quelles étaient ses motivations réelles.
Ce dénouement abrupt et plutôt frustrant gâche incontestablement le tout…
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
Pascal Plante réussit un film au climat prégnant, à la limite de l'horreur, où deux femmes sont fascinées par un tueur en série : elles suivent son procès au jour le jour et se font des convictions sur sa culpabilité ou pas, et vont faire des recherches de leur coté pour étayer ces convictions.

Juliette Gariépy excelle dans son personnage dont nous ne savons jamais vraiment qui elle est et surtout dont nous ne devinons jamais ce qu'elle va faire. Un personne presque mutique dont nous comprenons son fonctionnement à travers ses actes et la mise en scène de Pascal Plante.

Le film distille un climat de tension assez fort, à la limite du fantastique. Un bel exercice de style porté par son actrice principale. La tension est prégnante en permanence.
Robin C.
Robin C.

23 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2025
"Les Chambres Rouges" est littéralement un film qui te roule dessus, qui te marque. Les actrices sont extraordinaires, le scénario complètement fou et la réalisation est vraiment bonne. Rien n'est montré mais tout est absolument terrifiant. Un excellent film !!!
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Pascal Plante signe ici un thriller fascinant, oscillant entre une atmosphère oppressante et une étude clinique de l’obsession. Loin des schémas classiques du film de procès, Les Chambres rouges prend un parti audacieux : celui de l’ambiguïté. En suivant Kelly-Anne, une jeune femme hantée par le procès d’un tueur en série, le film explore la fine ligne entre la curiosité morbide et l’obsession maladive, sans jamais tomber dans le sensationnalisme facile.

Dès les premières scènes, la mise en scène captive. Plante adopte un style froid et minimaliste, renforçant la sensation de malaise grandissant. Chaque cadre est composé avec une rigueur chirurgicale, où le moindre détail semble pesé pour accentuer l’inquiétante lenteur du récit. La photographie de Vincent Biron sublime cette approche, jouant sur des contrastes subtils entre des espaces aseptisés et des zones d’ombre où se cache l’indicible.

Juliette Gariépy porte le film sur ses épaules avec une performance tout en nuances. Son interprétation de Kelly-Anne est d’une complexité saisissante : ni héroïne, ni anti-héroïne, elle intrigue autant qu’elle dérange. À ses côtés, Maxwell McCabe-Lokos incarne un Ludovic Chevalier glaçant, dont la présence à l’écran, bien que mesurée, suffit à instaurer une tension palpable.

Le film brille dans sa capacité à maintenir un malaise constant. Plante évite les clichés du genre et préfère distiller une tension diffuse, presque imperceptible, qui s’infiltre progressivement sous la peau du spectateur. Pourtant, cette approche a aussi ses limites : certains passages s’étirent en longueur, ralentissant le rythme et diluant l’intensité du récit. À vouloir trop miser sur la retenue, Les Chambres rouges frôle parfois la froideur excessive, empêchant une immersion totale.

Le scénario, bien que solide, laisse volontairement des zones d’ombre qui peuvent frustrer. L’étude psychologique est maîtrisée, mais elle ne pousse pas toujours son propos jusqu’au bout, laissant une sensation d’inachevé. C’est un choix artistique, qui renforcera chez certains le sentiment d’un film intelligent et subtil, tandis que d’autres y verront un manque d’aboutissement.

En somme, Les Chambres rouges est une œuvre intrigante, portée par une atmosphère troublante et une mise en scène d’une précision remarquable. Si le film parvient à captiver par sa maîtrise formelle et ses performances d’acteurs, il souffre également d’un rythme inégal et d’une distance émotionnelle qui limitent son impact. Une expérience cinématographique singulière, qui marquera sans doute les esprits, mais qui aurait pu aller encore plus loin pour véritablement s’imposer comme un incontournable du genre.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2024
Film visionné au cinéma.

Redroom bénéficie d'une image 4/3, au même titre que le Procès Goldman, sorti quelques mois avant et également sur le thème d'un procès. Ce choix n'est pas anodin, il est paramétré pour ce genre. Tout comme les musiques qui brillent durant cette projection. Ou encore, la capacité de film a faire percevoir les choses sans les dire (les médias, l'une des deux femmes). C'est ce qui m'a plus frappé. Il y a un talent certain derrière tout ça. Également, Redroom a le mérite de ne pas sous-titrer l'ensemble du film contrairement à Simple comme Sylvain sorti il y a deux mois.

Les doutes arrivent lorsqu'on se penche sur le scénario, éclaté entre procès et hacking. Autant le dire, c'est très ennuyant et atrocement long, malgré des prestations très réalistes. On regrette ce décalage entre prestations réalistes et scénario insensé, on se demande où est notre place ici (raison pour laquelle certains sont partis avant la fin de la projection). Beaucoup de qualités autour de l'œuvre et bien peu à l'intérieur.

Ce film mérite tout de même sa place au cinéma.
Eric L
Eric L

4 abonnés 215 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 décembre 2024
A la base pour choisir le film de notre soirée (je vous raconte tout... nous étions deux à choisir), on a lu le pitch …. un suspens …. un procès …. ensuite un film canadien avec cet accent que j'aime bien…. allons y !!!!
J'aime ces joutes verbales au sein des tribunaux ….. "est il vraiment coupable ou pas", "allons nous trouver un indice de son innocence ? " bref un bon film comme le film ou la série "présumé innocent" !!!!

Le film commence bien : d'un côté la partie civile de l'autre l'avocat !!!
Bien même si c'est un peu long ….mais pas de souci !!! ouah l'accent canadien Français !

Et puis après c'est la bérézina…. pendant une heure on n'a rien sur les tribunaux mais seulement la relation entre les deux héroïnes ….. Et la réalisation est lente …. lente. Faut le faire, filmer l'une des héroïnes en train de faire du sport pendant 5 minutes pour rien …. ouah ….MAGNIFIQUE réalisation ...

Et là je me pose la question …: "Mais où est le pitch ?" ….. nul part … disparu ….

Et là (bis repetita) arrive la réflexion de mon épouse : "c'est quoi ton film" (oui quand c est mauvais c est de ma faute ….lol)
Donc je lui indique que cela va bouger !!!! Patience !!!! En fait surtout : Espoir !!! mais non rien ... enfin non la fin avec le dark web peut s'apparenter à un suspens... mais non on y croit plus.

Et les incohérences :
spoiler: Qui est l'héroïne ? pas de réponse. Qui est cette jeune femme éprit du tueur? pas de réponse Pourquoi faire tout cela de la part de l'héroïne? pas de réponse Pourquoi l'héroïne est elle épier parce qu' elle a regardé une personne barbu dans le tribunal ? pas de réponse Pourquoi l'héroïne qui se dit si "à cheval" sur la sécurité, prend le même nom pour le poker et le dark web... c est stupide.


En fait, ce film , on se demande pourquoi il a été fait…. J'aurais mieux fait de regarder un Perry Mason ou un Columbo ou etc.…

Franchement quand je vois la notation actuelle sur allo (3.8) et sur les autres médias comme Télérama, je m'interroge …. ais je bien vu le même film ? n'ais je pas raté un truc ?

A regarder bien sur …pour vous faire votre opinion …. mais je pense que d'ici quelque temps la notation va tomber rapidement quand les autres personnes l'auront vu.

Ah un truc de bien c est que j ai appris des expressions canadiennes proche du Français.

Sinon franchement cela serait bien de pouvoir mettre 0/5
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2024
Un thriller avec pour toile de fond une quête sur les réseaux informatiques. C’est assez technique. Le scénario amène un peu de vulgarisation sans toutefois avoir le temps d’expliquer dans les détails. Mais on se doute bien déjà que tout ce que chacun fait sur la toile (y compris ici en rédigeant une critique) laisse des traces. Et qu’ensuite il suffit à des petites mains agiles avec un cerveau qui ne l’est pas moins de remonter les sources, trouver les identifiants, découvrir les mots de passe et les violer, ce qu’on appelle « hacker » finalement. Ça a un côté passionnant même si le spectateur lambda ne comprend pas tout à ces modes opératoires. Et j’avoue que, peut-être parce que des détails m’ont échappé, que je n’ai pas forcément tout saisi. D’autres critiques indiquent que c’est vers la fin que tout se dénoue (c’est le propre d’un thriller). Pour ma part, le moment exact ainsi que l’élément déterminant m’ont échappé. Sans doute à cause de la longueur (deux heures). L’envie de revoir ce film pour remonter toute la mécanique.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2024
La première scène d'un film est comme la première phrase d'un livre, celle qui attrape ou pas le spectateur (ou le lecteur). Celle des Chambres Rouges est magistrale. Elle nous plonge d'emblée dans un bain d'effroi avec un minimum d'effet qui force le respect, juste une caméra qui pointe ce qu'il faut quand il le faut comme il le faut. Une perfection. A l'image de cette œuvre qui choisit un angle inédit dans le genre très codifié du "film de serial killer". La mise en scène est froide, clinique, l'horreur palpable n'est jamais montrée mais explose d'une puissance sourde qui en démultiplie sa portée. Un film qu'on n'oublie pas une fois les lumières rallumées. Ni les jours d'après.
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