Un film intense, hyper étonant, j'ai vraiment adoré, je recommande ! C'est à la fois un thriller à la Fincher, un film de procès à la Anatomie d'une Chute, un film sur internet,... Fort !
Dans ce film au ton très singulier, d’une étrangeté de chaque instant et d’un mystère constant, le cinéaste québécois Pascal Plante raconte l’histoire de Kelly-Anne, une jeune femme fascinée par un tueur en série ayant commis des meurtres atroces, au point de quitter chaque nuit son appartement cossu pour s’assurer une place dans le tribunal où celui-ci est jugé. Porté par des actrices géniales – Juliette Gariépy est incroyable dans un rôle improbable sur le papier mais qui fonctionne très bien, et il faut saluer aussi la prestation en écho de Laurie Babin – Les chambres rouges est un modèle de film spoiler: dans lequel aucune goutte de sang n’est versée et qui est pourtant terrifiant. Impossible de ne pas être éprouvé à l’issue du générique de fin. Une musique excellente, composée par Dominique Plante, frère du réalisateur.
Non seulement, c'est très inaudible pour un français les dialogues en Québécois, mais le film n'est pratiquement pas intéressant. C'est long, ennuyeux et en plus, ce n'est même pas tiré de faits réels. Incompréhensible que l'on puisse admirer un tel film...
Il y a bien une chose aussi troublante que les tueurs en série, ce sont leurs "groupies". Pour ce film, Pascal Plante nous immerge dans la tête de Kelly-Anne. Afin d'être au maximum au côté de cette femme, le point de vue sera totalement subjectif. On voit comment sa curiosité au départ malsaine, est en réalité morbide. Son profil est bien particulier. Elle se donne à fond dans toutes ses activités, que ce soit le mannequinat, le poker, ou la navigation sur les bas-fonds d'Internet. Lorsqu'elle commence à être obsédée par le tueur en série, elle ne fera pas les choses à moitié. Un profil atypique qui ne la rend pas facile à cerner. Ça va d'ailleurs être une des choses fascinantes avec ce thriller. Pour cela, l'actrice Juliette Gariepy est envoûtante. Le choix de mettre le tueur en second plan permet de se concentrer entièrement sur elle.
Bon thriller psychologique dans l'ensemble... Ressemble un peu à Millénium ou à Mr Robot dans ce côté cyber hacker éthique... Côté cyber que je ne trouve pas assez concrètement développé dans le film... Le film se concentre plus sur la psychologie de 2 femmes obsédées par le procès d'un tueur en série vraiment vilain qui vend ses exploits criminelles sur le dark Web... L une est émotive et amoureuse de l'accusé qu elle pense innocent... L autre est plus froide et a la conviction qu'il est coupable... Certaines scènes sont vraiment bien pensées... Je pense aux différentes scènes du procès et à une scène où une des filles met une perruque et des lentilles etc... Une ambiance malaisante plane tout le long du film... Bref j ai bien aimé et j aurais peut-être plus aimé si j avais vu une version sous titré car je comprenais pas tout lorsqu'ils parlaient avec l accent canadien...
Je n'ai pas du tout adhéré à "Les chambres rouges", soi-disant sur le sujet des snuff-movies, qui fait la hype.
Frustré par une fin qui spoiler: n'explique pas la motivation qui attire autant la jeune femme dans cette affaire, son obsession pour laquelle elle claque une fortune afin de prouver que l'accusé est coupable.
Une des preuves est le traçage des transactions. Premièrement, on se demande pourquoi il n'a pas déjà été effectué durant l'enquête. Deuxièmement, on s'étonne que des transactions illégales s'effectuent en Bitcoin, alors que des solutions anonymes (comme le Monero) existent. Cela rappelle l'époque des durées de communication téléphoniques qui pouvaient soi-disant déterminer la localisation de l'appelant, alors qu'en réalité c'était possible dès le début de la connexion.
Cette femme est superwoman : non seulement elle est mannequin pro, elle a des compétences extraordinaires en informatique (entre autres, elle éduque une intelligence artificielle), mais en plus elle est ultra-douée au poker, ce qui lui permet d'habiter un appartement de standing.
En bref, le personnage principal est insuffisamment développé, mais il y aura des snobs pour trouver ça subtil.
En 2002, Olivier Assayas abordait le même sujet dans le sous-estimé "Demonlover".
Sous ses airs de thriller le faisant ressembler à un « Millenium » canadien, « Les chambres rouges » est un film qui traite de beaucoup de sujets. Au premier rang de ceux-ci, on retrouve celui des snuff movies, abordé à travers le procès médiatisé d’un potentiel tueur de jeunes filles ayant filmé en direct ses atrocités. Ce qui est fort de la part du réalisateur c’est de ne jamais rien montrer à l’écran, tout se faisant par la suggestion, la description des avocats ou les quelques sons entendus çà et là, c’est vraiment très impressionnant ! En outre, le second thème abordé concerne celui des groupies de ces tueurs en série qui existent vraiment ! Ici, deux jeunes femmes viennent tous les jours au tribunal pour assister au procès du Démon de Rosemont. Si Clémentine s’identifie très tôt comme une fan absolue, Kelly-Anne, en revanche, démontre des motivations pas très claires, ce qui nous pousse à regarder jusqu’au bout pour savoir ! De plus, les méfaits des réseaux sociaux sont également abordés à travers l’existence du dark web et des I.A. qui finalement ne servent qu’à des gens isolés, seuls chez eux. Se passant tantôt au tribunal, tantôt dans la rue ou dans l’appartement de Kelly-Anne, ce métrage vaut surtout la peine d’être visionné pour son actrice principale, Juliette Gariépy, sorte d’Ana Girardot canadienne incarnant parfaitement une jeune femme froide et peu empathique telle une sociopathe qui se découvre. Immersif et malaisant, ce long-métrage pourra éprouver certaines âmes sensibles, néanmoins on pourrait y voir quelques longueurs et peut-être se dire qu’il lui manque un petit je-ne-sais-quoi pour en faire un chef d’œuvre dans son genre !
J ai adoré ce film , dès le début du film nous sommes dans une ambiance particulière, ça fait même un peu thriller . Histoire de deux femmes qui se rendent au tribunal pour suivre l affaire d un homme accusé de meurtres . Suspen jusqu’à la fin film .
Un film moderne avec un beau contexte et très beau concept, qui rend bien compte du domaine traité mais malheureusement ne rentre pas suffisamment dans le sujet. Belle direction photographique. Le film est de plus en plus sombre sans jamais utiliser les horreurs qui sont évoquées, mais les causes et conséquences de ces horreurs.
Un réquisitoire terrifiant lance le film , l’accusé et effrayant mais il a le droit à la présomption d’innocence, on se dit alors qu’on va assister à quelques chose de fort , une bataille entre La Défense et l’avocat général, mais pas du tout, le film va ensuite suivre une jeune geek qui assiste au procès et qui essaye de trouver des pièces manquantes. Sans intérêt.
Ça commence pourtant bien, le décor est bien planté, l’intrigue est prometteuse, mais très rapidement la lenteur et les longueurs s’installent. Les plans sur le visage de la jolie Juliette s’éternisent. Je passe sur l’aspect super techno du personnage principal qui ferait pâlir un membre de Mission Impossible et qui tourne à la caricature de l’hyper geek, mais le plus frustrant c’est que rien ne permet de comprendre son engagement et son obstination dans cette affaire. Bref, un film à l’intrigue très alambiquée, lent et parfois très ennuyeux et qui au final patauge.
Un thriller extrêmement tendu au cordeau, malsain et dérangeant, perturbant et terriblement prenant. L'actrice principale est terrifiante de vérité. Son personnage est mystérieux jusqu'au bout. La BO est excellente et ajoute à la tension ambiante. Une belle réussite.
Le procès d’un présumé serial killer amène deux jeunes femmes que tout oppose, du milieu social à leur vision diamétralement opposée concernant l’accusé (l’une le voie coupable et l’autre victime d’une machination), à se rencontrer et à partager une tranche de vie autour de cet événement. Ce serial killer ayant mis en scène et vendus sur le dark web des vidéos de crimes horribles de jeunes filles pourrait être le personnage du film. Très vite, on comprendra qu’il n’est qu’un personnage secondaire, il n’occupera que très peu de plan. Les deux femmes sont en fait beaucoup plus intrigantes ; elles sont obsédées toutes deux par cet homme. Le plus virtuose du film réside dans ses 20 premières minutes ; la caméra se ballade avec nonchalance dans la salle d’audience durant les plaidoiries. Il règne une ambiance pesante et énigmatique. Pascal Plante promènera sa caméra durant tout le film avec beaucoup de soin. Dans le dernier tiers du film, le scénario nous laisse en prise avec une seule des deux femmes dont l’obsession de faire éclater la vérité devient assez terrifiante au point de faire détourner le regard du spectateur ; ne serait-ce pas elle la dangereuse psychopathe ? Juliette Gariepy livre ici une prestation hyper inquiétante dans la seconde heure. C’est vraiment le côté malin d’un scénario malgré tout truffé d’invraisemblances et s’étirant en longueur sans avoir grand-chose à dire. Le message sur la fascination du mal dont souffre l’humanité est porté par des effets de manche quelque fois appuyés que nous inflige le réalisateur. Au lieu de faire adhérer le spectateur, c’est peut-être un repoussoir. Un thriller pas si novateur que çà avec quelques bonnes idées malgré tout mais pas suffisamment pour tenir 2 heures. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM