Les Chambres rouges
Note moyenne
3,7
2370 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

170 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
65 critiques
3
47 critiques
2
19 critiques
1
12 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2024
Le procès de Ludovic Chevalier, accusé d’avoir kidnappé, violé, filmé et tué trois mineurs, s’ouvre au palais de justice de Montréal. Dans l’assistance prennent place deux groupies de l’accusé : Kelly-Anne, mannequin, geek et hackeuse, propriétaire au sommet d’une des plus hautes tours de Montréal d’un immense appartement avec vue panoramique, et Clémentine, d’une origine beaucoup plus modeste, une Québécoise pur jus débarquée à Montréal.

Après "Les Faux Tatouages", inédit en France, et "Nadia, Butterfly" (que je pensais avoir aimé mais dont la critique que j’en ai écrite à la sortie est mitigée, preuve que le souvenir qu’on garde d’un film fluctue avec le temps), Pascal Plante sort son troisième film.

Son sujet est aussi original que stimulant : qui sont ces groupies qui s’entichent de criminels dangereux inculpés des actes les plus horribles, qui leur écrivent des lettres d’amour en prison, qui prennent courageusement leur défense ? Le sujet aurait mérité une étude approfondie, qui emprunte à la fois à la psychologie, à la criminologie et à la sociologie.

Hélas, Pascal Plante nous livre un plat thriller, tourné comme un téléfilm. Il alterne les joutes oratoires du procureur et de la défense au palais de justice et les plongées périlleuses qu’effectue dans le dark web Kelly-Anne, dont les intentions transparentes sont entourées d’un inutile voile de mystère. Ses actrices sont horriblement mal dirigées. Son héroïne, une top model dont c’est le premier film, n’a guère que sa plastique parfaite à faire valoir.
Valamande
Valamande

13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Un film, pour ma part, magnifiquement joué et amené...
On s'interroge, on angoisse pour l'héroïne, on la juge et on fini par la comprendre. Ne cherchez pas d'action, il n'y en a aucune, mais il n'en est pas moins intense.....
Je recommande pour ceux qui aiment les films où la psychologie règne.....
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Pascal Plante signe ici un thriller fascinant, oscillant entre une atmosphère oppressante et une étude clinique de l’obsession. Loin des schémas classiques du film de procès, Les Chambres rouges prend un parti audacieux : celui de l’ambiguïté. En suivant Kelly-Anne, une jeune femme hantée par le procès d’un tueur en série, le film explore la fine ligne entre la curiosité morbide et l’obsession maladive, sans jamais tomber dans le sensationnalisme facile.

Dès les premières scènes, la mise en scène captive. Plante adopte un style froid et minimaliste, renforçant la sensation de malaise grandissant. Chaque cadre est composé avec une rigueur chirurgicale, où le moindre détail semble pesé pour accentuer l’inquiétante lenteur du récit. La photographie de Vincent Biron sublime cette approche, jouant sur des contrastes subtils entre des espaces aseptisés et des zones d’ombre où se cache l’indicible.

Juliette Gariépy porte le film sur ses épaules avec une performance tout en nuances. Son interprétation de Kelly-Anne est d’une complexité saisissante : ni héroïne, ni anti-héroïne, elle intrigue autant qu’elle dérange. À ses côtés, Maxwell McCabe-Lokos incarne un Ludovic Chevalier glaçant, dont la présence à l’écran, bien que mesurée, suffit à instaurer une tension palpable.

Le film brille dans sa capacité à maintenir un malaise constant. Plante évite les clichés du genre et préfère distiller une tension diffuse, presque imperceptible, qui s’infiltre progressivement sous la peau du spectateur. Pourtant, cette approche a aussi ses limites : certains passages s’étirent en longueur, ralentissant le rythme et diluant l’intensité du récit. À vouloir trop miser sur la retenue, Les Chambres rouges frôle parfois la froideur excessive, empêchant une immersion totale.

Le scénario, bien que solide, laisse volontairement des zones d’ombre qui peuvent frustrer. L’étude psychologique est maîtrisée, mais elle ne pousse pas toujours son propos jusqu’au bout, laissant une sensation d’inachevé. C’est un choix artistique, qui renforcera chez certains le sentiment d’un film intelligent et subtil, tandis que d’autres y verront un manque d’aboutissement.

En somme, Les Chambres rouges est une œuvre intrigante, portée par une atmosphère troublante et une mise en scène d’une précision remarquable. Si le film parvient à captiver par sa maîtrise formelle et ses performances d’acteurs, il souffre également d’un rythme inégal et d’une distance émotionnelle qui limitent son impact. Une expérience cinématographique singulière, qui marquera sans doute les esprits, mais qui aurait pu aller encore plus loin pour véritablement s’imposer comme un incontournable du genre.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Un thriller bien ficelé où l'héroïne principale Kelly-Anne, interprétée par Juliette Gariepy, est remarquable. Le procès d'un monstre ayant assassiné trois jeunes filles se tient avec juge, avocats, jury et auditeurs libres. Les descriptions des meurtres sont abominables et il manque une dernière vidéo pour confondre avec certitude le meurtrier. On suit le parcours presque solitaire de Kelly-Anne, accompagnée de façon improbable par une Clémentine fane du meurtrier qu'elle croit innocent. L'adrénaline est là entre jeux, silences et actions. A voir !
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Un très bon film du canadien pascal plante, dont dans un premier temps nous fait nous agripper au fauteuil à cause notamment de l horrible histoire qui découle de ce long métrage.
En effet les 20 premières minutes on assiste au début du procès d un homme soupçonné d avoir violé,assassiné et dépecé 4 jeunes filles, et surtout avoir filmé ses méfaits et les avoir divulgués sur le dark web dans des red room d ou le titre.
Et dans un second temps on reste pantois dans le bon sens du terme, ça faisait très longtemps qu un film m a scotché, car oui il est malfaisant,dérangeant et qui nous pousse dans nos retranchements.
J ai eu un coup de cœur pour le jeu de cette actrice dont on connait ni les motivations, ni sa psychologie, elle reste mystérieuse tout au long du film même jusqu au dernier instant. elle me fait beaucoup penser à anais demoustier, elle est sensationnelle, une vrai révélation pour moi.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2024
La première scène d'un film est comme la première phrase d'un livre, celle qui attrape ou pas le spectateur (ou le lecteur). Celle des Chambres Rouges est magistrale. Elle nous plonge d'emblée dans un bain d'effroi avec un minimum d'effet qui force le respect, juste une caméra qui pointe ce qu'il faut quand il le faut comme il le faut. Une perfection. A l'image de cette œuvre qui choisit un angle inédit dans le genre très codifié du "film de serial killer". La mise en scène est froide, clinique, l'horreur palpable n'est jamais montrée mais explose d'une puissance sourde qui en démultiplie sa portée. Un film qu'on n'oublie pas une fois les lumières rallumées. Ni les jours d'après.
Echauvet01
Echauvet01

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Très bonne surprise que ce "petit" film québecois (à l'accent pas trop prononcé). Tant le sujet, le suspense ("mais pourquoi suit-elle ce procès), le jeu des deux très bonnes jeunes actrices, l'ambiance musicale / sonore... sort de l'ordinaire. Un film parfois rude mais prenant.
Einz
Einz

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2024
La scène d'ouverture ne manque pas d'intérêts, elle est remarquablement filmée et promet un film à la mise en scène millimétrée. Hélas, le scénario se révèle très vite incertain, s'agit-il d'un film où le récit conduit à confondre un Serial-Killer ou d'une construction en abime centrée sur la folie d'un top-model. Pour ne pas choisir entre deux économies narratives, le film flotte littéralement entre le Snuff movie et une enquête touffue esthétiquement prétentieuse. Les personnages apparaissent de ce fait peu crédibles et les scènes, aussi réussies soient-elles, superficielles. Il se dégage de l'ensemble une impression de récit mal conduit empruntant de nombreux lieux communs (dark web, mannequinat, espace urbain impersonnel) afin de donner un peu d'épaisseur aux acteurs et aux situations dans lesquelles ils évoluent. Le film devrait distiller du malaise, il ne distille qu'un sentiment d'artifice en dépit de quelques scènes réellement réussies mais ne servant pas une intrigue aux pistes multiples, dont aucune n'est réellement exploitée au point de donner une cohérence à l'ensemble.. Bref, tout ça part un peu dans tous les sens et nuit profondément à une ambition formelle qui manque sérieusement de fond. Un bon scénario ne suffit pas à faire un bon film mails il y contribue largement; faute d'avoir suffisamment creusé la question de ce qu'il voulait dire, d'avoir articulé de grandes séquences significatives pour construire une narration clairement assumée, d'avoir donné aux personnages un minimum de crédibilité sociale ou psychologique dans chaque séquence, d'avoir lié les séquences entre elles pour faire progresser le récit et l'interaction entre les personnages, ce film passe à coté de ce qui aurait pu être une brillante réussite. Ce n'est pas l'expression cinématographique qui doit être mise en cause, la maitrise technique du cinéma (positionnement et mouvement de la caméra, cadrage, lumière, direction d'acteur, décors etc) est avérée, c'est l'absence d'option scénaristique claire permettant de faire un film prenant et crédible (quitte à ce que le film soit construit en abîme) qui ne permet pas de mettre ces savoirs faire au service d'un grand Film avec un F majuscule svp. Un réalisateur se doit de répondre à deux questions : qu'est-ce que je raconte, comment je le fais; sur ces deux points le réalisateur de "Les Chambres rouges" n'a pas su choisir, il y a donc trop de films dans le film.
camcrnc
camcrnc

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2024
Thriller psychologique de 2h où l’on ne voit pas passer le temps, ce film m’a mit dans un profond mal être et une angoisse sans avoir montré une seule goutte de sang ni une seule scène d’horreur. J’ai ressenti plus d’angoisse que dans la plupart des films d’horreur, alors ce que ça n’en est même pas un.. Les scènes les plus poignantes sont les silences et les regards de Kelly Anne (Juliette Gariepy) notamment vers la fin du film avec le présumé coupable. Le film aborde avec brio la cruauté, les vices humains, le désespoir, ainsi que la dangeureusité des technologies numériques via la plateforme du darkweb et le business qui en découle.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2024
DARK WEB QUÉBÉCOIS
2 jeunes femmes subjuguées qui suivent le procès d’un sadique tueur d’ado blondes aux yeux bleus. Thriller haletant et dérangeant (Int-12ans) mais on cerne mal le personnage principal et ses intentions.
Roberarlet
Roberarlet

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2024
Meme si il mérite 5 étoiles, je n'en mets que 4,5 car ce film est du noirceur tellement intense que ça vous secoue l'âme, l'inconscience, au point d'en avoir le sommeil perturbé.
Rarement j'ai été aussi émotionnellement secouer en sortant du cinéma, et de façon durable

La réalisation est parfaite, les acteurs sont parfaits, et l'actrice principale est tellement fascinante qu'on ne sait pas si elle est une antihéros ou une héroïne (ce que laisse pensé la fin du film)

A voir une fois dans sa vie
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2024
Le film débute par un long et magnifique plan séquence de plus de dix minutes, une scène d'ouverture de procès donnant successivement la parole aux deux avocats puis qui se termine par un très lent zoom sur une jeune femme assise dans le public, prévenant dès le départ qu'il ne s'agira pas d'un film de procès traditionnel mais plutôt de s'intéresser à ce personnage, au regard si mystérieux. Une ambiguïté cultivée tout au long du film, qui ne révélera jamais clairement les motivations de son héroïne, à part à la toute fin (et encore). Mais l'on comprend rapidement que si elle assiste tous les jours au procès, ce n'est pas par simple fascination pour ce serial killer et que sa personnalité est bien plus complexe.

En laissant la violence hors champ et en préférant faire entendre l'horreur plutôt que de la montrer, Pascal Plante parvient à provoquer l'effroi du spectateur et réveille chez lui tout un tas d'émotions, venant notamment titiller sa curiosité malsaine.

Le film a en effet le mérite de prendre à bras le corps des problématiques intéressantes ancrées dans l'ère du tout numérique que nous traversons, comme le pouvoir des images, et notre fascination pour celles-ci, mais également notre rapport à la vérité dans un monde où l'intelligence artificielle se développe.

Si l'atmosphère est réussie, grâce à une mise en scène glaciale et impressionnante de précision, le scénario n'est pas toujours à la hauteur lorsqu'il fait s'enchaîner des scènes à la qualité tout à fait irrégulière (l'on pense à une émission de télévision particulièrement ratée, aux scènes avec l'autre "fan" toutes très caricaturales, et à trop de moments où l'on se surprend à se demander : "Mais qu'est ce qu'elle est en train de faire ?" ou "Mais pourquoi fait-elle cela ?").

Le film devient même un peu trop tapageur lorsqu'il progresse vers son dénouement et qu'il cherche à construire une tension par tout un tas d'effets de manche plus ou moins réussis. Cette surenchère mène à une certaine forme d'outrance, voire de ridicule (la scène de la perruque 樂), à la limite de faire basculer le film dans le mauvais thriller pour ados sur Amazon Prime.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Fred Bush
Fred Bush

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2024
Un sujet difficile. Pas une goute de sang mais cela reste très gore. L'intrigue est très bien menée. Juliette Gariepy livre une performance avec ce personnage qui porte le film du début a la fin
Georges
Georges

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2024
Il est rare de voir un réalisateur réinventer un genre. C'est ce que fait magistralement ce film entre thriller et film d'horreur. Pourtant, pas une goute de sang, pas une scène violente ou même d'action et malgré tout, de purs instants d'effroi. Comment est ce possible? Une mise en scène intelligente qui sait amener subtilement à l'épouvante sans effets grand-guignolesque et des actrices brillantes, sobres mais tellement justes, mention spéciale à Juliette Gariepy. Elles incarnent les "groupies" du tueur présumé, accusé d'un triple massacre d'adolescentes qui se serait déroulé dans une de ces fameuses chambres rouges, lieu fantomatique flottant dans les limbes funestes du Dar web où des inconnus payent pour assister, devant leur écran, à ces carnages. La camera se désintéresse très vite du principal accusé pour suivre ces deux jeunes femmes, dont la fascination morbide est le moteur unique du climat anxiogène qui émane du film. Pourtant si chez l'une des deux, la motivation est évidente, elle est persuadée de l'innocence de l'accusé, ce qui motive l'autre est totalement sibyllin. On navigue ainsi dans les méandres de son esprit (pour le moins tordu) et au final, a-t-on saisi réellement ce qui la motive? Même si sa démarche semble prendre sens, un doute est volontairement entretenu. On trouve dans une narration nouvelle tous les codes du cinéma d'horreur. spoiler: En effet, deux personnages principaux, jeunes femmes innocentes, l'une extravertie, qui semble armée et forte, l'autre presque perdue quand le micro lui est tendu, et pourtant, l'horreur révèlera chez la première, la fragilité qui en fera la victime, mais au lieu d'être massacrée par un psychopathe comme dans tout film classique, elle disparaitra de manière bien plus subtile,
ensuite, comme dans de nombreux films du genre, des meurtres abjects dont aucun détail ne nous est épargné sauf que restés totalement invisibles au spectateur. On les subit malgré tout, un échange de procès ou l'avocat du parti civil donne l'ensemble des détails du modus operandi du tueur, une projection vidéo en salle de tribunal, que le spectateur comme les deux jeunes femmes est condamné à suivre de l'extérieur, seuls filtrent les cris effroyables des victimes et les réactions de l'assistance, spoiler: une maman qui quitte la salle anéantie, une équipe de secouriste qui vient réanimer un autre spectateur du cauchemar filmé et enfin les fameuses vidéos vues par les deux jeunes femmes.
Là, si elles assistent enfin à l'effroyable séquence, spoiler: la camera se focalise sur leurs visages aux expressions bien différentes, c'est de ce décalage entre les deux expressions qui est glaçant, l'extravertie qui s'effondre et l'autre qui demeure impavide,
enfin, dernier code, la descente aux enfer, la quête de la vérité où l'on va chercher les forces occultes, la tanière des monstres, spoiler: ici, c'est une exploration des fantômes du Dark Net, s'ils restent invisibles, ils n'en sont pas moins terrorisants.

Bref, j'ai adoré ce film pour toutes ces raisons, évidement, l'incroyable scène du tribunal ou la jeune femme aura enfin eu raison de l'immobilité chronique et de l'inexpressivité de l'accusé. A voir et à revoir... d'ailleurs, j'y retourne!!!
Michele Hesbois
Michele Hesbois

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2024
Film magistral, d'une grande intelligence tant dans la mise en scène ,du sujet traité, que dans le jeu des acteurs, servi par une bande son anxiogène incroyable. Un film à voir absolument !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse