Avis : Les Dents de la mer 4 : La Revanche - Page 3
Les Dents de la mer 4 : La Revanche
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sebwalker
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2,0
Publiée le 25 mai 2010
oula c'est quoi ce scénario je n'aurais jamais penser que ce dernier volet des jaws serais aussi nul du coté de la trame de l'histoire, le seul point possitif est le requin qui est incroyablement bien fait est sauve un peu le film.
La nullité compose l'entièreté de ces quatrièmes "Dents de la mer". Il est presque scandaleux d'entendre dans ce nanard quelques notes de musique de John Williams, et d'apercevoir des séquences issues du chef-d'oeuvre de 1975. "Les Dents de la mer" de Spielberg se suffit définitivement à lui-même, en tant qu'extraordinaire film d'aventure et de suspense.
Ce quatrième et dernier opus (enfin, si l'on exclut la fausse suite de Bruno Mattei), réalisé cette fois par Joseph Sargent et sorti en 1987, est le plus mal noté de la franchise, mais pourtant, ce n'est pas forcément le pire ! Enfin si, quand on regarde vraiment dans le fond, c'est le plus mauvais car c'est le moins crédible, il en est même bien souvent à la limite de la parodie. Néanmoins, comparé aux autres et surtout au troisième opus, et bien, il n'est finalement pas pire que ce dernier, il en est même, par moments, plus divertissant ! Alors "La Revanche" car (accrochez-vous) un requin s'est entêté à venger la mort des deux premiers dans les deux premiers films de la saga et poursuit donc la famille Brody (enfin ce qu'il en reste) aux Bahamas pour accomplir ses méfaits. La vengeance était déjà un thème plus ou moins suggéré dès le second opus, avec la spécialiste qui disait notamment que ce n'était pas possible car les requins n'exprimaient pas de sentiments etc. Ils sont revenus à la charge avec cette histoire de vengeance dans le troisième opus (dont ce film en fait d'ailleurs l'impasse) mais à plus petite échelle étant donné que c'était une mère qui était en colère après la mort de son petit (même si ce n'est pas possible non plus dans la réalité). Si les précédents films étaient cependant à peu près crédibles, celui-là vire complètement dans le nanar avec son scénario tiré par les cheveux ! Sans oublier le côté mélo-dramatique avec une Ellen des plus névrosées qui a des flashbacks d'évènements qu'elle n'a jamais vécu ! Bon, en dehors de ça, le film manque évidemment de rythme, les effets spéciaux sont relativement mauvais et les acteurs jouent plutôt mal, mis-à-part peut-être Lorraine Gary et Judith Barsi qui respire l'innocence. Néanmoins, certaines scènes restent efficaces si nous ne sommes pas trop exigeants et, malgré son manque de rythme, le film arrive à être plus moins divertissant, enfin en tout cas pas moins que le troisième opus ! "Les Dents de la mer 4 : La Revanche" est donc une suite risible, ce qui lui confère, je trouve, son charme et son certain statut de film culte.
le parfait exemple où les suites d'un grand film s'enlisent dans la médiocrité; Si dans le 3, on touchait le fond. ici, on s'enterre carrément! nullissime!
Extraordinaire ! incroyable ! Encore plus atroce que le troisième ! Mais comment diable ont ils pu réussir un tel exploit ? Il fallait le faire quand même !!
La sortie de Jaws 3D en 1983 et sa formidable gamelle au box-office aurait dû convaincre n'importe quel producteur un tant soit peu raisonnable d'arrêter les frais et de comprendre qu'un requin en plastoque sans Spielberg pour le filmer n'a plus rien de crédible. Le troisième opus avait beau être incroyablement nul, il restait assez marrant par moments. Il y avait ces plans 3D incroyablement moches et qui ne servaient absolument à rien dans l'histoire, ce requin énorme qui avançait à l'allure d'un escargot neurasténique et hurlait de rage dès qu'il voyait un humain lui échapper, Manimal qui roulait des mécaniques et se faisait mâchouiller par Bruce, et puis surtout cette intrigue famélique dont Colin Trevorrow s'inspira trente ans plus tard pour écrire et réaliser son Jurassic World. Bref, Jaws 3D était un navet de compétition, si raté qu'il est presque impossible encore aujourd'hui de pouvoir lui trouver la moindre qualité.
Cela n'empêcha pas pour autant certains producteurs de croire qu'il y avait encore de l'espoir. A la fin des années 80, le patron de la Universal Sid Sheinberg décidait, contre toute attente, de mettre en chantier la production d'un quatrième opus et commandait un scénario en imposant deux conditions : le film devrait se dérouler aux Bahamas et aurait pour principale protagoniste, Ellen Brody, l'épouse de Martin Brody. Un rôle qui échoie bien entendu à l'actrice Lorraine Gary laquelle incarnait déjà le personnage dans les deux premiers films. Une actrice sans grand charisme et à la filmographie famélique mais qui était alors surtout... l'épouse de Sidney Sheinberg. Les Dents de la mer 4 fut alors essentiellement produit par népotisme et offrit à Lorraine Gary le haut de l'affiche. Le bide monumental du film au box-office mettra un terme à l'ambition de l'actrice et à sa remarquable carrière.
Car ce 4ème Jaws réussit l'exploit de dépasser en nullité le précédent opus. Son scénario est d'un vide abyssal et justifie son intrigue par un vague prétexte fantastique (ce 4ème requin semble s'en prendre aux Brody pour venger ses prédécesseurs). En parfait tâcheron délégué à la réalisation, Joseph Sargeant fait tout ce qu'il ne faut pas faire et choisit, contre toute logique, de faire l'inverse de ce qu'avait fait Spielberg : cadrer le plus possible le requin dans des plans tellement longs qu'ils permettent au spectateur de constater qu'il s'agit bien d'un animatronique recouvert de caoutchouc. On n'aura même pas besoin d'être trop attentif pour remarquer les jointures du revêtement sur l'aileron du requin. Ni même d'ouvrir grand les yeux pour remarquer ce plan formidablement raté où il est possible de voir les rails qui soutiennent les mouvements du monstre (en bas à gauche dans le plan sous-marin où le requin défonce la coque de l'épave). C'est un peu comme si le réalisateur et les producteurs nous hurlaient à la gueule qu'ils n'en ont absolument rien à foutre de la suspension de crédibilité du spectateur. Ajoutez à ça une foule d'incohérences relevant du jamais vu : la géniale idée du requin qui hurle son mécontentement (ces plans magnifiques où on le voit sortir de l'eau en rugissant comme un ours), la survie miraculeuse de Mario Van Peebles à la fin du film (pourtant bouffé en gros plan par le requin cinq minutes plus tôt mais sauvé par les producteurs qui voulaient un happy end), l'explosion étrange du monstre quand il s'empale sur la proue du voilier (???), les moments où Ellen se souvient de son défunt mari quand il tuait le requin du premier film (alors qu'elle n'était pas là pour pouvoir s'en souvenir) et surtout... surtout... le jeu totalement démissionnaire de Michael Caine. Conscient de l'indigence du film qu'il tourne, l'acteur anglais ne s'embête pas à faire le moindre effort et semble à deux doigts de compter ses billets à l'écran. Lorsque le requin l'attaque au pied de son bi-plane, il a l'air de s'en foutre et quand son personnage tombe à la flotte, il en ressort deux minutes plus tard, le sourire presque aux lèvres et la chemise visiblement sèche.
En définitive, c'est encore Caine qui résume le mieux l'aura nullissime de ce quatrième opus en avouant avoir accepté d'y jouer uniquement pour une semaine de tournage aux Bahamas, payé 1,5 millions de dollars et qui lui permettait d'emmener sa famille en vacances. Le porte-feuille blindé de thunes et la chemise bien repassé, il déclarera quelques années après la sortie du film : "Je n'ai jamais vu le film, mais de toute évidence c'était terrible. Cependant, j'aime la maison qu'il m'a permis d'acheter. Rien que ça c'est formidable". Sacré Mike.
Un poil "meilleur" que le précédent puisque ce quatrième opus est centré sur la famille du chef de la police, Martin Brody, le personnage principal des deux premiers opus, sans ça c'est toujours aussi nul !
J'ai vu un film... et je dois dire que j'ai longtemps hésité avant d'arrêter.. Bon, j'ai été jusqu'au bout, et ça a été un pensum... Je me suis ennuyé tout du long... Les effets spéciaux sont médiocres, le jeu des comédiens indigents... Que vient faire Michael Caine dans cette galère ?... A part tourner au Bahamas... On oublie. Steven Spielberg devrait interdire qu'on fasse de la bouse de ses chef-d'œuvres...