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Ladyoscar L.
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3,5
Publiée le 28 avril 2026
Un film touchant, des actrices qui nous embarque dans cette histoire familiales pleine de nuances et de non-dits. Autant de qualités qui font oublier des moments un peu trop démonstratifs.
Un film courageux et nécessaire dans sa dénonciation de l'homophobie en Tunisie. Cependant, le scénario n'est pas exempt de maladresses et la réalisation est un peu lisse.
Un film très classique, avec une belle idée de mise en scène : les flashbacks faisant cohabiter présent et passé. Thème intéressant (même si déjà vu ces derniers mois) et bonne interprétation de l'actrice qui joue Lelia Mais un film démonstratif, où tout est trop explicite et pas assez suggéré, le rendant in fine prévisible Et une fin qui se traine, où l'ennui gagne
Leila Bouzid ne m’a pas convaincu. Son film À voix basse coche les cases de la France ouverte de 2026 mais n’échappera pas à la critique à cause de plans peu crédibles et d’imperfections techniques qui se remarquent. Dommage, les actrices ont du talent, surtout Marion Barbeau qui joue Alice, la Française blonde débarquée sans prévenir dans une famille de Tunis aux côtés de la fille de la famille.
"À voix basse" assez bien noté par la presse, en compétition cette année à la Berlinale est un drame pertinent. Le film courageux et captivant de Leyla Bouzid, une réalisatrice tunisienne, aborde la condition des homosexuels en Tunisie et critique la société homophobe et patriarcale du pays. L'intrigue se déroule autour du retour au pays de Lila, elle-même lesbienne et accompagnée de sa petite amie, suite au décès de son oncle. J'ai également été très touché par la profondeur du jeu du trio d'actrices : Eya Bouteraa, Marion Barbeau et Hiam Abbass.
Ce film est conçu comme les mosaïques du musée de Sousse que visitent les deux amies, fait de centaines de tesselles, s'alliant subtilement pour créer un chef d'œuvre. Et c'est bien ce qu'est cette plongée tout en délicatesse dans une famille tunisienne, tiraillée entre la tradition la plus stricte, le quand-dira-t-on et la modernité et donc la tolérance. C'est non seulement beau comme une de ces mosaïques romaines mais d'une grande intelligence. Et certainement un film qui sera dans mon top dix de cette année.
Fil conducteur chronologique de ce drame à contenu sociétal, les premiers jours de deuil dans l’Islam. En même temps que le défunt est pleuré, émergent des non-dits, des choses enfouies, cachées, dissimulées sur sa manière de vivre – spoiler: sa sexualité ici – d’autant que les conditions de son décès semblent être liées (spoiler: trouvé nu dans la rue ). Sujet tabou s’il en est dans la société musulmane à laquelle émarge la société tunisienne même s’il s’agit d’un état laïc. Et puis Lilia, la nièce émigrée en France (32 ans, célibataire), ingénieure de son état, est aussi venue dans sa famille à l’occasion de ce décès spoiler: accompagnée d’une femme . Des vies parallèles qui se croisent, se confondent aux yeux de la famille et sous son opprobre morale. Un film qui ne sera pas de sitôt à l’affiche en Tunisie, ni même dans les pays voisins. Place est somme toute laissée à une vision plus libérale, s’appuyant sur le réel, que ce que ne voudraient les valeurs conservatrices.
Une mise en scène très maitrisée, un jeu d'acteurs remarquable, un sujet difficile traité avec grande justesse et beaucoup d'intelligence. Ce n'est pas le film dont tout le monde parle, mais le film qui ouvre la discussion et dont il faut parler.
Le film séduit d’abord par son atmosphère : le plaisir de retrouver la Tunisie à l’écran — l’arrivée à Tunis, la route d’Hammamet, la médina de Sousse, l’intimité d’une maison familiale — et d’entendre parler tunisien. Les films sur la Tunisie étant rares, cela suffit presque à créer une forme d’attachement immédiat.
Il capte aussi avec justesse une tension bien réelle : celle d’un pays partagé entre tradition et modernité, entre attachement religieux et ouverture au monde. Cette dualité, bien connue des tunisiens, avec sa part assumée d'hypocrisie, est ici clairement démontrée.
Ce n’est pas un film populaire, et ce n'est pas un portrait de la Tunisie.
Il adopte un regard bourgeois, accumule parfois des clichés pour mieux les dénoncer, sans toujours convaincre. Le rythme est inégal, sans tension, on s’ennuie par moments, et le style peut paraître affecté, voir snob.
Quant au sujet central — l’homosexualité en Tunisie — il reste traité en surface. La sociologie montre que la réalité est complexe. Mais le film effleure le sujet sans vraiment s’y confronter. Le regard porté semble extérieur, presque occidental. On sent que Layla l'autrice du film, éloignée de son pays depuis longtemps, ne faisant qu’y passer ponctuellement, a perdu son regard de tunisienne — et cette distance se ressent dans le propos.
Ce n'est pas un film tunisien.
Quelques scènes parviennent néanmoins à émouvoir, mais elles ne suffisent pas à combler l’écart entre les ambitions du film et ce qu’il propose réellement.
la réalisatrice fait partie de la nouvelle génération du cinéma tunisien, toujours à réinventer. Un très bon scénario moderne qui nous fait voyager dans la Tunisie d'aujourd'hui. L'actrice principale est une révélation et elle est accompagnée par un groupe de femmes qui tiennent bien leur rôle. Marion Bardot, que l'on a retrouvé depuis en corps est super