À voix basse
Note moyenne
3,8
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93 critiques spectateurs

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Direct-actu.fr

392 abonnés 527 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2026
À voix basse propose un retour en Tunisie chargé d’intime et de tensions familiales. Entre secrets enfouis et quête de vérité, le film explore ce que l’on tait, ce que l’on transmet, et ce qui finit toujours par ressurgir. Lilia (Eya Bouteraa) revient dans son pays natal pour assister aux funérailles de son oncle Daly (Karim Rmadi), retrouvé mort dans des circonstances troublantes. Installée à Paris, elle mène une vie que sa famille ignore totalement, notamment sa relation avec Alice (Marion Barbeau), une réalité qu’elle dissimule pour éviter le conflit.

Ce retour agit comme un point de bascule. Dans cette maison familiale où cohabitent plusieurs générations de femmes, sa mère Wahida (Hiam Abbass) et sa grand-mère Néfissa (Salma Baccar), chaque geste, chaque silence devient révélateur d’un système codifié. Le malaise s’installe rapidement autour de la mort de Daly, dont les conditions dérangent autant qu’elles interrogent. En cherchant à comprendre ce qui s’est réellement passé, Lilia se confronte à un réseau de non-dits profondément ancré dans la structure familiale.

Le film s’ancre dans un espace précis, cette maison à Sousse, pensée comme un personnage à part entière. Chargée de mémoire, traversée par des tensions invisibles, elle cristallise l’opposition entre tradition et modernité. Face à une société conservatrice où les normes sociales structurent chaque relation, Lilia incarne une tentative d’émancipation fragile. Son existence parisienne, libre en apparence, se heurte à une réalité où l’individu reste lié au regard du groupe.

La force du récit réside dans sa manière de traiter les secrets. Rien n’est frontal, tout passe par les regards, les silences, les attitudes. Daly devient une figure centrale, symbole d’une vie empêchée par la pression sociale. Sa mort révèle un mécanisme familial où l’apparence prime sur la vérité, et où les blessures se transmettent d’une génération à l’autre. Lilia, elle-même, reproduit ce schéma en vivant dans une forme de double vie qu’elle pensait maîtriser.

Le film évite toute caricature dans son opposition à la vision occidentale. Il propose une confrontation concrète entre deux manières d’exister, où aimer librement devient un acte complexe. La relation entre Lilia et Alice en est le cœur sensible, révélant les contradictions d’un couple obligé de s’adapter à un environnement hostile. Ce déséquilibre crée une tension constante, renforcée par le poids des traditions et des attentes familiales.

L’origine du projet repose sur un désir très concret de Leyla Bouzid, filmer une maison de son enfance, capter une lumière, une atmosphère, une mémoire. Ce point de départ donne naissance à un récit où l’intime rejoint le politique, où chaque souvenir devient matière à narration. Le film construit ainsi une trajectoire progressive, de l’enquête vers l’émancipation, sans effet spectaculaire, mais avec une précision rare. Chaque silence, chaque geste retenu participe à une œuvre dense, où ce qui est dit à voix basse finit par prendre toute la place.
Alicebannon
Alicebannon

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2026
Les situations donnent souvent l’impression de ne pas exister pour elles-mêmes, mais d’être mises en place pour faire passer un message précis. On ne regarde pas des personnages vivre, mais des figures qui incarnent un propos.
capirex
capirex

190 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2026
Vu en AVP au cinéma Star de Strasbourg en présence de la réalisatrice Leyla Bouzid et de l'actrice Hiam Abbass .
Film de Leyla Bouzid intéressant même s'il s'étire un peu trop en longueur qui mêle l'intime au Politique à travers une réalisation relativement épurée .
Hervé Granjean
Hervé Granjean

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2026
Le film est englué dans une forme de stagnation ce qui crée un sentiment de lassitude qui s’installe très vite. Et il manque l’essentiel: des moments de cinéma.
L.Addouche
L.Addouche

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
Aucune recherche scénaristique qui pourraient injecter un quelconque charme au film. Des actrices qui n’ont pas grand chose à jouer et un spectateur qui n’a guère plus à regarder.
Charlesadam
Charlesadam

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2026
Le film tourne en rond et malheureusement on se fiche complètement du défunt. Les dialogues sont peu intéressants.
C’est loupé.
Sophiefournier
Sophiefournier

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2026
L’affiche ne donne pas envie, on voit à peine le visage de Hiam Abbass qui est penchée vers l’avant. Ce manque de recherche esthétique se retrouve dans le film qui est très plat sans aucune ambition visuelle. L'actrice n'est d'ailleurs pas plus mise en valeur dans le film. Les deux instants un peu poétiques sont beaucoup trop lourds pour capter. Grande déception.
Sankookai
Sankookai

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2026
Ce long métrage manque d’une vision forte et d’un travail au scénario. Les dialogues sont fatiguants.
Eloidavid
Eloidavid

12 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mars 2026
Le scénario transforme chaque scène en réunion pédagogique, le mystère central est aussi captivant qu’une fiche Wikipédia, et le message social est surligné à coup de stabilo.
Joseeleucart
Joseeleucart

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mars 2026
Le film murmure beaucoup, mais ne pense pas très fort. On évoque le passé d'un personnage décédé, on contemple des photos, il apparaît même dans des rêves, mais jamais le récit ne parvient à lui donner une véritable existence dramatique. On attend que quelque chose surgisse. Rien ne vient.
traversay1

4 504 abonnés 5 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
Avec son troisième long métrage, À voix basse, Leyla Bouzid poursuit son parcours impeccable de réalisatrice, à la fois engagée, mais aussi toujours portée sur la veine romanesque. C'est dans la maison de sa propre grand-mère, à Sousse, que la cinéaste tunisienne a tourné une grande partie des scènes d'un film qui évoque la famille, à travers sa solidarité, mais aussi tous les secrets plus ou moins enfouis qu'elle tait, spoiler: ces mensonges qui ne sortent du placard qu'avec peine, ne seraient-ce que parce qu'ils constituent une atteinte au Code pénal tunisien, plus précisément de l'article 230 relatif aux relations intimes entre personnes de même sexe. Vu son sujet, À voix basse ne sortira hélas pas dans de nombreux pays, y compris européens (Pologne, Hongrie), sans même parler du monde arabe.
S'il s'agit d'une œuvre militante, le film est aussi une superbe leçon de mise en scène, élégante et sensuelle, avec une subtile utilisation des flashbacks, tout en faisant également la part belle aux interprétations féminines. Eya Bouteraa constitue ainsi une révélation majeure, au côté de la remarquable Marion Barbeau, qu'on espère revoir de plus en plus souvent. Et puis, royale, Hiam Abbass montre une fois de plus qu'il n'y a pas de rôle secondaire avec elle. Voudrait-elle livrer une prestation ratée qu'elle en serait bien incapable.
Samialara
Samialara

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2026
Le point de départ est prometteur : Lilia revient à Tunis pour la veillée mortuaire de son oncle Daly, dont l’homosexualité reste un secret embarrassant pour la famille. Sur le papier, ce mystère pourrait nourrir un drame puissant. À l’écran, il devient surtout un sujet de conversation filandreux. Paradoxalement, tout est si didactique qu’on finit par avoir l’impression que la réalisatrice n’a rien à dire sur le sujet. La mise en scène, elle, semble avoir adopté une règle simple : surtout ne rien risquer.
Fabiencorvisard
Fabiencorvisard

9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mars 2026
A voix basse progresse à travers des dialogues explicatifs, où les personnages commentent davantage qu’ils ne vivent. La figure centrale de l’oncle Daly, censée hanter le récit, demeure abstraite et sans véritable impact émotionnel. Le rythme étire artificiellement le temps, transformant un film relativement court en expérience laborieuse. La mise en scène, quant à elle, trahit une véritable absence de regard.
Vanillefraise
Vanillefraise

9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2026
La mise en scène semble avoir confondu sobriété et absence d’idées. Quelques images vaguement artistiques tentent de donner au film un vernis poétique, mais l’ensemble reste d’un ennui abyssal.
Thomas Lapix
Thomas Lapix

17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2026
Le film accumule les ingrédients du drame comme la mort, la honte, la mémoire, l’identité mais parvient à produire quelque chose d’étrangement inerte en réussissant l’exploit de ne provoquer ni émotion, ni tension, ni même véritable curiosité.
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