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Fiers R.
206 abonnés
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3,0
Publiée le 11 février 2025
Fidèle à son registre habituel et à son univers devenu reconnaissable entre tous dans le cinéma français, Bruno Podalydès nous propose une nouvelle fantaisie au sein de laquelle on entre comme on mettrait de doux chaussons l’hiver. Dans la même veine (et presque le même décor) que « Comme un avion », on saute de pleins pieds dans une douce comédie un tantinet décalée comme il les affectionne tant. Même type d’humour lunaire qui slalome entre les bons mots et un comique de situation ou de répétition bien senti, même équipe d’amis et fidèles confrères qui grossit avec les années (et les films) et même passion pour cette France rurale, bucolique et champêtre, le tout emballé dans une sorte de comique d’un autre temps. « La petite vadrouille » est donc un pur produit de son créateur, rapidement identifiable et confortable pour le spectateur.
C’est peut-être aussi la limite de son nouveau film. Podalydès se repose peut-être un peu trop sur ses lauriers et ne nous surprend aucunement ici. Pas comme il l’avait fait avec le très drôle et plus téméraire « Les Deux Alfred » il y a quatre ans, son meilleur film récent. On sait où l’on va et on sait également ce qui nous attend au programme. D’autant plus qu’ici, « La petite vadrouille » pêche par une entame un peu laborieuse et bordélique tandis que l’épilogue semble quelque peu facile, écrit et filmé à la va-vite, comme si le réalisateur et acteur ne savait pas comment clore son long-métrage. Heureusement, tout ce qui se trouve au milieu est plutôt plaisant et one peut nier qu’on a tout le temps le sourire aux lèvres avec cette lente balade sur les canaux de la France des campagnes et qu’on vit un petit moment de cinéma doux, pur, apaisant et hors du temps.
D’ailleurs, le choix de situer « La petite vadrouille » sur une péniche traversant les écluses de l’hexagone est une gageure puisqu’on ne se souvient pas d’un film les prenant comme décor. Et que la vue de ces endroits si singuliers est très agréable à l’œil, surtout quand c’est filmé en plein soleil dans une atmosphère estivale de toute beauté. Sa bande de comédiens s’en donne à cœur joie dans des situations iconoclastes dont certaines font vraiment rire. Daniel Auteuil, en tant qu’invité de marque, semble comme un poisson dans l’eau dans ce vaudeville maritime où les gags délurés et l’humour primesautier participent à faire de ce modeste mais plaisant petit film une œuvre presque hors du temps. Et quelques idées de mise en scène originales (la scène de la balançoire par exemple) prouvent que Podalydès agrémente aussi ses films de certaines belles idées visuelles en adéquation avec son univers. Si ce n’est pas le meilleur film de son auteur, il demeure néanmoins une délicieuse douceur fort goûteuse en bouche et peu commune pour qui apprécie ce type de moments de cinéma.
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Je retrouve toujours avec plaisir les Podalidès et leur bande de comédiens. On sent leur bonheur de jouer. Et cette manière de faire comédie avec peu est du grand art.
Un film qui tourne une jolie histoire en ridicule sans respect pour le spectateur. Le plus scandaleux dans ce film, c’est encore que la presse l’ait noté 3.6 !!!
Malgrè un bon casting, et une idée originale le film peine à décoller. Quelques petits moments de sourire mais aussi beaucoup de temps morts. Rien n'est crédible dans cette histoire qui aurait pu être hilarante. Raté.....
Imaginez le schéma habituel des vaudevilles de boulevard dans un cadre assez inédit : un richissime patron confie à son assistante une grosse somme afin qu’elle lui concocte un week-end spécial pour lui et la femme sur qui il a des vues. Elle, son mari et leurs connaissances, tous endettés, décident de plumer le riche et de tout organiser eux-mêmes afin de se garder le gros de la somme dans la poche. Et tous, au moment où commence ce week-end de bric et de broc sur une péniche d’agrément, de se rendre compte que la cible du patron, c’est l’assistante. Entre le mari jaloux et pathétique, le riche pas si mauvais bougre, l’assistante pas si fâchée d’être prise à son propre jeu et les autres bien obligés d’improviser, tout est possible au fil de l’eau, comme Bruno Podalydès, qui aime décidément beaucoup les canaux, l’avait déjà montré dans ‘Comme un avion”. Comme dans ce dernier film d’ailleurs, il y a cette nonchalance propre à une odyssée fluviale au ralenti, la redécouverte que la poésie peut se nicher dans les aspérités du quotidien, un drôle d’esprit communautaire, sans véritable début ni véritable fin. Il y a toujours une impression d’inachevé et d’inabouti avec les films de Podalydès…et, paradoxalement, c’est ce qui fait tout leur charme.
De Bruno Podalydès (2024). D''habitude j'affectionne les films et même les personnages campés pr B Podalydès, Pour ce nouveau film, Force est de constater que l'ennui est au bout de cette croisière improbable . Avec Daniel Auteuil, Sandrine Kiberlain, Denis Podalydès
La Petite Vadrouille manque terriblement d’inventivité, avance au rythme des écluses, c’est-à-dire de façon mécanique et programmatique. Mais où est donc passée la malice satirique des Deux Alfred, sorti en 2020 ? Le scénario applique un traitement de vaudeville à un dilemme comme emprunté à l’épouvantable Indecent Proposal (Adrian Lyne, 1993) : faut-il, spoiler: pour de l’argent, abandonner son honneur aux bras d’un riche ? Une lutte des classes se joue alors, représentée avec mesquinerie et sans la poésie habituelle de Bruno Podalydès. Les partis pris burlesques dialoguent avec tout un pan du cinéma comique français, en témoigne le titre faisant écho à La Grande Vadrouille (Gérard Oury, 1966) – on pense beaucoup aux productions mettant en scène Louis de Funès, telles que Sur un arbre perché (Serge Korber, 1971) ou Le Petit baigneur (Robert Dhéry, 1968) – tout en injectant une matière américaine, à l’instar du déguisement en sac poubelle piqué à The Hustle (Chris Addison, 2019). Les limites d’écriture du film le contraignent pourtant à trop souvent accoster, incapable de construire son triangle amoureux dans le huis clos à ciel ouvert du bateau de plaisance. Une déception qui demeure interprétée par des comédiens talentueux.
Petite comédie française agréable,légère et sympathique, et cerise sur le gâteau on rigole ! Sandrine Kimberlain , Daniel Auteuil et les frères Poladydes font très bien le job.
J'aime assez la légèreté teintée de complexité Podalylès moins ses aspects on s'amuse et le reste on s'en fout car au juste il n'y a que du superficiel dans tout cela.
Il y a bien un petit air bucolique qui accompagne cette balade fluviale mais après trois écluses, on a fait le tour. A cette « Petite Vadrouille », je préfère nettement « La Grande… ».
Moi j'aime bien les films français quand ils sont inventifs, pas forcément avec de gros moyens mais avec des idées, de l'humanité et surtout un peu de talent... Mais là, (alors que j'aime bien Podalydes parfois) Mais là... Vous savez Mr Podalydès, rien ne vous oblige à tourner un film avec vos copains... (j'aime bien les films de copains aussi...) Mais si c'est pour nous pondre des daubes pareilles, abstenez-vous. Passez quelques semaines à la campagne, profitez du paysage enfin reposez-vous ou faites ce que vous voulez cela vaudra toujours mieux que d'ennuyer vos contemporains à ce point ! Pas tenu jusqu'au bout...