Un film que j’ai apprécié qui suit un couple de femmes qui attendent l’arrivée de leur enfants. On assiste a la fin de la grossesse d’une d’elles avec tout ce qui accompagne en général ce type d’événements pour un couple du même sexe ; le stress, les doutes, la question de la légitimité de la femme qui ne porte pas l’enfant, le regard des autres, la pression sociale et familiale. J’ai trouvé très intéressant que le film se situe juste après la loi Taubira. Il montre la difficulté qu’était encore la question de l’enfant pour les couples de femmes. Car à cette cette époque même en étant mariée, la femme qui ne portait pas l’enfant n’était pas reconnue comme parent et devait passer par une procédure d’adoption pour exister aux yeux de la loi. Ce qui pouvait donc nourrir la peur de ne pas être légitime et interroge l’identité de celle qui ne porte pas l’enfant. Le titre du film résume magnifiquement bien l’histoire “des preuves d’amour” on prouve notre amour dans le couple, on rassure l’autre constamment, on prouve qu’on est à la hauteur… on nous montre que l’amour demeure quoi qu’il arrive.
«PMA et à côtés» Vu au départ pour Ella Rumpf découverte dans « Le théorème de Marguerite », on est ouvertement dans un plaidoyer pro-PMA, avec ce couple de lesbienne qui attendent un bébé fait à l’étranger par Procréation Médicalement Assistée. Quoique l’on pense de cette pratique, les problématiques personnelles sont intéressantes à suivre (la mère non-porteuse doit entamer une procédure d’adoption de l’enfant de sa femme) et bien exprimées. À noter une excellente musique aussi bien dans le registre classique qu’électro. Les moments sérieux sont bien sûr majoritaires, mais il y a aussi quelques situations très drôles. Un bémol sur certains dialogues parfois trop littéraires.
Un film d’un belle sincérité, solide dans sa construction. Tous les interprètes sont parfait, les dialogues sont justes et sont mêlé d’ironie. Du beau travail à ne pas rater.
Nadia attend l’arrivée de son premier enfant. Enceinte de six mois, elle est mariée à Céline qui elle est l’accompagnatrice ; reléguée au rôle de père. Sous le regard des amis, d’une mère artiste, et de la loi elle doit prouver sa légitimité. Petit point historique important sur ce récit autobiographique de la réalisatrice ; en 2013, le loi dite Taubira autorise le mariage pour des personnes de même sexe ainsi que l’adoption d’enfants pour ces couples. Belle avancée en termes d’égalité, mais ce que l’on sait moins, ce sont les formalités exigées insoupçonnées pour que celle qui ne porte pas l’enfant soit reconnue comme mère légale au même titre que celle qui porte l’enfant à naitre. En 2021, la procédure s’assouplira énormément. Et pour moi c’est déjà le premier écueil du film, son thème beaucoup trop étroit. En effet durant ces 8 ans, il faudra faire la preuve devant la justice du lien maritale pour devenir parent à égalité. Il est vrai que c’est surprenant et choquant ; mais ce film traite donc d’un problème causé par la loi et corrigé quelques années plus tard, une fenêtre malheureuse mais un micro-sujet qui traité comme cela dans le film parait toujours être d’actualité. Malhonnête pas forcément, mais partiale assurément. De plus celle qui ne porte pas l’enfant doit se sentir aussi mère que sa conjointe ; il en est de même pour un père qui ne porte jamais l’enfant. Et donc dans cette histoire, une problématique majeure n’est pas réellement traitée ; celle qui ne porte pas n’a aussi aucun patrimoine génétique en commun avec l’enfant à naitre puisqu’il est le fruit d’un don de sperm’. Et c’est un point plus crucial de la parentalité que de porter ou non même si on est une femme, et cela n’est à aborder qu’une seule fois au travers d’une blague lourde. Et ce ne sera pas la seule blague lourde qui renvoie les jeunes femmes à leur homosexualité : un repas en famille d’une lourdeur scénaristique malsaisante et surtout une scène dans un bar avec des dialogues d’une bêtise sans nom. Le rôle d’artiste de Noémie Lovsky, la mère de Céline, voulant montrer avec à traits appuyés une autre maternité ou une absence de maternité avec sa propre fille qui elle aimerait tellement vivre et être vu comme mère, est un personnage à l’écriture déconcertante. De plus, toutes ces bulles d’humour tout au long du film pour apporter un accent buddy movie tombent quelquefois à plat. Malgré tous ces points négatifs ; Alice Drouart réussit un premier long métrage assez solaire en mode RomCom pas déconnante. Elle tente et parvient souvent à raconter notre société au travers de cette histoire très contemporaine. C’est politique, délicat avec des notes fréquentes d’humour qui donne un tout assez agréable à voir. Pas désagréable à voir malgré un contenu trop maigre, trop partisan, trop didactique et parfois maladroit.
Pas passionné à la base par les histoires de parentalité, j'ai pourtant passé un très bon moment avec ce film qui montre beaucoup avec subtilité toutes les étapes et les interrogations jusqu'à la naissance, globalement les mêmes que pour les couples hétéro mais avec la gestion du regard des autres notamment dans la famille et le statut particulier et fragile du parent adopteur. Une superbe réalisation, des beaux dialogues avec parfois une belle touche d'humour, de très bons acteurs même le bébé dans la baignoire récite à la perfection. Et une très belle musique surtout pour ceux qui aiment le piano classique.
Encore une fois pourquoi un tel décalage entre les si bonnes notes et le film !! De la pure moraline bien pensante. Y en a assez de ces films donneur de leçon.
Des preuves d'amour est un film humain et très touchant. On suit ce parcours du combattant pour ce couple de femmes qui se bat pour avoir un enfant. On suit la grossesse de Nadia incarnée par Monia Chokri et toutes les interrogations qu'une période de grossesse peut entraîner, le faite de passer de la vie à 2 à la vie à 3 quant on attend un enfant. Des preuves d'amour qui justifient une relation solide et aimante du couple envers leur futur enfant suite aux justificatifs que souhaitent l'avocate par rapport à la loi. On suit cette épreuve qui provoque des interactions familiales et amicales et pose la question sur la place de l'enfant dans une famille et le bouleversement psychologique, corporelle et financier que cela provoque. Très beau film avec une révélation Ella Rumpf l'actrice qui incarne Céline et qui apporte une puissance dans son rôle un côté mystérieux et intense. Très belle révélation et bravo à la réalisatrice Alice Douard pour avoir porté cette histoire à l'écran. A découvrir absolument.
Des preuves d’amour est un film délicat et nécessaire, qui explore avec justesse le parcours d’un couple de femmes souhaitant avoir un enfant. Si la loi Taubira a permis de franchir un cap, le chemin reste encore complexe, surtout pour celle qui ne porte pas le bébé. Le film choisit justement de se placer de ce côté-là du miroir, donnant la parole à une figure souvent oubliée : la conjointe qui doit soutenir, rassurer, et parfois endosser malgré elle un rôle « paternel ».
Le récit se montre touchant, parfois drôle, et globalement très humain. Les deux actrices, parfaites de sincérité, insufflent une vraie âme au film et rendent crédibles les émotions traversées. Leur duo est sans conteste la force du film.
Quelques longueurs se font toutefois sentir, notamment dans les passages consacrés à la mère pianiste, dont la relation distante avec la maternité détourne un peu l’attention du sujet principal. Ces moments ajoutent de la nuance, mais cassent par endroits le rythme.
Malgré cela, Des preuves d’amour reste un film précieux : sensible, éclairant, et utile. Un beau moment de cinéma, porté par un propos juste et important.
Bien plus qu'un simple film queer, celui-ci a pris le parti de parler de parentalité et de la préparation à cette épreuve de la vie. Le tout englobé dans une ambiance douce et amère, agrémentée de plans réfléchis et d'une bande sonore soignée.
Ce film résonne profondément, par la délicatesse de son récit et surtout par la manière dont il aborde l’histoire d’amour entre deux femmes. Ici, l’homosexualité n’est plus traitée comme un enjeu central, un dilemme identitaire ou un sujet de souffrance répétée. Elle est simplement là, naturelle, évidente — et c’est justement cette normalisation qui bouleverse.
On franchit enfin une étape essentielle : montrer que deux personnes du même sexe peuvent aimer, construire, rêver, fonder une famille, sans que leur orientation soit constamment remise en question ou brandie comme un obstacle. Le film offre ainsi un espace où l’amour existe avant tout pour ce qu’il est : un lien humain, vibrant, complexe et universel.
Cette représentation apporte énormément d’espoir. Pour celles et ceux qui se cherchent, se construisent, qui doutent ou se questionnent, voir ce type d’histoire sur grand écran ouvre une perspective plus apaisée, plus lumineuse. Cela montre à la jeunesse qu’un avenir heureux, simple, possible, existe pour elles et eux aussi !
Le 7ᵉ art possède cette force rare : montrer le vrai, parfois avant que la société ne l’accepte pleinement, et orienter notre regard vers ce que pourrait être le monde. Ce film en est un exemple éclatant. Il guide la réflexion, sans discours appuyé, vers une évolution plus juste et plus belle
Magnifique film sur la maternité, la filiation, le chemin, la loi absurde de l'adoption, mais surtout sur l'amour. C'est beau, tendre, chaleureux, doux. Les actrices sont absolument parfaites. Tout sonne parfaitement juste. Merci à la réalisatrice pour ce petit bijou.
Excellent film sur le questionnement d'une jeune femme prête à devenir mère de l'enfant que porte son épouse. les comédiennes sont parfaites à commencer par Noémie Lvovski qui incarne une mère imparfaite. c'est émouvant, parfois drôle. J'ai passé un très bon moment.