Des preuves d’amour
Note moyenne
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139 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Aux côtés de Monia Chokri et de Noémie Lvovsky dont le talent n'est plus, depuis longtemps, à démontrer, Ella Rumpf pourrait être considérée comme la révélation de Des preuves d'amour, si l'on oubliait qu'elle était déjà éblouissante dans Le théorème de Marguerite. Elle irradie, en tout cas, le premier long métrage d'Alice Douard, présenté à la Semaine de la Critique et qui se trouve être l'extension de son premier court-métrage, lequel avait d'ailleurs décroché un César. En traitant du thème de l'arrivée d'un enfant dans un couple de femmes lesbiennes, la réalisatrice ne commet aucun impair, tout en évoquant tous les à-côtés de la situation, intimes, sociaux et familiaux en tête, sans pour autant donner l'impression de remplir un cahier des charges qui se doit de ne rien négliger. Mieux, même, le film contient quelques-unes des scènes les plus hilarantes de l'année cinématographique. Les dialogues, joliment écrits, fusent constamment, mais laissent toutefois régulièrement une bonne place à la musique, qu'elle soit classique ou non. Le sujet de Des preuves d'amour, seuls les grincheux et les intolérants y trouveront à redire, parvient à la fois à être très personnel et à toucher à l'universel, que l'on soit femme, homme, ni l'un ni l'autre, gay, hétéro, etc, bref, un être humain doué des sens de la compréhension et de la bienveillance.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2025
Le scénario est d'une précision et d'une finesse redoutables, les personnages existent tous, les dialogues font très souvent mouche que ce soit dans le registre de l'humour ou de l'émotion, et forcément il y a le casting tout simplement irréprochable, car si après "Le Théorème de Marguerite" Ella Rumpf confirme qu'elle est un véritable aimant à caméra et je mets au défi quiconque de ne pas tomber amoureux d'elle après ces 97 minutes, il faut aussi saluer Monia Chokri et chaque second rôle, en particulier Noémie Lvovsky que je n'avais pas vue aussi juste depuis bien longtemps.

C'est peut-être l'ambiance générale actuelle qui veut ça mais j'ai reçu avec un bonheur fou ces 'Preuves d'amour" et cette façon de regarder l'humanité avec énormément d'espoir. Ce n'est probablement pas réaliste mais ça fait tout simplement du bien. Alice Douard signe là un film en grande partie autobiographique et elle a fait de ce parcours de vie un premier long solaire à découvrir à partir du 19 novembre prochain.

Vu en avant-première
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2025
Ai vu « Des preuves d’amour » d’Alice Douard dont c’est le premier long métrage pour le cinéma. Ce premier opus a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la Sélection « Semaine de la Critique ». Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) sont en couple. Elles attendent un enfant et c’est Nadia qui porte la petite fille qu’elles ont conçues grâce à une PMA. Nous sommes en 2014, et les deux jeunes femmes viennent juste de se marier pour que Céline puisse adopter son propre enfant (il a fallut attendre 2021 pour régler cette absurdité juridique) . Le couple doit trouver 15 témoignages de leurs proches pour témoigner auprès de la justice de leur désir d’enfant. Alors que Nadia vit au jour le jour les joies et les tourments de la grossesse, Céline a la sensation d’être de plus en plus seule et se questionne sur son désir d’enfant et sa légitimité. Entre trois-quatre scènes vraiment très bien écrites, dont la plupart se déroulent à l’hôpital, ce premier film sincère accumule les scènes de remplissage (beaucoup de séquences répétitives dans le métro où il ne se passe rien, beaucoup de scènes dans des night-club où il ne se passe absolument rien) et quelques scènes gênantes car pas très bien écrites et pas très justes (dont la longue scène chez les parents de Nadia). Heureusement la partition de Noémie Lvovsky dans le rôle de la mère de Céline, grande pianiste internationale, est savoureuse et donne du lien entre les hauts et les bas de ces « Preuves d’amour » un peu bancal. On aurait aimé que ce film sur la co-maternité soit mieux écrit, mieux réalisé, plus inventif. La mise en scène est relativement sage. Mais on doit à ce film d’aborder son sujet frontalement avec énergie et humour et d’avoir réuni deux très bonnes actrices pour jouer ce couple qui doit se battre administrativement au quotiden.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2025
Des preuves d’amour est un film délicat et nécessaire, qui explore avec justesse le parcours d’un couple de femmes souhaitant avoir un enfant. Si la loi Taubira a permis de franchir un cap, le chemin reste encore complexe, surtout pour celle qui ne porte pas le bébé. Le film choisit justement de se placer de ce côté-là du miroir, donnant la parole à une figure souvent oubliée : la conjointe qui doit soutenir, rassurer, et parfois endosser malgré elle un rôle « paternel ».

Le récit se montre touchant, parfois drôle, et globalement très humain. Les deux actrices, parfaites de sincérité, insufflent une vraie âme au film et rendent crédibles les émotions traversées. Leur duo est sans conteste la force du film.

Quelques longueurs se font toutefois sentir, notamment dans les passages consacrés à la mère pianiste, dont la relation distante avec la maternité détourne un peu l’attention du sujet principal. Ces moments ajoutent de la nuance, mais cassent par endroits le rythme.

Malgré cela, Des preuves d’amour reste un film précieux : sensible, éclairant, et utile. Un beau moment de cinéma, porté par un propos juste et important.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2025
"Des preuves d'amour" bien noté par la critique, présenté cette année au festival de Cannes est une comédie dramatique à la française convenable dans l'ensemble. La réalisatrice Alice Douard propose aux spectateurs un récit qui résonne avec notre société contemporaine, abordant des thèmes tels que le mariage pour tous et l’adoption par des couples de même sexe, le tout sur fond de romance féminine et de dynamiques familiales difficiles, avec une présence fusionnelle à l'écran d’un trio d’actrices (Ella Rumpf, Monia Chokri et Noémie Lvovsky). Malgré cela, j’ai ressenti un certain manque de force émotionnelle dans l’ensemble, ce qui est regrettable.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2025
Mais quel bien fou m'a fait ce film alors que je rentrais sans avoir trop d'opinion.
Ca transpire d'amour, les dialogues sont très bien écrits et même si ce couple semble atypique tout semble naturel
On rit, ou sourit on est traversé d'émotions diverses.
Ella Rumpf et Mona Chokri forment un superbe couple de cinéma.

Vraiment allez y car vous allez sortir le sourire aux oreilles
setoisd
setoisd

11 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2025
Film très moyen, je me suis faite avoir par les critiques élogieuses. Un couple lesbien décide d'avoir un enfant, ok rien de bien original aujourd'hui. Les personnages secondaires, l'entourage de ces 2 femmes sont très très clichés. Heureusement qu'il y a Noémie Lvosky dont le personnage prend une place importante sinon ce film aurait pu faire l'objet d'un court métrage tellement le scénario est pauvre.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Le 23 avril 2013 a vu l’adoption par l’assemblée nationale de la loi Taubira, suivie le 17 mai 2013 par sa promulgation par le Président de la République, loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe ainsi que l’adoption aux couples du même sexe. Qu’une loi cherchant à autoriser le droit au bonheur parental de deux hommes ou de deux femmes soit votée est une excellente chose, mais le but recherché est-il pour autant facile à obtenir ? Prenons la cas d’un couple formé par deux femmes qui attendent ensemble un enfant, l’une d’elle étant enceinte, l’autre attendant cet enfant sans le porter. La réalisatrice Alice Douard a connu ce cas de figure: c’est sa compagne, la productrice Marie Boitard, qui était enceinte et c’était elle qui attendait l’enfant sans le porter. Elle sait combien peut s’avérer très compliqué.le parcours d’adoption que doit effectuer le couple pour que les 2 femmes soient toutes les 2 reconnues comme mères. Elle qui, jusque là, n’avait réalisé que des court-métrages (l’un d’entre eux, "L’attente", a obtenu le César du meilleur court-métrage de fiction en 2024) et un long métrage pour Netflix, a décidé de faire sur ce sujet son premier long métrage de cinéma. La suite à consulter sur le site où le tiret du 6 est entre critique et film. Vu au Festival de Cannes 2025.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2025
Des Preuves d’amour explore l’attente intérieure d’un parent qui ne porte pas l’enfant, mais qui ressent chaque vibration de la grossesse comme une onde silencieuse. Céline, interprétée par Ella Rumpf, avance entre doutes, désir, et cette question lancinante : comment devenir mère quand la loi, la biologie et les habitudes sociales vous placent en marge ? À travers elle, Alice Douard filme la place fragile du second parent, celui qui accompagne, observe, anticipe et souffre en silence de n’être jamais tout à fait légitime.

Le récit s’appuie sur la lourdeur de la procédure d’adoption et la règle des quinze témoignages, transformée ici en parcours psychologique. Chaque rencontre agit comme un miroir tendu à Céline, révélant ses peurs anciennes, ses blessures, sa difficulté à se projeter auprès de l’enfant que Nadia porte. Monia Chokri incarne cette stabilité lumineuse qui équilibre la tension intérieure de Céline, tandis que Noémie Lvovsky, dans le rôle de Marguerite, questionne l’héritage maternel, la liberté, les absences et ce que l’on transmet malgré soi.

La mise en scène s’attache aux gestes infimes, aux respirations, à la marche de Céline. Le hors-champ, notamment l’accouchement non filmé, donne à l’intime une densité rare. Le film avance comme un souffle, entre poésie et réalisme, jusqu’à révéler que devenir parent n’est jamais un droit donné d’avance, mais un chemin intérieur où l’on apprend à aimer avant même d’être reconnu.

Quelqu'un a dit qu'adopter c'est faire le choix d'aimer quelqu'un et de le faire entrer dans sa vie. C'est un choix, un risque et un pari sur l'avenir. Des Preuves d'amour montre ces silences et ces doutes que tout parent vivra, du moins ce parent qui accompagne la maternité, celui qui doit trouver sa place dans une homéostasie supernaturelle entre un enfant et une mère.
Le film regorge de plusieurs lieux communs sur les peurs de la parentalité, la peur de ne pas aimer ou de trop aimer. Finalement, quand l'enfant est là, on fait avec et on doit apprendre sur le tas. On trouve des solutions, car nous n'avons plus le choix !

Ella Rumpf est explosive et vertigineuse dans son incarnation des craintes et des appréhensions. Elle rappelle combien devenir parent conjugue cette conciliation difficile entre les peurs d'enfants, de ses désirs et des frustrations. Dans l'absolu, on veut devenir des parents modèles ou du moins faire le job. Cependant, le plus compliqué finalement est de savoir trouver sa place entre une mère et un enfant ; raison de plus quand nous sommes ce second parent du même sexe, – juridiquement la vraie mère demeure celle qui a porté –, mais les parents ne sont-ils pas ceux qui aiment et accompagnent l'enfant ? Alice Douard dans son film documente à sa manière le long chemin de la parentalité, de la grossesse à l'accouchement, laissant en suspens le long combat pour l'adoption.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Premier Long-Métrage lumineux d'Alice Douard qui sait de quoi elle parle pour avoir elle même vécu la situation , en effet au lendemain de la promulgation du mariage pour tous, la loi obligeait les mères homosexuelles non porteuses à monter un dossier d’adoption pour être reconnues une fois l’enfant né ( aujourd’hui, une reconnaissance anticipée facilite les choses ) et à travers récit elle raconte notre Société Contemporaine en imbriquant lien amoureux , comaternité et parcours d’une combattante aidée un duo éblouissant : Ella Rumpf et Monia Chokri . C'est là un film à la fois essentiel , fédérateur et précieux !
evariste75
evariste75

210 abonnés 246 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 décembre 2025
Ce film est trop militant, trop cliché, trop "téléguidé" pour que je puisse m'attacher aux personnages...
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2025
Les premières images – des archives sonores en fait – nous renvoient au vote par le Parlement en avril 2013 de la Loi sur le mariage homosexuel et l'adoption pour les couples du même sexe. Dans la foulée, focus sur un jeune couple de deux femmes, quelques années après le vote de la Loi et donc encore nouveau pour l'époque. L’une est enceinte (procréation médicale assistée réalisée par insémination d’un donneur inconnu dans un autre pays européen autorisant cette pratique). Il est convenu que la « deuxième maman » adoptera l’enfant à sa naissance. Mais pour cela il y a des trous dans la raquette de la législation actuelle et surtout des formalités à accomplir. Parmi lesquelles recueillir des attestations des proches, de l’entourage, sur les liens réels entre les deux femmes puis l’attachement déjà à l’enfant à venir. Ce sera le déroulé du scénario. L’occasion pour les deux femmes de se confronter à d’autres : du corps médical à la famille, avec leur gêne parfois, leurs maladresses, leur empathie et leur soutien plus ou moins affirmés. Une comédie dramatique, pas si dramatique que ça au sens propre. Un moment de douceur, d’ouverture d’esprit à l’occasion.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Premier long-métrage de "cinéma" pour la réalisatrice Alice Douard (puisqu'elle s'était déjà essayé au long-métrage sur Arte en 2017), présenté à Cannes cette année, avec un sujet dont tout le monde a déjà entendu parler et a y donné son avis mais dont personne ne sait paradoxalement de quoi il retourne vraiment. Et ce n'est pas étonnant puisqu'il s'agit de la PMA.
L'histoire prend place en 2014, au lendemain de la mise en place du mariage pour tous, époque où la PMA n'était pas encore accessible en France mais ça n'aura en réalité que très peu d'incidence sur le scénario. Ce sera mentionné au détour d'une conversation, en réalité, placer l'histoire en 2014 est plutôt malin puisque les mentalités n'ont finalement pas tellement évoluées en un peu plus de dix ans et surtout les clichés sont restés les mêmes ! Alors clichés certes mais également une méconnaissance du sujet et toutes ces questions sont matérialisées par des personnages, comme, en vrac, le médecin un peu maladroit, le pote qui aurait aimé proposer son sperme, la mère d'une des deux femmes à l'homophobie latente etc.
Mais de quoi parle exactement le film ? Eh bien il raconte le parcours de deux femmes qui souhaitent avoir un enfant. Enfin, plutôt une partie de leur parcours puisque la mère porteuse est déjà enceinte de six mois et on rattrape l'histoire lorsque la conjointe entame une demande d'adoption pour être officiellement mère également, chose que je ne savais pas d'ailleurs ! Et, de cette manière, le film prend un peu le spectateur par la main, alors pas dans le mauvais sens du terme, mais gentiment et à travers ces clichés pour répondre finalement à ses questions ! Et c'est plutôt bien traité puisqu'avec une infinie bienveillance et un humour quelques-fois maladroit, là encore pour matérialiser ce que ces deux femmes vivent quotidiennement.
Comme il n'y a que très peu de films sur le sujet, il a un peu le syndrome du film explicatif qui est donc là avant tout pour éclairer la lanterne des spectateurs mais je dirai que ce n'est pas trop gênant. Déjà car la mise en scène est loin d'être aussi plate qu'un simple documentaire et puis car on s'éloigne quelques-fois un peu du sujet principal pour se concentrer sur la conjointe qui doit régler les problèmes et non-dits avec sa mère avant d'en devenir une elle-même. Encore une fois, ça sonne cliché mais c'est également traité avec tendresse, ce qui évite au film de tomber dans l’écueil du mélodrame beaucoup trop bavard.
De plus, nous avons Ella Rumpf à la présence magnétique et la très joviale Monia Chokri qui portent ce projet à merveille.
Bref, "Des preuves d'amour" est donc un bon film qui apporte un regard neuf sur la PMA pour les spectateurs qui, comme moi, n'y connaissaient finalement pas grand-chose !
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2025
Raccord avec les valeurs de son époque, "Des preuves d'amour" vous proposera une histoire simple, tendre et sincère ponctuée d'humour aux actrices réellement très talentueuses.

Si l'on excepte quelques longueurs c'est en tous points réussi.

Une vraie pépite !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2025
Alice Douard signe un premier long métrage saisissant, puissant, bouleversant. Dès les premières secondes, le spectateur replonge en 2013, lorsque l’Assemblée Nationale autorise enfin les couples de mêmes sexe à se marier et adopter. C’est dans ce contexte que Céline et Nadia attendent leur fille. En pleine grossesse, elles doivent pourtant déjà prouver aux yeux de tous que cet enfant est bien le fruit de leur amour. Ce film sur la maternité, sur l’amour, rappelle aussi les blessures de l’homophobie. Ce film est fort, aussi car il vient combler un vide en apportant des héroïnes bouleversantes et très justes. Coup de coeur de cette fin d’année.
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