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tuco-ramirez
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2,5
Publiée le 12 décembre 2025
Nadia attend l’arrivée de son premier enfant. Enceinte de six mois, elle est mariée à Céline qui elle est l’accompagnatrice ; reléguée au rôle de père. Sous le regard des amis, d’une mère artiste, et de la loi elle doit prouver sa légitimité. Petit point historique important sur ce récit autobiographique de la réalisatrice ; en 2013, le loi dite Taubira autorise le mariage pour des personnes de même sexe ainsi que l’adoption d’enfants pour ces couples. Belle avancée en termes d’égalité, mais ce que l’on sait moins, ce sont les formalités exigées insoupçonnées pour que celle qui ne porte pas l’enfant soit reconnue comme mère légale au même titre que celle qui porte l’enfant à naitre. En 2021, la procédure s’assouplira énormément. Et pour moi c’est déjà le premier écueil du film, son thème beaucoup trop étroit. En effet durant ces 8 ans, il faudra faire la preuve devant la justice du lien maritale pour devenir parent à égalité. Il est vrai que c’est surprenant et choquant ; mais ce film traite donc d’un problème causé par la loi et corrigé quelques années plus tard, une fenêtre malheureuse mais un micro-sujet qui traité comme cela dans le film parait toujours être d’actualité. Malhonnête pas forcément, mais partiale assurément. De plus celle qui ne porte pas l’enfant doit se sentir aussi mère que sa conjointe ; il en est de même pour un père qui ne porte jamais l’enfant. Et donc dans cette histoire, une problématique majeure n’est pas réellement traitée ; celle qui ne porte pas n’a aussi aucun patrimoine génétique en commun avec l’enfant à naitre puisqu’il est le fruit d’un don de sperm’. Et c’est un point plus crucial de la parentalité que de porter ou non même si on est une femme, et cela n’est à aborder qu’une seule fois au travers d’une blague lourde. Et ce ne sera pas la seule blague lourde qui renvoie les jeunes femmes à leur homosexualité : un repas en famille d’une lourdeur scénaristique malsaisante et surtout une scène dans un bar avec des dialogues d’une bêtise sans nom. Le rôle d’artiste de Noémie Lovsky, la mère de Céline, voulant montrer avec à traits appuyés une autre maternité ou une absence de maternité avec sa propre fille qui elle aimerait tellement vivre et être vu comme mère, est un personnage à l’écriture déconcertante. De plus, toutes ces bulles d’humour tout au long du film pour apporter un accent buddy movie tombent quelquefois à plat. Malgré tous ces points négatifs ; Alice Drouart réussit un premier long métrage assez solaire en mode RomCom pas déconnante. Elle tente et parvient souvent à raconter notre société au travers de cette histoire très contemporaine. C’est politique, délicat avec des notes fréquentes d’humour qui donne un tout assez agréable à voir. Pas désagréable à voir malgré un contenu trop maigre, trop partisan, trop didactique et parfois maladroit.
«PMA et à côtés» Vu au départ pour Ella Rumpf découverte dans « Le théorème de Marguerite », on est ouvertement dans un plaidoyer pro-PMA, avec ce couple de lesbienne qui attendent un bébé fait à l’étranger par Procréation Médicalement Assistée. Quoique l’on pense de cette pratique, les problématiques personnelles sont intéressantes à suivre (la mère non-porteuse doit entamer une procédure d’adoption de l’enfant de sa femme) et bien exprimées. À noter une excellente musique aussi bien dans le registre classique qu’électro. Les moments sérieux sont bien sûr majoritaires, mais il y a aussi quelques situations très drôles. Un bémol sur certains dialogues parfois trop littéraires.
Pour son premier long métrage Alice Douard réalise une comédie douce-amère, énergisante et émouvante, sur l’homoparentalité au féminin, mais pas que… Car la force du film dépasse largement la dimension militante du propos. Sans forcer le trait pour autant, elle raconte l’homophobie ordinaire, l’insémination artificielle, le lien familial et le lien amoureux, la parentalité, et la reconnaissance légale de l’homoparentalité…. . A travers le parcours de combattant de la future maman adoptive (magnifique Ella Rumpf), retracé avec autant d’humour que de colère contenue, elle décrit un cadre législatif déshumanisé et abscond face aux évolutions sociétales. Alice Drouard convainc ainsi dans sa capacité à assembler avec justesse des situations diverses pour répondre à la même question : quelles sont les preuves à fournir pour justifier de la réalité de son amour ? De par sa construction, Des preuves d’amour est un film fédérateur et délicat. Et sa sage énergie, son humour, son autodérision, sa tendresse, ses questionnements, sont magnifiquement portés par un trio d’actrices formidables : Ella Rumpf donc, mais aussi Monia Chokri et Noémie Lvovsky
Une belle histoire d’amour qui touche du doigt les interrogations qu’on peut avoir lorsqu’il s’agit de l’arrivée d’un bébé de nos un couple de femmes avec des passages très drôles également
Une oeuvre merveilleuse à la mise en scène soignée, aux actrices parfaites, aux personnages à l'alchimie remarquable et au récit touchant, intelligent, universel, drôle, attachant et passionnant.
Un film qui démarre avec l'adoption de la loi Taubira et qui se centre sur un couple homosexuel qui a décidé davoir un enfant grâce au parcours PMA.
Quelle leçon de courage et d'humilité !
Quand on pense que la plupart des couples peuvent avoir des enfants naturellement sans rendre de comptes et que pour elles c'est un parcours de longue haleine pour que celle qui ne porte pas l'enfant puisse l'adopter. Il n'existe pas de permis d'être parent et pour ces couples c'est tout comme !
Ce film est lumineux et il reste positif. Ici, pas de militantisme, pas de jugement, juste des faits
On s'attache immédiatement à ce couple : elles s'aiment passionnément, entre bienveillance et chamailleries mais toujours avec beaucoup d'humour !
Des femmes de notre temps qui doivent en permanence se justifier mais qui prennent les choses avec autodérision et ça fait du bien !!
Des preuves d'amour est un film humain et très touchant. On suit ce parcours du combattant pour ce couple de femmes qui se bat pour avoir un enfant. On suit la grossesse de Nadia incarnée par Monia Chokri et toutes les interrogations qu'une période de grossesse peut entraîner, le faite de passer de la vie à 2 à la vie à 3 quant on attend un enfant. Des preuves d'amour qui justifient une relation solide et aimante du couple envers leur futur enfant suite aux justificatifs que souhaitent l'avocate par rapport à la loi. On suit cette épreuve qui provoque des interactions familiales et amicales et pose la question sur la place de l'enfant dans une famille et le bouleversement psychologique, corporelle et financier que cela provoque. Très beau film avec une révélation Ella Rumpf l'actrice qui incarne Céline et qui apporte une puissance dans son rôle un côté mystérieux et intense. Très belle révélation et bravo à la réalisatrice Alice Douard pour avoir porté cette histoire à l'écran. A découvrir absolument.
Un propos essentiel, une relation mère fille très touchante, des procédures compliquées, pesante, et c'est les seules choses dont je me souviens du film...
Des preuves d’amour est LE film de 2025. C’est un film nécessaire par le sujet qu’il traite, mais également très beau, tendre et juste. Monia Chokhri, Ella Rumpf et Noémie Lvovsky y sont formidables ✨
Un très beau film qui évite les pièges qu’un tel sujet aurait pu susciter. Il traite avec finesse de la maternité vécue par deux femmes sans idéalisme ni réalisme déprimant. . Mention spéciale à Noémie Lvovsky qui interprète le rôle d’une grand-mère fortement inspirée de Martha Argerich!
Très beau film qui m'a beaucoup touchée sur un couple de deux femmes qui attendent un enfant. Sont filmés les moments de doute face au changement de vie qui les attendent et auquel personne n'est vraiment prêt, et également toutes les démarches administratives pour que la deuxième mère puisse adopter l'enfant (2500€ à régler à l'avocate, 15 témoignages à récolter de proches qui attestent de notre rôle de future mère responsable digne de confiance...). La cinéaste introduit le monde de la musique par deux biais : Ella joue une DJ/ingénieure du son et sa mère est une grande pianiste soliste qui fait des concerts dans le monde entier. Dialogues naturels et drôles. Super duo d'actrices (Monia Chokri et Ella Rumpf). A voir absolument !
Voici un film qui réussit à marier la comédie romantique et le propos politique. Sans jamais s’apesantir sur des formules plates et démonstratives, le combat de cette maman en devenir contrainte par la loi à prouver ses qualités maternelles est délicatement distillé dans la légèreté du quotidien d’un couple qui doute et qui cherche son juste équilibre alors que doit naitre leur enfant. Qu’elles soient deux femmes n’est pas un sujet. Finalement corrigée en 2022, cette absurdité juridique montre ironiquement la similitude de toutes les relations amoureuses, quelles qu’elles soient.
Excellent !!! À voir absolument, touchant, important, tendre & tout ça en restant drôle ! Actrices exceptionnelles, réalisatrice majestueuse, que demande de + le peuple…
Ce film m’a particulièrement touché car je suis devenu papa il y a peu et nous avons connu des situations très similaires à celles que vivent les personnages à bien des égards. C’est un film émouvant très bien fait qui explique avec justesse la parentalité queer et que j’ai eu la joie de découvrir dans la programmation du FIFIB. Je le recommande à tous, hétéros comme homos. Merci pour ce beau moment.